‹ Dictionnaire encyclopédique d'anecdotes modernes, anciennes, franaises et étrangères (volume 2)Chapitre 132 sur 180 · TOI · texte numérisé non relu

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ront dix milliers, et il dit que l'on pouvait juger par là de la grandeur de Rome.

(Lampride. )

Toilette (yftnoiir de /a).

Madame A... était mourante. Sa vieille tante pensait à envoyer chercher un prêtre. Elle ne parlait plus, elle n'entendait presque plus, elle ne voyait plus. On sonna très-1'ort : « Qu'est-ce? dit-elle d'une voix éteinte. - C'est la couturière de madame, répondit la femme de chambre : elle apportait des robes à essayer... — Faites entrer, » dit madame A... On la leva, elle essaya trois robes; cela dura deux heures. Elle mourut dans la dernière, une robe de velours , en disant : « Le velours est beau , mais c'est bien lourd. »

(P.-J. Stahl.)

Toilette «le cérémonie.

Le duc de Guines, qui savait si bien donner des ridicules, avait lui-même un singulier travers. 11 était assez gros et engraissait tous les jours ; en dépit de la nature, il voulait paraître mince, et portait des vêtements extrêmement serrés.

H poussa cette manie si loin qu'il avait pour chaque habit deux culottes différemment coupées ; lorsqu'il faisait sa toilette, son valet de chambre lui demandait gravement : « Monsieur le duc s'asseoit-il aujourd'hui? i> Lorsqu'il devait rester debout, il montait sur deux chaises et descendait dans sa culotte, tenue par deux de ses gens.

(Duc de Lé vis, So:n'enirs et porlr.)

M. de Lonvois, fils de M. de Souvré, avait toujours eu l'esprit un peu léger. Voici un trait de sa jeunesse : Etant à Brest, à dix-huit ans, avec beaucoup de dettes et san5argcnt,il écrività son père, et ne recevant point de réponse, il vendit tous ses habits pour fournir aux frais du voyage, ne gardant pour toute garde-roi, c qu'un mauvais frac usé, et il partit pour se rendre au château deLouvois, où le maïqnis de Souvré, son père, passait tout l'été, M. de Souvré le reçut très-

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