‹ Dictionnaire encyclopédiqueChapitre 23 sur 98 · CHAIR · texte numérisé non relu

CHAIR

S'il s'agit d'iMnousscr la i)()iiil(; (ruii mal, c'est on vain que j'appelle à mon secours, dit (lliaulieu,

lUiisoii, pliilosopiiie; Je n'en reçois, hélas! aucun soulagonient. A leurs belles leçons, insensé qui se fie; Elles ne peuvent ricMi contre lo sentiment.

Raison nu; dit (|ne vainement Je ni'aHlige d'un mal qui n'a point de remède : Mais je verse des pleurs dans ce même moment, Et sens quW ma douleur il vaut mieux que je cède.

CHAIR et VrANDE (Syn. Gramm.) s'emploient l'un et l'autre pour désigner une certaine portion de substance animale; mais le mot viande, dit M. l'abbé Girard, porte avec lui l'idée d'aliment, et le mot rliair désigne un rapport à la composition physique d'une partie de l'animal. Nous ajouterons que cliair ne se dit que des parties molles, et que viande au contraire se dit d'une portion de substance animale mêlée de parties solides et de parties dures, comme il paraît par le proverbe : il ny a jjoint de viande sans os. Viande se prend encore d'une façon plus générale et plus abstraite que ehair- car on dit de la ehair de jjoidet, de perdrix, de Havre, etc., et de toutes ces chairs, que ce sont des viandes; mais on ne dit pas de la viande de poidet, de perdrix, etc., ce qui vient peut-être de ce qu'anciennement viande et aliment étaient synonymes. En effet, toute viande se mange, et il y a des chairs qui ne se mangent pas. On dit viande de boucherie, et non chair de boucherie. Et quand on dit voilà de belles viandes, on entend encore deux choses fort différentes : la première de ces expressions peut être l'éloge d'une jolie femme, et l'autre est celle d'un bon morceau de bœuf ou de veau non cuit.

Chair. [Flist. anc. et mod.) Les Pythagoriciens n'en mangeaient point ; le seul doute qu'il y ait sur ce fait ne concerne que le plus ou moins de généralité de cette défense. Il y en a qui prétendent qu'elle n'était que pour les parfaits, ceux qui, s'étant élevés au plus sublime degré de la théorie, étaient comptés au nombre des disciples ésotériques. D'autres ajoutent qu'il était même permis, en sûreté de conscience, à ces derniers de toucher quelquefois à la chair des animaux sacrifiés. Voici la

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