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CONVOI. 22S

prclioiirs converlis depuis un loii^^ l('iiii).s. Il est aisr dtî pi-chcr |);ir excès dans vcAio, matière, soil (;ii croyant l(;s conversions ou plus IVétiuentcs ou plus raios (ju'olles ne sont, soil en refusant opiniâtrement aux pécheurs pénitents des secours dont ils ont besoin pour consoinincr leur conversion, et cela, sur la supposition ([ue ces secours doivent être conférés pour persévérer dans le hien, et non pour se fortilier contre le mal.

CONVKITION, s. f. {Mvlaphys.) C'est la connaissance qu'une chose est ou n'est pas fondée sur des preuves évidentes; ainsi il ne peut y avoir de conrirtion de ce qui n'est pas évidemment démontrable. Il y a cette différence entre la conviction et la persuasion, que ce dont on est convaincu ne peut être faux ; au lieu qu'on peut être persuadé d'une chose fausse. Au reste, il semble que ces distinctions ne soient applicables qu'aux bons esprits, à ceux qui pèsent les raisons, et qui mesurent sur elles le degré de leur certitude. Les autres sont également affectés de tout; leur entendement est sans balance; et ces têtes mal réglées sont beaucoup plus communes qu'on ne croit.

CONVOI, s. m. [Ilisi. anc. et mod.) C'est le transport du corps, de la maison au lieu de sa sépulture. Après que le corps avait été gardé le temps convenable, qui était communément de sept jours, un héraut annonçait le convoi à peu près en ces termes : « Ceux qui voudront assister aux obsèques de Lucius Titius, fds de Lucius, sont avertis qu'il est temps d'y aller; on emporte le corps hors de la maison. » Les parents et les amis s'assemblaient; ils étaient quelquefois accompagnés du peuple lorsque le mort avait bien mérité de la patrie. On portait les gens de qualité sur de petits lits appelés lectiqucs, ou hexaphores, ou octaphores, selon le nombre de ceux qui servaient au transport. Les gens du commun étaient placés sur des sandapiles ou brancards à quatre porteurs. Le feretrum paraît être le genre, et le lectique et la sandapile les espèces. Les porteurs s'appelaient vespillones. Le mort avait le visage découvert; on le lui peignait quelquefois : s'il était trop difforme, on le couvrait. Dans les anciens temps le convoi se faisait de nuit. Cette coutume ne dura pas toujours chez les Romains, et ne fut pas générale chez les anciens. A Sparte, quand les rois mouraient, des gens à cheval annonçaient partout cet événement; les femmes s'échevelaient et frappaient nuit et jour des chaudrons,

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dont elles accompagnaient le bruit de leurs lamentations. Chaque maison était obligée de mettre un homme et une femme en deuil. Au lieu de bière, les Spartiates se servaient d'un bouclier. Les Athéniens célébraient les funérailles avant le lever du soleil. Les joueurs de flûte précédaient le convoi en jouant Vialemos, ou le chant lugubre, que les Latins appelaient nœnia. Gonitne on avait multiplié à l'excès le nombre de ces joueurs de flûte, il fut restreint à dix ; ils étaient entremêlés de saltimbanques qui gesticulaient et dansaient d'une manière comique; mais cela n'avait lieu qu'aux convois de gens aisés, et dont la vie avait été heureuse. Cette marche était éclairée de flambeaux et de cierges; les pauvres allumaient seulement des chandelles. Ou faisait accompagner le mort des marques de ses dignités et de ses exploits; il y était lui-même représenté en cire au milieu de ses aïeux, dont on portait les images en buste sur de longues piques : ces images étaient tirées de la salle d'entrée, et on les y replaçait. Si le mort avait commandé les armées, les légions étaient du convoi, elles y tenaient leurs armes renversées ; les licteurs y tenaient aussi les faisceaux renversés : les affranchis y avaient la tête couverte d'un voile de laine blanc; les fils étaient à la tête, le visage voilé; les filles y assistaient les pieds nus et les cheveux épars. Chez les Grecs, les hommes et les femmes de la cérémonie se couronnaient. Mais il paraît que l'ajustement des funérailles a varié; on s'y habilla de noir, on s'y habilla aussi de blanc. Quelquefois on se déchirait. On louait des pleureuses qui fondaient en larmes en chantant les louanges du mort ; elles se tiraient aussi les cheveux, ou elles se les coupaient, et les mettaient sur la poitrine du mort. Si le mort était sur un char, il y eut un temps où l'on coupait la crinière aux chevaux. Quand la douleur était violente, on insultait les dieux, on lançait des pierres contre les temples, on renversait les autels, on jetait les dieux Lares dans la rue. A Rome, si le défunt était un homme important, le convoi se rendait d'abord aux rostres ; on l'exposait à la vue du peuple ; son fils, s'il en avait un qui fût en âge, haranguait; il était entouré des images de ses aïeux, à qui on rendait des honneurs très-capables d'exciter la jeunesse à en mériter de pareils : de là on allait au lieu de la sépulture.

COOPÉRATEUR, s. m. [Grainm.) Celui qui concourt avec un

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aulrc à la production d'un cllrl, soii dans l'ordro naturel, soit dans l'ordre surnaturel. La volonté de l'I^omme coopère avec la grâce do DicMi dans les actions salutaires. Il faut, dans la guérison des infirmités du corps, que la nature et le médecin coophwnt. Ce terme s'emploie beaucoup plus fréquemment en matière tliéologi([ue qu'en aucune autre. On en tire les termes coopcration, roopcralricc, rooprrcr, qui ne renferment que les mêmes idées considérées sous différentes faces grammaticales.

COOPTATION, s. f. (///.s7. mir. et mod.) Manière dont quelques corps peuvent s'associer des membres lorsqu'il y a des places vacantes. Les augures, les pontifes se choisissaient anciennement des collègues par cooptation. Aujourd'hui l'université a quelquefois conféré des dignités réservées pour ceux qui avaient acquis le droit de les remplir par des études faites en son sein à des étrangers à qui elle semblait accorder des dispenses de formalités en faveur d'un mérite extraordinaire. Ainsi la cooptation est proprement une nomination extraordinaire et sans préjudice pour l'avenir, accompagnée de dispense. On a fait de cooptation coopter, qui a le même sens.

COPHTE ou COPTE, s. m. {ThéoL) C'est ainsi que l'on appelle les chrétiens d'Egypte, de la secte des jacobites, ou monophysites. On est très-partage sur l'origine de ce nom ; on le tire de Copte ou Coptas^ ville d'Egypte. On lui fait signifier coupé ou circoncis ; on le dérive cV/Egyptos, en soustrayant la première syllabe. On en cherche l'étyniologie dans Kihcl^ nom ancien de l'Egypte; dans Cobtim, autre ancien nom de l'Egypte; dans Copt^ fils de Mesraïm, et petit-fils de INoé ; et dans Jacobitc, en retranchant la première syllabe, d'où l'on a fait Cobite, Cobta, Copta^ Cophta. La langue dans laquelle ils font le service divin est un mélange de grec et d'égyptien ; ils persistent dans l'erreur qu'il n'y a qu'une nature en Jésus-Christ. Leur Église est gouvernée par un patriarche, et quelques évêques et archevêques. Le patriarche est élu par les évêques, le clergé et les premiers des laïques. Il est obligé à vivre dans le célibat. Il nomme seul les évêques et archevêques, qu'il choisit entre les séculiers qui sont veufs. La dîme fait tout le revenu de ces princes de l'Église cophte. Les prêtres peuvent être mariés. Il y a sous les prêtres les diacres de l'Évangile, les diacres de

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l'épître et les agnostes. Ce clergé est très-méprisable; il ignore même la langue clans laquelle il prie, ce qui n'empêche pas qu'il ne soit très-honoré. L'autorité des évêques est grande. Le patriarche est une espèce de despote. Quoiqu'ils n'entendent pas leur bréviaire, il n'en est pas moins long. Ils ont des moines et des religieuses qui observent très-rigoureusement le vœu de pauvreté, qu'ils ne font que quand ils n'ont rien, ne concevant pas comment ceux qui ont quelque chose peuvent y renoncer. Les mahométans ont confié la recette des droits publics en Egypte à des chrétiens rophtcs. Excepté ces receveurs, le reste est pauvre et vit durement, n'ayant pour toute consolation que la facilité de changer de femmes par le divorce, qui est fréquent, et par un nouveau mariage dont il peut être suivi. Ils admettent sept sacrements, dont ceux à qui il est réservé de les conférer savent à peine les noms. Ils diffèrent le baptême des enfants mâles de quarante jours, et celui des filles de quatrevingts. Ce sacrement ne se confère jamais que dans l'église; en cas de péril, on y supplée par des onctions : il se donne par trois immersions, l'une au nom du Père, la seconde au nom du Fils, et la troisième au nom de Saint-Esprit, en disant à chacune : Je te baptise au nom de la personne dont l'immersion se fait. Ils confirment l'enfant et le communient aussitôt après l'avoir baptisé; mais ils ne le communient que sous l'espèce du vin. La confirmation et le baptême sont accompagnés d'une multitude prodigieuse d'onctions. Les simples prêtres peuvent donner la confirmation. Ils ont sur l'eucharistie le même sentiment que les catholiques. Ils communient les hommes sous les deux espèces; ils portent aux femmes l'espèce seule du pain humectée de quelques gouttes du sang de Jésus-Christ, qui ne sort jamais du sanctuaire, où il n'est point permis aux femmes d'entrer. Ils ne conservent point de pain consacré. Quand il faut administrer le viatique, la messe se dit, à quelque heure et en quelque circonstance que ce soit. Ils pensent bien sur la confession, mais elle est rare parmi eux; un de leurs patriarches a été même jusqu'à l'abolir, parce que les mauvais confesseurs, disait-il, font du mal, et qu'il est presque impossible d'en trouver de bons ; et il faut convenir qu'après la peinture que nous avons faite du clergé rophw, le raisonnement du patriarche peut être approuvé. Dans le cours ordinaire de la vie, les

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