DOUARNENEZ
BOSES (Pharmacie). Voy. Posologie.
DOSSIE (Robert). Nous empruntons à Dezeimeris la notice suÎTante : Pharmacien de Londres, mort en 1777. Il paraît avoir beaucoup contribué à la formation de la Société pour lencouragement des arts, des manufactures et du commerce, qui s'assembla pour la première fois en 1754. Cette société, en proposant de nombreux prix, a beaucoup contribué au perfectionnement de la chimie appliquée aux arts.
I. The Elaboratory laid open, or the Secretg of Modem ChemUtry and Pharmapj revealed. Londres, 1758, in-8*. Trad. en allem. 1760, in-8*, et 1783, in-8*. — il. Itutituta of Expérimental Chemistry. Londres, 1759, 2 voL m-8«. Trad. en allemand, 1763, ivA. In-g*. — III. The Theory and Practice of Chirurgical Pharmacy^ comprehending a Cmpleat Dispensatory for the Usei of Surgeon». Ix>ndres, 1761, in-8*. — > I?. Memoin 9( Agriculture, and other CEconomical Ârt$. Londres, 1768, iii-8*, vol. 1; vol. II, ibid., 1771, 9 pi. A. G.
D08ITHËE. Médecin grec, probablement antérieur au sixième siècle de Tère chrétienne. Aétius le cite avec éloges, l'appelant valde celeher^ et donne une de ses formules médicales (Smith). L. U5.
DOTMIDÉE {Dothidea Fr.). Genre de Champignons-Pyrénomycètes, de la famille des Sphaeriacées (voy. ce mot).
Les Dothidea sont épiphytes et se développent les uns sur les branches et les écorces mortes, les autres sur les feuilles vivantes, sèches ou fanées. Le itrma subéreux, charnu, convexe, de couleur noirâtre, a l'apparence d'un coussinet qiais, tantôt allongé, tantôt presque orbiculaire, autour duquel sont disposés des périthèces à orifices très-petits. Les thèques, plus ou moins allongées, renferment des spores hyalines, oblongues ou piriformes, divisées en deux compartiments irréguliers.
Le D. ribesia Fr. et le D. sambuci Fr. se rencontrent assez communément, au printemps, le premier sur les branches mortes du groseillier rouge, le second sur l'écorce du sureau. Quant au D. /ri/b/uFr., qui envahit souvent, en automne, les feuilles vivantes et fanées des Trifolium repens, Tr. médium^ etc., Nitscbke (Die Kernpilze Deutschlands, Lief. 1, 2. Breslau, 1867-1870) le fait rentrer dans son genre Phyllachora^ lequel renferme un assez grand nombre d'espèces, notamment les Ph. graminis Fuck., Ph, ulmi Fuck., Ph. betulina Fuck., et Ph. pteridis Fuck., également communs en automne sur les végétaux, dont ils portent le nom. ^ Eo. Lbfèvre.
naTHlÉNENTËRlE (^oOt^v, bouton, et cvTCj»oy, intestin). Nom donné ptf Bretonneau à la maladie généralement désignée aujourd'hui sous le nom de fièvre typhoïde (voy. Typhoïde). D.
DOUARNENEZ (Statio.n màrine). Daus le département du Finistère, dans Tarrondissement et à 25 kilomètres de Quimper, chef-lieu de caotoo peuplé de 4500 habitants, sur la magnifique baie de Douarnenez, en face de rSle Tristan, est un port qui offre aux navires d*un fort tonnage on abri sûr. Le commerce principal de Douarnenez est la vente de la sa^ dine dont la pèche occupe la plus grande partie de sa population. La pUge de Douarnenez est vaste et unie, aussi est-elle fréquentée par de nombreux
baigneurs, attira encore dans ce poste marin de la Bretagne par la douceur et Taflabiiité des habitants, par le bon marché relatif et la simplicité de la Tie, et enfin par la beauté remarquable du pays qui y amène cliaque année un grand nombre d'artistes, de paysagistes surtout, toujours à la recherche d*une belle nature. A. R.
DOUBAOM-DE-6EMHS (Eaux MINÉRALES de). Protothermales et alher^ nulles^ sulfurées sodiques faibles^ chlorurées sodiques faibles^ azotées faibles. Dans le département des Hautes-Pyrénées, émergent cinq sources que feu Filhol, professeur de chimie à la faculté des sciences de Toulouse, qui les a analysées, a •désignées par les numéros 1,2,5,4 et4i, en donnant le numéro 1 à la plus chaude et les autres numéros aux quatre autres dont la température est successivement décroissante. Toutes les eaux des cinq sources de Doubaon ont les mêmes carac» tères physiques et chimiques, à Texception de la tem|)érature. Le numéro i a 17^ centigrade; le numéro 2, 16°,4; le numéro 5, 15*^,8; le numéro 4, 15%5, €t le numéro 5, 15* centigrade. Toutes ces eaux sont limpides, incolores, elles ramènent au bleu la teinture de tournesol préalablement rougie par un acide, elles se troublent et de?iennent louches commes les eaux blanches d*Ax et de Bagnères-de-Luchon (voy, ce mot). Voici la composition chimique assignée à Teau des cinq sources de Doubaon-de-Germs par M. Filhol, qui a trouvé dans 1000 grammes :
Salfure de ttodiam 0,0463 0,0380 0,0310 0,0029 O.OOÎi
— fer trace». trace*. tracea. traces. tracea.
Chlomre de sodium 0,5330 0,4930 0,411i 0,15^0 0,0X04
— potasiium traces. traces. traces. traces. traces.
Salfote d« sonde 0,0533 0,aiM 0,0415 0,0240 0,0tl9
-. cbatu > 0,0345 0,0179 0,0267 0,0174
— magnésie > traces. » traces. »
Silicate de soude traces. traces. • » »
-. chinz 0,.063O 0,0025 > • »
— mafioésie traces. • 0,02t0 > •
fhosphaU de cbain \
— nagnésie I
8orate de soude [ traces. traces. traces. traces. traces.
Jodare de eodiBiB I
Fluorures. •)
Silice 0,0300 0,0305 0,0460 0,0130 0,0150
Ihtière organique 0,09SO 0,0600 0,0400 0,0400 0,0200
CarboBtto de ch^ux > traces. 0,0628 0,1000 0,0992
— magnteie • » * • traces.
Total mi aATitus mis. . U,82i0 0,73n 0,6714 0,3586 0,2163
D résulte de cette analyse que les eaux de sources de Doubaon -de-Germs se approchent beaucoup des eaux de Labassère [voy. ce mot), seulement elles sont plus riches en clilorure de sodium que ces dernières.
Les eaux de Doubaon-de-Germs sont peu fréquentées encore, leur composition élémentaire leur assigne une place élevée dans le cadre hydrologique : aussi a'est-il pas douteux qu'elles seront un jour tirées de Toubli tant aux sources qa*l distance, car elles sont remarquablement ûxes, peu allérabics au contact de l'air» facilement transportables par conséquent. A. Rotureau.
BOIIBUE (Frisçois-Josbph). Un de ces médecins habiles, consommés, qui font de bonnes choses plutôt que de grandes choses ou d'éclatantes découvertes.