‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 2)Chapitre 36 sur 75 · DO Y ÈRE · texte numérisé non relu

DO Y ÈRE

base scientifique, et ce sont précisément ses travaux de météorologie et de climatologie, si intéressants pour le médecin, qui nous ont engagé à accorder a place à Dove dans ce Dictionnaire.

Parmi les ouvrages de Dove, tous fort intéressants, nous mentionnerons pa^ ticuUèrement celui qui s'occupe des variations non périodiques de la tempéra* turc (Ueber die nicht periodischen Aenderungen der Temperaiurvertheiliaig aufder Oberflâche der Erde. Berlin, 1859, in-8*), celui qui traite de Iwfluence de la chaleur sur la végétation {Veber den Zusammenhang der Wàrmeverànderung der Pflanzen, Berlin, 1846, in-8^) et son ouvrage sur la loi des tempêtes (Dos GeseU der Stûrme, Berlin, 1857 ; 4« éd., ibid., 1874, in-S""). Li principale découverte de Dove en météorologie est la loi de rotation des venU^ si importante au point de vue de la prévision du temps. Cette loi peut s*éuoocer de la manière suivante : « Autour des centres de haute et basse pression atmosphérique Tair se meut en spirales qui s'écartent du centre de la haute pressioD en tournant, pour l'hémisphère boréal, en sens inverse des aiguilles d'une montre, c'est-à-dire de droite à gauche. Ces centres se déplacent dans nos régions de l'ouest à l'est. Le contraire arrive dans l'autre hémisphère. » Enfin ooos signalerons encore un ouvrage de Dove, où cet éminent savant a résumé ses recherches sur la climatologie : Die Verbreitung der Wàrme auf der Erde (2<»édit., Berlin, 1852, in-8°), auquel vient s'ajouter œmme une suite :D^ Verbreitung der Wàrme in der nôrdlichen Hemisphàre (Berlin, 1855, in-8*). Ces ouvrages renferment des cartes donnant pour chaqiie mois de l'année U répartition de la température sur tout le globe. L. Hr.

DOUTER (Poudre de) ou Poudre d'ipécacuanha composée. Cette pondre doit renfermer, d'après le Codex de 1884 :

grammes.

^ Poudre d'azotate de potasse 40

— de sulfate de potasse 40

— d'ipécacuanba 10

Opium officinal séché et pulvérisé 10

Chacune de ces poudres doit être séchée avant la pesée. Le mélange est fait ensuite avec le plus grand soin. 1 gramme du produit renferme 10 centigrammes d'opium sec correspondant à 5 centigrammes d'extrait environ.

La formule donnée par le Codex de 18G6 comprenait en outre 10 grammes de réglisse, et au lieu d'opium brut desséché 10 grammes d'extrait d'opium sec, de sorte que 1 gramme de la poudre composée ne renfermait que 0*%09 d'extrait d'opium, ce qui correspond à une proportion plus forte d opium qu'avec la nouvelle formule.

Les pliarmacopées britannique et prussienne suppriment le nitrate de potasse, la pharmacopée germanique l'emplace les deux sels par le sucre de lait.

Cette préparation a encore subi bien d'autres modifications depuis que son auteur, un médecin anglais, Dower ou mieux Dover, l'a fait connaître.

La date de son introduction dans la matière médicale française n'est pis exactement connue. La première mention s'en trouve dans Horelot, en 1805.

La poudre de Dower est calmante et diaphorétique. On la prescrit, à la dose de 5 à 10 décigrammes, le soir en se couchant, dans la goutte, le rtiumatisine chronique, etc. L. Hn.

DOYËRE (Louis). Physiologiste et naturaliste^ né à Saint-Jean des Essar*

DRACOCÊPUALE. hài

tiers (Calvados), en 181 i. Il fut professeur à l'École centrale des arts et manubctures, plus tard à Tex-institut agronomique de Versailles, enfin au lycée Bonaparte. Il mourut à Bastia (Corse) le 12 juillet 1863.

Dojère a été un savant de premier ordre, mais n'a pas obtenu dans le cours de sa carrière universitaire les postes éminents que ses talents méritaient. 11 nous intéresse particulièrement pour les travaux qu'il a publiés sur la physiologie de l'homme et des animaux supérieurs. Voici les titres des plus importants :

L Sur Vaccroiêêement deê o«, en commun avec Serres : Acad, des êcience$, févr. 1842. — IL Sêêt Ut dangers de Véthérieatiûn et les moyens de les prévenir» In Gaz, méd. de Paris, 1841 (l'auteur décrit un appareil de son invention permettant de doeer la quantité d'éther inhalé). — III. Sur la respiration chez r homme sain, et chez les cholérique». In Moniteur des hôpitaux, 1854. — IV. Notes sur quelques points de Vanatomie des insectes. In Annal, dm se. naturelles, 2* série, Zool, — Y. Leçons d'histoire naturelle d'après le nouveau

programme dui sept, 1840. Paris, 1840, in-8. — VI. Divers mémoires (un entre autres

Sur le lait au point de vue physiologique et économique) dans les Annales de l'Institut sgroHomiquet le Joum, d'agriculture pratique, etc. L. Hx.

BWJLCJESA. § I. Botanique. Voy. Dragonnier.

g II. Emploi médical. Yoy, Sahg-dràgom et Dragonkier.

DBJLCAIVOS. D'après quelques auteurs, ce nom serait appliqué par Dioscoride à la Garance (Rubia tinctorum L.). Le nom le plus ordinaire de cette plante dans les auteurs grecs est ipvOpd^avoc. Pl.

Bihjograpiub. — HAiat et de Li!I8. Dict, Mat. méd,. II, 682. Pl.

DBACO. On donne ce nom comme spécifique à plusieurs espèces arborescentes qui produisent une résine nommée sang-dragon et particulièrement au Ctdamtt» Draco L., de la famille des Palmiers; au Dracœna DracoL,, des Aspariginées ; au Pterocarpus Draco L. , des Légumineuses.

Dans les officines le Draco herba est le nom de V Estragon {Artemisia Dracun* edttê L.). Pl.

^JL€OCAPHAiiE. Dracocephalum L. Genre de plantes Dicotylédones, appartenant à la famille des Labiées, et caractérisé de la manière suivante : calice tubuleux, glabre à l'intérieur subbilabié, corolle grande, dilatée et renflée à la gorge, à deux lèvres, dont la supérieure voûtée et échancrée et Tinférieure ouverte, à 3 lobes dont le moyen très-grand et échancré, et les latéraux tout petits, 4 étamines didynames, ascendantes.

La plante la plus commune de ce genre est le Dracocephalum moîdavicum L., que Ion connaît sous les noms de Mélisse de Moldavie^ Mélisse turque^ Moldavique^ originaire de la Moldavie. On la cultive dans nos jardins : sa tige glabre, qnadrangulaire, porte des feuilles ovales lancéolées, crénelées sur les bords. Les fleurs sont à Taisselle de bractées à dents sétacées, en grappes longues de 15 à 30 centimètres ; le calice est strié; la corolle bleue, purpurine ou blanche, est très-renflée ou ventrue.

Toute la plante a ime odeur pénétrante, assez agréable, qui se rapproche de celle de la mélisse ; elle a la réputation d*étre cordiale, céphalique et vulnéraire ; on remploie en infusion théiforme ; dans le midi de la France, on fait avec ses

56S • DRACOISTIUM.

(leurs, digérées dans Teau-de-vie, une liqueur que, par une altération assez bizarre du nom de Moldavique, on appelle Mort en vie.

Le Dracocephalum canariense L., qu*on nomme aussi Ikli9$e des Canarie$, Thé des Canaries, est un arbrisseau dont toutes les parties sont très-fortemeot aromatiques , et que Linné recommande comme l*un des végétaux les plu excitants de la famille des Labiées.

Citons aussi le Dracocephalum sibiricum Wild, plante vivace cultivée daos les jardins depuis le milieu du siècle dernier et dont l'odeur, moins agréaUe que dans les précédentes, est aussi ti'ès-développée.

Enfin, comme plantes curieuses plutôt que réellement utiles en médedœ, mentionnons les plantes qu*on a nommées Cataleptiques, parce que leurs fleors ont la singulière propriété de rester dans la position où on les place, quelle que soit d'ailleurs celte direction. Ces espèces sont le Dracocephalum virginianm L., qui porte plus spécialement le nom de Cataleptique, et le Dracocephalm variegatum Vent. Pl.

DrBLioGhAPHiE. — ToDRNiFORT. iMtUutiones ^ tab. 83 et 85. — Lihré. Gênera, 729, et Sfeàa^ 820. — Lamakck. Dict. de r encyclopédie, II, 519. — De Gâkoolle. Flore française, 2605. - Bentham. In De Cavdolle. Prodrmnus. Pi>

DRACOTV. L'un des fils d'Hippocrate, florîssait environ trois cent cinquante ans avant l'ère chrétienne (vers la cent troisième Olympiade). Il était le médecin de la reine Roxane. 11 contribua, de même que son frère Thessalas et son beau-frère Polybe, à altérer par des additions et des interpolations le texte des écrits de son père. On lui a attribué, mais sans preuves suffisantes, le Lhfre de9 Prorrhétiques. On a même prétendu qu'il a commenté Homère et Eschyle.

DRACOIKTIUIH. Genre de plantes Honocotylédones, appartenant à la famille des Aroïdées ou Aracées.

Établi primitivement par Linné, dans des limites assez larges, ce genre a &i divisé par les botanistes en un certain nombre d'autres, dans lesquels sont distribuées la plupart des espèces intéressantes pour le médecin.

C'est ainsi que le Dracontium fœtidum L. est devenu le Symplocarpus f(X&' dus Salisb. ; le Dracontium pertusum L., le Monstera Adansonii Schott; le Draconlium spinosum L., le Lasia heterophylla Schott. 11 ne reste plus dans les vrais Dracontium qu'une seule espèce , le Dracontium polyphyllum L

C'est une curieuse plante de la Guyane et du Brésil, et de quelques ptjt chauds de l'Asie, qu'on cultive dans les serres de Hollande depuis le commenoement du siècle dernier. De sa racine tuberculeuse poussent une ou deux feuilkt munies d'un long pétiole, de 50 à 35 centimètres, cylindrique, moucheté de vert, de blanc et de pourpre, à épiderme écailleux, qui se divise à son sommet en trois axes rameux, portant des folioles pinnatiûdes. Quand les feuilles sont fanées, il sort de terre une grosse inilorescence formée d'un spadice, eofeloppÀ d'une grande spathe en capuchon d'un vert pourpre en dehors, d'un brun foBoé en dedans. Le spadice, qui est cylindrique, porte des fleurs hermaphrodites dflot le périanthe membraneux, d'un rouge livide, est divisé en sept à neuf lobei; les étamines sont en même nombre que les divisions du périanthe, l'onire biloculaire est surmonté d'un long style subulé. Les fruits sont des baies contenant de une à trois graines exalbuminées.

DRACUNCULUS. 555

La S|)athe a une odeur fétide au moment de son développement. Toute la liante est acre, purgative, très-fortement cmménagogue, et est employée, d'après 'hanberg, au Japon pour produire Ta vertement. Les propriétés drastiques la mt utiliser aux Indes contre l'hydropisie ; on Ta aussi préconisée contre Tasthme t à faibles doses comme antispasmodique. Enfin, c'est un remède contre les ëmorrhoîdcs.

Rous avons parlé du Draconlium fœtidum L. à l'article Stxplocarpos {voy. emot).

Quant au Draconlium pertusum L., qui est maintenant le Monstera Adati" tmii Schott, c'est une plante de TAmérique tropicale dont la tige grimpante KMrte des feuilles ovales-oblongues entières ou perforées, et dont le spadice «Mile, enveloppé d'une spathe béante, porte des fleurs femelles à la base, les fleurs mâles par avortement au sommet.

Les feuilles de cette espèce sont acres, surtout à l'état frais, et, appliquées sur I peau, elles produisent une très-légère vésication, ce qui fait qu'on les emploie OBvent à la Guyane contre l'anasarque. La racine est acre et son suc caustique : iBssi Temploie-t-on quelquefois sur les plaies faites par les serpents venimeux, bns ridée de neutraliser le venin.

Enfin, le Draconlium spinosum L., qui est actuellement nommé Lasia keU" ropkyUa Schott, est une plante des Indes, à feuilles d'abord sagittées, devenant irimatifides dans la plante adulte, et dont la spathe cylindrique, tordue en ipirile au sommet, renferme un spadice couvert de fleurs hermaphrodites. On ttire de sa racine une fécule, qui est alimentaire. Pl.

Bducmbaphik. — Lnnû. Gênera^ Species, 1372. — Rob. Bbowk. Prodromut^ 337. — Scnorr. Wtkiem, n*22. — Eudlicheb. Gênera^ 1704. — Koxth. Enumeraiio plantarum, 83. — M£rat Ak Lot. Diet. Mai. méd., II, 082. . Pl.

•BACUK€iTu:s. Toumefort. Genre de plantes Monocotylcdones, apparte- UDl à la famille des Aroïdéesou Aracées. Ce genre, établi par Toumefort, couiboda par Linné avec ses Arum^ a été de nouveau séparé par Schott et les Manistes modernes. Il comprend des plantes sans tige aérienne, dont la partie ionterraine est formée d'un tubercule globuleux vivace, et dont les feuilles, l'embrassant l'une à l'autre par leurs gaines basilaires, ont un limbe pédalé, i khes largement connivents. La spathe, contournée à la base, largement ouvert^ it|^ne au sommet, entoure un spadice garni, à la partie inférieure, d'étamines nttées à des ovaires, dépourvu de filaments au-dessous des étamines et terminé pv une portion nue au sommet. Les ovaires sont nombreux, libres, uniloculiires, à placentation pariétale. Ils deviennent des baies contenant un petit iflmbre de graines.

Le Dracunculus vulgaris Schott, qui est VArum Dracunculus L., croît dans lemidi de l'Europe, dans le Portugal, TEspagne, l'Italie, la Dalmatie, la Grèce. h lui donne le nom de Serpenlaire à cause des taches de ses gaines et de ses ^étioles; le limbe est pédatiGde, à 5 divisions plus ou moins entières ou subivisées, et la spathe, extrêmement grande et d'une couleur violet livide foncée,

une fétidité remarquable. On dit sa racine vomitive. Toute la plante a du ftste les propriétés acres et caustiques de Y Arum maculatum ou Gouel {voy. h mot). Cette espèce est le ApoxovTiov de Théophraste, de Dioscoride et aussi *Hippocrate. Pl.

BitLiDOBâMn. — TiioraKASTs. Eiêt.plant., VII, il.— DuMooRiDB.lTaf. m^.,II, 106.— Srani-

554 DRACYLIQUE.

GEL. Hùtoria Rei herbar,^ I, i03. — TonaNEFORT. InêtitutionesRei herb., 70. — hvxst. Speeiet, 1367. ^ Lamabce. Encyclop. lUuitrat, des genres. III, 740. — Schott. MeleUm,^ 1, 17. - KiTHTB, Enumeratio planlarum, 111, 29. Pl.

DRACUIVTIA nmvoB. C'est le nom donné parfois dans les officines i Y Arum maculatum L. ou Gouet, Pl.

DRACIJIVTIUIII. Nom donné par quelques auteurs anciens à VArum serpentaire (Arum Dracunculus L.). Ce n*est d'ailleurs que la forme latine du mot grec employé par Dioscoride. Pl.

DRACTL1QUES (COMBINAISONS). Cos composés sout des produits de substitution isomères des produits de substitution du même ordre qui dénveat de Tacide benzoïque. On pourrait donc croire que les acides benzoîque et dracflique sont réciproquement isomères, et que ce dernier acide est le point d'origine des composés dracyliques. Mais il n*en est rien, car l'acide dracrliqne n'existe pas, et aucun des composés dracyliques ne dérive de l'acide benzoîque.

Que Ton se figure un carbure d'hydrogène connu sous le nom de Tohiène G^^H*, peu importe qu'il soit tiré de la benzine du commerce, ou du banme de tolu, ou de toute autre source. Si l'on oxyde ce carbure au moyen de Fadde chromique, on le fait passer à l'état d'acide benzoîque. Si on opère ToxydatioB au moyen de l'acide azotique, on obtient également de l'acide benzoîque, seulement il est nitré, puisque Faction de l'acide azotique s'est étendue à Tadde benzoîque issu du toluène oxydé. Ainsi le toluène, suivant l'agent d'oxydation auquel on le soumet, peut se transformer en acide benzoîque aussi bien qn'eo acide nitrobenzoîque.

Mais, si le toluène, avant de subir l'action oxydante de l'acide azotique, eit modifié par substitution ; si une partie de son hydrogène est remplacée par de la vapeur nitreuse (AzO^), ou par de l'amidogène (AzH'), ou par du chlore, oo par du brome; en d'autres termes, si l'agent d*oxydatiou n'agit pas sur le tdaèiie, mais sur du nitro, ou amido, ou bromo. ou chlorotoluène, on obtiendra iimriablement de l'acide nitro, ou amido, ou bromo, ou clilorodracylique, lesquek acides seront tous isomères des acides semblables dérivés de Tacide benzoique. On ne saurait assez insister sur ce singulier phénomène de la prodoctioo de deux acides différents selon que l'oxydation précède ou suit le remplacement de rhydrogène par voie de substitution. Cependant, dans le cas dont il s*^t. dans le cas particulier dn toluène, on pourrait supposer (supposition qui expliquerait l'isomérie) que le corps, groupe ou molécule simple, qui se substitue à l'hydrogène, n'en prend pas exactement la place. Cette supposition trouve u appui dans le fait bien constaté que Tacide chlorodracylique soumis 1 vêê substitution inverse apnt pour eflet d'éliminer le chlore et de faire renlrer l'hydrogène, l'acide chlorodracylique, disons-nous, se transfiMme en acide benzoîque.

Avant d'arriver aux combinaisons dracyliques particulières, ex|diqQOBS kv qualification. Les premières reclierches qui aboutissent à la découverte de l'acide nitrodracylique furent laites par Blomenau en oxydant du sans-dngei {Caiamus draco)^ et par Glénard et Boudault en faisant agir Tacide aniifK fumant sur le carbure d*hydrogène (toluène) recueilli à la distillatk» de celte même résine. De là le nom d'acide nitrodroeylique que l'on a ooosenë pii>' désigner ses modifications»

DRAGANTË. 555

Aqde niteodractuque. G^*H'^(âzO*)0^. Pour se procurer cet acide on agite ss niirobenzines brutes du commerce avec du carbonate de soude, et on prédite la solution par Tacide azotique. On puriGe le précipité par plusieurs crisillisations dans Teau et avec le concours du charbon animal.

L'acide nitrodracylique cristallisé dans Talcool est en écailles brillantes, isibles à 240 degrés» peu solubles dans Teau, et beaucoup plus solubles dans éther.

Les nitrodracylates d'ammoniaque, de soude» de plomb, de chaux, de baryte, e magnésie, d*argent, d*éthyle et de méthyle, et la nitrodracylamide, sont tous £8 corps cristallisables.

AaDE AZODRACTLiQUE. CH^^Âz^O*. Le nitrodracylate de soude traité par 'amalgame de sodium passe à l'état d'acide azodracylique. Ce composé est morphe, rougeàtre, insoluble dans l'eau, l'alcool et l'cther; il renferme de 'ean d'hydratation qu'il abandonne à 170 degrés. Il est très-stable : aussi peut- Q le chauffer à 250 degrés dans un courant d'acide chlorhydrique sans le léeomposer.

AcmB AMIDODB4CTUQ0E. G^^H'(AzH')0^ Cet acide se présente sous la forme l'aigmlles groupées en étoiles ou en rhomboèdres fusibles à 180 degi'és suivant tôlstein, et à 197 degrés d'après Fischer. Il est soluble dans l'eau, l'alcool et 'élher.

L*ëther azotniue le transforme en acide azoamidodracylique (CH'^OzH)').

L*acide amidodracylique provient de l'acide nitrodracylique réduit sous l'inlœnce simultanée de Tétain et de l'acide chlorhydrique.

AaDE cuLORODRACTLiQUE. C^^HHIIIO^. Ou prépare cet acide soit en traitant par 'acide chlorhydrique l'acide azoamidodracylique, soit en oxydant le toluène DODOchloré.

L'acide chlorodracylique fond à 236 degrés et se sublime en ailles. 11 est tolnble dans l'alcool, peu soluble dans l'eau bouillante. L'amalgame de sodium le transforme en acide benzoïque. Il est isomère de l'acide chlorobenzoïque.

Acide bromodracyuqoe. C**ll'BrO\ Cet acide cristallise en petites aiguilles Visibles à 251 degrés et est sublimable à une température plus élevée.

Presque insoluble dans l'eau froide, il se dissout assez bien dans l'eau bouillaole et très-facilement dans l'alcool et dans l'éther.

On l'obtient en oxydant par l'acide chromique le toluène monobromé.

Son sel barytique cristallise en petites lamelles blanches nacrées, et son sel l'argent cristallise en aiguilles incolores. Halaguti.

BouoGBAPBtE. — Beilstein et WiLBRARD. Annal, der Chem, u. Pharm.f t. CXXVIII, p. 257, tBuU. de la Soc, chim., t. I, p. 191, 1864. — Beilste», Wilbrard et Beichenbach. Ibid., LU, p. IS, 1864. — Fischer. Annal der Chem. und Pharm., t. CXXVII, p. 137, et Bull, de tû Soe. chim., t. I, p. 144. 1864. — Beil8tei!i et Schlbm. Annal, der Chem, und Pharm., L CXXXIII, p. 239, et Bull, de la Soc, chim,, t. IV, p. 129, 1805. — Jarasgb. Annal, d. Chem, md Pharm,, t. CLII, p. 301, et Bull, de la Soc, chim., t. IX, p. 229, 18G8. — Hobxer et ScBVLiE. Zettêc/tr, f, Chem,, nouv. série, t. II, p. 614, et Bull, de la Soc chim., t. VII, p. 507, 1857. — Hubbeb et Biepblmaxk. Zeitichr. f, Chem,, nouv. série, t. lU, p. 507, et Bull, de h Soc, chim., t. X, p 50, 1868. — IIcbiibb, Oblt et Pbilipp. Annal, der Chem, u. Pharm,, tCXUII, p. 230, et Bull, de la Soc, chim., t. IX, p. 488, 1868. — Bkilutelx et Geitbeb. Àimai, der Chem. u. Pharm,, t. CXXXIX, p. 1, et Bull, de la\Soc, chim., t. VU, p. 180, 1W7. — Bilfibgeb. Annal, der Chem. u, Pharm., t. CXXXV, p. 152, et Bull, de la Soe, ddm., t V, p. 282, 1866. U.

DKACykNTB. Nom vulgaire de l'Âstragalus qui pi'oduit la gomme adragnntc (voy. Gohmb). D.

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