‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 2)Chapitre 39 sur 75 · DRAGONNIER · texte numérisé non relu

DRAGONNIER

autres Agamiens (voy. Ignauieiis) parce que les six premières fausses côtes, tu lieu d'enceindre le corps, s*éteadent eu ligne droite, et senrènt de support i une membrane cutanée, en forme d*aile, comparable, jusqu'à un certain poô^ à Taile des Chauve-souris, mais absolument indépendante des membres. Itans rétat de repos, l'animal replie ces ailes le long de son corps, à la manière d'un éventail ; ce n'est qu'au moment où il veut s*élancer d'une branche à l'aolie qu'il les ouvre pour s'en servir comme d'un parachute. La tête est triangidaire, un peu déprimée, la langue entière arrondie, la membrane du tympan parfiw cachée, le plus souvent visible et tendue à fleur du trou auriculaire; la qtmt est très-longue, grêle ; il existe un long fanon sous le cou.

Le genre Dragon ou Draco comprend dix espèces qui habitent toutes l'hit et les Iles de la Sonde; ce sont des animaux de petite taille.

H.-E. Siutàcb.

BiBuooRApniK. — Lmni. Amœn. Aead,, t. I, p. 126, 1749. — DAOnnr. Bi$i, BepL, l ÏÏU 1802. — CuTiiR. Rech, $ur la oêêemenU fotsileê, t. Y, 2* part., 1824. — Du ■éhc. Jl^ animal, 2« édit., t. Il, p. 42, 1829. — Waglbb. SyH. Ampk., 1830. — Dra<RiL eC Bim». Erpétologie générale, t. IV, 1837. — R. Owix. On the Anatomg of Vertébrales, t. I, iW.

DRACONË. Un des noms de VEstragan {Artemisia Dracuncidus L.). Pl.

DRAC301VIVEAU. Nom vulgaire du Filaria medinensû Gmel. {Gorâk» medinensiê L.), Ver nématoïde, qui a donné son nom à la famille des Filaridés.

Le dragonneau ou Guinea Worm^ signalé dès 1624 par Velschin, a été décrit en 1690 par Lister, puis en 1694 par Kâmpfer, sous la dénomination de DracunculuSf mot que Cobbold a adopté plus tard comme terme générique. Hais la plupart des helminthologistes, suivant eu cela Gmelin, le placent dans le genre Filaria, établi par 0. Fr. Huiler (voy. Filaire).

On désigne également sous le nom de Dragonneau le Gordius aquatieia L (voy. GoRDiACÉEs). Ed. LsTivu.

DRAGONNIER. Drocœna Vandelli. Genre de plantes Honocotjlédones, appartenant à la famille des Asparaginées.

Les Dragonniers sont des arbres qui peuvent atteindre parfois des dimensioos considérables, dont les feuilles, placées au sommet de la tige ou des rameaox, sont linéaires ou lancéolées, entières. Les fleurs rangées en panicules terminales, simples ou rameuses, ont un périanthe coroUoïde, tubuleux, profondemeot divisé en six segments égaux. Les étamines sont au nombre de six, insérées i b gorge du périnnthe: l'ovaire est libre, sessile, triloculaire, surmonté d'un style cylindrique et d'un stigmate trilobé. Le fruit est une baie subglobulenae» ooote- ^nant de 1 à 3 gi aines.

L'espèce la plus commune et la plus intéressante est le Dracœna Draco L* qui vient dans les iles Canaries, et aussi à Socotora. On le cultive dans les Indes Orientales. C'est un arbre à tige rameuse au sommet, dont les feuilles sessiks semi-amplexicaules, sont linéaires, spinescentes, presque charnues. Les panicules terminales sont rameuses, à rameaux rangés par trois, étalés ; les fleirs sont fasciculées par quatre ou cinq.

Le dragonnier est un grand arbre dont quelques individus S(mt cités pour leurs remarquables dimensions et pour leur prodigieuse langëvit4. De ce ooâbv

DRAIN. DRAIIfAGK. 559

l le Dragonnier d'Orotava, dans Tile Ténërifle. Son tronc s'ëlève, jusi*aiix premières branches, à la hauteur de 24 mètres, et dix personnes t tenant par la main, peuvent à peine Tembrasser. On rapporte que, nqne llle fut découverte, en 1402, cet arbre était déjà aussi gros qu*au* urd'hui, et on remarque, en effet, que les jeunes dragonniers plantés depuis ms nie ne croissent que très-lentement. Il en résulte que le dragonnier en lestion doit remonter à une époque extrêmement reculée ; c*est peut être le lus vieux des arbres vivant aujourd*hui à la surface du globe.

Le dragonnier laisse exsuder de son tronc une résine rougeâtre, de la nature A sang-dragon, que les Espagnols paraissent avoir exploitée à Ténériffe, dans s premiers temps de leur domination ; mais cette résine n*arrive plus depuis iDgtemps sur nos marchés, et ne contribue en rien à la production du sangragon du commerce.

Le Dracœna reflexa Lam., arbre à feuilles ensiformes, dont les inférieures » réfléchissent vers le bas, croit à Madagascar, à Bourbon, à Sainte-Hélène. Ses eors passent pour emménagogues.

On faisait entrer autrefois dans le genre Dracœna le D. terminalis Rich., qui ppartient, d'après les botanistes modernes, aux Cordylines (voy, ce mot). Pl.

Bbliogb&phib. — Liiik<. Systemct 275. — Lamabge. Encyclopédie^ II, 325. — Willoc«ow. peoM, II, 155. — KuNTH. Acta Acad, Berol.^ 1842, p. 34, et Enumeratio plantarum^ Y, — Eio^LicBBR. Gênera. — Li MAOïrr et Dccaisztb. Traité général de botanique, 601 . »• Guibocrt. roçyes simples, 7* édit., II, 137. Pl.

DRAINAOB. Les draius sont des tubes à parois perforées qu*on itroduit dans les loyers purulents pour faciliter et entretenir Técoulement du is. Le mot n*est pas de l'inventeur du procédé; il a été employé pour la préfère fois par H. Brochin dans un article consacré à l'innovation de Cliassaignac, eelui-ci s'est empressé de l'adopter. Cette opération, en effet, a beaucoup de pport avec celle qui, en agriculture, a pour but d'écouler l'eau de terres trop imides et qui porte le nom de drainage.

Le drainage chirurgical, s'il s'agissait de l'étudier dans ses diverses applica- NijS, nécessiterait un article assez étendu ; Ghassaignac en a fait, en y joignant suppuration, le sujet de deux gros volumes. Hais, dans ce Dictionnaire, de ême qu'il a été traité à l'article Marais du drainage de l'agricultiire, de même I a parlé de l'emploi des drains à l'occasion des maladies où il est indiqué, et os particulièrement dans l'article consacré aux divers modes de pansement des aies {voy. Pamsbmekt, p. 272, 283, 328, 53i). 11 suffira donc ici de décrire I termes généraux le manuel opératoire avec les instruments qu'il exige. Le plus souvent, le foyer dont il s'agit d'assurer l'évacuation permanente ne ^sente pas encore d'ouvertui^es, ou celles qui se sont déjà produites ne sont 18 convenablement disposées* Il faut donc en pratiquer : 1* en nombre suffint pour offiir des voies d'évacuation à toute l'étendue du foyer (d'ordinaire le ou deux seulement) ; 2^ de telle manière que le liquide puisse se faire jour ir les parties déclives; 3^ d'une grandeur telle que les tubes à introduire ne îent pas serrés. Pour cela, Ghassaignac préconisait l'emploi d'untrocartdeson itention, qui n'a pas moins de 22 centimètres de longueur, pour pouvoir être iplicableaux grandes collections comme aux petites. Le poinçon de l'instrument sat être détaché de la tige et retourné de manière à présenter sa base au lieu s sa pointe; de plus, il porte près de oette base une coche. Si le chirurgien n'a

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