DROGUISTE
(Ainslie) cite (Paolino da san Bartolomeo, Voyage io the East Indies), nous avons trouvé que la drogue amère employée dans la fabrication de ce médicament était le Colombo » (t. 11, p. 161). La composition intégrale de celte drogue n*est pas bien connue. Très-probablement il y entrait également diverses espèces d*Ophélie (voy* Chiratta et Ophelia). Quoi qu'il en soit, de même que cbez nous on a régularisé la formule de certaines préparations anciennes de composition douteuse, de même on emploie aujourd'hui dans Tlnde, comme équivalent de l'ancienne drogue amère, une teinture dans laquelle la myrrhe et l'aloès sont unis à TAndrographis (ou Kariyat) et qu'on appelle teinture composée de Kariyat. On l'administre à la dose de 1 à quelques grammes.
En France même, il existe un élixir désigné sous le nom A'élixir de drogues amèra de$ Indes, et dont voici la formule, d'après Dorvault :
y Alcool & 56 degrés 1400
Aloès 750
Myrrhe 500
Eoeens 250
Stfno 60
XasUc 50
On laisse macérer pendant six mois en agitant souvent, on distille pour obtenir les deux tiers de l'alcool employé, et l'on ajoute quantité suffisante de sucre pour former une liqueur agréable. Une ou deux cuillerées à café, avant et après le repas. D.
BMMiUE MUSQUÉE (Koma-mesk, ou Datua-mesk). Composée d'extrait gns de haschisch, mêlé à diverses substances aromatiques. En usage chez les Arabes. D.
lima«UBRIE. Le mot drogue, qui correspond au mot grec ^fléopiaocov, et aux mots latins pharmacum, medicamenium, est souvent appliqué dans le langage courant aux substances médicamenteuses composées comme aux substances simples. On peut le voir au mot Drogue. Cette confusion a son analogie dans l'antiquité, où le remetlium, le medicamentum et le pharmacum n'ont jamais été nettement distingués. Néamoins la signification plus spéciale du mot pharmacum était celle d*une substance médicale quelconque, laquelle, par des application diverses, par des préparations et immixtions auxquelles elle était soumisCy devenait un médicament ou un remède, le tout se débitant dans la pharniacie on l'officine (^apuootsvrixi}, medicina). De nos jours, les pharmacies continuent à débiter au détail des matières premières, des substances médicamenteuses simples et des remèdes composés : mais la vente en gros des matières preôûères et des substances simples d lieu dans les établissements spéciaux appelés drogueries, où la préparation et la vente de remèdes, sur ordonnance de médecin {remèdes magistraux), est légalement interdite, mais où l'on permet la vente en gros de remèdes tout préparés (remèdes officinaux), tels que sulfate de quinine, nitrate d'argent, etc. La jurisprudence en cette matière est assez délicate; elle sera examinée à l'article PuARHAaE. Disons seulement ici que les drogueries sont, oonmie les pharmacies, les herboristeries et les épiceries, soumises à l'inspection médicale prescrite par la loi de germinal an \l et le décret du 23 mars 1859. Dechamore.
DMM3U18TE (Htgièkb professionhelle). Voy. Chimiste.