‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 2)Chapitre 5 sur 75 · L. Hs · texte numérisé non relu

L. Hs

DIZIEB (SJLUVT-) (Eau minérale de). Athermale, bicarbonatée ferrug^ neuse faible^ carbonique et tulfureuse faible. Dans le département de It Haute-Marne, dans Tarrondissement et à 16 kilomètres de Vassy, est un dieflieu de canton peuplé de 8000 habitants, sur la rive droite de la rivière It Marne. La ville de Saint-Dizier (S. Desiderium) a un chantier de construction de bateaux et un commerce assez étendu à cause de ses hauts fourneaux, de ses fonderies de fer et de ses forges.

La source de Saint-Dizier nommée Fontaine Marin émerge dans une forêt distante de ^ kilomètres de la ville ; son eau est limpide, claire et transparente; elle a une odeur à la fois piquante et hépatique ; son goût est un peu sulfureux et sensiblement martial. Des bulles gazeuses assez grosses viennent de teihps à autre s'épanouira la surface de la fontaine dont les parois intérieures sont reoonvertes d^une rouille assez foncée. Sa température est de 12*, 8 centigrade. Soo analyse chimique a été faite par Legrip qui a trouvé dans 1000 grammes d*eaii les principes suivants:

Carbonate de chaux • O.OSOl

— magnésie 0,0139

SulfaU de sonde 0,0300

— cbani 0,0297

— magnésie 0,0480

— pousse 0,0390

Chlorure de magnésium 0,0390

rhosfthiie d'alomine 0,0900

Sesquioxyde de fer. 0,1100

Manganèse , ]

Silice I tracée.

Strontiane, brome, iode,Vcuirre )

Total du VATiiRis nns 0,5450

DJABRIL. iO»

p ( adda carfaoDiqoe 0,1627

*^' • • • / hfdrogéne tulfaré 0,0216

Total des «ai 0,1843

Cette analyse ne doit être aoceptée qu*à titre de renseignement, car on ne , peut admettre, comme Ta fait observer M. 0. Henry, la prâence simultanée de^ rhfdrogène snlfurë et du bicarbonate de fer, sans qu*il y ait production immédiate de sulfure noir de fer. H. Henry. n*a pas trouvé non plus une proportion de fer aussi considérable que H. Legrip et a constaté qu*il y avait erreur dans la quantité d*iiydr»gène sulfuré de Tanalyse ci-dessus.

L'eaa minënlede la forêt de Saint-Dizier est employée dejpuis longtemps par les gens de Ja ville et des environs contre les maladies cutanées et contre les états pathologiques dont Tappauvrissement du sang est la cause et la faiblesse le symptôme prédominant. A. R.

IBUL (fils de Bakhtichou, Gabriel fils de Bakhtighou). Djabril hérita de la position de ses pères et la grandit encore. Jamais peut-être médecin ne ht ainsi comblé des laveurs de la fortune. Il en connut aussi les disgrâces, mais elles furent passagères. Il fut le médecin favori et puissant à la cour de Bagdad, depuis Haix)un jusqu'à Hamoun, inclusivement. Son père Tavait recomnundé oomme le premier praticien de son temps. Des cures heureuses, un esprit éleié, contribuèrent également à lui conquérir la faveur des kalifes et de leurs ministres les Barmécides.

Dn procédé original lui valut de magnifiques présents et le titre de chef des médecins. Une favorite de Haroun s'était luxé Thumérus, et ou avait inutilement employé des remèdes pour favoriser la réduction. Djabril fut appelé. Il se chargea delà cure, mais à la condition que le kalife le laisserait faire sans se fâcher. S'approchant alors de la jeune femme, Djabril fit semblant de vouloir lui RtnNiaser la robe. A ce geste, la jeune femme alarmée étendit le bras pour se ftfÂégjBt: la luxation était réduite.

Telle âait Taffection de Haroun pour Djabril, qu*il lui avoua qu*il avait prié pour lui à La Mekke, et qu'il le défendit contre ses proches scandalisés de tant d*amitiéet de considénition pour un infidèle. Djabril était chrétien.

Il pféâdait, non sans quèl(|ues difficultés, au régime alimentaire du kalife. Son indépendance et la calomnie le desservirent auprès de Haroun dans la maladie dont ce kalife mourut, mab il était soutenu par les Barmécides, et il échappa à l'orage. La même faveur lui fut continuée par Âmin. Hamoun, compétiteur d*Amin, en prit ombrage, mais le besoin le rapprocha de Djabril.

Djabril et sa famille usaient généreusement de leurs richesses. « Us répandaient d'abondantes aumônes, visitaient les malades indigènes, secouraient les malheureux et les opprimés. » Djabril nous a conservé la liste des libéralités inouïes doot il fut comblé par les kalifes, leur famille et les Barmécides. Nous ne pou- TOUS en reproduire les détails, mais nous dirons que, malgré ses fastueuses dépenses, il laissa en héritage à son fils 900000 pièces d*or. Freind, qui ne connaissait de l'histoire de la médecine d'Ebn Âbi Ossaibiah que les notices des médecins de cette Cainille, s'est pris à dire que cette histoire n'avait d'autre utilité que de faire voir les libéralités fabuleuses dont les kalifes comblaient leurs mÀiecins {La vie de Gabriel se trouve chez Freind).

Bljabril éeriril quelques ouvrages de médecine, et son nom apparaît de temps en temps ches Sérapion et ches Razès (voy. Djorgis). L. LscLEPi:.

i04 DOÂZAN.

BJATES (Les). Nom des populations de l'Himalaya {voy. Asie, p. 539).

DJEBBBL-INDE. Nom donné à des Semences fines, jaunâtres, de saveur ftcre, qui proviennent des Indes et que les Égyptiens emploient, d'après Bocellère, pour provoquer des vomissements. Pl.

BiBLiooRAPHiK. — Bull. d. ictencûs méd, de ta Soc, d'émuialUm, VI, 21i. — MfoAT et Di Lei8. Dict, mat. méd,, II, 664. Pl.

BJOBfilS BEN BJABBlli (GEORGES fils de Gabriel). L'importance de ce nom tient surtout à ce qu* il se rattache à Tun des plus grands faits de Tliistoire scientifique des Arabes, et à ce que ce personnage occupait une position qui nous parait nouvelle dans les annales de la médecine.

En Tannée 765 de notre ère, Georges, issu d'une famille de médecins, se trouvait médecin en chef de l'hôpital de Djondisabour, en Perse, oii il enseignait en même temps la médecine à plusieurs élèves.

Le kalife EI-Hansour tomha malade à Bagdad, atteint d'une dyspepsie, que les temèdes administrés par les praticiens indigènes ne faisaient qu'aggraver. S'étant informé s'il n'y avait pas autre part un médecin renommé, on lui désigna Georges, qui fut invité à se rendre à Bagdad. Georges s'y rendit, après avoir confié le service de son hôpital à son fils Bakhtichou. Il guérit EI-Mansour, qui le combla de présents. Tel est le commencement de la fortune de cette famille, dont quelques membres atteignirent auprès des kalifes à un degré de faveur inouï, et qui fournit des médecins pendant plusieurs siècles.

Georges fut un des premiers ouvriers de cette œuvre mémorable^ commencée par El-Hansour, continuée par Haroun, et qui atteignit son apogée sous El- Mamoun, à savoir, l'introduction de la science grecque chez les Arabes.

Ebn Abi Ossaïbiah le place en tête de la liste des traducteurs, «t Ce fut le premier, dit-il, qui sur Tinvitation d'EI-Mansour traduisit des ouvrages de médecine en arabe » . Il dit ailleurs que ces ouvrages étaient des ouvrages grecs. Malheureusement il ne donne pas le titre de ces ouvrages.

Le même historien ajoute que Georges composa en syriaque une célèbre collection (ce que Ton a pris Thabitude d*appeler Pandectes), qui fut traduite en arabe par Honein. Nous n'avons pas d'autre renseignement sur cet écrit, qui ne nous est pas parvenu, mais nous trouvons le nom de Georges assez souvent cité dans le Continent de Razès: nous Ty avons remarqué une cinquantaine de fois.

Bakhtichou, fils de Georges, hérita de la position de son père à Bagdad. D laissa des Pandectes et im Mémorial, son nom se rencontre aussi dans le Conti^ nent de Razès. L. Lbclerc.

BJUNBEBG (Fredrik-August). Né à Stockholm, le 5 novembre 1794, a fait à Upsal ses études médicales. Il fut reçu candidat en médecine de cette Université le 12 juin 1820, licencié le l'' juin 1821 et docteur en 1822. 11 fit partie du corps de santé de l'armée de terre et de la marine, fut nommé chirurgien m^gor en 1829, et après divers voyages devint, en 1831, médecin de province. Il est mort en août 1875. Nous connaissons de lui :

Utdrag ue emlteiêlferàttel$e. In Sventka Làkare*Sâltikâpet Nytl Handlingar, t. Yn.

BOA^EAN (Pierre-Élot). Médecin du dix-huitième siècle, reçu docteur à la Fâcalté de MontpeUieTf agrégé au Collège des médecins de Bordeaux, membro

DOBRRA. 105

de rAcadémie de la même ville ainsi que de la Société royale des sciences de Montpellier, s*est fait connaître par des travaux sur la colique de Poitou et sur les nâaladies des bêtes à cornes.

I. Quae$iione9 medicae pro cathedra vacante : On talubrùt aer DurdigalensU f . . ,utrum mamçatio proêii mmtati. Bordeaux, 1757, in-12. — II. Réflexiom ttir la ditiertation de M. ie Hmen au êujei de la colique de Poitou. In Joum. de méd. de Roux, t. XllI, p. 291, 1760. — m. MéKi. eur la maladie épizootique régnante, etc. Bordeaux, 1774, in-^*.

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