‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 2)Chapitre 69 sur 75 · L.Hi · texte numérisé non relu

L.Hi

DDTRO\E DE LA COUTURE (Jacques-François). Médecin de Paris, mourut dans cette ville le 13 juillet 1814, à Tâge de soixante-cinq ans. En 1785. il était à Saint-Domingue pour y faire Tessai d*une nouvelle méthode d*eitraire le sucre de canne. On a de lui les ouvrages suivants :

I. Précis sur la canne et les moyens d'en extraire le sel essentiel, suivi de plusieurt mémoires sur le sucre, sur le vin de canne, sur l'indigo, sur les habitations et sur Cétat actuel de Saint-Domingue. Paris, 1790, in-8*. Ihid., 1792, in-8*. — H. Vues générales sur l'importance des colonies, sur le caractère du peuple qui les cultive, et sur les moyens de faire la constitution qui leur convient. Paris, 1790, iu-8*. L. H».

DUTRPULE4U (Auguste-Frédéric). Uu des médecins les plus distingu& de la marine. 11 naquit à Brest en 1807, et entra au service à l'âge de dix-neuf ans pour voir s'écouler ses belles années entre les navigations, le travail et le concours. Parvenu au grade de médecin de 1" classe au mois de février 1839, il

DUYAL (Les). 725

fui appelé à continuer ses services aux Antilles, et depuis cette dpoque jusqu'à celle de sa retraite il n'a pas cessé d*appartenir au cadre national. /Nommé second médecin en chef pour la Martinique, en 1848, il fut envoyé à^lîi ^Guadeloupe comme premier médecin en chef au mois d'avril 1857, et arriva dans cette colonie au milieu d'une des épidémies de fièvre jaune la plus meurtrière qu'elle ait eue à supporter. Cinq ans après il fut contraint de prendre sa retraite. Sa constitution, épuisée par dix-huit ans de séjour dans les régions intertropicales, ne lui permettait pas de s'acquitter des fonctions qu'il avait jusqu'alors remplies avec tant d'éclat. Cependant, rendu à la vie civile, Dutrouleau ne pouvait rester dans l'inactivité; il demanda et obtint sans peine le titre de médecin-inspecteiu* des bains de mer de Dieppe, se fit là une honorable situation de praticien et y acquit de nouveaux titres scientifiques. Mais au bout de quelques années sa santé s'altéra profondément, et après une reprise de quelques années il termina sa carrière le 28 janvier 1872. Outre un Traité des maladies des Européens dans les pays chauds (1865, in-8°, 1868, in-8®), qui fait autorité dans la science, et qui, deux fois couronné, a été, eu quelque sorte, le vade-mecum des jeunes médecins de la marine, Dutrouleau a publié^ outre plusieurs articles de ce dictionnaire :

I. Noies pour servir à r histoire de la diphlhérie en Portugal. In Gaz. hebd. de méd.<, t. VIII, p. 102. Ce n'est, du reste, que l'analyse de Gazela medica de Lisboa, nov. 1868. — II. De l'endémie dysentérique à Saint-Pierre (Martinique). Paris, 1852, in-8*. — III. Mémoire sur la fièvre jaune. In Mém. de l'Acad. de méd.^ t. XXII, 66 pp., 1858. — IV. Sur la fièvre jaune de Sainl-Nazaire. Paris, 1863, in-8*, 26 pp., et Gaz. hebd. — V. Topographie médicale des climats inlei- tropicaux Paris, 1858, in-8*, et Annal, d'hyg. puOl. et de

méd. légale. A. C.

DU VAL (Les).

Daval (Guillaume). Docteur régent de Tancienne Faculté de médecine de Paris, où il fut reçu le 21 août 1612, puis élevé à la dignité de doyen dans les deux années 1640-1641, il était né à Pontoise en 1579, et mourut à Paris le 22 septembre 1646, âgé, par conséquent, de soixante-sept ans, pour être inhumé dansTéglise de Saint-Nicolas-des-Champs. 11 faut surtout voir en lui un. des plus fougueux adversaires des huguenots, et leur plus implacable ennemi; sa haine s'est plus d*une fois appesantie sur ses collègues de la Faculté qui professaient ouvertement le calvinisme. C*est lui qui, dans la pensée d'anéantir Tesprit de réforme dans le sens même de TÉcoIe, demanda et obtint que, en têt*e de chaque thèse, il y eut imprimé: Deo oplimo et Virginia etc., mesure contre laquelle se révoltèrent plus d'un docteur régent. Guy Patin dépeint ainsi G. Du Val : f C*est un pauvre homme quand il fait fiiire quelque chose de bien, mais, quand c'est du mal, tune opei^atur ex habitu. » Ce médecin est auteur de plusieurs ouvrages parfaitement oubliés aujourd'hui. Nous citerons les deux plus curieux:

I. Historia monogranuna. sive pictura lineaiis sanctorum medicorum et medicarum in txpeditum redacta Breviarium. Parisiis, 1643, in-4». — II. 1^ Collège royal de France. . . Paris, 1644, in-4'. Ce dernier ouvrage est intéressant parce qu'on y voit tous les piofesseurs qui s'y sont succédé jusqu'à l'année 1644, mais il est d'une lecture presque impossible, par le pathos qui y régne, du commencement à la fin. A. G.

bavai (Jean). Médecin français, né à Pontoise, vivant au commencement du dix-septième siècle. Il appartenait à la Faculté de médecine de Paris, où on le trouve reçu au baccalauréat en 1610. A Toccasion de ce grade il a soutenu une

726 DCVAL (Lbs).

thèse qu*il a dëdiëe à Henry de Mesmes, conseiller an Parlement: An qnali$ humor corporis, talis calor? Il a, de plus, publié les deux ouvrages suivants :

I. Aristoa-atia corporis humani. Paris, 1615, in-8'. — II. Aniidoiaire général ei ipécial. Traduit de J.-J. Wecker. Genève, 1604, in-4*. A. C.

Dnvai (Jacques). Né à Évreux, ce médecin vivait au commencement dn dix-septième siècle. Il s*est fait connaître par des ouvrages plus curieux qu utiles, plus fantaisistes que scicntiCques.

I. Hydrothéi'apeutique des fontaineê médicinales nouvellement découvertes aux emrirons de Rouen. Rouen, 1603, in-8**. — H. Méthode nouvelle de guérir les catarrhe et toute* les maladies qui en dépendent. Rouen, 1611, in-8*. — III. Des Hermaphrodites, accouchements des femmes et traitement qui est requis pour les relever en santé et bien élever Uurt enfants t où sont expliqués la figure des laboureurs et verger du genre humain t signe de pucelage j défloraison, conception, et la belle industrie dont use la nature en la promotion du concept et plante pi-olifique. Rouen, 1612, in-S". — IV. Responee au discours fait paris ieur Riolan contre V histoire de l'hermaphrodite de Rouen. Rouen, 1615, in-^* A. C

Dnval (Henrt-Adguste). Ce médecin était né à Âlençon, le 28 avril 1777, et mourut le 16 mars 1814, âgé par conséquent de trente-sept ans. Il annonçait des connaissances étendues, mais cette fin prématurée ne lui permit de publier que les deux ouvrages suivants :

I. Démonstrations botaniques, ou analyse du fruit, considéré en général. Paris, 1808, in-12. — II. Dissertation sur le pyrose, ou fer chaud, Paris, 1869, in-4*. A. C

Dnvai (Jacques-René). Chirurgien fort distingué, doublé de Técrivain et de rhistorien, et qui s*est particulièrement occupé de tout ce qui regarde Tanatomie et la pathologie des dents. 11 naquit à Argentan (Sarlhe), le 12 novembre 1758, et fit ses études à Caen et à Paris, où il eut pour maîtres Chopart, Delaportc, Desault et Louis. Reçu maître en chirurgie le 12 juin 1786, il soutint une thèse intitulée: De anevrismo vancoso. Parmi les vingt-trois membres titulaires que TAcadémie avait à élire le 6 février 1821 et qui devaient la compléter, elle n'oublia pas Duval, qui fut nommé par ses collègues dans la section de chirurgie. C'était la juste récompense d'importants travaux qui lui avaient acquis une grande notoriété. 11 mourut le 16 mai 1854, laissant, outre sa thèse, les publications suivantes:

I. Doit-on pratiquer la bronchotomie dans V angine qui survient pendant la petite vérole? Réponse négative. Paris, 1787. — II. Recherches historiques sur l'art du dentiste châles Anciens. Paris, 1791, in-8»; 1808, in-8», 24 pp. — IIl. Des accidents de V extraction iss dents. Paris, 1802. — IV. V odontologie considérée dans ses rapports avec d autres maladies. Paris, 1805, in-8«. — V. U dentiste de la jeunesse. Paris, 1804 et 1817, in-8». — VI. Observations anatomiques sur V ivoire pour servir à l'élude de Vorganisation des dents. In Mém, de rAcad, de nu*d,, in-4*, t. VU, 13 pp., 1838. — VII. Essai sur la sensibilité de la sub^ stance dure des dents. In Mém. de VAcad. de méd., in-4», t. II, 9 pp., 1833. — VIIl. Ite l'arrangement des secondes dents, ou méthode pour diriger la deuxième dentition. Pari?, 1820, in-8». — IX. Propositions sur les fistules dentaires, précédées d^ observations sur U consomption de l'extrémité de la racine des dents, Paris, 1814, in-8». — X. Notice historienmédicale sur les Normands. Paris, 1834, in-8*, 20 pp. — XI. Le serment cT Hipitocrote, précédé d'une notice sur les serments en médecine. Paris, 1818, in-8», 2t) pp. — XII. Notice des travaux entrepris sur les dents en France, depuis 1790. Paris, 1814, in-8'. — XIII. Notice hist. sur la vie et les ouvrages de Jourdain. Paris, 1816, in-8». — XIY. Notice sur Us Français qui se sont occupés de perfectionner Vopéralion de la cataracte. In Joum. gén. de méd., t. XXY, p. 1Ç3, 1806. A. C

Duval (ViNCEriT). Ce médecin, qui a consacré toute sa vie à Torlhopédie,

DUVAL-JODVE. 727

au trailement des contrefaits, naquit à Saint«Sulpice de Grainchonville, près Pont-Audemer, de cultivateurs aises. Comme beaucoup de jeunes gens alors, il fit ses humanités au séminaire, puis, changeant de vocation, ambitionna la carrière médicale. Ses études furent aussi promptes que solides. A vingt-trois ans, le 13 juillet 1820, il soutenait avec distinction sa thèse inaugurale sur Tapoplexie. Ce premier écrit ne faisait guère prévoir la direction qu*il allait prendre. Il la doit à son mariage. Le docteur Jaladc-Lafond, dont il était devenu le gendre, s'était acquis par ses recherches et ses cures, résumées dans un ouvrage ultérieur (1827), une certaine notoriété pour le traitement des diiTormités. Vincent Duval, s*associant aux travaux de son beau-père, fonda, avec son concours, en 1823, un établissement orthopédique qui, installé d*abord à Chaillot, fut successivement transféré à Paris, allée des Veuves, et finalement avenue de Neuilly. Vincent Duvnl est mort en 1876, laissant la réputation d*un honnête homme, d*un habile opérateur, et doit être rangé au nombre des spécialistes distingués et hors d'atteinte de la calomnie. Ses travaux sur Torthopédie sont importants. Nous citerons particulièremeut ceux relatifs à la cure du pied-bot par la section du tendon d*Achilie. C'est lui qui, le premier vulgarisa en France cette opération proposée, par Tillenius, Michaelis de Marbourg, Sartorius, Stromeyer et Delpech. Ses succès furent éclatants; luimême en annonce 350 pour Tannée 1859, 1000 pour Tannée 1845. 11 a réalisé aussi, dans le domaine orthopédique, des perfectionnements importants. On peut dter notamment les fausses ankyloses angulaires, soit du genou ou des autres articulations; le torticolis ancien, oh la section des tendons se combine si heureusement avec Taction des machines, la luxation du fémur, la coxalgie et les courbures de la colonne vertébrale, etc.

DVVAL-JOUVB (Joseph). Naturaliste français du plus grand mérite, né à Boissy-Lamberville (Eure), le 7 août 1810. Il fit ses humanités à Bernay et à Arles, puis, en novembre 1829, fut nommé régent de la classe de quatrième au Collège de Marseille ; mais il n'accepta pas ce poste et fut envoyé à Castellane, oh il put plus librement se livrer à son goût pour les sciences naturelles. Du reste, il rencontra là Émeric, naturaliste distingué, qui le poussa à s*occuper de Télude géologique et paléontologique de la région. 11 en résulta, en 1841, un travail sur les bélemuites qui eût fait honneur aux maîtres de la science.

Hais, dès 1852, il dut quitter Castellane et son ami Émeric pour occuper la chaire de rhétorique à Grasse. Là, la botanique devint son occupation favorite; TEsterel et ses gorges et le plateau de Caussols lui fournissaient des récoltes merveilleuses. En 1833, il fut chargé en outre de renseignement de la philosophie, qui convenait beaucoup mieux à la nature de son esprit que celui des belles-lettres; en 1856, il se fit recevoir licencié es lettres à Toulouse. En 1852, il devint inspecteur d*Académie à Alger, et peu après fut chargé des mêmes fonctions à TAcadémie de Strasbourg. Là il se lia avec Schimper, Kirschleger, Billot, Buchinger, et entretint une correspondance régulière avec Grenier et Godron, avec Durieu de Maisonneuve. C'est pendant son séjour à Strasbourg qu'il élabora son beau travail sur les Équisétacées.

En 1868, Duval-Jouve fut nommé à Montpellier; il obtint sa retraite en 1877. Le 25 mars 1878, TAcadémie des sciences le nomma, presque à Tunanimitë, correspondant pour la section de botanique. Il s'occupa, dans les dernières années de sa vie, de questions historiques. Une apoplexie cérébrale vint le

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frapper le 23 février i881 , au lendemain même du jour où paraissait le second volume de son Histoire de Montpellier pendant la Révolution. 11 mourut le 25 août 1883.

Dans les études philosophiques, Duval-Jouve fut remarquable ; la morale et la logique curent pour lui un attrait tout particulier. Le Traite' de logique qu'il publia en 1855 est Tun des ouvrages de philosophie les mieux. faits, a 11 développe, dans un style simple et clair, dit Flahaut, les procédés par. lesquels on s*élève de la simple constatation des phénomènes et des faits à la certitude scientifique, à la perception des lois et des principes. Les belles. pages: dans lesquelles il expose les principes de Kinduction, les procédés. d*analyse. et de synthèse, d'observation et d'expérimentation, les limites .où la comparaison des faits est possible, peuvent être considérées comme Texposé le plus net' de U méthode scientiGque. Cette méthode, dont il ne s'est jamais départi, donne à toute son œuvre un remarquable caractère de continuité et d'unité. »

Duval-Jouve appliqua ces principes de logique qu'il connaissait si bien à ses études botaniques. Ainsi, de 1856 à 1862, il appelle l'attention sur « Timportance des caractères tirés de la constitution intime pour l'établissement des rapports généraux et pour la distinction légitime de Vapèce » et formule sans ambiguïté cette double conclusion : f 1<* Si deux espèces sont Traiment des types bien distincts, aux différences saillantes de leur ensemble extérieur correspoo* dent des différences réelles dans les détails de leur organisation inUmé; 2*81 dans l'ensemble de leur aspect et dans leur constitution intime deux espèces sont identiques et que leurs différences ne soient qu'à la surface et ne consistent qu'en des modifications d'organes secondaires, en développements ou arrêts d'une ou de plusieurs parties de ces organes, il n'y a dans cette identité d'ensemble et de constitution, et malgré celte différence dans quelques détails éloignés, qu'un seul et même type modifié par des circonstance^ extérieures, quelquefois appréciables, souvent encore inconnues. »

Ce même esprit éminemment logique se retrouve dans la monographie des Equisetum de France, genre où presque tout était encore à découvrir, particulièrement la germination. Dans le nombre vraiment considérable de mémoires qu'il a publiés dans des recueils variés de 1855 à 1880, l'idée fondamentale est toujours la même. Il crut devoir synthétiser ses œuvres éparses et le fit avec succès dans un mémoire publié en 1870 : Des comparaisons hisioiaxiquesy t\c^ <( Ce travail est bien plutôt un chapitre de logique qu'un mémoire botanique. Les plantes n'y sont qu'un prétexte; le fond de cette étude, c'est la méthode scientifique... 11 y développe cette idée génératrice de son œuvre, que, si les caractères superficiels ne suffisent pas pour établir sur des bases solides les rapports des êtres entre eux, il faut chercher dans l'organisation intime le critérium de la valeur spécifique des formes. »

Duval-Jouve a laissé deux fils: l'aîné exerce avec distinction à Arles; le second est M. Mathias Duval, le savant professeur agrégé de la Faculté de médecine de Paris.

Pour l'énumération des nombreux travaux de Duval-Jouve, nous renvoyons à une Notice publiée par M. Cli. Flahaut dans le Bulletin de la Société botanique de France, t. XXXI, séance du 18 avril 1884. Nous nous bornerons à citer :

Délemni(e$ des terraim crélacéi inférieurs aux environs de Castellane [Basses-Alpes).

DU YERNEY. 729

In Compt. rend, de VAcad. des se, t. XIÏI, p. 582, 1841. A part : Paris, 1841, {rr. in-4*. — II. Traité de logique, ou Essai sur la théorie de la science, Paris, 1843, in-8»; 2« édir. Paris, 1855, in-8'». — III. Essai d* instruction morale. Paris, 1848, in-12. — lY. Uisloire naturelle des Equiselum de France. Paris, 1804, pr. iiï-4». — Y. Des comparaisons hislotaxiques et de leur importance dans l'étude critique des espèces végélales. In Mém. de VAcad. des sciences et leUres de Montpellier, sect. des sciences, l. VIII, p. 471, 1870. — VI. Montpellier pendant la Bévolution, première période, de 1789 à la République. Montpellier, 1876, in-12. — VII. Montpellier pendant la Révolution, deuxième période, de 1792 à Van YllL Montpellier, 1881, in-12. L. Un.

DUVERGER OU DUVERGÉ, ET NON Dt'VERGiER. CIlirurgien-major de rhôpital de Maubeuge, est Tauteur d'un procédé de suture des intestins, applique pour une hernie avec gangrène (suture de I*inteslin sur un morceau de trachée d*un animal introduit dans les deux bouts divisés). Cette sulure dérive du procédé dit des quatre maîtres (ces détails nous ont été communiqués par M. Arm. Després).

Dezeimeris cite un Ouverte qui fut inspecteur des hôpitaux militaires de la généralité de Tours, agrégé du Collège des médecins, membrç de la Société d*agriculture de la même ville» Notre Duverger, dont Tobservation a été publiée dans les Mémoires de V Académie de chirurgie par Louis, est s^ns aucun doute le même que le Duvergé mentionné par Dezeimeris, et qui vivait à Tours en 1 763, c*est-à-dire peu de temps après Tannée où est parvenue à l*Académie de chirurgie inobservation communiquée par Louis.

Dezeimeris cite de cet auteur :

I. Précis de V éducation des vers-à-soie. Tours, 1763, in-8*. — II. Analyse chimique des terres de la province de la Touraine, Tours, 17G5, ir.-8*. — III. Mémoire sur les moyens de reconnaître les contre-coups dans le corps humain et den prévettir les suites, 2* édit« Tours, 1774, ia-8*, 2 pi. — lY. Uttre sur les eaux minérales de Joannete, dans la Nature considérée sous ses divers aspects, deUuchoz, 1771, t. VII, p. 235, et dans son Dict. mineralogique et hydrologique, t. II. L. lin.

DU ¥ER^EY (Les). Nous avons eu la bonne fortune, en consultant les registres des paroisses de Paris, brûlés sous le régime commimai, de pouvoir recueillir un nombre notable de documents sur cette famille, qui a fourni jusqu'ici cinq membres distingués de la profession. Nous croyons utile d*en donner ici un petit tableau, qui corrigera bien des erreurs.

Du Vemej (GuiCHARD-JosEPii). C*est le plus célèbre. Dezeimeris a écrit sur lui une notice que nous reproduisons sans y rien changer. Ce célèbre anatomiste naquit à Feurs, en Forez, le 7 août i648. Son père, Jacques Du Yerney, qui était médecin, le destina à la même carrière, il lui fit faire ses études à Avignon, où il reçut le bonnet de docteur en 1667. L'anatomie avait été dès le principe son ëtude favorite ; il dut aux connaissances qu'il avait acquises dans cette branche de la science des succès qu*il obtint bientôt à Paris quand il s*y rendit, peu de temps après sa réception. Ses leçons, bornées d'abord à un petit nombre d'auditeurs, devinrent tellement à la mode, que renseignement de Tanalomie cessa d'être renfermée dans Tencointe de Saint-Côme; les gens du monde vinrent écouter le jeune Du Verney, que son talent remarquable comme professeur ût goûter de plus en plus. Pendant qu*il augmentait ainsi chaque jour sa réputation, il se livrait avec ardeur aux recherches nnatomiques, et en 1674 ses travaux lui valurent la place de membre de l'Académie royale des sciences, où il remplaça Pecquet et Caillant. Vers la même époque, il avait été appelé aux

DU YERNET.

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