DODART
répondirent d*une manière tris-Mtirique et le tournèrent en ridicule. Nous ne connaissons pas d*autre production de Dod. L. Ha.
mAWW (Denis). Cëiftre médecin français. Il naquit en 1634» de Denis Dodart, bourgeois de Paris, et de Marie Dubois. Le goût qu'il manifesta dès Tenfanoe pour les sciences et les arts détermina son père à faire soigner son édocatioD, et le jeune Dodart, en s'adonnant à Tétude du grec et du latin, s'appliquait dans ses moments de loisir au dessin, à la musique, aux instruments, et réussit à tout. Il parut avec éclat dans tous les cours de sa licence, et fut reçu bachelier le l» avril 1658, puis docteur le 13 octobre 1660. Guy Patin en parle avec éloge : € Ce jeune homme est un prodige de sagesse et de science, mcmstrum iine vilio. Ce garçon incomparable n'a que vingt-six ans, il a eu le second lieu de sa licence, nemine contradicente ». Peu de temps après, écrit Andrj, auquel nous empruntons ces détails, le comte de Brienne, secrétaire d'État au département des aflaires étrangères, lui offrit une place principale dans ses bureaux. Dodart, quoique sans fortune, refusa ce riche étahliaeement, il l'eût distrait de sa passion pour la médecine et les lettres, auxquelles il s'était entièrement voué. En 1666, la Faculté le nomma profes- Kiir de pharmacie. Ses talents ne tardèrent pas à le faire connaître, et la prin- Anne-Geneviève de Bourbon, duchesse de Longueville, se l'attacha comme an. 11 en fnt de même de Anne-Bfarie Martinozzi, veuve d'Armand de Bourbon, prince de Conti. Nommé ensuite conseiller-médecin du roi, il fut reçu 1 l'Académie des sciences comme botaniste en 1673 ; son ardeur à étudier l'histoire des piaules lui fournit le sujet de plusieurs mémoires. Il étudia pendant trente-trois ans la transpiration insensible d'après les expériences de Sanctorius. Ces expériences que Dodart vérifia et réitéra à Paris furent renouvelées en ioglelerre par Keil ; en Hollande par Gésier, et par Linnings dans la Caroline Bfridioiiale.
Denis Dodart, qui avait épousé Marie-Lucienne Le Picard, et qui a laissé ploneors enfants, entre autres Claude-Jean-Baptiste Dodart, qui fut également médecin de la Faculté de Paris, est mort d'une fluxion de poitrine, le 5 novembre 1707, et fat inhumé dans l'église de Saint-Germain l'Auxerrois. Il était âgé de loixanle-treize ans. Le titre principal de Dodart au souvenir de la postérité, c'est ie rdle considérable qu'il a joué dans la publication, faite sous les auspices de l'Académie, de YHiitoire des plantes, histoire à laquelle ont travaillé Du Clos, Bord, Pemult, Galois, Mariette, Bourdelin, Marchand. L'ouvrage, qui fut publié CQ 1676, tous la forme d'un grand in-folio, et qui porte ce titre : Mémoires pour servir à rhisùrire des plantes, dressés par M. Dodart (Impr. royale), peut passer pour un chef-d'œuvre, non-seulement par les ingénieuses recherches qui j sont consignées, mais encore par les 39 et magnifiques planches, gravées sur acier par M. Robert, qui l'enrichissent. Fontenelle porte ce jugement nr la préface de cet ouvrage : « On peut prendre la préface que nous venons de ciler pour un modèle d'une théorie embrassée dans toute son étendue, suivie jusque dans ses moindres dépendances, très-finement discutée, est assaisonnée de la plus aimable modestie ». 11 y a de ce livre une seconde édition, en un friome in-8*t mais sans les planches (Paris, Imp. royale, 1779).
Dodart s'est encore fait connaître par divers mémoires publiés soit dans le Journal des Savants^ soit dans les Mémoires de r Académie des sciences. Voici les tîCrea des principaux :
412 DODOENS OF DOODEZOON.
I. Lettre contenant la deicription tTune plante nouvelle trouvée entre Fécorce et le bok du tronc d'un charme mort depuis longtempi. In Joum, dcê Satatitê, p. 277, 1675. — II. Lettre contenant des choies fort remarquables touchant quelques grains. Ibid,, p. 69,
1676. Il s'agit de l'ergot de seigle. — III. Héflexionê iur un mangeur de feu. Ibid., p. 178,
1677. — IV. Description d^une plante nommée partes Latins Tanaceta. In Mém. de VAcad. d. se. , 1693. — V. Mémoire sur le parallélisme de la touffe des arbres avec le sol de la terre qu* elles ombragent. Ibid., 1699. — VI. Dissertation sur la végétation des plantes, Ibid., 1700. — VII. Observations sur le sel volatil qui se tire par la distillation soit des plantes, soit des animaux. Ibid., 1703. — VIII. Observations sur les ruches pétrifiées, Ibid,, 1705. — IX. Mémoire sur les causes de la voix de V homme. Ibid,, 1706.
Enfin Dodart avait composé divers traités sur la saignée, sur le régime des Anciens et sur leurs boissons, qui n'ont point été imprimés. Il avait aussi rédigé des notes touchant les médecins de Paris; mais ses papiers, signalés par Chomel, ont été égarés en 1762, et n*ont point été retrouvés. Quant à sei recherches sur la transpiration insensible, on les trouvera dans Touvrage que Noguez a publié en 1725, in-12, sous le titre de Statica medica Galliea.
DOINIENS OF DOODEZOON (Rembert). De son nom latinisé Dodonaidi, d'oîi DoDOMÉB. Médecin et botaniste hollandais, né à Halines, près d'Anvers, le 29 juin 1518. 11 étudia la médecine à Louvain sous la direction de Jean Heem d'Armentières et Paul Roels de Teuremonde. Il prit le grade de licencié le 10 septembre 1535, puis visita, dit-on, plusieurs universités de Frame, d'Allemagne et d'Italie. Il se trouvait à Bâle en 154t5 ; c'est du moins làqa'3 publia son premier ouvrage. 11 paraît être revenu à Halines la même année. B fit un voyage en Italie vers 1570, puis revint en Allemagne pour remplaœr, comme médecin de l'empereur Maximilien H, Nicolas Biesius, mort le 10 avril 1572. A la mort de ce prince, en 1576, il remplit les mêmes fonctions aupièi de son fils Rodolphe II, qui, comme son père, T honora du titre de conseiller aulique. Une polémique qu'il eut avec Jean Craton de CraiTtheim et le danger qu'il courait de perdre ses propriétés à Malines, au moment où éclatèrent les troubles des Pays-Bas, le déterminèrent à demander son congé à l'empereur. Hais la guerre civile, qui dévastait les Pays-Bas, l'obligea à s'arrêter à Cologne, où il se fixa et jouit d'une grande réputation. En 1580, il passa à Anvers, puis accepta la chaire de médecine à l'universilé de Leydeet consacra à l'enseignement lei deux dernières années de sa vie. Il termina sa carrière à Leyde le 10* mars 1585«
Dodoens a été l'un des premiers praticiens qui aient fait de la thérapeutique rationnelle. 11 doit en outre être considéré comme l'un des épidémiographes les plus distingués du seizième siècle et l'un des fondateurs de l'anatomie pathologique. Hais, outre ses connaissances médicales, il était très-versé dans les lettres, la linguistique, les mathématiques, et particulièrement dans la botanique. Ses principaux ouvrages sont consacrés à cette dernière science. Les descriptions qu'il donne des plantes sont généralement exactes, mais ses essais de classification n'offrent rien de scientifique ; il divise les végétaux d'après leurs propriétés médicinales ou leurs usages plutôt que suivant des principes ration» nels. Quoi qu'il en soit, Dodoens peut être considéré comme le fondateur de l'horticulture en Hollande. Plumier a consacré à sa mémoire un genre de plantes, Dodonaea, de la famille des Térébinthacées. Nous connaissons de Dodoens :
I. Cosmographiea in astronomiam et geographiam isagoge. A.ntverpiae, 1548, In-13. ^ II. De fragum historta, liber unus ejusdem epistolae medicae una de Farre, Chotubr$$
DODONiEA. lis
lV«fo, Piismma, Oûmm ef Aliea; altéra, de Zyiho ei Ceren$ia. Ant?erpite, 155S, in-^. — m. Gryydi'Boeek, etc. Anvers, 1553. « IV. Trium priorum de ilirpium hittoria commets têriorum itmsfineÊ ad vtmim expreuae; una cum indicibuê graêca^ latina, officinantm Cet mmmii'mp Bmbmntiea, GmUieague nomina compUetemtibut. Antverpiae, 1553, 15ïÀ, in-S*. — 1. Pottariarum iriuM de itirpium hietoria cammentariorum imaginée, etc. Anlverpiae, 1554, iii-8*; ibid., 1559, in-8*. — VI. PrumetUonun, leçitminum, paluelrium et aquaiilium kerbarmm, ac eomm guae eo pertinent, hietoria, Antverpiae, 1560, 1509, in-8*. — VII. F/ofWR ti loimuirimrmM oderaiarumque nonttullarwn herbarum, ac earum guae eo pertinent kUêorim. Antverpiae, 1568, 1569, in^ (108 planches très-belles). ^ VIII. Purgantium aliorumqme eo facientium, tum et radicuM, convolvulorum ac deletariarum kerbarum hietonae libri guatuor. Antferpiae, 1574, in-8*. — W.Appendix variarum, etquidem rariuimarum mommuUmrum êtirpium me ftorum quorundam peregrinorum elegantietimarumque, et ieomae, etc. Antverpiae, 1574, iii-8*. — I. Hietoria vitie vinigue et êtirpium nonnullamm alimnam. Item me£cinaliwn obeervationum exempta. Colonise Agrip., 1580, iii-8*; Lugdunl,
1583, in-lS. — XI. Âpotlonii Menabeni tractatuê de magno aniwutti guod Alcen nonnuUt tocantf Germani Elendt, etc. Goloniae, 1581, in^. — III. Medicinalimm obeervationum exempta rara, cum echotiie. Goloniae, 1581, in-8*; Antverpiae, 1585, in-8*; Uarderovici.
1584, 1621, iii-8*. — XllI. Phyeiologicee, medicinae partis, tabulae expeditae. Antverpiae, 1581, 1585, in-8^. — XIV. Stirpium hietoriae pemptadee «ex, eive libri triginta, Antferpiae, 1583, io-161., fig.; ibid.,161S, 1616, in-fol.; en flamand, ibid., 1618, in-fol. ; en holland. par J. Tan Rafelingfaen, ibid., 1644, in-fol. — XV. Coneilia mediea, dans le Recueil de Sekolz. Francfort, 1598, in-foL ^ XVI. Praxis medica, Amsteiodami, 1616, 1640, in-8*.