VOIS
TOOTB HATCai.
TOOTS RATOai.
De ce tableau résulte une amélioration correspondant à près de 20 pour 100 pour les laitSf de 8 pour 100 pour les vins.
Bains. Nous voudrions voir les bains prendre une place plus considéraUe dans rhygiène publiée de Paris. Peut-être la population de Tantique Lutèce était-elle à cet égard plus favorisée que celle d*aujourd*hui. Suivant Girard {Recherches sur tes e'tablissements de bains publics à Paris) ^ les Romains avaient non-seulement laissé trace de leur habitude des bains ordinaires, dans les monuments dont aujourd'hui Teiistence est affirmée par des ruines grandioses (Tljermes de Julien), mais avaient transmis Tusage des bains de vapeur
encore assez fréquentés sous saint Louis, pour qu*on pût réunir en corps de métier ceux qui exploitaient les étuves publiques. La mode des bains de vapeur passa peu à peu, et sons le règne de Louis XIV la corporation des étuviert te trouvait réduite à huit ou neuf individus.
Peat-étre cette mode reprend-elle aujourd'hui, mais les étuves de notre époque (Hammam) semblent réservées à une proportion bien restreinte de la population.
Quant aux bains ordinaires, les établissements particuliers se sont notablement multipliés depuis Tadduction à Paris des eaux d*Ourcq; en 1816, immédiatement avant la dérivation de ces eaux, on ne comptait \ Paris que 500 baignoires à la disposition du public; actuellement, il y en a sans doute ao moins dix fois de plus.
Beaucoup d'établissements de bains, même parmi les plus récents, offrent de graves défectuosités : insuffisance du cube de la pièce où se prennent les bains chauds et les bains de vapeur; absence de vasistas faciles à manoeuvrer pour l'échappement des buées ; réclusion forcée du baigneur dans sa cabine, dont il ne peut ouvrir lui-même la porte : d*oà de sérieux dangers en cas de malaise, et surtout en cas d'accidents extérieurs, comme un incendie, le personnel aCTolé ou trop peu nombreux ne pouvant ouvrir à temps toutes les portes des cabines. Une prescription importante encore à observer : c'est que dans les établissements mixtes chaque genre de bains soit desservi par un générateur spécial, sans quoi la vapeur obtenue sous la plus haute pression possible arrive MIante dans le bain de vapeur.
Les améliorations indiquées par ces desiderata ont été votées par le Conseil d*bygiène publique et de salubrité de la Seine.
Depuis longtemps ce même Conseil a exprimé le vœu de voir utiliser, pour k service des classes pauvres, la grande quantité d'eau chaude que répandent sur la voie publique les machiiles à vapeur dans les quartiers manufacturiers; il eût désiré voir ces eaux recueillies dans des réservoirs, dans des piscines, où elles poMent servir à prendre des bains. Il en serait résulté une diminution considérable du prix des bains chauds, qui sont restés trop coûteux pour que l'usage puisse s'en répandre autant qu'il serait désirable; ici encore on pourrait prendre pour modèle la garnison où chaque homme est soumis, en moyenne deux fois par mois, à une balnéation par aspersion d'eau chaude, dont chacune ■e eoûte guère qu'un ou deux centimes.
En été, il est vrai, les ouvriers et les personnes qui ne peuvent pas aller bon de Paris trouvent dans l'intérieur, sur la rivière, des établissements où eilaf peuvent se baigner moyennant une faible rétribution de 10 centimes. Mais eMore faudrait-il que l'eau de Seine ne fût pas souillée comme elle l'est aujourdirai par la masse de matières organiques qui, en été surtout, en compro- Bieltent la pureté.
ÂMiiêtanee publique. L'ancienne administration de l'Hôtel-Dieu, régie autrefbb par le Chapitre de Notre-Dame, laïcisée en 1505 par l'introduction de huit notables laïques, absorba ultérieurement le service des indigents, fondé en 1544 par François I*', sous le titre de Bureau des pauvres, fondation par laquelle était attribué à Jean Horin, prévôt des marchands, et aux échevins, l'entretien été panvres de la ville.
Cette administration, désormais unifiée, s'installa en 1 80 1 au parvis Notre-Dame, avec son Bureau central d'admission, sous le nom d'AdmmiatraUon deX Mm-
»M PàRlS.
tance publique. Elle est considérée oonune Cort riche el soo budget de plus de 38 millions (58763400 francs en 1884) penit témoigner de ressonrces en rapport avec le chiffine si élevé de la population indigente k secourir. Cette fortune, cependant, est factice pour une très*Iarge part. L'Âdministra-
Jiion, en eflet, possède un peu moins de 6 millions de reienus, provenant de
loyers de maisons, de fermages, de coupes de bois, rentes sur TÉtat; somme à laquelle il est juste d'ajouter 1 million environ, représentant la recette des ibndatîons (Montyon» Boulard, Brésin, Devillas, etc.) léguées par différents
^donataires.
Les autres revenus sont loin d*étre le produit des fondations qui lui ont été
- attribuées ou des capitaux qu'elle possède.
C'est d*abord la subvention municipale, de 13 millions en nxiyenne, que hû attribue la ville de Paris; c*est le rendKNirsement de frais de séjour el de pensions des malades payant (un peu plus de S millions); ce sont enfin ces droits attribués de longue date à l'administration, droits rappelant un peu aujourd*bui les anciens droits féodaux, mais leur ayant heureusement survécu, et grâce auxquels les théâtres, bals, le Mont-de-Piété, les pompes funèbres même, versent dans les caisses de cette administration une subvention annuelle
' d'environ 4 millions.
Le personnel médical des services hospitaliers de l'Assistance publique oom-
. prend : 20 médecins du bureau central des malades, 79 médecins des hôpitaux, 13 cliirurgiens du bureau central et 34 des hôpitaux, auxquels il faut couler environ 180 internes, 470 externes^ 575 stagiaires; 18 pharmaciens et 108 in-
V ternes en pharmacie, S sages-femmes et 7 aides sages-femmes complètent ce
^personnel spécial.
Hôpitaux. C'est là le principal théâtre des souflrances de la population pauvre. Paris ressemble à Vienne sous le rapport de la fréquence des décès à l'hôpital ob ils représentent le quart et même le tiers de la totalité des
. décès de la population de ces deux capitales, tandis qu'à Londres et à New-York
• ils en constituent à peine le sixième (wy. Vacher, Étude» médicale» et etati»tiques sur la tnartaUte); nous nous bornerons à fournir les cliilfres de l'année 1883 pendant laquelle, sur 57 024 décès subis par la population parisienne, il en est survenu 14098 dans les hôpitaux civils et 291 dans les
. hôpitaux militaires.
A Paris c'est la misère qui, avant la maladie, a imposé l'édification de ces asiles consacrés, à l'origine» bien moins au soulagement des malades qu'à la séquestration des mendiants et des vagabonds.
De longue date on avait cherché à se débarrasser des pauvres par les moyens
> les plus expéditifs.- Maxime Du Camp a rappelé l'édit de 1524 condamnant les
> mendiants au fouet et au bannissement ; ceux de 1525 leur enjoignant de quitter Paris sous peine d'être pendus, de 1532 les enchaînant deux à deux pour curer les égouts alors à ciel ouvert, et l'ordonnance royale de 1561 les condamnant aux galères. ,
Leur r^lusion dans les Iiôpitaux, d'un caractère heureusement beaucoup plus humain, prend place parmi ces mesures. En 1612 on renferme d'olBceles mendiants dans les bâtiments qui devaient devenir l'hôpital de la Pitié ; en 1653 on utilise dans le même but le vieux château abandonné de Tévéque de Winchester, actuellement Bicétre, ainsi que la Salpétrière; ce qui n'empêchait ^as, ma/heureusement, quand les asiles étaient remplis^ de sévir contre tous ceux
{fBL^oa n'avait pu y renfermer, les menaçaot de transportation en Amérique, les lairquaDt au fer rouge oomroe on le fit encore en 1764.
Oa eompreod les inconvénients que dut entraîner la promiscuité des pauvres et des nudadis, au moment où ceux-ci furent enfin hospitalisés à leur tour.
« En 1671, on laissait entrer dans la cour de THôtel-Dieu tous les gens qui fiaient sans ouvrage; c'étaient là que les religieuses venaient chercher le perimnel nécessaire pour faire les gros ouvrages de la maison; comme on n*avait pas d*argent à leur donner, ils étaient payés en pain, vin et viande, qui leur éUienl donnés, parait-il, en abondance ; si bien que tous ces fainéants, qui ordi- ■tiremoit étaient vagabonds et voleurs, faisaient ripaille au détriment des pauvres ■sladea et mettaient le désordre partout. Ces vauriens devinrent si insolents et n tiidacieux qu'ils en arrivèrent à poursuivre les religieuses jusque dans les sriks au moment de la distribution de \n. nourriture dont ils s'emparaient de bice. H fallut, en 1679, avoir recours à la force armée pour mettre à la raison «ittft bande de pillards » (Brièle, Coll. de documents pour servir à Vhwtoire imhùp. de Paru, 1884).
X'Bôtel-Dieu, dont on attribue à tort la construction à un évéque de Paris du Mftàkmd siècle, saint Landri, parait n'avoir été que la transformation, vers 829, d'an local voisin de l'évéché et destiné à nourrir les pauvres. Il fut longtemps niô|Nital unique à Paris ; il devint le point de départ de décrets et d*ordonnances dont allaient plus tard bénéficier les établissements du même ordre : et quand tnat Louis accordait en 1248 à rildtel-Dieu le droit de fixer le prix des denrées fi'il prélèverait sur les marchés, il fondait en sa faveur un de ces privilèges qni devaient s*ctendre plus tard et pour une longue période à T Administration ikrAssislance publique.
En temps d'épidémie, l'Hôtel-Dieu regorgeait de malades ; on dut, au com- •SDoement du dix-septième siècle, à la suite de la peste de 1606 qui l'avait fDoombi é, lui élever deux vastes succursales, l'hôpital Saint-Louis et celui de la Santé. Ces annexes devenaient d'autant plus nécessaires que l'Hôtel-Dieu fut pesque entièrement détruit au siècle dernier par deux incendies : en 1 737 d*abord, «è l'on parvint à sauver, par leur transport dans l'église Notre-Dame, les 1500 malades qu'il renfermait, puis en 1772, dans la nuit du 29 au 30 décembre, ik plusieurs centaines de malades périrent dans les flammes ou écrasés sous les rames. Ce ne sont malheureusement pas ces sinistres qui assombrissent le plus l'histoire de l'ancien IIôlel-Dieu. Sa mortalité normale était effravantc. Au siècle dernier les décès de l'Hôtel-Dieu représentaient à eux seuls le quart du total des décès de Paris.
Le passage suivant du rapport fait par Tenon à TAcadémie des sciences sur l'ordre du roi Louis XVI démontre combien relativement aux autres hôpitaux, et en dehors de tout fléau passager, cet établissement faisait de victimes.
f Nous avons d'abord comparé THôtel-Dieu et la Charité (l'hôpital de ce nom), fldilivement à leur mortalité. L'Hôtel-Dieu, en cinquante-deux ans, sur un million esBt huit mille sept cent quarante et un malades, en a perdu deux cent quaranteqaatre mille sept cent ringt, à raison d*un sur quatre et demi. La Charité, qui n'a qi*ui mort sur sept et demi, n'en a perdu que cent soixante-huit mille sept cents: d'où résulte le tableau eiîrayant que l'Hôtel-Dieu, en cinquante-deux années, a enlevé à la France quatre-vingt-dix-neuf mille quarante-quatre citoyens qui lui auraient été conservés, si l'Hôtel-Dieu avait eu unemplacement aussi étendu que celui de la Charité. La perte de ces cinquante-deux années répond à milU neul ci^xiV. ivL
3S8 PAEIS.
morts par an, et c*est eoTinm la dixième partie de la perte totale et aminelle de Paris. La conservation de cet hôpital, ou du moins de l'emplacement qo'îl occope, produit donc le même effet qu'âne sorte de peste qui désolerait constamment la capitale • (Tenon, Rapport à F Académie de» science», Paris, 1786).
Au moment oiï Tenon visitait THàtel-Dieu, il reniermait 3148 malades et n'avait que 1219 lits; une même salle contenait 818 malades.
Les fous, nous l'avons dit, étaient conservés pèle-méle avec les autres catégories de malades, couchés dans des lits communs à 5 ou 4 indiridus.
Devant de pareilles énormités. Tenon eut dû avoir gain de cause en concluant à la décentralisation plus complète de semblables sendces, et en demandant le remplacement de l'Hôtel-Dieu par quatre hôpitaux bàUs en dehors de la ville. Le moment était favorable d'ailleurs, la multiplication des hôpitaux iacilitée par la transformation, en propriétés nationales, de nombre de maisons religieuses fournissant des locaux bien autrement salubres que les vieilles salles de THôtet-Uflu.
L'expérience qui s'imposa en 1814 ou l'on dut, faute de place, înuMlMr nombre de typhiques et de blessés dans les abattoirs à peine terminés du Rouk, de Montmartre, de Ménilmontant, vint démontrer à son tour l'avantage de la dissémination de ces malades, et aurait dû devenir le point de départ d'uB déplacement pi us rapide et plus complet de la population nosocomiale.
Mais on tenait à perpétuer la tradition en conservant un monument au centre de Paris.
L'Administratîon possède actuellement :
OlIIE HOPITAUX GÏbfÉRAUX
Lfts.
Bôlel-Dieii ' 514
Pitié 003
Charité m
Slint-Antoine SU
Necker 400
Cochin «5
Beaujon 400
Lariboiiièrt 654
Teoon 587
Laennec 550
TonrneUes 94
IfBUF HOPITAUX SPECIAUX
Lits.
' StiBl-Louls 7S5
\ Midi 336
AooLTBS Lonrcine 219
(Maison d'acoonchtment S40
ainiques 74
Enfauts malade* 658
TrouMMa 4t7
Berck-aur-Mer 600
La Roche-Goyoïi 100
et une maison de santé avec 551 lits.
Au total, près de 9000 lils recevant en moyenne de 100 à 110000 malades par an, chiffre qui est encore loin de répoudre aux besoins de la population, mais qui, en somme, est triple de celui des admissions au commencement de ce siècle (28000 à 35 000 entrants par an de 1806 à 1813).
11 faut y ajouter :
TROIS BOSPICBS
Liu.
( Hommes 1794
Vieillesse . . . . J femmm 3069
iDCurables ^089
Enpaitts,
TROIS MAISOM DB RmAITB
Xénaget 1387
La Rochefouciuld tiS
Sajnte-Pérae tt9
QRQ FONDATIONS
foalard-Stint^iehfll ** It
BrMa. Li Reconnaitsaoce 3S0
DeTillaa $S
Cbardon-Lagacbe 105
Lenoir-JoiMMran 100
DEUX iTABLlSSBMBNTS D^AUÈlis
Bieètre «00
Salpétrière 7»
soit au total 10045 lits qui ne donnent lieu, il est vrai, en raison de l*incurabilité de la plupart des occupante, qu*à 2 on 3000 entrées par an.
En ce qui concerne les vieillards, TAdministration de TAssistance publique bitit actuellement un terrain de 39 hectares qu^elle a acheté à Boissy-Saint-Léger ; tu mois de mai elle pourra y recevoir iOO vieillards. Au fur et à mesure des crédits qui seront accordés par le Conseil municipal, des pavillons nouveaux seront élevés; on espère arriver un jour à installer 2500 vieillards dans cet établissement.
On étudie également le plan d*un hôpital de varioleux et d*une annexe de llidpital de Berck devenu insuffisant.
Ces besoins vont sans cesse en augmentant dans des proportions exagérées : la statistique démontre que sur 100 étrangers qui viennent à Paris 90 sont paavres, et une grande partie d'entre ces derniers sont destinés à échouer, la Tieillesse venue, dans les hospices de Paris : ce n'est donc pas selon une proportion arithmétique qu'il faut prévoir le développement des services hospitaliers, mais selon une proportion géométrique par rapport à Taccroissement de la population.
Nous voudrions pourtant voir réduire la population de quelques-uns de ces grands établissements, susceptibles de se transformer en foyers épidémiques redoutables, comme la Salpétrière si cruellement éprouvée par le choléra en 1832, mail surtout en 1849 où, sur 4200 pensionnaires, il y eut 1859 malades et 1402 décès I
Paris en est venu bien lentement à la période d'architecture normale, hygiénique, des hôpitaux; les convictions des médecins et même des architectes sont loin cependant de faire défaut ; c'est dans les sociétés savantes de Paris, Académie, Sociétés de chirurgie, de médecine publique, etc., qu'ont été élaborés les plans qui se sont réalisés en plusieurs grandes villes de France et même dans la banlieue (hôpital de Saint-Denis); plans d'hôpitaux composés de pavillons isolés, composés d'un simple rez-de-chaussée sur caves, et situés dans la lone périphérique où l'air est plus salubre et les terrains moins coûteux.
Espérons donc qu'on en finira bientôt afec cette obstination de bâtir les hôpitaux, et de les reÛtir, quand ils sont brûlés ou trop vieux (comme l'Hôtel-Dieu) dans la zone centrale où les terrains sont relativement hors de prix.
f Avec les sommes dépensées pour la construction de Lariboisière et de l'Hôtel-bien, on aurait pu entourer Paris d'une ceinture de 10 hôpitaux de 500 lits, fonder 24 hôpitaux de secours et créer un système de transports aussi confortables que possible. Lariboisière a coûté 10445143 francs; l'Hôtel-Dieu 40 milenviron, total : 50 445 143 francs. — 10 hôpiUux de 500 tiU V^^^\x«Sii»
33d PâttlS.
le iil (ce qui suffit pour un hôpital excentrique) auraient coûté 25 milliona, % hôpitaux de secours de 100 lits à 6000 francs (ce qui suffirait même au oentr de Paris, parce que ces petits hôpitaux nont pas de dépendances) auraient ooùt 14400000 francs. Les 7400 liU seraient donc revenus à 59400000 francs, e il serait encore resté à TAssistance publique une somme de plus de 11 mil lions pour établir son système de transports et pour le matériel devenu n^ cessaire, tandis qu*elle a dépensé toute la somme pour fonder 1000 lita ei tout » (Jules Rochard).
Les architectes doivent également se rappeler qu*il faut à un hôpital antn chose qu*une situation excentrique et une grande largeur dans son extension superficielle : telles étaient les bonnes conditions réalisées par Thôpital des Mariniers, construit en quelques mois pendant l*été 1885, dans la partie k plus excentrique du XIV* arrondissement, où le prix minimum des terraimi permis d'étaler, sur une surface rehtivement étendue, des pavillons légers, ne comprenant qu*un rex-de-chaussée. Mais, en revanche^ une discussion réceoli du Conseil municipal nous apprend que cet hôpital, bâti pour 550 mabdei et destiné originairement à Tisolement des cholériques, a reçu des maladei â partir du l*' mai 1884, sans qu'on ait au préalable assuré l'écoulement dfli vidanges et eaux sales qui, pendant un certain temps, ont été déversées en la puisard communiquant avec la nappe d'eau souterraine de l'argile plastique! (voy. Robinet, Question relative au système de vidange de Vhôpital des Mmi' niers^ in BuU. municipal off.y 21 juin 1884).
Ce qui importe surtout, c'est l'assainissement des hôpitaux d'enfants. Noai disions dans notre Traité des maladies épidémiqueê (p. 991) que maint«(bii nous avions en nous-méme félicité les malheureuses fiunilles n*ayantpu,fjiHtBk place, faire admettre en ces milieux redoutables des enfants auxquels nisa valait continuer leur misère et la privation de soins médicaux.
Des hôpitaux consacrés à l'enfance il faut donc exclure, dans la mesure èi possible, tous les contagieux : variole, rougeole, scarlatine, diphthérie, en.ki transférant dans des établissements spéciaux situés autant que possible bonds la ville ou au moins hors des quartiers populeux.
11 en est de même pour les affections contagieuses des adultes et sartonl pour la variole, qui en cette catégorie prime toutes les autres ; les faits.qM j*ai recueillis à Bicétre ont prouvé, je l'ai rappelé plus haut, que tous les vtfisleux de Paris pouvaient être hospitalisés hors de la rille sans avoir à subir aiW (langer spécial du fait, soit d'un long trajet, soit de leur agglomération.
L'influence des hôpitaux sur la salubrité des quartiers voisins a été signalés spécialement par Bertillon en ces dernières aimées ; il a mis hors de douta h plus grande fréquence de la variole aux environs des hôpitaux de variokos* fait tenant surtout à notre sens aux contacts entre les personnels de ces hôpitan et les habitants voisins. Même observation en ce qui concerne la diplithérie» (M la multiplication en certains quartiers nous paridt due non-seulement au voisinages des hôpitaux (Eniant-Jésus et Trousseau), mais au passage, plus (réqoaot en ces quartiers» des voitures, omnibus, etc., transpoilant les malades de la vib en ces établissements; on a vu plus haut la part qui, suivant nous, renent^ ces hôpitaux dans le développement de cette maladie chex les soldats de la garnison.
Nos prédécesseurs avaient soin de reléguer hors de l'enceinte les asileiik i^reuZ; comme Saini-Laiare« doul l'emçlacement était alors bien au nord i^
la TÎtfe^ comme la maiadrerie de Saint-Germain, qui devint plus tard Thospice des Ménages, récemment démoli, et qui, h I*époque de sa fondation, se trouvait, comme tout le faubourg Saint-Germain, situé en dehors de Paris.
Nous ne pouvons indiquer par le menu la nature et la fréquence des maladies motivant les entrées aux hôpitaux; nous nous bornons à indiquer celles de cet maladies qui ont dominé pendant Tannée 1882, la dernière dont nous possédons» i cet égard, la statistique :
DÉSIGNATION DES MAUMES AiART «OTivi L'nmii
BA.1S LES bApiTAUX CIVILS DB PARIS.
A. — Malaihks nficnxusts kt inDinoms.
Fièvre typhoïde
Viriole
Rougeole
Scarlatine
Dipbtbérie, croup
Grippe
Fièvre intermitienie
B. — MaLAOUS a GiHÉaALlSATlOIfS UATHiSlQCBS.
Tttberculosefl
Scr^ftilea
Syphilia
Caocer de restomac ou du foie
— del'utérua
RlnmiatiMiie . •
DiaMte
Anémie, chlorose
AkoAlisme
Intoxication profesMonnelIe
— saturnine
C — M ALADua ou srsTÈMX NSaVEUX.
Encéphalite
Mèttiôgile
Congeation, hémorrhagie cérébrale. . . .
MaUdiea chroniques du cerveau
— de la moelle épinière.
Pandyaie
Héavplègie
ÉpUepeto
fidJampsiè.. ..'.....;......
BTatérie
Aliénation mentale
Re^vaigtea •••»••••• llalf#ri dee organes dea sens
D. -• JfAiAOua K l'appareil oacvuroiRB.
MalnJifii organiqnca du cœur
.— deaartèref
— dea veines
— dea vaiiseaox IjojpbaUquaa . , .
B. •«• Iaupiu ds l'apparkil MSPiaAToiai.
AflécUeo d« larynx
Bkvnchite aiguë
>* chronique
Pteoréaie
RnewBonie
Googealioo, apoplexie pnlmonaire
AB^iAO
Eaphyeème pulmonaire