‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 3)Chapitre 44 sur 95 · L. Hn · texte numérisé non relu

L. Hn

FAEITI. Nom malabare (Rheede, JJ. malab., I, t. 30) d'une Halvacée pour laquelle Adr. de Jussieu a proposé à tort (in A, S.-H. FL bras, mer,,, 1, 255) un genre aujourd'hui considéré comme une simple section du genre Ketmie (Hî6ùcu«), section formée de o, i espèces arborescentes, ItopleaV^^^ VW^<i:&

ZAA PARIZE (SAINT-).

feuilles cordées, entières ou dentelées» à bracléoles rapprochées par la base, à fruit souvent pourvu d'une fausse cloison divisant chaque loge en deux moitiés. Le véritable Pariti est V Hibiscus tUiaceus L., espèce aujourd'hui répandue dans un grand nombre de contrées tropicales et dont Técoroe est éminemment textile, servant à fabriquer des cordages, des liens, des nattes, des filets de pèche» etc. C'est une plante émolliente qui possède toutes les qualités médicinales de nos Mauves et qui est souvent employée comme elles dans les pays chauds.

H.Bh.

BnuMBAPin. — ll£ft. et de L., Dici. Mëi. wM.^ III, 402. — Rossimi., Syn, pi. diaphor^, 112. — H. Bb., Bisi. Jet pL, IV, 95; Tr. Bot. méd. pkanér., 801. B. Bb.

PABISIUS (PETaus). Médecin sicilien, de Trapani, auquel Éloy consacre la notice suivante : « Il passa. Tan 1570, au fort de la Goulette en Afrique, et, par ses soins, il délivra de la peste la garnison qu'Alphonse Piémoutcl y commandait. La même maladie s'étant aussi glissée à Païenne en 1575, il attaqua ce fléau épidémique avec un égal succès, et le magistrat de cette ville fut si sensible aux attentions qu'il prit pour en garantir ou guérir les habitants, qu'il lui fit des présents magnifiques et lui donna des lettres de noble citoyen, qui sont datées du 19 décembre 1575. Le talent de Parisius, pour la guérison de la peste, ne manqua pas de faire beaucoup de bruit après de pareilles preuves; il fit en particulier tant d'impression sur l'esprit de Henri Gusman, comte d'Olivarès, que ce vice-roi de Sicile envoya notre médecin à Malte, en 1593, pour travailler à la cure de la maladie contagieuse qui désolait les habitants de cette ville. Parisius s'acquitta encore de cette commission épineuse avec tant de succès, que Hugues Laubeinz Yerdala, grand-maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, poussa la reconnaissance jusqu'à recevoir les deux fils de ce médecin au nombre des chevaliers. A son retour en Sicile, Parisius fut accueilli comme un autre libérateur à qui tant d'hommes devaient la vie et la santé; mais à peine y avait-il joui d'un peu de repos pendant quelques années, que le grand* maître Martin Gands, qui avait succédé à Yerdala, le rappela à Malte, où il demeura jusqu'en 1605. Peu de temps après, il mourut à Païenne au grand regret de toute la ville, dont il s'était fait admirer par quarante ans de pratique la plus heureuse et la plus brillante ». Ce médecin a écrit plusieurs ouvrages, dont voici les titres :

I. Awertimenti topra la petU e febre pettifera^ con la wmma délie loro pritteipalt cagioni. Palermo, 1595, m4*. — II. Aggiunta agit Âvoeriimeuli $opra la pente. Palermo, 1603, in4*. — III. Brieve Discorso sopra il medicametUo del vino ed oglio per guarire ogni êorle di ferilà. Païenne, 1603, in4*. U a pani une traduction firançaise de cet écrit; elle est intitulée : Discaun Umchant le médicament duwinetde V huile pour guérir les blessures, Paris, 1607, in^. L. Hb.

PARIZE (saint-) (Eau minérale de). Athermale, sulfatée et carbonatéej calcique et magnésienne faible, carbonique forte, dans le département de la Nièvre, dans Tarrondisscment et à 20 kilomètres de Ne vers, émerge une source connue dans le pays sous le nom de Font-Bouillant, Son eau est claire, transparente et limpide, sans odeur, sa saveur est un peu fade et légèrement ferrugineuse. Sa température est de 12*1 centigrade; elle est constamment traversée par des bulles gazeuses assez grosses et qui s'épanouissent avec bruit à sa surface ; on ne connaît ni sa densité ni son analyse exactes. On sait seulement que J'eau de la source de Font-Bouillant de Saint-Parize est principalement minera-

PARKER (Les). 345

lisée par des sulfates et des bicarbonates de chaux et de magnésie, et que l*acide carbonique est le gaz qui s'en dégage toujours, surtout pendant les jours chauds et orageux.

Cette eau est exclusivement employée en boisson par les habitants de la contrée qui lui prêtent une activité remarquable dans les accidents qui accompagnent on suivent les accès prolongés de fièvres intermittentes. A. R.

PABK (Henry). Médecin anglais de mérite, né à Liverpool le 2 mars 1744 ou 1745, était le fils d*un cliirurgien estimé, il commença l'étude de la chirurgie en 1759 à l'hôpital de sa ville natale, sous la direction de Broomfield, puis en 1 762 passa à Londres, où il eut pour maître le célèbre Pott, alla ensuite étudier à THôtel-Dieu de Paris, et en 1766 à Rouen sous Le Cat. Il se fixa ensuite à Liverpool, y fut chirurgien de l'hôpital de 1767 à 1798, et ne renonça à la pratique qu en 1820, pour aller habiter sa maison de campagne.

Park mourut en janvier 1831 d'un cancer du pylore. Nous connaissons de lui :

I. Accmmt of a New Method of Treating JOUetues of the Joints ofihe Knee and Elhmo» London, 1783, in-8*. — II. Coêeê of Excision ofCariouê Joints, London, 1806, iii-8*. — lU. A Case of Yaricous Aneurism. In Simmotu Med. Facts a. Observ., i, I Y, p. 111» 1703. — IV. Articles dans les recueils périodiques. L. Hx.

PAHKBB (Les).

Parker (Langston). Célèbre chirurgien et syphiligraphe anglais, né à Birmingham en 1805, était le fils d'un praticien estimé. Il étudia la médecine à rbôpital Saint-Barthélémy à Londres, puis à Paris, fut reçu membre du Collège royal de chirurgie en 1828, puis commença à pratiquer son art sous la direction de son père. Lorsque Sands Cox fonda le Queen*s Collège^ il fut nommé professeur à cette institution et y enseigna Tanatomie avec le plus grand succès pendant une vingtaine d'années, en même temps qu'il joignit ses efforts à ceux de Cox pour faire prospérer le Queen$ Hospital et renseignement clinique qui y ^it donné. La plupart de ses excellentes leçons cliniques furent publiées dans VAsMOciation Médical Journal à partir de 1855, puis dans the Lancet et la Médical Gazette. Les sujets les plus variés de chirurgie lui étaient familiers, mais où il brillait surtout, c'était dans l'étude de la nature et du traitement de la syphilis. En 1843, Parker devint fellow honoraire du collège des chirurgiens, ^l, lorsque la Briti$h Médical Aisociation se réunit à Birmingham, il y lut une Presse remarquable sur le traitement du cancer par les caustiques. En quittant le service actif au Queens Hwpitaly il ne continua pas moins à s'intéresser au %aocès de l'institution et y resta chirurgien consultant; aucune opération extra- Ordinaire ne s'y faisait sans qu'il fût appelé à donner son avis. Parker était en Outre membre du Philosophical Imtituticn, et au début de sa carrière il fit des leçons sur Shakespeare, sur les rêves, sur l'influence de l'imagination, etc. 11 tnourut à Birmingham le 27 octobre 1871, laissant entre autres :

V Observations on ùiseases oj the Stomach. Birmingham, 1836, in-S"*. — II. A Générât ^iew ofthe Structure of Animais, etc. Birmingham, 1837, in-8". — IIL The Stomach in i€t MorHd States, being a Practicat Inçuiry, etc. London, 1838, in-S". Americ Edition, ^hiladelph.. 1839, in-8*. — IV. A Manual ofthe Modem Treatment ofSyphilUic Diseases, etc. Loodoo, 1839, in-12. Americ Edit. Pbiladelpbia, 1839, in-8<*. Cet ouvi*age a obtenu plusieurs Citions. Etc. L. Hi.

(Willard). Médecin américain, né à HiUaborouf^Vv^ iVvtA \^ ^e;\i-

516 PARKES (Les bbdx).

Hampshire» le 3 septembre 1800. Il fit ses premières études à Chelmsford (Massachusetts), puis à la Harvard Unii^rsityf ofi il prit ses grades eu 1826. Il s*appliqua alors à la médecine, fut pendaut deux ans house-physician à Thôpital de la marine à Cbelsea, puis devint un élève de Warren en même temps qu'assistant pour Tanatomie à TÉcole de médecine. En 1829, il fut attaché à Thôpital général de Massachusetts et Tannée suivante obtint le diplôme de docteur à la Harvard Médical School.

Il entra presque immédiatement dans la carrière de renseignement médical et fit ses premières leçons sur l'anatomie h l'école de médecine de Woodstock (Vermont), puis devint professeur d'anatomie et par la suite professeur de chirurgie au Berkshire Médical Collège^ à Pittfield (Massachusetts). En 1836, il passa à Cincinnati pour occuper là chaire de chirurgie au Collège médical de cette ville, et là il fut un collègue de Samuel D. Gross.

Peu après, Parker fit un voyage en Europe et à son retour se fixa à New- York, où il fut nommé en 1839 professeur de chirurgie au collège médico* chirurgical, charge qu'il conserva jusqu'en 1870; à cette époque il se retira avec le titre de professeur émerite. En 1845, il avait été nommé chirurgien du Bellevue Hospital et en 1856 du New-York Hospital. Enfin en 1866 il devint membre du Conseil de santé métropolitain, de nouvelle création. Parker mourut le 25 avril 1884, à New-York.

Parker fut aussi distingué comme professeur que comme opérateur; s'il manquait quelque peu de l'élégance si appréciée chez beaucoup de ses con&'ères, il n'en était pas moins un opérateur sûr et consciencieux, il a peu publié. U donna une édition anglaise du Traite' de chirurgie de Cooper et mit au jour un certain nombre d'articles disséminés dans les recueils médicaux. Le dernier qu'il a écrit est intitulé : Carbolic Acid in the Treatment of Woundsj et a été publié dans le New-York Médical Journal^ January 6, 1883. L. Un.

PAKKAriacëes (Parkeriacese VLooV, et Grév.). Groupe de Fougères, ne renfermant que les deux genres Parkeria Hook. et Ceratopteris Brongn., dont les représentants sont remarquables autant par leurs organes reproducteurs que par leur port et leur mode de végétation. Ce sont en effet des plantes aquatiques qui croissent dans les marais ou sur les bords des fossés remplis d*eau stagnante, les Parkeria dans l'Amérique tropicale, les Ceratopteris, au contraire, dans les régions chaudes de l'Asie et de l'Afrique. Leurs frondes, notamment les inférieures, sont profondément découpées,* les frondes fertiles ont leurs bords enroulés en-dessous vers la nervure médiane et sur leur face inférieure sont dis* séminés çà et là des sporanges assez gros entourés d'un anneau plat et strié, très-court dans les Parkeria^ beaucoup plus étendu dans les Ceratopteris; c^ qui fait que, dans ces derniers, les sporanges ressemblent à ceux des Polypodes» Les spores, globuleuses dans les Ceratopteris^ sont tiîgones dans les Parkeria»

Ed. Lbf.

PARKES (Les deux).

ParkM (Edmumd-Alexandbr). Célèbre médecin anglais, né non loin de Bir*

mingham, vers 1820, suivit les leçons et les laboratoires d*University

Collège et obtint de nombreuses médailles dans le cours de ses études. Il prit

en 1841 le grade de bachelier en médecine, puis, de 1842 à 1845, servit dans

Varmée commQ omstont-sttrjfeon» U se rendit alors dans les Indes et eut là

PAHKIA. 347

roccasion de faire des observations sur la dysenterie, l'hépatite et le choléra, qa*il publia par la suite dans des ouvrages spéciaux. A son retour en Angleterre, en 1846, il prit le titre de docteur et fut nommé médecin et professeur de cliniqae à Vniversity CoUege^ en même temps il exerça son art à Londres. En 1855, lors de la guerre de Grimée, son gouvernement le chargea d'organiser et de diriger un hôpital, qu'il établit à Renkioi, sur la rive asiatique des Dardanelles. Après la guerre, la nécessité d'une école de santé militaire fut universellement reconnue en Angleterre et, lorsqu'elle fut fondée en 1860, au fort Pitt, à Chatham, Parkes y obtint la chaire d'hygiène, qu'il conserva jusqu'à sa mort, n dirigea en même temps un laboratoire d'où sortireni des travaux, remarquables. Sa collaboration aux Department Blue Books, à partir de cette époque, fut extrêmement importante et efOcace au point de vue de l'hygiène publique. En i8U, il fut nommé félîow du Collège royal des médecins de Londres, puis en 1865 fut élu représentant de la couronne au General médical Council, dont il dermt Tun des membres les plus influents ; il usa de cette influence pour créer ilei fondations utiles et pour réformer l'enseignement de la médecine, les enmens médicaux, etc. A la mort de Baly, la charge de médecin de la reine loi fut offerte; il ne l'accepta pas, mais la reine ne lui continua pas moins ses bveurs. Parkes fut en outre feliow honoraire de la Société royale de Londres à partir de 1861. Il mourut de tuberculose aiguë à Bitterne, près de Netley, le 15 mars 1876.

hrkes a été un professeur brillant ; quoiqu'il ne se soit pas beaucoup livré à h pratique, son diagnostic était sûr et le traitement qu'il instituait répondait nettement aux indications. U a beaucoup écrit dans le Médical Times and Gasette, the Lancet, le British and Foreign Medico-Chirurgical Review^ qu'il dirigea quelque temps, etc., et a publié un grand nombre d'ouvrages très* estimés. Nous citerons seulement de lui :

I. Dytentery and Indian Sepatilis. London, 1846. — II. Algide Choiera, London, 1847. — m Diieaset ofthe Skin (édit. d'un ouvrage de Thomson). London, 1851. — lY. The Early Cêêu of Choiera in London. London, 1848. — Y. The Compotition of the Urine in Health nilHteaMe. London, 1860. — YI. A Manual of Practical Higiene. 4*^ Edit. London, 1874, VtP; ^ Edit. Ibid., 1878, in-8*. — Yll. On the Action ofLiquor Pota$sae in Health and Kteate. In Med.-Chir. Review, — YIll. On Dieeases of the Heart In Med. Times, 1849. — VLùn the IntetHnal IHeekargea in Choiera. In London Joum,, 1848. — î. GuUtonian Uduree on Pyrexia, In Med, Times and Gaz., 1858. — XI. Croonian Lectures on Nitro- §aiomt Elimination, In the Lancet, 1871. — XII. Les Transactions de la Société royale KDferment de lui des mémoires Sur Vilimination de ta%ote dans Vaction musculaire, en iK7 et 1871, sur les effeU de Valcool sur l'organisme humain, en 1870, 1872 et 1874.

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