‹ Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, publie sous la direction de MM. les docteurs RaigeDelorme et A. Dechambre (volume 5)Chapitre 4 sur 68 · DES · texte numérisé non relu

DES

cholérixe. Voy. ClIOLl-RA.

choles ou CHOLS. Voy. Centre-Amérique, p. 810 cl Mexique, p. 495.

CHOLESTÉRATES. En traitant Ja cbolestérine par l'acide nitrique, MM. Pelletier et Caventou (Ann. chim. phys., t. VI, p. 401), ont obtenu un aride cristallisé jaune orangé auquel ils ont donné le nom d'acide choleslériquc. Les m'Is décrits par ces auteurs sont tous colorés eu jaune ou en rouge vif, incristallisahles. Le sel de barvte renferme 26,25 pour 100 de barvle.

Iiedtenbaclier n'a pu obtenir, dans les mêmes conditions, qu'un acide jaune, iucristallisable, donnant des sels solubles et cristallisables. Le cbolestérate d'arg« -ut a pour formule C'II'Ag'O5; il est peu soluble à froid dans l'eau, soluble à « buud et cristallise en croules par le refroidissement de ses solutions bouillantes. P. SCH.

CBOLESTÉRINE C,CH*V0-+- II20. Découverte en 1775 par Conradi dans les calculs biliaires, la cbolestérinc fut étudiée par Chevreul (Ann. chimie, t. XCV, p. 7. Ann. de phys. et de chim., t. H, p. 546).

On la trouve en plus ou moins grande quantité dans diverses parties de l'ori;;iiiî>nie animal (bile normale, calculs biliaires, cerveau, sérum du sang, globules sanguins, jaune d'œul), ainsi que dans certaines productions patbologiques. Les végétaux en contiennent également (pois> buile d'olive, builc d'amandes douces, gluten, maïs, etc.) La plupart des calculs biliaires sont presque entièri'inent formés de cbolestérine, et il suffit de les traiter par l'alcool bouillant, additionné d'un peu de potasse; la cholestérine se sépare en cristaux par le refroidissement en lamelles nacrées, incolores, sans saveur, plus légères que l'eau. Kl le est insoluble dans l'eau, peu soluble dans l'alcool froid. 9 parties d'alcool «l'une densité =0,84 dissolvent à l'ébullilion 1 partie de cbolestérine. Soluble dans rétbcr, l'huile de pétrole, le chloroforme. Par l'éva\>oval\ou \fc\\\& ta %a

mer. esc. XV U. \

2 CUOLOlDAMUUE.

solution éthéréc, mélangée d'alcool, on l'obtient sous forme de prismes clinorhombiques. Klle fond entre 156 et 157°. Elle se sublime partiellement vers 550° en se décomposant.

Les expériences de M. Rerthclot conduisent à faire envisager ce corps comme un alcool ; en effet, en chauffant divers acides (acides acétique cristallisable, butyrique, stéarique, benzoïque) pendant longtemps à 200* avec de la cholestérine on obtient des combinaisons éf hérées. Le sodium attaque la cholestérine dissoute dans l'huile de pétrole, dégage de l'hydrogène et forme un dérivé sodé C,eHwNaU.

Par l'action ménagée de l'acide sulfuriquc concentré sur la cholestérine, on obtient divers carbures isomères correspondant à la cholestérine moins de l'eau C"H".

Jusqu'à présent on ne peut se faire une idée précise du rôle et de la signification physiologique de la cholestérine dont il n'a été fait aucune application importante. P. Sch.

CHOLESTÉRIQUE (Acide). (Rcdtenbacher, Ann. der Chem. und Pharm., t. LVH, p. 145. Theyer et Schlosser, td., UL, p. 2io. Schliepcr, t'rf., t. LVIII, p. 375. Streckcr et Gundclach, id., t. LXH, p. 226. Pelletier et Cnventou, Ann. de chim. et de phys., t. VI, .p. 401). Cet acide s'obtient par l'action prolongée de l'acide azotique concentré sur les acides de la bile, acides choloïdique, choliquc, etc. ; ainsi que sur la cholestérine. L'acide choloïdique est attaqué pat quatre ou ci nq fois son volume d'acide azotique concentré; après la première action, on distille à une douce chaleur, en coliobaut au besoin; puis ou ajoute de Peau au résidu et l'on distille de nouveau. Le liquide qui reste dans la cornue se sépare en deux couches; la supérieure cristallise, et est formée d'acide choloïdaniquc; l'inférieure contenant l'acide cholestérique est neutralisée par l'ammoniaque et précipitée par le nitrate d'argent. Le précipité de cliol estera te d'argent est purifié par cristallisation dans l'eau bouillante et décomposé par l'hydrogène sulfuré. Ou obtient ainsi un acide jaunâtre, incristallisable, hygrométrique, de saveur amère et acide ; très-soluble dans l'eau, l'alcool et létlier, décomposable par la chaleur et de formule C8I1I008. P. Sch.

CBOUSOTÉMTIS. Variété de synchysis, attribuée u des cristaux de cholestérine détachés du cristallin et flottant dans les humeurs de l'œil (voy. Sv.\chysis). I>.

choline. Yoy. Bilk, p. 275.

CHOLIQUE (Acide). Yoy. Bile.

CHOLOÏDANIQLE. Acide crist ail i sable formé par l'oxydation des acides biliaires, au moyen de l'acide azotique (voir acide cholestérique). H se sépare en couche surnageante qui cristallise par refroidissement, lorsqu'on a épuisé l'action de l'acide nitrique sur l'acide choloïdique. Les cristaux égouttés sur de l'amiante sont purifiés par des cristallisations dans l'eau bouillante. Il se présente alors sous forme de cristaux soyeux, minces, très-peu sol u blés dans l'eau froide, un peu plus à chaud, soluble dans l'alcool et l'éther.

Formule probable : CMPV. P. Sc:n.

CHOLOioiQtE (Acide). Yoy. Uilf, p. 271.

CHOMEL (les). 3

tHOLOSIQl/E (Acide). Yoy. Bile, p. 371.

CHOME!, (Les). La famille des Chomel a fourni des médecins à notre Faculté depuis la première moitié du dix-septième siècle jusqu'à ces derniers temps; aucun d'eux cependant, le dernier excepté, ne mérite de tenir une grande place dans une biographie médicale et, quoique deux d'entre eux aient été doyens de la Faculté, Hazon n'en parle pas dans ses Notices des hommes les plus célèbres de la Faculté de médecine ; aussi serons-^nous très-bref sur ces divers |*Tsoiinages au sujet desquels on n'a d'ailleurs que fort peu de renseignements.

Chomel (Frakçois). Né à Annonay, vécut vers le milieu du dix-septième

siècle. On a de lui :

1. Obstrvationes tncdicœ. Londres, 1646, in-8°, ouvrage qui ne manque pas de valeur. — II. Tracta tus de tussi, Lyon, 1656, in-8*.

Chomel (Jacques-François). Petit-fils du précédent, vivait dans la première moitié du dix-huitième siècle. Il avait pris le bonnet de docteur à Montpellier et fut surintendant des eaux de Vichy où une des sources porte encore son nom.

Il a publié les ouvrages suivants :

I. An naturelle* omnes corporis humani humons alibilcs cl cxcrcmcnlitii dirimi possuntf Montpellier, 1708, in-4°. — II. Universœ medicinœ theoricœ pars prima seu physiologia ad nntm scholœ accommodât a. Ibid., 1709, in-12. — III. Traité des eaux minérales, bains cl douches de Vichy. Clcrmont-Ferrand, 1734, in-12; Paris, 1738, in-12.

Chomel (Pierre-Jean-Bapvjste). Le plus connu des anciens membres de celle famille, né à Paris le 2 septembre 1671, mort dans la même ville-le 5 juillet 1740. Quoique médecin, J.-B. Chomel ne s'est guère occupé que d'histoire naturelle, et il faut reconnaître qu'il a rendu à la science d'assez notables services. Il fut l'élève assidu de Tournefert et s'attacha particulièrement à ce botaniste illustre ainsi qu'à Fagon. Tournefert avait conçu l'idée de faire l'iiisloire générale des plantes de la France, Chomel devint son collaborateur et parcourut, dans ce but, l'Auvergne, les montagnes du Puy-de-Dôme et du Cantal, le fiourbonnuis et en rapporta des documents nombreux et importants. Eu 1706, Fagon le lit nommer médecin du roi par quartier. Après la mort de Tourueforl, Chomel, obsédé en quelque sorte de son idée, loue un terrain inculte au bout de la rue de l'Arbalète, y cultive les plantes médicinales les plus usitées et ta plus importantes, et y donne des leçons publiques sur la préparation des médicaments extraits des végétaux. Le jardin botanique, créé et entretenu par Chomel existe encore ; il fait partie de récolcacluelle de pharmacie, dont il a été la première origine. Il avait été reçu à l'Académie des sciences, en 1720 et la Faculté de médecine le nomma doyen en 1735. C'était un homme de bien, dans la véritable acception du mot et un savant aussi modeste que réellement utile. Le seul ouvrage qu'il ait publié a eu longtemps une très-grande réputation ; il est aujourd'hui complètement tombé dans l'oubli. En voici le titre :

Abrogé de Vhistoire des plantes usuelles, dans lequel on a donné leurs noms différents, tant français que latins, la manière de s'en servir, la dose cl les principales compositions <k pharmacie dans lesquelles elles sont employées, etc. Paris, 1712, 2 vol. in-12; Ibid., 1715, 1725, 1730, avec supplément ; 4 vol., in-12, 1759; 3 vol. in-12, 1761, 1782; in-8«\ Enfin la 7* et dernière édition de cet ouvrage a paru en 1803. 2 vol. in-8°; elle est due aux soins intelligents de Nailubd, qui y a fait de très-nombreuses additions.

Chomel (Jean-Baptiste-Louis). Fils du précédent, né à Paris vers le commencement du dix-huitième siècle, mort dans la même ville le 11 avril 1765. Btçu docteur en 1752, il professa la botanique en 1747 ; il tul m&kdw qy&y-

4 CIIOMEL (les).

naire du roi et doyen de la faculté de médecine en 1755 et 1756. Il semble s'être adonné particulièrement à l'histoire de la médecine en France et il nous apprend qu'il avait recueilli les matériaux de nombreux mémoires sur l'origine de la Faculté et sur les médecins qui l'ont particulièrement illustrée. Il n'a publié qu'un fragment de ce grand travail sous le titre d'Essai historique sur la médecine en France, lequel mérite d'être lu. Le reste de l'ouvrage n'a jamais vu le jour.

J.-B.-Louis Ckomel a publié :

I. Lettre d'un médecin de Pari* à un médecin de province, sur ta maladie des bestiaux. Taris, 1745, in-8* — II. Dissertation historique et critique sur l'espèce de mal de gorge gangreneux qui a régné parmi tes enfants, Vannée dernière. Paris, 1749, in-12. — III. Essai historique sur ta médecine en France. Ibid., 17G2, in-12.- IV. Eloge historique de M. Mol in, médecin consultant du Roy. Ibid., 1761, in-80. — V. Éloge de Louis Duret, médecin célèbre sous Charles IX et Henri III. Ibid., 1705, in-12. — C'est également lui quia publié l'édil. de 1761 de l'ouvrage de son père sur les Plantes usuelles.

Chomel (Auguste-François). Né à Paris le 15 avril 1788, mort au château dcMorsan (Seine-et-Oise) le 9 avril 1858. Chomel appartenait à cette longue famille des Chomel dont nous venons de tracer l'histoire, il était le petit-neveu de Jean-Baptiste-Louis Chomel ; nous trouvons encore dans la famille deux autres médecins d'un certain renom, Jean et Jacques Delormequi furent médecins de la cour depuis Henri III jusqu'à Louis XIV. Noblesse oblige, dit-on; le père de Chomel, qu'une surdité avait empêché de se faire médecin, exigea, en quelque sorte, que son fils embrassât la carrière où ses aïeux s'étaient distingués. Bien que les goûts de Chomel ne le portassent pas vers la médecine, il étudia cependant cette science avec un grand zèle et une assiduité remarquable. A dix-huit ans, il prit s'a première inscription, devint interne des hôpitaux parle concours et fut lauréat des hôpitaux et de l'école pratique. En 1815, il prit le bonnet de docteur et soutint une thèse remarquable sur le rhumatisme. Chomel ne quittait presque pas les cliniques et les amphithéâtres de dissection ; l'administration des hôpitaux récompensa son assiduité eu le nommant chef interne à l'hôpital de la Charité. Le chef interne était presque un médecin, il logeait à l'hôpital et faisait une visite du soir. Peu après il fut nommé médecin attaché au service de la Charité, ce qui en faisait un véritable chef de service en second. Il faisait en même temps des cours publics intéressants, instructifs et très-suivis. Nommé agrégé sans concours en 1825, Chomel remplaça Laennec, en 1827, dans la chaire de clinique médicale, à la Charité d'abord, puis à l'Hôtel-Dieu. 11 est remarquable qu'à une époque où le concoure public était en grand honneur, Chomel conquit tous ses grades sans concoure. 11 se montra toujours digne cependant des postes divers qu'il eut à occuper, et, comme professeur de clinique, son enseignement méthodique, instructif et substantiel, eut un juste retentissement. Aucun honneur ne lui manqua ; il fut conseiller ordinaire de l'Université, membre de l'Académie de médecine, médecin du roi Louis-Philippe, oflicier de la Légion d'honneur. La fin de la carrière de Chomel fut marquée par un, trait qui l'honore particulièrement. Lorsque, en 1852, le gouvernement imposa le serment aux professeurs de la Faculté, Chomel, qui n'avait pas été seulement le médecin, mais l'ami particulier du dernier roi, refusa de prêter un serment qui répugnait à sa conscience et aima mieux quitter la Faculté qu'il aimait et un enseignement qui faisait son bonheur et sa gloire. Chomel a continué de travailler jusqu'à la dernière heure, et c'est presque à la veille de mourir qu'il a publié son traité des Dyspepsies.

CHOMEL (les). 5

Pendant sa vie, Chomel a eu un grand renom el Un certain éclat ; son nom a servi un jour de bannière aux ennemis scientifiques de Broussais ; ce nom et celte gloire sont cependant destinés à s'effacer et à s'éteindre peu à peu. Comme avant médecin, il n'a pas laissé une seule œuvre vraiment remarquable. La plus considérable, celle qui a eu le plus grand succès, la Pathologie générale, est un ouvrage, méthodique sans doute, clair et utile aux étudiants, mais terre à (erre, sans portée, sans une seule grande vue. Cliomel manque de fermeté etdc précision en ce sens qu'il se prononce rarement entre les opinions diverses, en en arceptant volontiers plusieurs ; il reste dans le vague et ses descriptions offrent difficilement un type qui se grave dans l'esprit. 11 n'aime pas les nouveautés ; il les repousse presque systématiquement et ne les accepte enfin que lorsque tout autour de lui lui eu fait l'obligation. Sa clinique est assurément un bon ouvrage, mais avec les qualités et les défauts que nous avons déjà signalés. C'est à propos «les lièvres qu'il eut avec Broussais une grande et retentissante querelle. Chomel * montra profondément injuste envers l'illustre réformateur; il ne comprit pas on il feignit de ne pas comprendre ce qu'il y avait de grand dans le médecin du Yal-de-Gràce, lequel élevait un système faux, sans doute, mais à l'aide des découvertes les plus vraies et les plus utiles, en médecine, l'étude des lésions analomiques et l'examen attentif des symptômes. Sa plus grande, sa plus légitime réputation, Cliomel Ta acquise comme professeur ; c'est celle malheurcu~ sèment qui passe le plus vite. Méthode, clarté,, sagesse, science profonde du malade et de la maladie, érudition remarquable, netteté d'exposition, honnêteté scientifique, etc., il avait tout, il eut encore autre chose. Chomel interrogeait le malade avec un soin extrême; Maniant à sa juste valeur hcoupd'œil médical, il examinait attentivement tous les organes, aussi bien ceux qui étaient évidemment malades que ceux qui pouvaient paraître sains ; il apprenait aux élèves qu'il «était permis de poser un diagnostic qu'après cet examen complet qui, plus (finie fois, faisait découvrir des lésions dont personne n'aurait pu soupçonner l'existence. Cliomel a de la sorte imprimé une excellente direction à la clinique H formé toute une génération de bons médecins et d'excellents praticiens. Il n'est pas douteux que cette façon minutieuse d'examiner tous les malades n'ait été pour mie grande part dans les récentes découvertes de la science pathologique. Coirime homme, Chomel sut se faire aimer et estimer de tous, aussi bien de ses malades que île ses confrères et voici le portrait qu'en trace Grisolle, un de ses élèves de prédilection: « Caractère loyal et ferme, d'une austère probité, possédant au plus haut «lejnéla religion du devoir; dévoué, courageux, fidèle à l'amitié comme au malheur ; désintéressé, bienfaisant, sympathique pour tout ce qui est bien, comme l>our tous ceux qui souffrent; résigné, stoïque pour ses propres douleurs, et, au moment suprême, acceptant la mort en sage, sans vaine ostentation comme >ans faiblesse ; tel a été M. Chomel. m

^>ici la liste des ouvrages d' A. -P. Chomel:

I. Essai sur le rhumatisme. Paris, 1813, in-i°. — II. Elément* de pathologie générale, t^lition. Ibid ,1817, in-8°. — III. Des fièvres et de» maladie* pestilentielles. Paris, 1821, ln-8*. — IV. Isçon* de clinique médicale, recueillies par MM. Gkxest, IUquin et Sestiir. Paris, 183i, 1857, 1840, 5 vol. ïn-8". — V. Des dyspepsies. Iliid., 1857, in-8". II. Mr.

Chomel a publié en outre de nombreux et importants articles dans le Nouveau journal de médecine el dans le Dictionnaire de médecine en trente volumes.

6 CHONDROGLOSSE.

CHONDRILLE. Chondrilla. L. Genre de plantes Dicotylédones, de la famille des Composées , caractérise par un involucre cylindrique, caliculé à

7 et 8 folioles; des fleurs toutes ligulées, et des akènes oblongs, anguleux, sillonnés, muriqués et écailleux au sommet, terminés par un long bec capillaire qui porte une aigrette de poils simples.

La seule espèce Intéressante est le Chondrilla juncea , L. qui croit lans les lieux incultes et sablonneux de l'Europe moyenne et méridionale. C'est une plante haute de 60 à 80 centimètres, à rameaux nombreux , juuciformes, qui porte à la base des feuilles caulinaires roncinées primai if ides, qui disparaissent de bonne heure, et sur la tige et les rameaux durs et glabres, de petites feuilles linéaires, entières, fortement appliquées. Les capitules sont petits, pauciflores, de couleur jaune.

Cette plante contient en abondance un suc laiteux, assez doux, avec une légère amertume ; les capitules portent quelques petites gouttelettes d'une exsudation résineuse. La plante a été employée, en guise de chicorée, comme apéritive. Lémery la donne aussi comme humectante et adoucissante.

Sous le nom de Gomme de Chondrille, Belon désigne une substance, qui n'a aucun rapport avec nos Chondrilla. C'est une matière gommeuse et résineuse, qui est excrétée soit par les racines, soit par le réceptacle des capitules de VAtroc* tylis gummifera L. (Acarna gummiferay Willd).

Lunée. Gênera Plantarum, 910. Species, 1120. — Toorxefort. Institut iones Bei herbariar, tab. 208. — Endlicheh. Gênera Plantarum, n# . — Belo*. Singularités, p. 40 et 355. — Lemeat. Dictionnaire des drogues simples, 493. I'l.

CHOXDMNE. Il est déjà question de la chondrine à l'article Cartilages. Nous n'en dirons ici que peu de mots.

La chondrine se prépare en faisant bouillip pondant quarante-huit heures dans l'eau des cartilages divisés en couches minces, évaporant Je liquide jusqu'à consistance gélatineuse et enlevant les matières grasses par l'éther bouillant. Il reste de la chondrine qui se prend en une masse dure et diaphane. On peut l'extraire aussi de la cornée.

La chondrine est insoluble dans l'alcool et dans l'éther. Les acides organiques ou inorganiques la précipitent presque tous de sa solution aqueuse ; quelquesuns seulement (chlorhydriquc, sulfurique, azotique, phosphorique, phosphoreux, chlorique, iodique), ajoutés en excès, la redissolvcnt. Si ou la fait bouillir avec de l'acide sulfurique, elle donne de la leucine.

Elle est également précipitée par l'alun, l'acétate de plomb et d'autres sels métalliques.

La chondrine avait été autrefois confondue avec la gélatine, qui n'est pas précipitée par les arides et par les sels métalliques.

Mulder a retiré de cartilages d'hommes :

Carbone 49.5

Hydrogène G. G

A*ole 11.4

Soufre U.4

CBOSDRO«t'OftTALEtt (Artères). Yoy. Côte*. CBOSDROGMHi/E (Muscle). Yoij. Langue.

CHONDRUS. 7

CBSXMUHDE (de yfoSpoç, cartilage; «<îo;, forme). Cette expression a été employée par Heu singer (System der Histologie, t. I, 1822), comme synonyme de cartiiagini forme, pour] désigner diverses tumeurs dont le tissu ressemble plus ou moins au tissu cartilagineux. Sous le nom de tumeurs chondroïdes, ou a confondu des enchondromes, des tumeurs fibreuses, des productions fibrocartilagineuses, et il n'y a plus lieu d'établir un ordre de tumeurs portant ce nom.

M. Broca a désigné sous le nom de tissu chondroule et de couche chondrende la zone du cartilage épiphysaire de couleur bleuâtre, épaisse de 1 à 2 millimètres qui est située au point d'union du cartilage de I'épipbyse avec la diaphyse. Cette couche est formée par du cartilage en voie de prolifération (voy. a ce sujet l'art. Rachitisme, p. 677). A. II.

On désigne sous ce nom les tumeurs constituées par du tissu cartilagineux, on emploie souveut comme synonyme le mot enchondrome. Il serait préférable de réserver cette expression aiix enchondromes vrais , c'est-à-dire aux productions cartilagineuses situées dans les os; cependant, il nous a paru qu'il n'y avait pas grand inconvénient à sacrifier ici à l'usage. Muller lui-même, Virchow, Rindfleisch décrivent comme enchondromes les tumeurs cartilagineuses des parties molles, et , d'autre part, Follin, Nélaton, Curling et un grand nombre de chirurgiens ont ordinairement employé la même expression pour désigner les tumeurs cartilagineuses de la parotide, du sein, du testicule, etc.

Tout en admettant avec Robin, Comil, Ileurtanx, que l'expression chondrome est plus générale, plus régulière, nous croyons qu'il nous sera permis d'établir le renvoi de l'article Chondrome à l'article Enchondrome. Les renvois des articles Cancer, Carcinome, Cartilages, p. 153, 368, 755 du tome XII seront, par conséquent, reportés au mot Enchondrome. A. II.

CBONDROPLASTES. VoiJ. CARTILAGES.

CHONDBO-STERNALES. Voy* CÔTES.

CHONDRUS (La mou roux, in Ann. Mus., XX, 126). Genre de plantes de la Famille des Algues, Ordre des Floridées, que Targioni a nomme Cypellion, et qu'on a rapporté souvent comme section au genre Sphœrococcus d'Agardh. Les Chondrus ont pour caractères génériques : une fronde cartilagineuse, plane, dichotome, à segments linéaires ou cunéiformes, généralement obtus. Leurs apothécies sont hémisphériques, sessiles sur Je disque, ou pédicellées et marginales ; leurs sporidies sont presque rondes ou anguleuses, réunies en masses ou en séries, mais distantes les unes des autres dans les apothécies, et s'ouvrent finalement par un pore dans le plus grand nombre des cas. Deux Chondrus seulement intéressent la pratique. L'un est le C. crispus Lyngb. (Fucîis crispus L. Sphœrococcus crispus Ag.), qui croît dans les mers du nord de l'Europe, notamment en Irlande, et qui est la Mousse perlée, la Mousse d'Irlande ou le Carragalien (voy. ce mot); l'autre, qui est le C. canaliculatus Grkv., ou SphœrococmcanaliculatushG., et qui est, comme le précédent, employé parles habitants des côtes comme aliment. Le C. lichenoides ou Sphœrococcus lichenoides «le Gn'ville, %uré aussi par lui (Scott. Cryptog. Flor., \l, l. VkK)^ sov\*\fc whsv

8 CHORANCHE (eau minérale de).

de Gracilaria compressa, a été trouvé dans certains nids d'hirondelles, di Hercules peut-être des véritables Salanganes (voy. ce mot). II. Bn.

E^DL.> Cen., n. 91. — GriB., Drog. simpl., éd. 6, II, 35. — Rosk.nth., Syn. plant. <lifij>h., 8.

CHOPART (François). Chirurgien fort distingué de la lin du siècle dernier, naquit à Paris le 50 octobre 1745, et se livra, jeune encore, sous Antoine Petit, à l'étude de l'anatomie; c'est là qu'il connut Desault et que commença entre eux cette étroite amitié que la mort seule put rompre ; une maladie grave qu'éprouva Desault, et pendant laquelle son ami ne le quitta pas un instant, resserra encore les liens de leur affection. Reçu docteur en chirurgie en 1770, Ghopart suppléa plus d'une fois son illustre ami dans ses cours à l'Ecole pratique et dans ses visites à l'Hôtcl-Dieu. Imbu des mômes principes en chirurgie, ils commencèrent ensemble la publication d'un traité des maladies chirurgicales dont la rédaction appartient presque exclusivement a Ghopart, et dont il ne parut que deux volumes. L'éminent praticien dont nous retraçons la vie, nommé d'abord professeur de chirurgie à l'École pratique, succéda en 1782 au célèbre Bordenave, comme démonstrateur de physiologie, et après la reconstitution des écoles il fut nommé à la chaire de chirurgie, chirurgien de l'hospicede l'Kcole. Il semble avoir été frappé du même coup que Desault, auquel il ne survécut que quelques jours, emporté par un choléra-morbus le 9 juin 1795. Rien n'égalait la simplicité et la modestie de Ghopart, qui s'effaçait avec autant de soin cpie d'autres en mettent à se produire. C'est sur les instances de Boyer qu'il se dérida à faire connaître le procédé pour l'amputation partielle du pied qui porte son nom.

Ou a de lui :

I. De lœsionihus capitis per ictus repercussis. Thèses du coll. de cliir. Taris, 177i», in— 4°. Trad. par lui en franc, sous ce titre: Mém. sur les lésions à la tête. Paris, 177t. in-12. — II. De uleri prolapsu. Ibid., 1772, inri*. — III. Traité des maladies chirurgicales et drt opérations gui leur conviennent (avec Desault). Paris, 1789, in- 8°, 2 vol. (les seuls qui aient paru). — IV. Traité des maladies des voies urinaires. Ibid., 1791, in-8°, 2 vol. (le troisième qui devait renfermer l'histoire des calculs vésicaux et de la taille n'a point paru), 2* élit., revue et annotée par Pascal. Paris, 1812, in-8°, 2 vol. — V. Cas d'amputation partielle du pied. In La méd. éclairée par les sciences physiques, t. IV, p. 85, 1792. E. Dcd.

CHORANCHE (Eau iiimérale de), athernuile, amétallite, ferrugineuse % faible, carbonique et sulfureuse faible. Dans le département de l'Isère, dans l'arrondissement et à 20 kilomètres de Saint-Marcel lin, sur la rive droite de la Rourne, dans renfoncement d'une gorge sauvage bordée de chaque coté par deux longues fdes de montagnes sans végétation qui conduisent le regard jusqu'à d'autres chaînes plus élevées et plus stériles encore, au milieu de sentiers à peine praticables, émerge. une source dont l'eau est claire, limpide et transparente ; son odeur est manifestement sulfureuse ; aussi des bulles gazeuses, les unes grosses, formées par de l'acide carbonique, les autres d'un volume plus petit, composée* d'azote et de gaz acide sulfhydriquc , la traversent-elles sans cesse et viennent-elles par intermittences s'épanouir à sa surface. Sa saveur est douceâtre et légèrement sucrée ; sa température est de l.V,2 centigrades; sa densité n'est pas connue. Son analyse, faite par M. (iue\mard, ingénieur des mines, est incomplète, parce que ce chimiste n'a pu examiner qu'un échantillon d'eau transportée. M. Niepce a trouvé dans 1,00(1 grammes de l'eau de la source de Choranche les principes suivauts :

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