‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.14Chapitre 60 sur 77 · PRESSION TEMPÉRATURE. EN ATMOSPUÊRES · texte numérisé non relu

PRESSION TEMPÉRATURE. EN ATMOSPUÊRES

Cyanogène solide — 34» indéierminé.

— liquide

Éther méihylique (G*H'0) liquide. .

Éther méthylchlorhydrique (C^H'Cl) liquide

PRESSION TEMPÉnATDRE. EN ATMOSl'HÈHES.

. — 51 indéterminé.

— 87 , . indéterminé.

— 75 indéterminé.

— 85 indéterminé.

Protoxyde d'azote solide — 101 . . . • . . indéterminé.

Acide iodhydrique solide . . .

— liquide. . .

Acide bromhydrique solide. .

Ammoniaque solide

— liquide

Arséniure d'hydrogène liquide.

Chlore liquide

Acide suUhydrique solide. . .

— liquide . .

Acide chlorhydrique liquide . . Acide carbonique solide . . .

— liquide . . .

liquide.

Acide fluosilicique liquide.

Acide fluoborique liquide. .

Mesure des tensions maxima des vapeurs dans le vide. Pour procéder à la mesure des tensions maxima qui ne dépassent pas oOO millimètres, M. V. Regnault a employé (fig. 30), en lui faisant subir des peifeclionneraents essentiels, l'appareil déjà mis en usage par Dalton. Kh, go sont deux tubes barométriques aussi semblables que possible, plongés dans une même cuvette. Ils sont fixés aux deux tubulures a, a, pratiquées dans le fond d'une caisse métallique VV, dont l'une des faces est formée par une glace à faces parallèles EFGH. On verse dans cette caisse de l'eau qui environne les parties supérieures des baromètres et dont la température, maintenue uniforme par des agitateurs, est indiquée par un thermomètre T. Le baromètre go est parfaitement sec ; on introduit dans la chambre du baromètre Kh le liquide destiné à foiu'nir la vapeur dont on veut mesurer la tension maximum. Dans ce dernier baromètre Kh, le niveau de la colonne mercurielle se maintient nécessairement et constamment au-dessous de celui du mercure dans le baromètre sec, go. Cette différence du niveau, qui sert à mesurer la tension de la vapeur, est relevée au moyen d'un cathétomètre successivement pointé sur les sommets des ménisques de mercure dans chaque baromètre. Des expériences préliminaires permettent de corriger cette différence du niveau dés erreurs de réfraction et de l'influence de la capillarité *.

* Dans ses importantes reclierches sur la mesure de la tension de la vapeur d'eau, M. V. Regnault a adopté la disposition suivante pour introduire le liquide dans la chambre du baromètre Kh. Le sommet de ce baromètre communique par un tube capillaire he avec un ballon de verre A, contenant de l'eau. Ce tube capillaire lui-même est formé de deux parties réunies par Une pièce de cuivre f à trois branches, la troisième branche de cette pièce communique avec une machine pneumatique par l'intermédiaire d'un tube MN à ponce sulfurique. On chauffe légèrement l'eau du ballon A; une petite quantité de liquide distille et se condense à la surface du mercure du baromètre. On fait jouer la machine pneumatique ; l'eau du ballon et celle du baromètre entrent en ébuUution; l'air et la vapeur s'échappent par le tube MN, ou celle-ci se condense. Quand on a aiusi vaporisé quelques grammes d'eau, on est sûr que l'air est complètement expulsé de l'appareil ; on ferme alors à là lampe le tube que s'engage dans la troisième tubulure de la pièce f.

A la température de l'air ambiant, les observations se font avec une grande précision. Quand on veut opéi er à des températures plus élevées, on enlève, au moyen d'un siphon, une partie de l'eau froide de la caisse VV, on la remplace par une f|uantité correspondante d'eau chaude; on dispose ensuite au-dessous du fond de la caisse en tôle une lampe à alcool, que l'on approche plus ou moins du fond ou dont on soulève plus ou moins la mèche, de telle sorte que, l'eau étant continuellement agitée dans le vase, la température reste parfaitement stationnaire.

« Dans cette manière d'opérer, dit M. V. Regnanlt, les colonnes de mercure des deux baromètres ne sont pas chauffées dans toute leur hauteur, mais les portions

Fis. 30.

FiK. 31.

qui sortent du vase sont dans des conditions complètement identiques. La différence de hauteur des deux colonnes est à la température du bain ; cette différence, ramenée à zéro, donnera la tension de la vapeur.

Pour que cette mesure soit parfaitement exacte, il faut ajouter à la différence ainsi mesurée la hauteur d'une colonne de mercure à zéro équivalente à l\ colonne du liquide en expérience qui presse sur le mercure du baromètre K/i.

Pour la mesuie de la tension de la vapeur d'eau, cet appareil peut être employé jusqu'aux températures de 50 à 60 degrés.

Gay-Lussac s'est servi très-ingénieusement du principe de la paroi froide pour mesurer les tensions niaxima des vapeurs à zéro et à des températures inférieures. Soit B (fig. 51) un baromètre dont l'extrémité plonge dans le vase D, et dans lequel on introduit de l'eau. Si, dans le vase D, on entoure son extrémité engagée

déglace ou d'un mélange réfiigéraut ; la vapeur se condense partiellement au contact de la paroi refroidie, se congèle, et l'équilibre de tension est rompue dans la chambre barométrique. Le liquide qui surmonte la colonne mercurielle fournit de nouvelles vapeurs qui vont se congeler en partie contre les parois refroidies, et le mouvement continue jusqu'à ce que l'eau soit tout entière passée, par distillation, dans le bec plongeant dans le bain réfrigérant et s'y soit congelée. La chambre du baromètre reste remplie de vapeur d'eau et il s'établit alors, dans l'appareil, un état d'équilibre dans lequel la tension est la même dans toute l'étendue de la chambre barométrique et égale à la tension maximum de la vapeur cor-

Fig, 52.

respondante à la température de la portion immergée dans le vase D. Si donc ou place dans la même cuvette un baromètre sec A, la différence de hauteur des colonnes mercurielles dans les deux thermomètres, estimée au.cathétomètre, sera la tension maximum de la vapeur à la température indiquée par le thermomètre T maintenu dans le bain réfrigérant ^

Pour mesurer les tensions maxima des vapeurs supérieures à oOO millimètres, M. V. Re"-nault a employé la méthode de Véhidlition sous diverses pressions. Cette méthode, proposée et pratiquée par Dulong, est la plus exacte de toutes; elle est fondée sur les principes suivants, dont nous établirons plus t^rd l'exactitude : la tension maximum de la vapeur émise par un liquide en ébullition est égale à la pression supportée par la surface du liquide ; la température et la tension de la

> Quand on opère avec des liquides qui ne se congèlent pas dans le bec du .tube engagé dans le vase D, on a soin de recourber ce bec pour que le liquide condensé par distillation puisse s'y accumuler.

CICT. ENr. XIV. *^

vapeur émise restent constantes pendant toute la durée de l'ébullition, quand la pression supportée par le liquide ne change pas.

La vapeur se forme dans une cornue en cuivre rouge A (fig. 52) chaufiee p.ir un petit fourneau. Quatre tubes de fer soudés dans le .couvercle, ouverts par le haut, fermés par le bas, plongent à des hauteurs différentes. Quatre thermomètres, t, t', dont la marche a été comparée à celle du thermomètre à air, sont maintenus dans ces tubes préalablement remplis de mercure; deux fournissent la température du liquide, les deux autres accusent la température de la vapeur. Un tube métallique ab met le col de la cornue en communication avec un ballon métallique B dans lequel on peut comprimer ou raréfier de l'air avec une machine de compression ou une machine pneumatique; la force élastique de l'intérieur du ballon est accusée par un manomètre à air lihrekpo. Ce ballon est plongé dans le vase C rempli d'une quantité considérable d'eau destinée à maintenir sa température constante. Un courant d'eau froide fourni par le vase D circule dans le manchon mn autour du tube de communication ab, dont la température est ainsi maiiiteiuie constante.

Lorsque le liquide entre en ébullition dans cette encemte close, les bulles de vapeur qui éclatent à la surface ont une force élastique au moins égale à la pression accusée par le manomètre. A mesure que la vapeur se forme, elle repousse devant elle le gaz du col de la cornue dans le ballon B et forme au-dessus du liquide un espace qui ne contient que de la vapeur. D'ailleurs les nouvelles vapeurs viennent, à mesure qu'elles se forment, se condenser au contact des parois refroidies du tube de communication ab et retombent à l'état liquide le lon^ des parois de la cornue A. Il s'établit donc, au bout d'un certain temps, un état définitif dans lequel la couche de vapeur qui surmonte le liquide est nécessairement saturée et possède une force élastique égale à la pression exercée par le gaz contenu dans le ballon B. Quand l'équilibre de température est établi entre la vapeur et les thermomètres, le manomètre à air libre indique donc la tension maximum de la vapeur à la température accusée par ces thermomètres.

L'appareil précédent peut servir pour la mesure des tensions qui ne dépassent pas de beaucoup la pression atmosphérique. Pour étendre les observations à des limites plus élevées, M. V. Regnault a employé la même méthode, seulement l'appareil avait de plus grandes dimensions et était établi avec plus de solidité.

Le tableau suivant, emprunté aux travaux de M. V. Regnault, fait connaître la marche de la tension maximum de la vapeur d'eau à diverses températures :

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