‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.15Chapitre 10 sur 98 · CELLE DU MILIEU AMBIANT · texte numérisé non relu

CELLE DU MILIEU AMBIANT

1 ,94 0 ,93 de 0°,6"2 ù 0»,93 0',93 5 ,00 0 ,86 0 .71

DE L OBSEBVATEUK.

Krafft.

J. Hunter.

liroussonnet.

id.

id.

Buniva.

Despretz.

id.

Becquerel!

J. Davy.

id.

Martine.

id.

Martins.

La température propre des poissons, très-variable selon les espèces, a oscillé entre 0^20 (poisson volant) et 5», 88 (brochet). Nous devons signaler ici, d'une manière spéciale, deux faits très-importants observés par J. Davy. Sur une Bonite pêchéedans les mers tropicalez, J. Davy a constaté que li température des masses musculaires de l'animal l'emportait de dix degrés sur celle de l'eau de la mer qui était elle-même à 27", 20. Plus tard, il fit pêcher, dans la mer de Marmara, plusieurs Pélamides, espèce de poisson migrateur. L'air était à 210,67, la surface de la mer à 20" et le courant sous-marin, où nageaient ces poissons, à 16'',67. Dans l'abdomen de la pélamide, le thermomètre monta à 22", 78, et, dans les masses musculaires, à 23", 89. En comparant la température de ces poissons à celle du courant sous-marin dans lequel ils vivaient, nous trouvons que leur température propre éiSiit de 6", 11 dans l'abdomen, et de 7», 2 Sdans les muscles du dos. Ces deux laits ont une grande importance ; ils mettent hors de toute contestation la production de chaleur chez les poissons et prouvent en même temps que, chez eux, les masses musculaires jouissent, comme chez les mammifères et les oiseaux, d'une température supérieure à celle des autres parties du corps.

Articulés et annélides. Swammerdam, sans fournir aucune évaluation thermométrique, dit que, même en hiver, la température des ruches d'abeilles est fort élevée au-dessus de celle de l'atmosphère. Réaumur, en hiver, par une temj)érature extérieure de — 5", 75, a vu le thermomètre s'élever à + 12",5 dans l'intérieur d'une ruche d'abeilles. J. Hunter a constaté des faits du même genre. Newport, par un froid extérieur de — 8",05, constata que l'intérieur d'une ruche était à — 1»,1 ; les abeilles, ayant été, réveillées et excitées, s'agitèrent, et la température monta à 21",11 . L'air extérieur étant à + 1",39, le même observateur trouva la température à 38", 89 dans une ruche dont les abeilles étaient agitées. D'après les recherches deNewport, c'est en mai et en juin que les ruches d'abeilles, à l'état de repos complet, acquièrent Je maximum de température propre. Il a vu cet e,rcès de température s'élever à 15",56, dans un nid de guêpes ; à 5",55, dans un nid de bombus lapidarius; à 8", 35, dans un nid de bombus sylvarum, et à 12», dans

CUALKUR AINIMALE.

une fourmilière de formica herculanea, dans laquelle ces insectes étaient trèsagités. Évidemment ces élévations de température si (onsidérables de ruches d'abeilles, de nids de guêpes et de fourmilières, résultent, en grande partie, de l'accumulation d'un grand nombre d'êtres vivants dans un espace tres-lmnte. Ces faits ne peuvent donc pas servir à donner une mesure exacte de la température propre de ces animaux, mais ils n'en démontrent pas moins, d une manière incontestable, la faculté dont ils jouissent de produire de la chaleur ; sous ce dernier rapport, leur importance est très-grande dans la question qui nous occupe. Nobili et Melloni ont cherché à déterminer la température propre des insectes

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