NOMS DES MOIS
H.4UTEUR BAHOMÉTRIQUE, EN MILLIMÈTRES.
moyenne.
minima.
maxima.
Mai
Juillet
Août.. .
Septembre
Octobre
Novembre
l'examen du tableau précédent, contenant les moyennes, les maxlma et les minima des observations recueillies par Unger, et converties en millimètres.
Les vents dominants sont ceux du S.-O. et surtout du S. De temps en temps, mais beaucoup plus rarement, souffle le vent du nord, venant de Caramanie; c'est le vent brûlant par excellence et le plus redoutable aux récoltes. Pendant tout le courant de l'été, ou à peu près, une légère brise s'élève vers neuf heures du matin, elle augmente jusqu'à nne heure, moment de son maximum, et ne s'éteint guère que vers quatre heures. Les orages sont rares à Chypre, pendant toute l'année, et complètement inconnus pendant l'hiver.
Flore. La flore de Chypre, offre nécessairement une analogie très-marquée avec les flores des autres contrées périméditerranéennes, et notamment avec celles des contrées limitrophes des côtes septentrionales de cette mer. Il existe en effet, sur le pourtour de cet océan intérieur, aussi bien que dans les nombreuses îles dont il est émaillé, et même dans toute l'Asie-Mineure, une remarquable unité de végétation, depuis longtemps reconnue. En dehors des conditions analogues de la climatologie générale, il faut chercher l'explication de ce fait dans une certaine uniformité du sol, que révèle suffisamment un coup d'oeil jeté sur la carte géologique. Mais cette uniformité de la masse n'exclut pas des différences de détail que nous aurons l'occasion de signaler.
Dans l'intérieur même de l'île de Chypre, les aspects sont très-variés, en raison surtout du manque ou de l'abondance d'eau. L'absence de courants permanents fait que la végétation doit tout attendre des pluies périodiques ou accidentelles ; il n'existe pas de réserves suffisantes dans les lieux élevés. Aussi, dès les mois de février et de mars, les côtes et les vallées profondes sont déjà couvertes de verdure, quand les hauteurs restent nues. Ce n'est que dans les mois suivants que la végétation devient générale.
Relativement à son étendue, l'île possède, en somme, une flore très-riche; nous en donnons ci-dessous le tableau résumé.
Les parties les plus élevées des chaînes montagneuses de l'île de Chypre sont presque partout recouvertes d'arbres à feuillages persistants, parmi lesquels se remarquent surtout le pin maritime [Pimis maritima) et la variété orientale du Pinus Laricio; ce dernier s'élève autour du mont Adelphe jusqu'à 1,800 mètres d'altitude. A Chypre, on le trouve sur les terrains de formation pyrogène, tandis qu'en Crète il affectionne spécialement le calcaire jurassique. Vers les mêmes altitudes, c'est-à-dire entre 700 et 1,000 mètres, dans l'est de l'île, et particulièrement sur les deux flancs de la chaîne septentrionale, on rencontre plutôt le Cupressus horizontalis, qui, dans certains endroits, forme à lui seul de petites forêts, par exemple près du Saint-Hilarion et du couvent de Chrysostome. Trèscommunément, au cyprès se mêle, en grande quantité, le Jiiniperus phœnicea, abondant surtout dans le Tracheotis, entre Oromidia, Famagouste et le cap grec. Cet arbuste intéressant est presque aussi commun en Crète qu'à Chypre.
Au-dessous de la zone des arbres verts, commence celle des arbres à feuilles caduques. Diverses espèces de chênes {Qiiercus Pfœffingeris , Q. inermis, Q. Cyprin, etc.), alternent avec de grands platanes, l'arbousier oriental [Arhulusandrachne) que l'on rencontre entre 200 et 650 mètres d'altitude, le Ceratoria siliqua, qui, à Candie comme à Chypre, ne dépasse guère 550 mètres d'altitude. Sur la lisière des pins, la végétation est souvent vigoureuse, parce qu'il y règne une certaine fraîcheur qui fait trop souvent défaut ailleurs ; là, et dans les régions de hauteur moyenne, se mêlent fréquemment, pour former de petites
TABLEAU GÉNÉliAli DE LA FLORE DE l'iLE DE CHYPRE.