CURRIE
comité de la Société pathologique de Dublin. Vers la même époque, il entra dans la rédaction du Dublin Médical Journal, qui venait de passer dans de nouvelles mains, et il y écrivit jusqu'à sa mort. En 1846, Curran fit un nouveau voyage sur le continent pour visiter les ctablissemenls d'aliénés de France, de Hollande et de Belgique, en même temps que les autres hôpitaux, les écoles médicales, etc. A son retour, il fut agréé membre d'un grand nombre de sociétés savantes. Il était gradvé du Trinity Collège, membre de l'Académie royale d'Irlande, etc. ; depuis plusieurs années, il prenait une part active aux travaux de la Royal Dublin Society ; en un mot, il n'y avait pour ainsi dire pas de société, soit médicale, soit purement scientifique à Dublin, dont il ne fût membre, et généralement membre actif.
Lors de la terrible épidémie de fièvre typhoïde qui s'abattit sur l'Irlande et en particulier sur Dublin, en 1847, Curran ne se ménagea pas; il soigna avec un dévouement de toute heure, entre autres, Henri Gueneau de Mussy, qui avait été envoyé avec Rodier, par le gouvernement français, pour étudier la maladie. Gueneau de Mussy se l'établit, mais Curran, à son tour, fut atteint du typhus et succomba malgré les soins les plus dévoués de ses confrères, le 26 septembre 1847, âgé seulement de vingt-huit ans.
Un détail curieux à noter, c'est qu'à partir de l'âge de quatre ans Curran ne mangea jamais de viande ni aucune substance d'origine animale, hormis les œufs et le lait, et ne but jamais de vin ni d'aucune liqueur alcoolique.
Nous citerons de lui :
I. Homœopatliy and flomœopathic Writings. Rev. in Dublin Quart. Journ. nf Med. Se, t. I, p. 173, 184G. — II. Médical Périscope. Ibid., t. II, p. 242, 1846. — III. Observation on Scurvij as it lias laielij appeared throughout Ircland, and in several Parts of Great Britain. Ibid., t. lY, p. 85, 1847. L. Hn.
CURRIE (James). Né le 21 mai 1756 à Kirkpatrik-Flemming, dans le comté de Dumfries, avait passé quelques années en Virginie pour exercer le commerce quand, entraîné par une vocation irrésistible, il abandonna cette première carrière pour revenir en Europe, en 1776, et suivre les cours de médecine de la Faculté d'Edimbourg ; il prit ses degrés à Glasgow, et vers 1781, alla exercer l'art de guérir à Liverpool, où il obtint beaucoup de succès, et fut nommé médecin de l'hôpital ; en 1792, il eut l'honneur d'être admis à la Société royale de Londres. Une affection grave de poitiine l'obligea de prendre sa retraite en 1804, et, après quelques voyages, il mourut le 51 août 1805. Currie fut un des plus ardents promoteurs de l'emploi des affusions froides dans les maladies et même dans les exanthèmes et la scarlatine en particulier; il les a mises en usage avec succès dans le stade de chaleur des fièvres intermittentes, dans l'hystérie, le tétanos, les convulsions, etc.
Outre ses ouvrages médicaux, Currie a publié quelques travaux politiques ou littéraires, notamment une édition des poésies de Rob. Burns, avec des notes qui attestent son goût éclairé.
I. An Essarj on Vitalily of tke Dlood. Lond., 1791, in-S". — II. Médical Reports on the Effects of Water Cold and IVarm as a Remedg in Fébrile Diseuses. Liverpool, 1797, in-S". Ibid., augmentée 1801; in-S», 2 vol. ; 5^ édit., London, 1814, in-8°, 2 vol. — III. Quelques mémoires dans les Mémoires de la Société tnéd. de Londres, t. III, et dans les Transactions philos, de Londres, 1792.
Cet auteur a été quelquefois confondu avec le suivant :
Currie (William). Contemporain du précédent, pratiquait en Amérique, à