‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.25Chapitre 65 sur 108 · TOTAL UES VILLES · texte numérisé non relu

TOTAL UES VILLES

CAMPAGNES

nOÏAUME.

emogra-

Résumons maintenant, comme l'a fait M. Lombard, les conditions d^.ttw mpliiques du Danemark. On a vu que la nuplialilé y est moyenne, plutôt faible; la fécondité des mariages est laible égalemenl. lNéaunioiu<, raccroissenieiit de la population a été rapide et il s'explique par le bas chiffre de la morlalilé générale du pays, qui est inférieure à celle de tous les États européens, la i\orvé"e et la Suède exceptées ; par la vitalité exceptionnelle des enfanls du premier â^e, par leur faible mortalité dans le cours des 5 premières années de la vie, et aussi par le taux élevé de l'illégitimité; entin par la longue durée de la vie movenne. En somme, « les conditions favorables l'emportent de beaucoup sur celles qui sont fàcbeuses, en sorte qu'on peut dire que le Danemark est autant favorisé que les autres Étals Scandinaves qui sont à la tète de l'Europe pour l'ensemble des conditions démographiques » (Lombard, de Genève, op. cit, t. H, p. 128).

Pathologie. Les documents danois ne permettent pas d'arriver à déterminer les rapports existant entre la mortalité et morbidité suivant les mois et les saisons. Fenger, dans son étude si complète sur les ouvriers de l'arsenal de Copenhague, a bien établi cette corrélation, mais il ne s'agit là que d'un "roupe d'hommes très-restreint, et considérés dans un habitat spécial; d'après ses recherches, le maximum de mortalité tombait en hiver; l'automne venait en deuxième lieu, puis le printemps, puis l'été; il avait constaté d'un autre côté que ces deux dernières saisons sont plus fécondes en maladies que l'automne et

l'hiver ; la fréquence (les maladies fébriles, en particulier, était p.irallèle aux oscillations saisonnières du thermomètre et leur minimum tombait en décembre. Ei; revanche, la durée des maladies était plus considérable en hiver (25,5 jours en moyenne) qu'en été (17,9). Fenger en avait conclu (jue la loi de la mortalité, sous le ciel du Danemark, était bien différente de colle de la morbidité (Fenger, tabl. U et V, p. 49 et 58).

Le tableau statistique ci-dessous, qui embrasse la population générale de Copenha"ne. des villes et des campagnes, ne contirme pas les conclusions de Fenf^cr en ce qui a trait à la prédominance de telle ou telle saison sur la mortalité :

RAPPORT A 100 DÉCÈS DANS CHAQUE CATÉGORIE d'hABITAT (mORT-NÉS COMPRIS) SUIVANT LES MOIS ET LES SAISONS.

Janvier

Février

Mars

Avril

liai

Juin

Juillet

Août

Siplembre . . . .

Octobre

Novembre . . . .

Décembre . . . .

Moyenne . . .

Décembre- février.

Mars-mai

Juin-août . . . • Sept. -novembre. .

COrEMlAGDE.

TOTAL IlES VILLES

CAMPAGNES

liOÏAUME.

j MMËROS

d'oedhe.

La mortalité dans l'ensemble du pays atteint par conséquent son maximum en mars, avril et mai, c'est-à-dire au printemps ; le minimum mensuel se rencontre en septembre, et l'automne est la saison la moins chargée en décès. L'hiver fournit une mortalité moindre que celle du printemps et supérieure à celle de l'été- les décès décroissent à partir de juin, atteignent leur minimum en septembre, et leiu- nombre commence à augmenter lentement à partir d'octobre, les mois extrêmes sont mars et septembre. Les quatre mois les plus froids (décembre, janvier, février, mars) comptent les 3(3,60 pour 100 des décès, t;indis que les mois chauds (juin, juillet, août, septembre) n'en ont que les 29,84 pour 100.

11 est à remarquer aussi que la mortalité suit une marche inverse dans les villes et dans les communes rurales ; à Copenhague, elle atteint son maximum en été, et reste sensiblement la même en automne ; elle est égale en hiver et au printemps; les proportions sont à peu près les mêmes dans les villes de province. Dans les campagnes, au contraire, l'automne est la saison de moindre mortalité, puis vient l'été, et enfin l'hiver et le printemps, qui s'équivalent et présentent le rapport le plus élevé.

Fenger a cherché à déterminer le rapport de fréquence des maladies dans les différents mois de l'année, appliqué à trois grandes périodes de la vie (tabl. U, p. 57). Il est arrivé à ces conclusions que pour la jeunesse (15-29 ans) la morbidité est au summum an printemps et en été; pour l'âge viril (30-49 ans), en été ; pour l'Age mûr (-}- 50 ans) et la vieillesse, en hiver, mais aussi au printemps ; l'automne est plus favorable aux vieillards que l'été.

Les maladies et les causes de mortalité suivant les professions ont été étudiées, pour Copenhague, par Ad. Hannover [Maladies des artisans, etc., voy. Bibliographie). Nous renvoyons à cet important travail dont le docteur Beaugrand a présenté une analyse très-étendue dans les Annales d'hygiène publiqiie, t. XVII, 1862, mais nous lui emprunterons au fur et à mesure les particularités qui se rattachent aux principales maladies chez les artisans et les non-artisans. Ce qui ressort de plus saillant de ce travail, c'est la fréquence plus grande des morts, chez les premiers, par la fièvre typhoïde, par la pleurésie, les maladies du cœur et le cancer, et la rareté relative des décès par inflammation dos

organes encéphaliques, parla bronchite, la pneumonie, le delirium tremens,etc

Le docteur Hannover a trouvé de plus comme âge moyen des décès : chez les artisans, 35,9; chez les non-artisans, 36,8; parmi les journaliers, domestiques, etc., 41,7. Ce même rapport descend à 28,3 pour la profession médicale à Copenhague.

Causes des décès suivant Vhabitat; Copenhague et villes de province. Les publications officielles du gouvernement danois nous ont permis d'établir le? causes des décès dans les villes pendant la période décennale 1866-1875 ; il est regrettable que des renseignements semblables n'existent pas pour les campagnes :

SUR 1000 DÉCÈS, COMBIEN SONT IMPUTADLES AUX MALADIES CI-DESSOUS DÉSIGNÉES.

COPENHAGUE

Fièvres intermittentes 0,1

Fièvres continues (flèvre typhoïde) 17, 4

Fièvres éruplives (variole, scarlatine, rougeole). . . 47,9 Maladies des organes et voies respiratoires :

Phthisie pulmonaire 136,5

Pneumonie ir2,4

Coqueluche 17,7

Croup, laryngite 6,4

Autres: emphysème pulmonaire, asthme, influenza. 4,1

Diarrhée 39,7

Maladies des organes de la digestion :

Gastrite, entérite, dysenterie, cholérine 9,4

Inflammations (péritonite, hépatite, métrite) . . . 15,6

Maladies chroniques du foie et de la rate 6,5

Autres maladies abdominales chroniques 16,5

Angines (y compris la diphthérite) 6,2

Maladies des organes de la circulation 39,2

Maladies de l'appareil urinaire :

Inflammations (néphrite, pyélite, cystite) 4,3

Lithiase 1,3

Maladie de Bright 10,8

Hydropisies indépendantes de la maladie de Bright . 4,5 Maladies du système nerveux :

Maladies mentales 1,3

Maladies aiguës des centres nerveux 71,2

Maladies chroniques des centres nerveux 26,1

Convulsions, éclampsie, tétanos 59,1

Maladies du système locomoteur :

Rhumatisme et goutte 5.0

Maladies chroniques des os et des articulations . . 3,7

BICT. ENC. XXV. 2 S

MOYENNE

VILLES

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