‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.27Chapitre 46 sur 49 · C. Herpétides irrégulières · texte numérisé non relu

C. Herpétides irrégulières

r 1° \ esicu

s 3» Sqiiair \ 4° Pa;jH/

3» Squameuses.

Populeuses.

1° Érythémateuses

2° Bulleuses. . .

3° Squameuses .

l'iaqués muqueuses.

Roséole.

Acné.

Lichen.

Varicelle.

Tuberculeuse, apulo-tuberculeuse.

f Papulo-vésiculeuse.

I l'uro-vésiculeuses.

{ Tuberculo-ulccreuses.

I Gommeuses.

iUlcéro-bulleiises.

Tubeiculo-ulcéreuses.

Tuberculo-gangrcncuses.

I Engelure permanente.

1 Érythème induré.

iStrophulus.

Lichen.

Acné pustuleuse.

( Sébacée.

< Impétigineuse.

( Gourme et pseudo-teigne.

\ Lupus érythémateux.

{ Lupus acnéique.

\ Lupus tuberculeux.

\ Lupus hypertrophique.

Pustulo-ulcéreuses.

Tuberculeuses inflammatoires.

Lupus exedens.

Tuberculose cutanée et muqueuse.

! Urticaire hémorrhagique.

Érythème papulo-tuberculeux.

Érythème noueux.

(i Herpès circiné.

/ Hydroa vésiculeux. \ Pityriasis ruhra (maculeux ( et circiné).

.\cné rosée.

Intertrigo sycositiquc.

Acné indurée.

Acné pilaris ombiliquéc

Sycosis arthritique.

Pityriasis.

Psoriasis.

Prurigo.

Lichen.

Eczéma.

Hydroa vacciniformc.

Herpès successif et chronique.

Cnidosis maculeux.

Cnidosis tuberculeux.

Eczéma nummulaire généralisé.

Eczéma généralisé.

[ Hydroa huileux.

( Pemphigus arthritique.

/ Hidrosadéiiite phlegmo- I neuse.

j Ecthyma successif.

\ Furoncles successifs.

Uosèole. 1 Eczéma rubrum généra- I lise.

Eczéma symétrique.

Mélitagre.

1 Pityriasis.

I Psoriasis.

Prurigo.

Lichen.

( Cnidosis.

Épinyctide.

Pemphigus.

Herpélide exfoliatrice.

768 DERMATOSES.

Diatlièsepurulenlc simple.

Diallièse )iurulenle\ Morve.

A. Coraclérinces jmr des jjjo- ( Eruptions cutanées 1 spécifique. iFarciii.

diiits iii/lammaluires. l de la ] Diatlièse pseudo-menilna-

neUïB.

[ Diallièse gangreneuse.

Diathèse hémorrhagique.

8 DiATiiÈ^cs. . , .\^" Caractérisées par des prnduits analogues aux] fibreuse

?;roc(u(7s /iormaï/a; (liomœoplasiques). j osléo - cartila"i-

' neuse.

/ Diathèse tuberculeuse.

n ^ ,.■ . , , ., , • \ — carcinomaleuse.

C. Caraclensees par de, produits spéciaux 1 épithéliomaiique (neo-pla^ques). lympl.adénique.

' Etc., etc.

f Chlorose.

I Scorbut.

I Lèpre.

1° Cachexies constilulionnetles ^^laladie d Addison.

— de Frerichs.

— de Ba«edo\v.

, Pemphigus cacliecti(|uc.

[,,,., I ,1 . • (.Maladie de Briglit.

la» Lachcxics diat lestques ^, „„i „■• ..„

* 1 • • • ( Glycosurie cachectique.

0' CAClUiXIl.S.

Réfutation des objkctioas faites a .notre classement des affectio.ns spéciales DE LA i'eau. La division des alïeclioiis pathologii[ues en affections de cause externe et affections de cause interne n'a rencontré <ju"unseul détracteur, M. Devergie, et beaucoup de partisans qui, toutefois, n'en ont pas compris toute la valeur. Gibert lait remonter cette division à Hippocrate ; Hardy l'attribue à Lorry : ce sont là des assertions inexactes. La division dont veut parler Gibert est une division purement ctiologique ; la nôtre s'applique non-seulement à la cause, mais à la nature, aux symptômes et au traitement. L'eczéma, pour Gibert, qu'il fût de cause externe ou de cause interne, était toujours le même eczéma, avec les mêmes symptômes, les mêmes signes et le même traitement ; pour nous, l'eczéma de cause externe diffère de l'eczéma de cause interne par la nature, par les symptômes, le diagnostic, le pronostic et le traitement.

Quant à la division de Lorry : Maladies dues à un vice interne avec propulsion vers la peau, et à un vice local né de la partie affectée et de là pouvant s'étendre au reste du corps, cette division, quoi qu'en ait dit Hardy, n'a rien de commun avec la nôtre, et sans revenir ici sur des considérations déjà exposées dans l'bistorique (voy. plusbaut), il me suftira pour le démontrer de transcrire le passage suivant de mes leçons sur la divergence des opinions actuelles en pathologie cutanée : « Je ne dirai rien de la gale et de la teigne, qui se trouvent dans la première partie. A l'époque de Lorry, elles étaient considérées comme de cause interne. Mais dans la seconde partie, je vois figurer la gutta rosea et Vaurium humiditas prœternaturalis, reconnaissant pour causes, selon Lorry lui-même, la première, la suppression des menstrues, des hémorrhoïdes, et la deuxième une lymphe trop abondante, une nourriture excessive, etc., preuve certaine que Lorry avait pris pour base de sa deuxième classe non la cause externe, comme je l'ai établi, mais le vice congénital ou acquis, d'origine externe ou interne » [Examen critique, page 55 [Leçons rédigées et publiées par Langronne]).

M. Devergie prétend qu'il est impossible d'établir une division sur les causes, vu que la même cause peut donner lieu à des affections fort difJérentes de nature. H y a ici, dans l'esprit de notre ancien collègue de l'hôpital Saint-Louis,

DERMATOSES. 769

une confusion évidente entre la cause efficiente et la cause de'terminante. La maladie peut avoir des causes prédisposantes et des causes déterminantes multiples; elle n'a jamais qu'une cause efficiente unique.

Le professeur Gailleton trouve notre classification des affections spéciales de la peau plus complète que celle des auteurs qui nous ont précédé. C'est déjà quelque chose. Mais il nous fait des objections que nous ne pouvons passer sous silence.

Et d'abord, nous nous demandons pourquoi ce distingué professeur ne parle que de notre classification des affections spéciales, et ne dit mot de notre classement des lésions cutanées, aussi bien de nos dermatoses élémentaires que de nos affections génériques; mais il est facile d'en deviner la raison quand, un peu plus loin, on le voit conclure de tout ce qu'il vient de dire des classifications cutanées qu'il est nécessaire d'établir une classification des genres et une classification étiologique : ce qui veut dire, en d'autres termes, qu'il faut absolument sortir de la méthode de la confusion pour adopter celle de la distinction des états morbides. Or, ce sont ces idées et ces principes que j'ai développés dans mes cours, car, chaque année, je commençais ma leçon d'ouverture par ces paroles : « Tout enseignement suppose une doctrine et une méthode ».

Cela dit, examinons les objections de M. Gailleton : elles sont plus remarquables par le nombre que par la valeur, ainsi qu'on va le voir.

Première objection. La classification étiologique, dit M. Gailleton, a des avantages et des inconvénients, mais les inconvénients sont tellement grands qu'elle ne saurait être adoptée dans un Traité général sans amener une confusion extrême; elle expose à de nombreuses répétitions. Gailleton prend pour exemple l'érythème, qui peut dépendre d'une foule de maladies différentes. Il faudra, dit-il, feuilleter vingt chapitres pour avoir une idée de l'ensemble de l'affection; et plus loin : dans la classification de Bazin, le nombre des genres morbides symptomatiques des maladies constitutionnelles s'élève à près de quatre-vingts. Cette objection ne m'aurait pas été faite, sans doute, si M. Gailleton s'était donné la peine de lire ma classification des affections génériques; il aurait vu que je n'admets pas quatre-vingts genres d'affections cutanées ; que, loin de là, j'en ai réduit le nombre à vingt-deux, et qu'avec la méthode de la distinction des affections génériques et des maladies il était inutile de revenir sur l'histoire du genre à propos des espèces. Les caractères des genres ne varient pas, et, quand on fait l'histoire des affections cutanées qui se rattachent à une même maladie, on ne doit faire connaître que les caractères distinctifs des espèces qui s'y rattachent.

2^ objection. 11 est des affections dont on ne peut arriver à connaître la cause ou la nature, on ne sait si elles sont darlreuses ou arthritiques : où les placerons-nous? Cela est bien simple, dirons-nous à Gailleton : vous les laisserez où elles sont, parmi les genres. Puisque vous ne pouvez pas ou que vous ne savez pas en faire une herpétide ou une arthritide, vous en ferez un eczéma, un pityriasis ou un psoriasis, en un mot, une affection générique à laquelle vous opposerez le traitement indiqué par le genre.

3^ objection. Le mot difformité ne plaît pas à M. Gailleton i c'est un mot vide de sens [voy. Difformités). Disons seulement que, si M. Gailleton n'avait pas confondu les affections en voie d'évolution avec les affections stationnaires, il n'eût assurément pas fait de l'ichthyose une maladie dartreuse.

4" objection. Dans les diathèses de Bazin, les maladies sont groupées

DICT. ENC. XXVII. 49

770 DERMATOSES.

d'après le caractère anatomo-palhologique. et non d'après le caractère clinique. Cette objection est sans valeur, car le caractère clinique se confond ici avec le caractère anatomo-pathologique : dire carcinome, épithélioma, lymphade'nome, tubercules, etc., me paraît tout aussi clinique qu'anatomo-pathologique.

5^ objection. La classification de M. Bazin, malgré son étendue, est cependant incomplète. Elle ne comprend ni le bouton d'Alep, ni les affections symptomatiques du diabète, ni celles dues à des lésions du système nerveux... Gailleton connaît-il la cause du bouton d'Alep? S'il la connaît, rien ne lui sera plus facile que de le faire rentrer dans notre classification des affections spéciales ; s'il ne la connaît pas, il le laissera dans les affections propres (ordre des boutons), car évidemment on ne peut en faire une affection générique, bien qu'on ait voulu l'assimiler à l'ecthyma ou au lupus. Comme maladie, le bouton d'Alep trouve naturellement sa place dans les diathèses caractérisées par des affections propres à côté de la verruga, de l'yaws de Guinée, etc. Les affections symptomatiques du diabète sont décrites en ce qu'elles ont de spécial avec l'arthritis et la maladie de Bright.

Quant aux affections symptomatiques des lésions nerveuses, nous prions le lecteur de voir un peu plus loin ce que nous disons des rapports de la peau avec le système nerveux, et nous rappelons à M. Gailleton que notre classification des affections spéciales ne repose pas sur les causes secondaires, mais sur les causes premières, c'est-à-dire sur la nature ou l'origine des affections cutanées.

« Une classification quelconque, dit Gibert {Traité des maladies de la peau et de la syphilis, t. I" [Considérations générales]), ne peut jamais avoir pour but de donner des indications précises sur la nature et le traitement des dermatoses,... mais seulement de donner des bases solides au diagnostic des espèces. » Sans doute, dirons-nous, mais il faut s'entendre sur ce mot espèces, car, si par là on entend de simples variétés de genres qui ne donnent aucune indication de la nature ou de l'origine du mal, cette connaissance est absolument stérile. Les exemples que choisit Gibert de gale, de syphilide et de lupus, prouvent parfaitement ce que nous avançons. En effet, ce sont là des espèces, et non desimpies variétés de genres, qu'il ne faut pas confondre, comme le fait Gibert, avec ce qu'il appelle les formes cliniques, c'est-à-dire ce que nous appelons, nous, les genres cutanés.

Terminons cette critique par l'examen comparatif de nos doctrines avec celles des hommes qui ont exercé le plus d'influence sur les progrès de la dermatologie.

On peut rattacher à trois classifications principales tous les classements des auteurs actuels : celles de Plenck, de Willan et d'Ali bert.

Toutes les classifications empruntées à l'anatomie pathologique rentrent plus ou moins dans celles de Plenck et de Willan.

Aucune de ces classifications ne peut servir de guide pour le diagnostic complet des affections cutanées. Celle de Plenck ne va pas au delà du symptôme organique ; celle de Willan ne va pas au delà de l'ordre et du genre. Celle d'Alibert a la prétention d'arriver directement à la maladie, sans tenir compte des svmptômes et du genre.

Rapprocher l'une de l'autre ces trois classifications, montrer que toutes les trois sont utiles pour le diagnostic, faire connaître le lien qui les unit de manière qu'il n'y ait plus d'hiatus dans le diagnostic complet des affections de la

DERMATOSES. 771

peau : tel a éld le but que nous nous sommes proposé dans notre enseignement dermatologique, de sorte que notre triple classement des affections de la peau emprunté à Plenck, à Willan et à Alibert, peut être considéré, avec l'extension que nous avons donnée à chacun de ces classements, comme le guide le plus complet qui existe dans la scieuce pour le diagnostic et le traitement des affections cutanées.

En effet, le symptôme organique conduit au diagnostic de l'affection, et le diagnostic de l'affection conduit à la maladie, ou, ce f]ui revient au même, Plenck conduit à \Yillan, et Willan conduit à Alibert, parce que l'espèce morbide est contenue dans l'affection générique. Quelle a été l'erreur de chacun de ces auteurs? L'erreur de Plenck a été de croire qu'il diagnostiquait la maladie quand il ne diagnostiquait que le symptôme; l'erreur de Willan, de croire qu'il avait affaire à la maladie ou à une affection spéciale alors qu'il n'avait devant lui qu'une affection générique ; l'erreur d'Alibert, de croire qu'il possédait toute la maladie, tandis (ju'il n'en possédait qu'une partie, la dermatose.

{A suivre.) Bazi>.

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