‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.29Chapitre 25 sur 83 · AVEC CIILORDUE DE POTASSIUM · texte numérisé non relu

AVEC CIILORDUE DE POTASSIUM

grammes.

0,015 0,017 0,0fi5 0,131 0,531 0,539

Pour un mélange de sulfate de soude et de clilorure de sodium, c'est au contraire la diftusibilité du clilorure de sodium qui est augmentée, tandis que celle du sulfate de soude est diminuée.

Dans le premier exemple les deux sels différaient par la base, dans le second ils diffèrent par les acides, de sorte que, contrairement à ce que pensait Graham, la différence de diffusibilité se trouve augmentée aussi bien quand on expérimente des sels différents par les acides que lorsqu'ils diffèrent par les bases.

Si les deux sels diffèrent par les acides et les bases, il est permis de supposer qu'il se produira une sorte de dédoublement de manière à former le sel le plus diffusible, la diffusibilité jouant ici le même rôle que la solubilité dans les lois de Berlhollet (Doumerc).

Doumerc a essayé d'expliquer C9 phénomène par des considérations thermoélectriques sur lesquelles nous reviendrons plus loin.

L'inégale diffusibilité de deux sels peut servir à les séparer; Graham a publie un procédé fort long et peu pratique pour opérer cette séparation ; aussi n'estil guère recommandable.

Comme conséquence de ces sortes de faits, Graham a fait remarquer que la manière dont le sol s'imprègne des eaux pluviales est favorable aux séparations par diffusion. En effet, il est probable que la première portion des eaux entraîne à une certaine profondeur dans le sol les sels solubles, tandis que la dernière portion, composée d'eau presque pure, s'arrête à un niveau supérieur, dans les couches superficielles. Dès lors les sels se sépareront par diffusion de

bas en haut et les plus diffusibles, ceux de potasse et d'ammoniaque, qui sont en même temps les plus nécessaires à la végétation, monteront les premiers, les hydrates alcalins jouissant également d'un pouvoir diffusible considérable, cetle diffusibihté peut être mise en action par l'hydrate de chaux, surtout quand on se sert de chaux pour amender le sol des prairies.

50 décompositions dues à la diffusion. Grâce à l'affinité de l'eau pour les substances dissoutes, des décompositions chimiques peuvent se produire au sein des solutions employées; ainsi lorsqu'on fait diffuser de l'alun, ce sel se dédouble en sulfate de potasse et en sulfate d'alumine, parce que ces deux sels ont une diffiisibilité différente, en d'autres termes parce que leur alfinité pour l'eau n'est pas la même; le sulfate de potasse se diffusera plus vite que le sulfate d'alumine. De même, lorsqu'on emploie de l'acétate d'alumine, il y aura décomposition en acide acétique qui se diffuse assez facilement et en alumine qui se diffuse peu. On peut en dire autant de la plupart des sels métalliques doubles. C'est un phénomène analogue à celui qui se passe dans la dialyse, telle qu'elle est utilisée par Diibrunfaut [voij. Dialtse).

6*^ Diffusion dans de Veau renfermant déjà une substance en solution et dans des liquides autres que Veau. Quand une substance se diffuse dans de l'eau non pure, deux cas peuvent se présenter : ou bien on fait diffuser un sel vers de l'eau déjà chargée de ce mémo sel, ou bien on le fait diffuser vers de l'eau renfermant un autre sel en dissolution. Dans le premier cas, la diffusion a lieu, pourvu que la densité des deux solutions ne soit pas la même, et elle est d'autant plus rapide que la différence de densité est plus grande. Ce fait est bien évident. Dans le second cas, pourvu que les liquides soient suffisamment dilués, la diffusion s'opérera aussi rapidement que vers l'eau pure.

Nous devons signaler ici les remarquables expériences de Drevermann, qui a mis le phénomène de diffusion à profit pour obtenir artificiellement des minéraux cristallisés, entre entres le chromate de plomb, le carbonate de plomb, le spath calcaire, etc.; ces composés cristallisent grâce à la lenteur avec laquelle se fait le mélange, par diffusion, des combinaisons qui, parleur action réciproque, doivent leur donner naissance.

Quand le liquide vers lequel doit se faire la diffusion n'est plus de l'eau, il doit remphr une condition indispensable : c'est que le liquide dissolve la substance quon se propose de faire diffuser (Douraerc). On n'a guère expérimenté que l'alcool; l'iode, l'acétate de potassium, la résine diffusent vers l'alcool, mais, toutes choses égales d'ailleurs, la diffusibilité dans ce liquide paraît être moins grande que dans l'eau.

Ou peut également faire diffuser des sels vers des substances colloïdes ; ainsi le sel marin, le chlorure de potassium, etc., etc., se diffusent fort bien à travers des gelées solides. Dans une expérience comparative, Graham a fait diffuser du chlorure de sodium vers l'eau et vers la gélose de Payen; la température était de 9 à 10 degrés [voy. le tableau ci-dessous).

On voit que la quantité diffusée dans la gélose est moindre que dans l'eau, quoique dans certaines couches la proportion de sel marin paraisse y être plus abondante ; car ce qui reste dans la dernière couche de gélose dépasse ce qui reste dans la dernière couche d'eau; du reste la durée de l'expérience avait été de huit jours pour la gélose, de sept seulement pour l'eau, et au début de l'expérience la gélose était à une température supérieure à celle de l'eau et comme nous le verrons plus loin, l'élévation de la température favorise la

diffusion. 11 en résulte que le chlorure de sodium se diffuse moins bien vers la gélose que vers l'eau; on est arrivé au même résultat pour d'autres substances; le caramel, qui se diffuse très-peu dans l'eau, ne se diffuse pas du tout dans

une gelée solide.

15 et 16

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