‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.29Chapitre 65 sur 83 · ANGLETERRE ENTIÈRE. LONDRES · texte numérisé non relu

ANGLETERRE ENTIÈRE. LONDRES

5,i pour 1000. 4,5 pour lOiX).

9,9 pour 1000.

22,9 pour 1000.

Sur 10 000 habitants 5,25 meurent annuellement de la diphthérie.

Suisse. A Genève, en treize ans, la diphthérie a formé les 16 millièmes de l'ensemble des morts. Pendant fort longtemps, la diphtbérie a offert dans cette ville un caractère remarquable de bénignité, caractère qui, sans s'être maintenu absolument, est encore relativement très-marqué. Les remarquables succès donnés par la trachéotomie entre les mains de M. Revilliod, à Genève, comparés aux résultats infiniment moins brillants obtenus dans beaucoup d'autres endroits, à Paris notamment, ces succès, dis-je, largement aidés d'ailleurs par le talent de l'opérateur et par l'expérience du praticien, témoignent du caractère peu infectieux de la maladie. Le chiffre des guérisons a été de 58 sur 87 opérations, proportion à laquelle nous ne sommes pas habitués à Paris.

680 DIPIITIIERIE.

En 1826, une grave épidémie fit beaucoup de victimes dans les villes et dans les villages que baigne le lac de Genève. En 1854, la Suisse orientale fut surtout éprouvée. Dans ces dernières années, la maladie a pris une grande fréquence dans la Suisse occidentale. Elle règne d'ailleurs dans tout le pays, avec de fréquentes recrudescences.

A Bàle, elle s'est signalée surtout depuis 1850; les plus mauvaises années ont élé 1869, 1870 et 1871. De 1870 à 1871, la mortalité dipbtliérique a représenté les 16 n;illièmcs environ de la mortalité générale.

A Claris, ce cliiflVe a été porté jusqu'à 55 millièmes. A Berne, il n'a pas dépassé 15 millièmes 6.

En 1876, l'ensemble des morts par la diphtbérie a été pour toute la Suisse de 14 sur 1000.

La France n'offre pas les mômes ressources statistiques que les pays précédents; aucun document complet ne s'y trouve par suite de l'absence de tout service d'ensemble régulièrement organisé. Paris seul, depuis quelques années, est mieux partagé sous ce rapport, surtout en ce qui concerne les bôpitaux, grâce aux rapports trimestriels de M. E. Besnier. J'ai indiqué plus liant que la diphtbérie après avoir sévi par épidémies localisées avait envahi progressivement toute la surface du pays. Dans quelles proportions, il est difficile de le (lire, les rapports des médecins des épidémies fournissent quelques données à cet égard. Mais ces rapports, qui seraient précieux pour indiquer l'état sanitiiire du pays, s'ils étaient régidièrement adressés à l'Académie de médecine, manquent trop souvent et se réduisent malheureusement à des rensei-

gnements locaux.

M. Lombard a mis à profit quebjues documents compris dans le dixième volume (!c la statistique oflicielle, documents dont il suspecte à bon droit la valeur, les désignations morbides n'ayant pas élé données par des médecins officiellement chai-gés de ce service. Ils se bornent d'ailleurs aux années 1855, 1856, 1857, et aux décès fournis par les villes.

Pendant cette période les décès dus à la diphlhérie donnent les 56 millièmes de la mortalité générale.

Li maladie serait u.n peu plus fréquente dans les départements du nord. Strobes

et lourdes ont montré qu'en 1864 le croup était peu meurtrier à Strasbourg,

puisqu'il n'occasionnait que 15 décès environ, sur 1000 décès généraux, chiffre

in'érieur à celui ih la mortalité d'un grand nombre de villes du nord de

• l'Europe.

Bordeaux, d'après les recherches de M. .Marmisse comprenant les années 1858, 1859, 1860, est plus maltraité. Sur 1000 décès, 59 reviennent à la diphlhérie, et sur ceux-l'i 4,4 à l'angine.

Lyon, pendant les années 1861, 1862, 1865, a payé à la diphthérie le tribut de 8 morts sur 1000 décès généraux.

En parlant de l'éliologi^î et de l'influence des saisons sur la marche de la diphlhérie, j'ai montré quelles étaient actuellement la fréquence et la gravité de celle maladie à Paris et quelle effrayante progression elle subissait.

Pour Paris la statistique municipale et celle des hôpitaux permettent d'obtenir des résultats plus précis que je consigne dans les tableaux suivants :

DIPHTIIERIE.

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