‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales v.30Chapitre 94 sur 119 · L. Un · texte numérisé non relu

L. Un

DU (liARDIlv. Voy. Gardin et Dl7ARDL\.

DUGAS (Pierre-Théodose). Médecin de Marseille, reçu docteur à Montpellier en 1798, devint médecin en chef de l'IIôtel-Dieu de Marseille, médecin pour les épidémies, professeur de clinique à l'Ecole secondaire, et en 1857 professeur de pathologie interne. L'époque de sa mort nous est inconnue. On a de lui :

I. Essai sw les vers intesthinux. Thèse de Montpellier, 18 thermidor an VI, in-4"'. — II. P7-écis liistorique sur la maladie contagieuse qui a régné au hameau de la Valentine dans le courant du mois d'avril 1810. Marseille, 1810, in-8°. Etc. L. Hn.

DliGÉS (Amoine-Louis). Médecin et naturaliste célèbre, naquit à Mézières (Ardennes) le 19 décembre 1797, d'une famille qui comptait déjà plusieurs médecins. 11 ne se mit que tard à l'étude, mais rattrapa rapidement le temps perdu. A l'âge de seize ans il se rendit à Paris dans le but d'étudier la médecine. La première année de ses études, il obtint un des prix décernés par l'École de Paris et signala par les mêmes succès les deux années qui suivirent. Il voulut ajouter les honneurs du prix Montyon aux lauriers qu'il venait d'obtenir et composa dans ce but un mémoire sur la Constitution médicale de Paris pendant les années 1817 et 1818; le prix lui fut décerné. Il fut reçu au concours interne des hôpitaux en 1817, aide-anatomiste en 1819, prosecteur de la Faculté en 1820, et il soutint sa thèse de doctorat le 10 mai 1 821 , avec l'honneur d'ime réception gratuite.

Déjà à ce moment il possédait à fond l'art obstétrical ; les circonstances, l'amitié de Chaussier et de Dubois, l'exemple de madame Lachapelle, sa tante, l'avaient entranié dans cette spécialité. 11 publia plusieurs mémoires sur ce sujet, reflétant tous plus ou moins les idées de madame Lachapelle, qu'il s'identifiait en quelque sorte, puis développait en leur communiquant un tour original. Dans l'intervalle qui sépara la publication de ces mémoires, il obéit à l'influence du siècle et voulut aborder, à son tour, la question des fièvres et de l'inflammation, alors à l'ordre du jour. C'était l'époque oîi les idées de Broussais étaient dominantes. Dugès ne soutint aucune des opinions alors en lutte, mais chercha à servir d'arbitre et fit paraître son Essai sur la nature de la fièvre, de l'inflammation et des névroses (1823), dans lequel il conciliait les opinions de Broussais avec celles de Cullen, de Brown, de Darwin et des médecins fidèles à la tradition hippocratique. Cet ouvrage n'eut pas le succès qu'il méritait.

L'année suivante, en 1824, Dugès eut une autre occasion de produire ses talents. L'agrégation venait d'être instituée ; Dugès concourut et mérita le premier

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