L. Hn
FAURE (Jean-Frakçois). Un des plus habiles chirurgiens du 18^ siècle, né à Avignon dans le mois de janvier 1701, mort le 13 décembre 1785. Il a coopéré à l'illustration de la chirurgie à Lyon, où il vint en 1725, et où il fut
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nommé maître en 1733. Nous ne connaissons de lui qu'un seul mémoire, qui a été inséré dans le tome V des Mémoires de l'Académie de chirurgie. Mais ce travail dénote un praticien rompu au métier, et cherchant à remplacer l'erreur et l'empirisme par la vérité et la science : Quels sont les inconvénients qui résultent de l'abus des onguents et des emplâtres, et de quelle réforme la -pratique est-elle susceptible à cet égard dans le traitement des ulcères? A. C.
FAURE-viLLAR (Anselme-Cl.-Nic). Né à Marseille le 17 décembre 1801, était le petit-fils du docteur Dominique Villar, botaniste distingué et ancien doyen de la faculté de médecine de Strasbourg, et le neveu du docteur Villar, ancien médecin en chef de l'hôpital militaire de Besançon. Doué d'aptitudes remarquables, il fit des études brillantes, et dès l'âge de dix-sept ans entra dans le corps de santé militaire. D'abord sous-aide à l'hôpital de Nancy, il termina ses études aux hôpitaux d'instruction de Strasbourg, du Val-de-Grâce et du Gros- Caillou ; nommé en 1823 chirurgien aide-major dans un régiment de dragons, il fut reçu docteur la même année à la faculté de Strasbourg ; en 1828 il demanda et obtint le poste de médecin du camp de Glomel. Après avoir pris part à une expédition en Algérie, il revint à Strasbourg (1831) en qualité de démonstrateur d'hygiène. Nommé médecin en chei de l'hôpital de La liochelle en 1835 et de l'hôpital de Versailles en 1856, il s'acquitta avec zèle de ses hautes fonctions, et obtint en 1841, grâce à ses nombreux services, le grade de médecin ordinaire de 1" classe et la croix de chevalier de la Légion d'honneur. Après diverses mutations, il fut nommé médecin en chef du corps expéditionnaire de la Méditerranée (13 septembre 1849), et enfin, le 7 avril! 850, il fut appelé aux fonctions de médecin en chef de l'hôpital des Invalides, et dans ce poste obtint successivement le grade de médecin principal de 1''^ classe (1851), et celui d'officier de la Légion d'honneur (1852). 11 a été mis à la retraite en 1863, et est mort le 17 avril 1870.
Partisan enthousiaste , à ses débuts, de la doctrine de Broussais, il reconnut plus tard les dangers delà médication antiphlogistique appliquée indifféremment à tous les cas, et revint, notamment dans son mémoire sur la rougeole, à des idées moins exclusives et plus rationnelles. Observateur consciencieux, il a étudié avec soin, à l'hôpital de Versailles, et décrit l'un des premiers et d'une façon magistrale, la méningite cérébro-spinale ; son mémoire est encore, à l'heure qu'il est, un des meilleurs sur la matière. Dévoué à ses malades, non moins dévoué aux intérêts du corps de santé militaire, il n'a cessé, jusqu'au dernier moment, d'étudier les questions relatives à l'organisation de la médecine militaire.
11 a publié :
I. Dissertation sur l' inflammation chronique du testicule. Strasbourg, 1823. — II. Compte rendu des maladies observées au camp de Glomel, In Recueil des niém. de méd. milit., t. XXIX, p. 88; 1830. — III. Mémoire pour servir à l'histoire des complications de la rougeole. Ibid., t. XL VI, p. 241 ; 1839. — IV. Histoire de l'épidétnie de méningite cérébro-spinale, observée à l'hôpital militaire de Versailles, en 1839. Ibid., t. XLVIII, p. I, 1840; nouv. édit., Lons-le-Saunier, 1844, in-S". — V. Recherches de statistique médicale sur l'hôtel des Invalides. In Rec. des mém. de méd. milit., 2« sér., t. XI, p. 204 ; 1855. L. Hn.
FAUSSE-AHïGLSTURE. Écorce du Strychnos Ntix vomica ou Vomiquier (voy. ce mot). Pl.
FAUSSE*BRAi\C-LiR§llVE. Nom donné à VHeracleum Sphondylimn L. ou Berce (voy. ce mot). Pl.