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440 FRANCE (climatologie).
contrée, ou le chaînon des Cévennes, sur la pente méditerranéenne duquel la moyenne dépasse parfois 2 mètres. Le Languedoc a les pluies prédominantes pendant la moitié froide, et les trois régimes II, III, IV.
Les Alpes. Les Alpes françaises forment une région moins pluvieuse que les Pyrénées, sur le pourtour de laquelle, conformément à la loi générale,' la quantité annuelle augmente avec l'élévation; 1200 millimètres au grand Saint- Bernard, à 2472 mètres. Mais le bassin delà Durar,ce supérieure fait exception: les quantités y sont faibles et diminuent avec l'altitude; Briançon 522 millimètres, Embrun 571 millimètres, Barcelonnette 476 millimètres. Une ligne tirée du mont Viso vers Aubenas laisse au nord une région à pluies de la saison chaude et, au sud, une zone de pluies plus abondantes dans la moitié froide de l'année. La répartition trimestrielle ne dépend guères que des régimes II, de Lyon et Valence à Saint-Jean de Maurienne et Genève, et III, du Bhône entre Valence et Arles jusqu'au grand Saint-Bernard et à la partie méridionale des Alpes.
Provence. La Provence est un pays côtier inégalement pluvieux et qui l'est peu surtout d'Avignon à Marseille. La zone nord appartient à la région des pluies de la moitié chaude; la zone sud, beaucoup plus étendue, dépend des régimes des jtluies de la saison froide. Le régime III comprend environ les trois quarts^ septentrionaux ; le régime IV borde la côte, d'Arles au delà de Nice. (Voir, pour la France méridionale, le tableau ci-contre.) Sur la pluviométrie de la France septentrionale, nous tenons de M. Raulin' les renseignements qui suivent.
Pluviométrie de la France septentrionale. Au point de vue de la répartition de la pluie entre les moitiés froide et chaude de l'année, dans la moitié septentrionale de la France, la région F S littorale, est séparée de la région C, continentale, par une ligne tirée à l'O. de Fécamp, à TE. de Rouen, à TO. d'Evreux, Alençon, le Mans, et à l'E. d'Angers, Elle reparaît, cependant, sur la côte de la mer du Nord, à Calais et à Bergues.
Mais la région C n'est pas uniforme; elle renferme des parties intérieures
qui possèdent le régime F. L'une des principales comprend le bassin de
la Meuse, de la partie supérieure à la frontière Belge; il faut y rattacher
au N.-O. les parties supérieures des bassins de la Sambre et de l'Oise, et
au S.-O. les parties supérieures des bassins de la Marne, de l'Aube et de la
Seine. Une' autre, moins étendue, comprend la chaîne des Vosges, de Bitche
à Giromagny, d'où elle s'avance à l'O. vers la vallée de la Meuse qu'elle
n'atteint cependant pas. La chaîne du Jura présente un bon nombre de stations
de ce régime F, en Suisse, à Soleure, la Chaux-de-Fonds; en France, au S. de
Besançon, au N. de Lons-le-Saulnier, et non loin du Rhône à Saint-Rambert et
à la Saussaie. Une enclave plus petite est celle du Haut-Morvan, allongé de
l'E. à l'O., de Pouilly-en-Auxois sur le canal de Bourgogne, à Corbigny, sur le
canal du Nivernais. Enfm, il y a quelques stations isolées à rattacher au même
régime : Albert (Somme), Suippe et Gamp-de-Châlons, La Canre et Montmort
(Marne), Sens et Toucy (Yonne), Ponlevoy etCheverny (Loir-et-Cher).
* M. Raulin désigne, sur sa carte, par la leUre F, la région où les pluies de la moitié froide de l'année prédominent, et qui est ordinairement littorale; par la lettre C, les zones de prédominance de pluies pendant la moitié chaude, et qui sont habituellement continentales. Â. son exemple, nous nous servirons quelquefois de la lettre seule pour désigner le régime pluviomélrique.
FRAiSCE (climatologie). 441
Au point de vue de la répartilion des pluies entre les saisons, on retrouve la plupart des régimes de la France méridionale, I, 1(, 111, V. Toutefois, le régime IV n'existe pas, et le régime VI ne se montre que sur quelques points isolés. En revanche, il apparaît un nouveau régime, inconnu dans le Midi, le régime VII, caractérisé par un hiver et un été plus pluvieux que les autres saisons. Sur quelques points isolés, il y a un régime qui diffère du I, en ce que le printemps est la saison la plus pluvieuse.
La distribution des stations de chaque régime ne paraît pas constituer des zones aussi régulières que dans la France méridionale; l'examen des séries faites jusqu'en 1875 sera nécessaire, pense M. Raulin, pour bien établir ce qui existe. En attendant, voici les résultats des relevés exécutés jusqu'aujourd'hui par ce savant.
Le régime I (de Moulins) s'étend par Bourges jusqu'à Loches au S.-E. de Tours, à Châtillon-sur-Loire, Gien, Pithiviers, et par Clamecy, Auxerre et Sens, à Nemours, iMelun, Conflans, Troyes, Brienne et Vitry-le-François. 11 reparaît dans le nord de la France, à Versailles, Pontoise, Meaux, Clermont (Oise), Soissons, Reims, et aussi Amiens, Cambrai, Valenciennes. Dans l'Est, il existe à Metz, Nancy et Lorquin ; dans la plaine de l'Alsace, de Bâle au delà de Haguenau.
Le régime II (de Lyon) se poui'suit d'Argentan vers l'Ouest, à Thouarcé au S. d'Angers; delà, il se montre à Tours, près de Châteaudun, à Montereau. Vers l'Est, de Chalon-sur-Saône, il s'avance à Dijon, Saint-Jean-de-Losne, d'où il se recourbe d'une part à Montbard et Avallon, et de l'autre, par les vallées de la Saône et du Doubs, à Dôle, Besançon, Vesoul, Montbéliard, jusqu'à la trouée de Belfort. On le retrouve à l'extrémité de l'Alsace, à Lauterbourg. Dans le Nord, il existe à Paris, Beauvais, Montdidier, Saint-Quentin, Abbcville.
Le régime III (de Mende) se montre à Blois, dans la vallée de la Saône, à Gy, Grandvelle, Lure; dans celle du Doubs, à Clerval et sur les plateaux au S.-E.
Une bande du régime VU, qui semble remplacer le précédent, part de Tonnerre, sur l'Armançon, coupe les bassins de la Seine à Bar-sur-Seine, Vendeuvre, de l'Aube près de Bar-sur-Aube, de la Marne près de Saint-Dizier, à Châlons, de l'Ornain à Bar-le-Duc, de la Meuse près de Vaucouleurs, à Neufchâteau, de la Moselle à Mirecourt. Il existe dans le bassin de la Saône à Bourbonne-les-Bains. Il se montre près de Dieppe, à Bergues, Landrecies, et aussi à Luxembourg, et à Soleure, au pied oriental de la chaîne du Jura.
Le régime V (de Limoges) règne dans toute la zone F littorale. A partir de Poitiers et de La Roche-sur-Yon, il occupe, comme il a été dit, toute la presqu'île de Bretagne et, vers l'E., s'avance de celle-ci sur la région C, à Chinon, Le Mans, Alençon. Dans l'intérieur de la région C, il forme presque exclusivement les enclaves et aussi les stations isolées soumises au régime F.
Le VI (de Toulouse) n'est représenté que par quelques stations, dont les séries sont, du reste, peu longues et souvent interrompues.
En raison du grand nombre de stations où les observations suivies n'ont pas encore une durée de dix ans, M. Raulin se voit forcé de suspendre l'établissement de la carte pluviométi'ique de la France septentrionale, qu'il avait espéré pouvoir dresser, comme il l'a fait pour la France méridionale. 11 en résulte qu'il faut aussi ajourner le tracé des lignes hyétométriques françaises. Le savant professeur de Bordeaux n'a pas encore abordé cette œuvre, qui est évidemment dans ses prévisions laborieuses. Dans tous les cas, on peut pressentir avec lui,
FRANCE (climatologie).
Pluviométrie de la France septentrionale.
STATIONS
Régime I.