‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.41Chapitre 28 sur 163 · FRANCE (faune · texte numérisé non relu

FRANCE (faune

rons de Dax; la seconde par les Phymata crassipes Fabr., P. coarctata Flor. et P. monstrosa Fabr., tous les trois du Midi.

Dans les Aradides, qui vivent sous les écorces, la Faune française ne possède "uère que Aradus cinnamomeus Pz., A. truncatus Fieb., A. corticalis L.. A. varius Fabr., A. betulae L., Anewus laevis Fabr., répandus dans la plupart de nos provinces, Mezira granulata Serv. et Aradosyrtis GhiUanii Cost., qui n'ont encore été trouvés qu'eu Provence.

La famille des Capsides compte en France de nombreux représentants ; parmi les types les plus communs, nous citerons iMiris calcaratus FalL, M. virens L., M. laeviciatiis L., MegalocerœaerraticaL., Leptopterna dolabratah., Phylocoris tiliœ fahr., Phyt. ulmiL., Calocoris hipunctatusYdhv., C. cheyiopodii FM., C. marginellusYnhr., Lygus pratensis Fab., L. Kalmii L., Liocoris tripustulatus Fabr., Rhopalotomiis ater L., Globiceps flavonotatus Boli., Orthotijhis nassatus Fabr., Ueterotoma iiierioptera Scop., Phylus coryliL., etc. ; parmi les espèces méridionales ; Teratocoris notatus Baer, Lopiis mat Ross., L. sulcatus Fieb., Phytocoris Signoreti Perr., Phyt. obscurus ]\eut., Calocoris sexpunctatus Fabr ., Brachycoleiis bimaculatus Ramb., Cyphodema instabileLuc, Capsiis SchachFabr., Plagiorhamma suturalis H. S., Cyrtopeltis geniculala Fieb., Platycranus Erberi Fieb., Hadrophyes sidphurella Fieb., A'e/iocoris venustus Fieb., OncotyJus Putoni Reut., Macrocoleus gracilis Put., Icodema infiiscatum Fieb., Psallus ancori fer Fieb., Megalodactyhts tamariscis Perr., etc. De plus, nous devons une mention spéciale aux quelques types suivants : Bothynothus pilosus Boh., Calocoris bimacidatus H. S., Myrmecoris gracUis Sahib., OrthoUjlus fuscescens Reut., ei Phylus palliceps Fieb., espèces de l'Eui'ope boréale, qu'on rencontre en Alsace; Calocoris FieberiSchm., capturé au col d'Uyzoar, dans les Hautes-Alpes, sur le Plmis cembra L. ; Dichrooscytus valesianus Mey., signalé des Vosges et du Tarn-et-Garonne, sur les genévriers; Pachytoma flavomarginata Cost., pris dans les Vosges, au Hohneck ; Stiphrosoma erythroleptnmÇ.osL, de la baie de Saint-Tropez; Camptotylus Yersini Muls., qui vit à Arles, sur les Tamarix; Hypsitylus prasimis Fieb., des environs d'Aigues-Mortes, sur le Daphne gnidiiim; Plagiognathus onuslus Fieb., espèce des bords de la mer, à Cette et à La Nouvelle; Plagiognathus pidlus Reut,. qui n'a encore été rencontré qu'aux environs de Dunkerque ; Plagiotylus maculaius Fieb. capluré par M. Puton à Briançon dans les Hautes-Alpes, puis tout récemment à Sistcron dans les Basses-Alpes; enfin Myiomma Fieberi Put., espèce très-remarquable qui rappelle certains Diptères, et qui a été trouvée à la Sainte-Baume, dans le département du Var.

Dans les Anthocorides, la Faune française possède comme types principaux : Tetraphleps vittata Fieb., Anthocoris nemorumh., Lyctocoris campestris Fabr., Piezostethns cursitans FalL, Xylocoris ater Dut., Triphelps minuta L., Tr. nigra Wolff., Myrmedobia coleoptrata F ail., etc. — Le Cimex lectularius L. ou Punaise des lits, qu'on croit importée des Indes Orientales, est très-commune dans le Centre et l'Est, mais paraît manquer dans le Midi; le Cimex hirundinis Jen. vit dans les nids d'birondelles, et le C. columbariusien., dans les pigeonniers.

Les Saldides ne comptent en France qu'un petit nombre d'espèces, parmi lesquelles nous citerons seulement : Salda saltatoria L., S. pallipes Fabr., Uptopiis boopis Fourcr., L. echinops Duf., L.hispanus Ramb. el Eriayiotus lanosus Duf. ; ces trois derniers, exclusivement propres à nos contrées méridionales.

La famille des Réduvides, qui renferme de si nombreuses espèces exotiques, ne

compte en France qu'un petit nombre de représentants répandus pour la plupart dans nos provinces du Midi. Nous mentionnerons principalement les types suivants : Nabis brevipennis Halm., iV. lativentris Boh.. iT. capsiformis Qcr., ]S. virididus Spin., Prostemma guttida Fab., Pr. bicolor Ramb., Coramis iegypthisYàhv., Harpactor sanguineus Fabr., if. iracwidus Scop., H.erythropusL, Pirates chiragra Fab. et Reduvius personatus L., espèce nocturne qui, à l'état de larve et denymplie, habite les maisons, où elle fait une guerre active aux punaises des lits, aux mouches et aux araignées ; sa piqiire est extrêmement douloureuse.

Les Hydrométrides, ou Araignées d'eau, vivent à la surface des mares, des étangs ou des rivières ; nous n'en possédons que quelques espèces, parmi lesquelles il convient surtout de citer : Limnobates stagnorum L., Hydrometra rufosaitellata Latr., H. najasàe Geer,. H.lacustris L., Velia nvulorum Fabr. Ilydroëssa pygmœa Duf. et Hydrometra Costœ H. S., qui habite les lacs des Alpes et des Hautes-Pyrénées.

Les Hydrocorises, qui forment le second groupe des Ilémiptères-IIétéroptères, sont tous aquatiques ; les uns se traînent lentement dans la vase, au fond des mares ou des eaux stagnantes ; les autres nagent avec une grande facilité ; tous sont carnassiers et font une chasse active aux mollusques et aux larves d'insectes. Les ISaucoris cimicdides L., Nepa cinerea L., Ranatra linearis L., JSotonecta glauca L., Corisa semistriata Fieb., et Sigara minutissima L. sont communs ■dans les eaux stagnantes de la plupart de nos provinces ; les Pelegonus marginatus Latr., Naucoris maculatus Fieb., etc., au contraire, ne se trouvent que dans le Midi. — Signalons encore : le Corisa dentipes Tlioms. , qui habite les lacs des Vosges, et le Corisa Stâli Fieb., qui vit dans les marais salants aux environs de Dunkerque et d'Aigues-Mortes.

HoMOPTÈRES. Les Hémiptères, qui composent cette section, sont bien reconnaissables à leurs ailes entièrement membraneuses ; tous vivent sur les plantes et beaucoup d'entre eux, par leur apparition en grand nombre, deviennent parfois très-nuisibles; quelques-uns produisent, sur les feuilles ouïes racines, des galles ou des excroissances plus ou moins volumineuses. Le nombre des espèces signalées comme trouvées en France est considérable ; nous nous bornerons à citer les plus importantes dans chaque famille.

Tous les représentants français de la famille des Cicadites habitent à peu près exclusivement la région méridionale ; tels sont entre autres : le Tettigia orni L., ou Cigale de F Orne, qui abonde surtout dans les Landes entre Bordeaux et Bayonne, le Cicada plebeja Scop. ou Cigale du frêne, très-commun en Provence et qu'on rencontre quelquefois dans la forêt de Fontainebleau ; puis les Tibicina quadrisignata Hag., Cicadatra atra Oliv., Cicadetta Brullei Fieb., ■C. argentata Oliv., etc.

La famille des Fidgorides, si riche en grandes et belles espèces des régions diaudes du globe, compte en France un assez grand nombre de représentants mais tous de très-petite taille et répandus surtout dans le Midi. Nous mentionnerons comme types principaux : Helicoptera marginicollis Spin, des environs d'Aigues-Mortes; Cixius pilosus Oliv., C. nervosiis L., C. cuniculariush., C. pinicola Duf., C. venustulus Germ., C. pallipes Fieb., Hyalesthes obsoletus Sign., Dictyophora europaea L.. et Oliarus pallidus H. S., assez communs dans Ja plupart de nos provinces méridionales; Oliarus signatus Fieb., prisa Ja Sainte-Baume (Var) ; Tripetimorpha fenestrata Gost. et Caloscelis Wallengreni

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Stâl, capturés aux environs d'Avignon ; Araeopus crassicornis qu'on trouve aux bords de la mer sur les Scdsola; Delphax pellucida Fab., D. leptosoma Flor., etc. qui se rencontrent un peu partout, et Tettigometra bifoveolata Sign., qui paraît spécial au Midi de la France.

Citons encore dans les Cercopides : TriecpJiora vulnerata Ger., Tr. mactata Ger., Tr. sanguinolenta L., Lepyronia coleoptrata L., Aphrophora salicis de Géer., A. alni Fall., PhUaenus Hneatus L. et Ph. sptunarius L., dont les larves s'entourent d'une sorte d'écume blanchâtre, appelée vulgairement Ecume printanière ou Crachat de coucou.

Trois espèces seulement {Centrotus cornutus L., C chloroticus Fair. et Gargara genistae Fab.) repiésentent en France la curieuse famille des Memhracides.

Notre France compte dans la famille des Jassides et dans celle des Psyllides, une foule de petites espèces parmi lesquelles nous citerons seulement les suivantes, qui paraissent lui être spéciales : Vlopa grisea Walk., Paropulopa Uneata Fieb., Idiocerus taeniops Fieb., /. affinis Fieb., Agallia ocularis Muls,, Selenocephalus Florl Stâl, Stegelytra alticeps Muls., St. Putoni Muls., Dorijdium lanceolatum Bnrm., Pdiytisiylus pellucidus Yieh., Cicadula modesta Fieb., C. salsolae Put., Thamnotettix frontalis Fieb., Th. cyclops Muls., Athysanus leuco7ieur us Yieb., A. luridusYieh., AUygus provincialIsFieh., Deltocephalus liyalinus Fieb., D. viedius Muls., Notua genalis Fieb., Chlorita validinervis Fieb., Chl. aurantiaca Fieb., ZyginaeburiieaYieh., Z. lunaris Muls., Z. punctulum Muls., Z. tamariscis Put. et Z. bisignata Unis., Psyllaalhipes Flor., Ps. nototo Flor., Ps. flavopunctata Flor., Ps. nebulosa Mink., Ps. discrepans Flor., Trioza mesomela Flor., Tr. marginepunctaia Flor., Tr. maura Fst., Bactericera Perrisii Put., Rhinocola speciosa Flor., Rh. tamariscis Put., Aphalani picta lc\.\., A. subpunctataY'ài., A. Tar^ /on i Licht., qui vit sur le Pistacia lentiscus L.,Euphyllura oleae Fonsc, E. phillyreae Fst. et Homotonia ficus L., qui vit sur les Figuiers dans toute l'Europe méridionale.

Aphides ou Pucerons. Les espèces de cette famille qui sont signalées comme existant en France ne s'élèvent pas à moins de 250 , mais ce nombre devra probablement être réduit de moitié lorsque l'on connaîtra chaque espèce dans son évolution complète. En effet, d'après les observations récentes de M. Lichtenstein, de .Montpellier, il n'y aurait plus de parthénogenèse chez les Pucerons ; un œuf unique produirait, après quatre formes larvaires très-différentes, les insectes sexués mâle et femelle, et, par suite, on aurait fait jusqu'à présent deux espèces distinctes avec le même animal à deux phases différentes de sa vie.

Quoiqu'il en soit, voici l'énumération des espèces d'Aphides les plus répandues en France, avec l'indication des végétaux sur lesquels elles vivent. Ce travail, dû presque entièrement à M. Lichtenstein, nous a paru d'autant plus digne d'être inséré ici que rien de semblable n'a encore été fait pour notre pays.

A. Aphidiens vrais.

G. SiPHOJXOPHORA Koch.

S. rosae L., Sur les rosiers.

S. cerealis Koch., sur les graminées.

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