GARÇONS ILLÉGITIMES
Absolue, j Relative.
Calvados. . . .
Seine
Sarthe'
Morbihan. .' . .
Haute-Vienne. .
Aveyron ....
Gard
Vosges
Haut-Rhin . . .
Loire-Inférieure.
Nord
Somme
Côtes-du-Nord .
Aulie
Basses-Pyrénées.
Aisne
Indre-et-Loire .
Marne
Landes
Mayenne ....
Deux-Sèvres . .
Loire
Ardennes. . . .
Haute-Garonne .
Tarn-et-Garonne.
Finistère. . . .
Isère
Corse
Ardèche ....
Loiret
Corièze
Haute-Marne . .
Hautes-Pyrénées.
Cher
Nièvre
Cantal
Loir-et-Cher . .
Ille-et-Vilaine .
Basses-.Alpes . .
Lozère
Lot
Creuse. . . .
Alher
Hautes-Alpe> . .
France
US
C'est pourquoi cette inégalité des variations des deux successions ci-dessus me paraît une très-forte présomption en faveur de mon opinion, qu'une cause nouvelle et fort perturbatrice de la mortinalité illégitime s'est produite, et que cette cause ne peut être que la criminalité. Ceux de nos lecteurs qui sont familiers avec le calcul des probabilités comprendront toute la valenr de celte preuve inductive et me pardonneront l'étendue que j'ai donnée à son développement.
FRANCE (démographie). 543
Nous avons espère que cette analyse serait en même temps démonstrative de plusieurs faits importants, et aussi l'exemple d'une méthode nouvelle d'interroger les documents. Nous nous y sommes d'autant plus confié, que notre investigation ne portait pas sur le taux lui-même de la mortinatalité dont on peut encore douter de la précision, mais de la mortinatalité comparée des sexes, et on ne voit guère de raison pour que l'inscription omette plus de filles que de garçons, et une même proportion d'omis n'altérerait en rien la rigueur de nos raisonnements.
Le XI® et dernier grand tableau numérique est, à notre avis, un des plus curieux et des plus instructifs à étudier.
Ce XI* tableau en effet, résume les variations, constate les progrès ou les rétrogradations, de chaque département au triple point de vue de sa nuptialité, de sa natalité, de sa mortalité depuis le commencement du siècle !
Ce tableau XI se prête à deux études concurrentes : 1" celle de la succession des coefficients qui renseigne sur l'accroissement ou la diminution de phénomène étudié (nuptialité, natalité, mortalité) ; 2° celle des n»^ d'ordre qui apprend ce qu'a été ce progrès par rapport à celui des autres déparlements.
Première étude des variations des coefficients eux-mêmes.
\° Variation de la nuptialité. Il y a des départements où la nuptialité reste considérable à toutes les périodes décennales successives; tel est l'Allier qui, par sa nuptialité, est presque toujours au-dessous de 9 (neuf mariages par an et par 1 000 habitants) , et dont la nuptialité moyenne des sept périodes étudiées est de 9,37 ; la Haute-Vienne, dont la nuptialité moyenne est presque toujours élevée (9,27 en moyenne). Dans d'autres départements, elle est encore presque stationnaire et ne faiblit que dans les deux dernières périodes décennales ; tel est le cas du Cher, dont la nuptialité moyenne est de 8,99, mais seulement de 8,3 dans les deux dernières périodes ; du Loir-et-Cher, dont la nuptialité moyenne est de 8,86, mais seulement de 8,4 et 8,1 dans les deux dernières périodes décennales; du Loiret, dont la nuptialité moyenne est de 8,76, mais seulement de 8,3 et de 7,9 dans les deux dernières périodes décennales ; l'Aisne, dont la nuptialité moyenne est de 8,63, mais seulement de 8, 18 et 7,87 dans les deux dernières périodes décennales ; la Nièvre, dont la nuptialité moyenne est de 9,13, mais seulement d£ 8,55 et 8,35 dans les deux dernières périodes décennales ; tel est le cas encore de l'Yonne, dont la nuptialité moyenne est de 8,53, mais seulement de 8,37 et 7,79 dans les deux dernières périodes décennales. Il en est quelques autres dont la nuptialité, presque toujours élevée, n'est faible qu'à la première période décennale 1801-1810; c'est le cas du département de la Seine, dont la nuptialité n'est que de 7,59 dans la première période, mais presque toujours au-dessus de 9 dans les six périodes suivantes avec la nuptialité moyenne de 9,3. Nous avons constaté que c'était là un résultat pour ainsi dire artificiel et dû à la nombreuse population adulte et mariable qui immigre en ce département. Pour le Lot-et-Garonne, les deux premières périodes décennales sont également amoindries, offrant une nuptialité de 7,7 et de 7,2; mais dans les cinq périodes suivantes, elle se maintient constamment au. dessus de 8 avec une moyenne de 8,41.
Il en est d'autres où la nuptialité est presque toujours très-faible ; telle est celle du Calvados avec une nuptialité moyenne et à peu près constante de 7,24; l'Orne, qui a également une nuptialité moyenne et à peu près constante de 7,32 :
544 FRANCE (démographie).
et le Pas-de-Calais d'environ 7,56, mais qui, à la première période 1801-1810, s'élève qu'à 7,98.
Il est quelques départements dont la faible nuptialité ne se relève que dans la dernière période 1860-1869 ou dans les deux dernières périodes, tels sont les cas : des Vosges, dont la nuptialité moyenne des cinq premières périodes est peu au-dessous de 7,6, tandis que celle des deux dernières périodes est peu audessous de 8,2; de l'Aude, dont la nuptialité moyenne des cinq premières périodes est au-dessous de 7,8, tandis que celle des deux dernières est au-dessus de8,2.
D'autres ont une nuptialité décidément croissante, tel est le cas du Gers, qui commence le siècle avec une nuptialité de 6,95, puis de 7,46 dans la période suivante, faiblissant ensuite à 6,74, pour se relever à 7, à 8 et dépasser ensuite 8,3 à 8,4 dans les deux dernières périodes; tels sont encore : l'Aveyron qui, de 5,9 dans la première période, monte progressivement à 6,7; 6,9; 7; 7,3 et près de 7,8 dans la dernière; le Tarn-et-Garonne qui, de moins de 7, s'élève progressivement à près de 8,4; l'Ariége qui, de 6,6 s'élève à peu près progressivement à 7,7 ; la Vienne, qui commence le siècle avec une nuptialité de 6,7, pour s'élever à peu près progressivement à 8,1 dans la période 1857-1860, et 8,54 dans la suivante. Le Jura, qui débute par 6,95, pour s'élever à peu près progressivement à 8,1 dans la dernière période; le Lot, qui débute par 7 en 1811-1820, pour s'élever lentement et à peine à 7,7 en 1860-1869. H en est quelques-uns où la nuptialité décroît, comme dans les Ardennes, où de 8,34 au commencement du siècle, elle arrive, par déclin successif, à 7,7 ou 8 dans les dernières périodes; les Côtes-du-Nord, où de 8,1, elle va déclinant et tombe à 7,2 ou 3 dans les dernières ; le Maine-et-Loire, qui commence par une nuptialité presque de 9, décline vite à 8,4 et 7,5 dans les deux périodes suivantes, puis remonte à 8,1 à 3 pour descendre encore audessous de 8 dans les deux dernières. Enfin la Moselle, qui commence le siècle avec 8,1 pour décliner progressivement à 6, 7 ou 6,8 dans les deux dernières périodes.
Enfin, plusieurs départements ont des mouvements successifs, d'abord de baisse, comme l'Aude, le Bas-Rhin, puis remontent un peu, ou inversement, comme la Marne qui, de 6,7, s'élève jusqu'à 9 dans la troisième période, pour retomber progressivement à 7,4 dans la dernière. Enfin, un grand nombre de départements restent encore stationnaires sous le rapport de la nuptialité, c'est même le caractère général de la population française : les uns, ayant une nuptialité élevée ou très-élevée la conservent, comme l'Allier déjà cité ; d'autres restent dans les limites de la moyenne, comme le Rhône, l'Oise ; d'autres plus nombreux restent au-dessous de cette moyenne, comme les départements pyrénéens, le Puy-de-Dôme, le Pas-de-Calais, le Cantal, le Doubs.
Mouvements de la natalité'. La diminution de la natalité qui est le fait saillant et inquiétant que présente la France depuis le commencement du siècle, n'est pas seulement un résultat moyen, mais c'est le caractère, on peut dire général, de chaque département pris isolément. Seulement, il yen a chez lesquels celte diminution est des plus marquées et des plus réguhères ; tel est le cas de la Nièvre oîi la natalité s'élève à 37 dans les deux premières périodes décennales pour choir ensuite à 34,7 dans la troisième période; 33,2 dans la suivante; 31,6 après, puis 28,7 et 27,3 dans la dernière. Ainsi se con-
FRANCE (dkmographie). 5i5
(luisent le Finistère, la Haute- Vienne, les deux Rhin, le Tarn, les départements pyrénéens, que leur natalité soit des plus réduites, comme les Hautes et Basses- Pyrénées, ou qu'elle soit des plus élevées, comme les Pyrénées-Orientales.
Enfin on peut dire que cette décroissance de la natalité est la règle de tous les départements; j'en vois à peine deux ou trois qui en soient affranchis : la Corse, dont la natalité se maintient au chiffre élevé de 30 environ et ne décline un peu à 27,3 que dans la dernière période 1860-1868 ; la Seine-Inférieure, dont la natalité est sans doute soutenue par les progrès de l'industrie, oscille entre 28 et 31, pour se terminer à 29,5 dans la dernière période; et surtout la Lozère, dont'la natalité semble plutôt croissante, car de 28,7 dans la première période, elle s'élève progressivement à 30,7 dans la dernière! mais c'est là un fait unique parmi les départements français !
Le. département du Nord, malgré son industrie croissante, n'a pas échappé au déclin de sa natalité, mais il ne la présente qu'à un degré atténué : de 35,5 dans la première période, elle va s'affaiblissant pour aboutir à 32,3 dans la dernière. Il semble d'ailleurs que la grandeur initiale de la natalité est sans influence sur celte loi d'affaiblissement. En effet, qu'elle soit au maximum, comme dans les Pyrénées-Orientales où, de 44, elle tombe à 32, ou à son minimum, comme dans Lot-et-Garonne oij, de 29,5 dans la première période, elle tombe progressivement à 18,5 dans la dernière, la même loi de décroissance se retrouve ; c'est là un fait des plus remarquables, bien propre à montrer combien ce mouvement redoutable paraît inhérent aux conditions de développement de la civilisation française. On remarquera encore qu'il y a, au-dessous de ce mouvement, des départements où la natalité., même déclinante, est toujours considérable. Tel est le cas des Pyrénées-Orientales, des deux Rhin, du JNord, du Finistère, etc., etc.; et d'autres où elle est toujours des plus misérables, comme dans l'Orne, l'Oise, le Lot-et-Garonne, la Manche, l'Eure, le Gers, l'Indreet-Loire, le Lot, le Calvados, le Cantal, etc., etc.
Rapport des variations entre la nuptialité et la natalité. Une des lois les plus constantes chez les collectivités, c'est que toute cause qui augmente passagèrement le nombre des mariages, augmente aussi, et dans la même année et dans l'année suivante, le nombre des naissances ; il y a là un lien logique, presque nécessaire de cause à effet : puisque ce sont les mariages qui amènent les neuf dixièmes et plus (95 pour 100) des naissances, il devient nécessaire que les mariages augmentant, les naissances augmentent également, et inversement : si les mariages deviennent plus rares telle année, les naissances seront en moindre nombi-e et cette année et la suivante.
Cependant, quelle que soit la cause rationnelle d'une telle coïncidence, elle cesse le plus souvent (surtout en France) de se produire, si cet accroissement de mariages, au lieu d'être subit, annuel, et comme accidentel, est lent et de longue durée, car alors à mesure que les mariages augmentent en nombre, leur l'écondité peut s'affaiblir ; il peut se rencontrer, comme en notre patrie, (jue les causes qui font croître lentement la nuptialité telle que l'élévation de la fortune des citoyens, les rende aussi moins féconds, les pères de famille devenant plus parcimonieux dans leur prolification à mesure que leur fortune augmente. 11 y a en France des départements qui nous offrent cet étrange phénomène : nuptialité croissante, natalité décroissante ! tel le Gers, dont la nuptialité de 7 environ dans les trente premières années du siècle s'élève à 8,3 à 8,4 dans
DICT. ENC. V s. V. 55
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les vingt dernières, tandis que sa natalité générale de 29 décline à 19,7! C'est à peu près la même chose pour le Jura, l'Ariége, les Landes, les Vosges, la Vienne, le Tarn-et-Garonne, dont la nuptialité de 7 s'élève à 8,4 et dont la natalité de 26,6 tombe à 20,7 ! etc.
Ainsi voilà des départements qui offrent ce phénomène bizarre ; que plus il y a de familles et moins il y a d'enfants ! Cependant la règle pour le plus grand nombre des départements, et aussi en France : c'est le statu quo de la nuptialité et diminution de la natalité ; c'est le fait que nous présentent et les départements à forte nuptialité, comme Loir-et-Cher, llndre, le Cher, l'Allier, etc., et ceux à faible nuptialité, comme le Doubs, le Jura, la Manche, etc.
Mouvement de la mortalité. La diminution progressive de la mortalité générale depuis le commencement du siècle, est encore un des traits les plus constants de la nation française. Il est vrai qu'on le rencontre aussi dans la plupart des nations de l'Europe, mais il est plu? prononcé en France, dont la mortalité générale de 28 par 1000 habitants en 180M810, descend à 26 dans la période suivante, puis successivement à 25, 24,7, 23,3..., et enfin à 22,5 dans la dernière période. Cependant, cette atténuation de la mortalité générale n'est pas due seulement à une diminution des chances de mort pesant sur chaque catégorie de sexe et d'âge; elle est due aussi à l'amoindiissement de la natalité, et nous avons expliqué dans nos articles, notamment dans l'article MoniALiTÉ, que la diminution des naissances, en amoindrissant la population enfantine (fatalement productrice d'un grand nombre de décès), produit nécessairement une tendance à une diminution corrélative de la mortalité générale, de telle sorte que dans celte atténuation de la mortalité générale, si prononcée en France, il n'est pas bien aisé de faire la part des deux causes, car nos documents ne sont pas assez analytiques pour permettre de i^emonter avant 1851 (premier dénombrement par âge qui ait été publié) au plus, avant 1840- Cependant, à noire article Mortalité, nous avons vu (p. 828 et 788) que depuis 1840-1849, la mortalité du premier âge s'était accrue très-notablement, que celle des âges suivants jusqu'à 50 ans (tableau figuré p. 728) s'était atténuée, mais qu'après 50 ou 55 ans, un accroissement notable et continu de la mortalité s'était prononcé à tel point, par exemple, que de 60 à 65 ans, au lieu de 37,6 décès par an et par 1000 hommes de cet âge qu'on trouve en 1857-1866, on en comptait seulement 35,6 en 1840-1849, etc. Cependant, il faut convenir qu'en l'absence d'un dénombrement par âge, vers 1841, la difficulté d'évaluer avec quelque précision le nombre des vieillards existant, ne permet pas d'affirmer bien soHdement cette conclusion, mais il n'en est pas de même pour la population enfantine, qui peut s'établir sûrement d'après les chiffres des naissances, ni pour la jeune population adulte qui trouve aussi une vérification dans les données annuelles du recrutement. En outre, la population enfantine, par son importance et par le fatal accroissement de son tribut mortuaire dans la première année de la vie, mérite une étude toute particulière, étude que nous avons faite précédemment {voy. p ol2). Quant à la population de 20 à 25 ans, dont le tribut mortuaire nous a paru si exagéré en France, nous avons constaté qu'il s'était amoindri très-notablement (de 13,4 en 1840-1849 à 10,6 en 1857-1866).
Variation de la mortalité générale en chaque département depuis 1801- La morlalilé générale et absolue a diminué dans presque tous les départements. 11
FRANCE (démographie). 54^
y a pourtant des exceptions : le Calvados dont la mortalité géne'rale de 20,5 environ de 1801 à 1820 s'est d'abord maintenue jusqu'à 1850 pour s'élever à 22,9 dans les deux périodes, et pourtant la natalité s'est atténuée de 23,7 à 19,7 ce qui donne encore plus de gravité au croît de la mortalité, car la diminution des naissances a dû nécessairement entraîner une baisse dans le nombre absolu des décès enfantins; si, malgré cela, la mortalité s'est accrue, il a fallu que cette nécessaire diminution des décès enfantins ait été plus que compensée par le croît des décès de tous les âges. La mortalité a encore augmenté dans la Lozère, dans la Seine-Inférieure et dans le Nord.
Dans d'autres, plus nombreux, il y a presque statu quo, c'est, ou peu s'en faut, le cas de la Haute-Loire, du Gard, du Jura, de l'Hérault, de l'Ariége, de l'Âveyron, de la Manche.
Mais la plupart des départements accusent une diminution contiime et notable de la mortalité générale : tel le Finistère qui de 36,6 en 1801-1810 tombe à 32,5, puis 31,3; 30; 26,8; 28,5 et 27; tels sont les Landes, l'Indre, Loire-et-Cher, Loire, Bouches-da-Rhône, Aube, Ardennes, Allier, Ain, Aisne, les deux Charente, la Marne, la Meuse et la Meurthe, la Nièvre, Morbihan, Pyrénées-Orientales; tels encore la Seine, qui de 35,5 descend progressivement à 24; Vaucluse, etc.; c'est donc là un mouvement très-général, c'est aussi celui de la France dans son ensemble qui en 1801-1810 comptait 28,3 décès par 1000 habitants; à peine 26 en 1811-1820; puis 25,07; puis 24,75 ; 23,3 en 1840-1850, 23,7 en 1850-1860 et 22,54 en 1860-1868-
1° Étude d' accroissement ou de diminution relative d'un élément démographique en chaque époque d'après les rangs {ou n"' d'ordre) qu'il occupe aux époques successives. Ces tableaux se prêtent encore à une autre étude qui souligne (allège, aggrave ou renverse) les faits découverts par l'étude précédente faite sur les coefticients. Si par exemple j'étudie d'après la méthode précédente, c'est-à-dire par la comparaison des coeiïicients, la mortalité de la Drôme aux périodes décennales successives, je trouve que sa mortalité générale est devenue 27 ; 25; 25; 25,5 ; 25,5 ; 24,6 ; 25,8 ; à ne voir que cette succession on peut croire à une tendance fort louable à l'atténuation de la mortalité ; mais si on considère la succession de ces n°^ d'ordre : 55 ; 55; 51 ; 55 ; 51 ; 59 ; 64 ; on verra que, dans la série des départements, son rang devient de plus en plus mauvais ; ce qui signifie que si la mortalité de la Drôme s'est quelque peu amoindrie depuis le commencement du siècle, cette améhoration a été moins prononcée que pour la plupart des autres départements de la France, de sorte que bien loin d'avoir progressée la Drome a relativement rétrogradée. De même si je ne consulte que les coefficients de natalité de l'Ile-et-Vilaine : 55 ; 51 ; 51 ; 50; 29,2; 27,6; 27,4; j'accuserai ce département d'avoir laissé choir gravement sa natalité; mais si j'interroge ces n"^ d'ordre : 48; 59; 46; 57; 59; 58 ; 60 ; je verrai que s'il a suivi en effet ce mouvement général qui entraîne la France à diminuer sa natalité ; il ne l'a pourtant suivi que de loin, et sembfe y avoir résisté, puisqu'il a gagné des rangs de plus en plus élevés. Des exemples (le cet ordre sont très-nombreux; on voit donc que l'interprétation de la succession des n"^ d'ordre modifie les conclusions que l'on serait tenté de tirer de la seule vue des coefficients ; qu'en conséquence il y a lieu de l'aire concurremment ces deux études.
Nous arrêtons à ces exemples l'analyse de nos tableaux numériques touchant
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les principaux faits démographiques que présente la population de chacun de nos départements. Cependant, nous craignons qu'un résumé, nécessairement si succinct, n'ait pas donné au lecteur une idée suffisante de l'ensemble des notions que nos tableaux numériques permettent d'acquérir sur chaque département. Pour atteindre ce but, il aurait fallu faire une monographie sur chacun d'eux, ce qui eût exigé plus d'un volume ; nous avons dû à regret renoncer à ce plan qui avait d'abord été le nôtre; mais pour bien montrer ce que permettent ces tableaux, nous allons faire, à titre d'exemple, et exclusivement à l'aide de nos tableaux, la monographie d'un quelconque de ces départements'.
III. EXEMPLE d'iISTERPRÉTATION ET DE LECTCRE DE KOS TABLEAUX KUMÉRIQUES