‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.42Chapitre 122 sur 126 · L. Hr · texte numérisé non relu

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GARUS (Alcoolat de). S'obtient en faisant macérer pendant quatre jours : aloès 5, myrrhe 2, girofle 5, muscade 10, cannelle de Geyian 20. safran 5, dans

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alcool à 8 degrés 5,000; ajouter : eau, 1000; distiller pour recueillir la totalité de l'alcool.

(Élixir te). Contient, outre l'alcoolat ci-dessus, de la vanille, du safran, do la fleur d'oranger (î;o?/. Élixir). J).

GARVOPHYLLUiti. Nom donné par Pline à un arbre que l'on croit être la Cannelle giroflée {DicypelUum caryophyllatum Nées). Ed. L.

<;arzijl. Voy. Garcia.

<;aR5EOI\'I (Fabrizio) . « Philosophe et médecin du seizième siècle, succéda ;i Jérôme Cardan dans la première chaire de la faculté de médecine de Bologne, ijii'il remplit avec distinction. 11 a fait un ouvrage de Rtbtts Ripanis, qui est estimé. Ses Leçons de médecine, qu'on a longtemps suivies, sont encore en manuscrit, ainsi que ses Lettres; il faut cependant en excepter cb que différents auteurs ont trouvé bon d'insérer dans leurs collections. Garzoni mourut à Bologne le 18 avril 1574 et fut enterré avec beaucoup de pompe dans l'église de Saintï>ominique » (Eloy). L. H.n.

(;/%sc (Les deux).

Case (Jeak-Baptiste). Maître en chirurgie, chirurgien des hôpitaux de lu ville de Cahors,puis chirurgien-accoucheur à Tonneins, membre des sociétés de médecine de Paris, Montpellier, Bordeaux, Toulouse, etc., a laissé la réputation d'un praticien habile et d'un éciivain judicieux et instruit. Callisen, Quérard et un grand nombre d'autres bibliographes l'ont confondu avec Jean-Charles Gasc, qui fut probablement un de ses parents [Dezeimeris). On cite de lui :

I. Ohs. sur une hernie ahcédée dans laquelle l'intestin s'est trouvé percé et de laquelle il est sorti quantité de vers, guérie sans opération. In Journ. de méd., chir. etpharm., Suppl. de 1770, t. XXXIY, p. 544. — II. Observ. sur l'extirpation d'un polype utérin, guéri. Ibid., t. X-XXVI, p. 256, 1771. — III. Descript. d'un brouillard extraordinaire, etc. In Rec. de la Soc. de méd., t. VI, p. 416. — IV. OOs. d'une plaie faite aux parois de l'abdomen pendant les douleurs de l'enfantement. Ibid., t. VIT, p. 161, 1800 ; rapp. par Bandelocque, ibid., t. IX, p. 585. — V. Mém. sur les pertes de sang dépendant du décollement du placenta implanté à la circonférence de l'orifice interne de l'utérus. In Ann. de la Soc. de méd. de Montpell., t. VI, partie I, p. 82. — VI. Mém. sur une fièvre catarrhale maligne. Ibid., t. VIII, p. 193. — VII. Bist. d'une affection convulsive, etc. Ibid., t. X, p. 59. — VIII. Mém. sur un tétanos traumatique guéri. Ibid., t. XI, p. 396. — IX. Disc, sur l'étude des se, surfout celle de la nature, et sur la botanique considéi-ée en elle-même et dan-9 ses rapports avecla médecine. Paris, 1810, in-12 (attribué quelquefois à notre Gasc, mais qui est probablement rœiivre d'un auteur différent). — X. Bec. de plusieurs mém. et obs. sur divers points de doctrine de l'art el de la se. des accouchements. Paris, 1810, in-S" (cet ouvrage, qui lui est attribué par Callisen, a, selon d'autres, pour auteur le suivant) . L. Hn.

Gasc (Jean-Charles). Médecin militaire distingué, naquit à Cahors, le 31 août 1780. Fils d'un chirurgien-lieutenant du roi pour la province deQuercy, titre possédé peut-être par le précédent, Gasc, après avoir terminé ses humanités, vint à Paris vers la fin du siècle dernier et y prit le diplôme de docteur le 42 juillet 1802. 11 soutint à cette occasion une thèse très-remarquée sur la fièvre puerpérale, qui fut même imprimée à la suite de la traduction de l'ouvrage de Stein sur les accouchements. 11 revint plus tard sur ce sujet dans son article Péritonite du Dictionnaire des sciences médicales, l'un des premiers et âes meilleurs travaux sur la matière.

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Désireux de se livrer à la pratique médicale, Gasc se fixa à Paris, mais, le succès ne répondant pas à son espérance, il sollicita et obtint, en 1808, le grade de médecin-adjoint dans le service militaire, et fut incorporé dans la Grande Armée.

Il ne tarda pas, grâce à ses connaissances profondes et son zèle infatigable, à se faire distinguer, et encore la même année il obtint le grade de médecin ordinaire. 11 prit part à la campagne de 1809 et, après les sanglantes batailles d'Kssling et de Wagram, combattit avec un dévouement digne de tout éloge l'épidémie meurtrière de typbus qui sévissait dans les bôpitaux de Vienne et qui fit tant de victimes, même parmi les officiers de santé. En 1811, il dirigea les ambulances de Dantzig en qualité de médecin principal, et en 1812 il prit part, avec le premier corps delà Grande Armée, à la désastreuse campagne de Russie. Epuisé par les fatigues et la maladie, Gasc fut contraint de s'arrêter à Vilna et fut fait prisonnier par les Russes. Mais, dès qu'il sentit ses forces revenir, il fit des démarches auprès des autorités russes et obtint la direction des hôpitaux Oli regorgeaient les prisonniers français malades ou blessés ; là encore il se trouva aux prises avec l'épidémie de typhus, aggravée par le découragement et l'épuisement physique des malades; son zèle et son dévouement se trouvèrent à la hauteur de la tâche terrible qui lui incombait.

Gasc rentra de captivité en 1814 et reprit son rang dans l'armée ; licencié, après la bataille de Waterloo, il n'obtint de rentrer au service qu'en 1820, mais avec le grade de médecin-adjoint à l'hôpital du Gros-Caillou. Malgré les services signalés rendus par lui pendant les terribles guerres de l'Empire, malgré tous les titres qu'il avait à la reconnaissance générale, il dut redescendre d'un grade si glorieusement acquis et reprendre son grade de 1801 . Doué d'une âme d'élite, fort du devoir accompli, Gasc ne murmura pas et resta dans sa position subalterne au Gros-Caillou jusqu'en 1851, passa avec le même grade au Val-de-Grâce, comme adjoint aux professeurs, puis devint successivement médecin en chef du Gros-Caillou, médecin principal et premier professeur de l'hôpital d'instruction du Val-de-Gràce en 1856, et enfin médecin inspecteur et membre du conseil de santé en 1859. Il fui mis à la retraite en 1847 et mourut au mois d'avril de l'année suivante.

Gasc avait été nommé chevalier de la légion d'honneur en 1828, officier en 1841. 11 était membre de l'Académie de médecine depuis 1825 et prenait une part active à ses travaux.

« On retrouvait dans Gasc, dit Bégin, le type de ces hommes d'application et de devoir qui allient le travail et l'étude aux obligations et aux fatigues du service; il avait lutté à Vienne contre le typhus, développé sous le plus terrible de ses aspects, celui de l'épidémie atteignant à la contagion; cette occasion n'est pas stérile pour lui. Entre les ouvrages qu'il consulte, il distingue celui de Hildenbrand, le traduit et le publie en 1811, enrichi de notes et d'un discours préliminaire, dans lequel il expose les résultats de ses observations faites à Vienne, el des vues judicieuses sur la génération et les effets du virus contagieux.

« Prisonnier à Vilna, il observe lu plique, étudie ses formes, cherche à pénétrer ses causes, à déterminer sa nature, à indiquer les moyens de la prévenir et de la combattre. A peine rentré en France, il rédige, en 1815, sur cette singulière affection, un mémoire que la Société de médecine de Paris récompense en doublant le prix qu'elle avait d'abord offert. L'empereur Alexandre honora DICT. ENC. v s. VI. AQ

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