‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.45Chapitre 2 sur 97 · DES · texte numérisé non relu

DES

GLA^'DCS. § 1. Anatomîe descriptive. Plus 011 parvient à coiiliailic la structure et les fonctions particulières d'organes qui présentent cependant entre eux de nombreuses et importantes analogies, plus il devient difficile de trouver une définition qui convienne au groupe naturel que constituent ces organes envisagés en bloc. Malgré les nombreux points de ressemblance qui le rapprochent de ses congénères, cliacun d'eux s'individualise, pour ainsi dire, d'autant plus aux yeux de l'observateur, que celui-ci pénètre plus avant dans les détails de sa structure intime et de son fonctionnement normal : il devient alors bien difficile de trouver une définition qui puisse s'appliquer également aiix divers organes d'un même groupe.

C'est là ce qui a lieu aujourd'hui pour les glandes en général. Elles forment bien certainement une catégorie à part parmi les organes constitutifs du corps de l'homme et des animaux, et cependant il est presque impossible de formuler une définition qui leur convienne à toutes. Celles qui ont été données jusqu'alors, et dont nous allons passer quelques-unes en revue, sont aujourd'hui défectueuses. Pour Hippocrate, les glandes étaient une chair particulière, grenue, spongieuse, point dense, de couleur de graisse, de consistance de laine, s'écrasantsous la pression, pourvue de beaucoup de veines, et rendant, quand on la coupe, du sang blanchâtre et séreux. Mais comment trouver aujourd'hui la couleur de graisse au foie, la consistance de l^ine à la parotide, l'écoulement de sans blanchâtre et séreux à la section de la rate, pour ne citer que quelques exemples? Laissons de côté Hippocrate et les Anciens et passons tout de suite à des époques moins reculées. Au dix-septième siècle les belles injections de Ruysch eurent pour résultat d'attirer spécialement l'attention sur le système vasculaire : aussi voyons-nous les caractères distinctifs qu'on assigne aux glandes à cette époque se ressentir des travaux de l'anatomiste hollandais. On les considéra alors, en effet comme des parties d'une forme particulière, molles, spongieuses, friables enveloppées dans une membrane, produites par un entrelacement des plus petits

DICT. ESC. a' s. IX. j

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vaisseaux, de lous yeiires, et cliargées de retirer quelque humeur de la masse du sang. On sait aujourd'hui combien cette structure essentiellement vasculaire est fausse pour beaucoup do glandes.

Chaussier n'admet que huit glandes : les lacrymales, les salivaires, les mammaires, les testicules, les ovaires, le foie, le pancréas et les reins ; c est la simplifier singulièrement la question. Il les définit des organes mollasses, grenus, lobuleux, composés de vaisseaux, de nerfs et d'un tissu particulier, destinés à tirer du sang les molécules nécessaires à la formation de fluides nouveaux, et a porter ceux-ci au deiiors par le moyen d'un ou de plusieurs canaux excréteurs. C'est par ce dernier caractère, toujours d'après Chaussier, qu'on les distingue facilement de tous les autres solides organiques.

Bicliat, lui aussi, ne reconnaît comme glandes que celles qui sont douées d'un ou de plusieurs conduits excréteurs, mais, en outre, frappé à juste titre des dissemblances nombreuses qui séparent les unes des autres les diverses parties du système glanduleux, il ne lui assigne presque que des caractères négatifs : « Ce système, dit-il, l'un des plus importants de l'économie animale, diffère de la plupart des autres en ce que le tissu qui lui est propre n'est point exactement identique dans tous les organes qui le composent. Les fibres d'un muscle de la vie animale pourraient également servir à la structure de tout autre muscle du même système; la fibre tendineuse, les tissus cartilagineux, osseux, etc., sont aussi partout les mêmes. Au contraire, le tissu du foie ne pourrait point servir à composer le rein; celui de ce dernier serait hétérogène dans les salivaires. Le système glanduleux ne se ressemble donc, dans ses diverses parties, que par certains attributs généraux qui souffrent beaucoup d'exceptions. »

Pour A. Béclard, les glandes « sont des organes de forme obronde, lobuleux, entourés de membranes ayant beaucoup de vaisseaux et de nerfs, et pourvus de conduits excréteurs ramifiés qui aboutissent aux membranes tégumentaires, et y versent un liquide sécrété ; en un mot, ce sont des organes de sécrétion extrinsèque, pourvus de conduits excréteui's. »

Les organes désignés généralement sous le nom de glandes sont décrits par M. Robin sous le nom de parenchymateux. 11 définit les parenchymes « des tissus constituants, par conséquent vasculaires, généralement composés de tubes ou de vésicules closes, tapissés d'épithélium, ce qu'on n'observe pas dans les tissus proprement dits; souvent formés d'un plus grand nombre d'espèces d'éléments anatomiques que ces derniers; jamais l'une d'elles ne prédomine sur les autres, n'est, en un mot, élément anatomique et caractéristique fondamental par sa masse et son mode de texture, comme les fibres musculaires, les tubes nerveux, etc., qui le sont pour les tissus correspondants, » Ces caractères assignés par M. Robin aux parenchymes conviendraient, on le voit, à bon nombre de glandes, mai< il s'en faut que pour lui parenchymes et glandes soient une seule et même cbose, car il reconnaît deux sortes de parenchymes, les glandulaires et les non glandulaires, ut parmi ces derniers il range le rein, le testicule, l'ovaire !

Pour M. Sap[iey, « les glandes sont des organes creux, doués de la propriété d'extraire de la masse sanguine un produit particulier qui se dépose dans leur cavité, et qui est versé ensuite sur les membranes tégumentaires, ou bien absorbé par les veines, et reporté par celles-ci dans le torrent circulatoire. » Il est malheureusement bien difficile de retrouver nettement ces caractères dans certaines glandes, telles que les ganglions lymphatiques, par exemple.

GLA.MDES (anatomie). ^

11 nous semble préféi-uble, sous tous rupporls, tlê clicrclicr, coniine l'ont tait Milne- Edwards et Frey, les caractères distinclifs dn systèuic glaudulaue dans ses fonctions physiologiques : nous regarderons donc connue devant être ranges parmi les glandes les organes qui empruntent au sang des matériaux qu'ils n'emploient pas à leur propre nutrition, soit pour les rejeter hors de rorganisme, soit pour en élaborer d'autres matériaux ou éléments anatomi(ines nécessaires, ou à l'entretien de la vit-, ou à la reproduction de l'espèce. Quelque imparfaite (jne soit une telle définition, elle permet au moins de ranger parmi les glandes, ainsi qu on le fait généralement, non-seulement le rein, le testicule, l'ovaire, les |)Ounions, chose à laquelle M. Robin ne se prête pas, mais encore les glandes lymphatiques ainsi que les vasculaires sanguines, quehpie restreintes que soient les connaissances actuelles sur le fonctionnement de ces dernières.

La situation, la forme, le volume, les rapports, etc., des diverses glandes, sont des choses qui ne peuvent être décrites qu'à propos de l'étude de chacune d'elles en particulier. VA cependant il existe entre chacun de ces détails, qui appartiennent à la description spéciale de chaque glande, quchpies points de ressemblance, quelques analogies qu'il n'est pas sans intérêt de faire remarquer ici.

Occupons-nous seulement pour le moment des grosses glandes, de celles qui se dissèquent le scalpel à la main. Comme forme n'ont-elles pas, la plupart du moins, pour caractère général de prendre celle des parties avoisinantes, de se mouler, pour ainsi dire, sur elles, comme le ferait une cire molle, et d'en conserver l'empreinte? La parotide, dans le creux parotidien, la sous-maxillaire, la rate, concave par celle de sa face qui correspond à la convexité de la grosse tubérosité de l'estomac, convexe par celle qui répond à la concavité de la paroi abdominale; le pancréas, arrêté en haut par l'artère splénicjuc, à droite par la deuxième portion du duodénum et se moulant sur elle, en bas par sa troisième portion et par le tronc cœliaque ; les amygdales, blotties entre les deux piliers du voile du palais, sont des exemples frappants de ce que j'avance ; le foie, convexe en haut pour se mouler sur la face inférieure du diaphragme, parsemé, sur sa face plane, de dépressions répondant chacune à l'un des organes qui l'avoisinent, vient également à l'appui de mon assertion. 11 semble donc que, dans l'organisation générale du corps humain, les places d'honneur aient été réservées aux os, aux muscles, qui ont besoin d'une situation et d'une direction déterminées pour agir efficacement sur les leviers qu'ils sont destinés à mouvoir, aux artères, veines et nerfs, qui glissent, s'insinuent presque toujours entre les muscles voisins pour aller, le plus souvent en ligne directe, à leur but; quant aux grosses glandes, la plupart n'ont eu que la place de reste, se voient refoulées soit dans un coin de la cavité abdominale, soit dans quelque espace laissé vide entre des masses musculaires et osseuses voisines. La présence de certaines d'entre elles dans une région semble donc accessoirement utilisée, à l'instar du tissu cellulaire, pour combler des anfractuosités.

Si des glandes, obligées de se mouler sur les contours des vides qu'elles remplissent, ont une forme aussi tourmentée, aussi irrégulière, celles qui se trouvent situées dans des milieux moins gênants sont là pour nous montrer quelle est la forme vers laquelle ces organes tondent en général. Qu'on examine les testicules, les glandes de Cooper, de Bartholin, les ganglions lymphatiques, les reins môme, etc., et l'un remarquera que des surfaces arrondies, que la prédominance du diamètre longitudinal sur le transversal, c'est-à-dire qu'une l'orme plus ou moins ovoidu est celle vers laquelle tendent le plus généralement

i GLANDES (anatomie).

ces organes, quand ils ne soiit pas gênés dans leur développement en surlace par des os, des muscles ou des organes voisins.

Tantôt c'est auprès de la surface ou de l'organe dans lequel elles doivent déverser leur produit de sécrétion qu'elles sont situées, comme le démontre suffisamment la proximité des glandes lacrymales et de la conjonctive, de la prostate et du canal de l'urèthre, des glandes salivaires et de la bouche, du pancréas et du duodénum, etc. Tantôt, au contraire, ces glandes sont assez éloignées du point où leur produit doit être conduit : voyez la distance qui sépare le roin de la vessie, les testicules des vésicules séminales, la petite glande de Cooper du point où son canal excréteur, relativement bien long pour son faible volimie, vient s'ouvrir dans l'urèthre.

Les lapporls des glandes avec les parties voisines sont des plus variables. Il en est tui, cependant, comnum à plusieurs d'entre elles, et qui a de tout temps attiré l'attention des anatoniistes : c'est la proximité de troncs artériels importants : tels sont l'artère splénique, l'aorte et le tronc cœliaque pour le pancréas, la carotide interne pour la parotide, la faciale pour la sous-maxillaire. Faut-il voir là, comme on l'a fait, quelque but pbysiologique à remplir? Je ne le crois pas. Les artères glissant dans les espaces qui sépaient les nmscles, les os, etc., trouvent nécessairement dans certains de ces espaces les glandes qui y sont logées : quoi de surprenant à ce qu'elles les longent où même les traversent? Si deux des glandes salivaires ont ce privilège, ne peut-on pas l'attribuer à la multiplicité des artères dans les régions qu'elles occupent?

Les autres caractères des glandes sont tellement variables qu'ils ne peuvent se prêter à aucune considération générale. Comme couleur, consistance, poids, volume, aspect extérieur, etc., quelles analogies pourrait-on établir, par exemple, entre le foie et les glandes salivaires, la rate et les testicules, les reins et le pancréas ?

Il existe à la surface de bien des glandes un endroit , formant une dépression allongée, que l'on appelle le hile. C'est de là que part le canal excréteur, lorsqu'il existe, accompagné souvent des vaisseaux afférents et efférents (reins, foie, poumons) ; c'est là que, chez les organes dépourvus d'un tel conduit, |)énètrent et sortent les vaisseaux afférents et efférents (rate, ganglions lymphatiques). Mais il faut ajouter que la présence du hile est loin d'être un fait constant, et qu'à la surface de la glande mammaire, de la prostate, du pancréas, de la glande pinéale, etc., pour ne citer que quelques exemples, on en chercherait vainement la trace.

Toutes les glandes qui ne rentrent pas dans la catégorie de celles que nous désignerons sous le nom de glandes vasculaires sanguines sont pourvues de voies directes d'excrétion, se présentant sous la forme de canaux excréteurs uniques ou multiples pour chacune d'elles. Chaque canal excréteur naît dans une portion bien déterminée de l'organe par des radicules nombreuses et fines qui, s'anastomosant successivement entre elles, arrivent à constituer une voie d'excrétion unique ; quand il en existe plusieurs pour une même glande, chacun d'eux se rend directement de lajportion de la masse glandulaire dont il exporte les produits de sécrétion vers le point où il doit le déverser, sans communiquer avec les canaux voisins. C'est ce qu'on observe très-bien sur la glande mammaire, maloré les assertions contraires de Verheyen et de P. Dubois. A toute règle on trouve au moins une exception et, au cas particulier, c'est le pancréas qui va nous la fournir. Son conduit excréteur principal qui vient, comme on le sait, s'ouvrir dans l'ampoule de Vater, n'est pas le seul ; il en existe un autre, appartenant

GLANDES (anatomir). ^

spécialemenl ù l;i partie supérieure de la tête du paucréas, dont il reçoit les produits de sécrétion, qui va s'ouvrir dans la deuxième partionduduodénuni, à 2 centimètres au-dessus et un peu en avant de l'ampoule de Va ter, et qui, par sou autre extrémité, communique à plein canal avec le conduit excréteur principal ou canal de VVirsuug, Celte disposition, qui est la plus commune, diffère donc essentiellement de ce qu'on observe sur les glandes à voies d'excrétion multiples.

Les canaux excréteurs présentent deux types bien distincts : tantôt ils vont directement de leur lieu d'origine vers leur lieu de terminaison, sans présenter sur leur lr;ijet aucun réservoir iutcrraédiaire où le produit sécrété puisse s'accumuler. D'autres fois, ils s'abouchent, avant leur terminaison, avec une cavité où se déverse partiellement (vésicule biliaire) ou totalement (vessie) le liquide sécrété. Entre ces deux variétés si tranchées se voient des types intermédiaires : le conduit excréteur, se renflant en un point de son trajet, le plus souvent près de sa terminaison (conduits galactophores, canal pancréatique accessoire, etc.), reproduit, à l'état rudimentaire, le réservoir de la glande.

A ces réservoirs et à certains conduits excréteurs sont surajoutés des appareils contractiles qui assurent l'excrétion de leur contenu; nous les envisagerons plus loin d'une manière spéciale.

Le nombre des glandes est extrêmement considérable, si l'on fait entrer en ligne de compte ces myriades de glandules qu'on rencontie dans la trame de la peau et de la plupart des membranes muqueuses. Une rapide énumération et quelques chiffres à l'appui sont indispensables pour donner une idée de la profusion avec laquelle elles sont répandues dans l'organisme, et pour établir en même temps d'une façon formelle quels sont les organes qui doivent être considérés comme glandes, et quels sont ceux auxquels ce titre doit être refusé.

1. Glandes de ia peau. Il en est de deux sortes : les glandes sudoripares, destinées à la sécrétion de la sueur, et les glandes sébacées.

Le dénombrement des premières fut tenté par divers anatomistes : Leeuwenlioeck, cité par M. Sappey, arriva au chiffre aussi fabuleux qu'erroné de deux milliards pour le revêtement cutané tout entier. Eichhorn fut plus modeste dans ses résultats, qui ne dépassent pas le chiffre de 10 millions.

M. Sappey, pour éviter toutes chances d'erreur, compta le nombre d'orifices que présente, pour les conduits excréteurs de ces glandes, une surface donnée de l'épiderme, et, afin de rendre plus facile la numération de ces orifices, il examina l'épiderme par sa face profonde, quand une macération préalable avait permis de le séparer facilement du derme ; il tint compte également de la richesse des diverses régions de la peau en glandes de cette sorte, et arriva au chiffre de 2 millions.

Quant aux glandes sébacées, il est bien difficile d'en préciser le nombre, car elles sont fort inégalement réparties, et manquent même totalement en certaines régions, telles que la paume des mains et la plante des pieds. MM. Martin et Léger les ont vues au nombre de 120 à 150 par centimètre carré à la face interne des petites lèvres, au nombre de 100 pour une même surface à leur face externe, de 40 à la partie interne des grandes lèvres et de 25 à 50 pour chaque centimètre carré de leur partie externe.

2. Glandes de l'appareil digestif. Elles sont aussi remarquables par la multiplicité des espèces que par le nombre considérable d'entre elles. Nous avons à signaler :

a. Les nombreuses glandules buccales, sous-jacentes à la muqueuse des lèvres,

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à celle de la voûte palatine, surtout dans sa partie postérieure, où elles forment une couche épaisse, à celle de la face inférieure du voile du palais, où elles constituent une masse assez épaisse dans sa partie antérieure, tandis que sa partie postérieure en contient beaucoup moins. Sur la face supérieure du même voile, les glandules sont rares et disséminées.

b. Les amtigdales, Vamygdale pharyngienne, les follicules clos de la hase de la langue, les glandules qu'on trouve également dans la partie de sa muqueuse comprise entre le V des papilles caliciformes en avant, et la base de l'épiglotte en arrière.

c. Les glandes salivaires, parotide, sous-maxillaire, sublinguale, de Weher^ de Blandin ou de Nuhn, ainsi que toute cette série de glandules intermusculaires s'étendant, de chaque côté, de la glande de Weber à celle de Blandin.

d. Les glandules pharyngiennes autres que l'amas de follicules clos qui constituent l'amygdale pharyngée, déjà mentionnée, et qui, nombreuses surtout dans la moitié supérieure du pharynx, y forment une couche presque continue sur la face profonde de la muqueuse.

e. Les glandes œsophagiennes, dont le nombre va croissant plus on se rapproche du cardia.

f. Les gkindea à pepsine et Icsglandes muqueuses de l'estomac. « Leur nombre, dit Sappey, dépasse toutes les limites que l'imagination la plus hardie eût osé concevoir. » Et en effet, 1 millimètre carré de la surface de la muqueuse présentant de 100 à 150 orifices de glandes, et la surface interne de l'estomac étant de 490 centimètres carrés, on trouve pour total 4900 000 glandes. Et ce résultat est encore au-dessous de la vérité, car M. Sappey l'a obtenu en ne prenant pour multiplicateur que le chiffre de 100 glandes par millimètre carré, tandis que souvent on en trouve 150 ; de plus, dans l'évaluation de la superficie de l'estomac assimilé à un cône, il n'a tenu compte que de sa surface et négligé sa base.

g. Les glandes de Bninner du duodénum sont très-abondantes dans sa première portion, et rares dès la seconde, surtout à partir de l'ampoule de Vater. Les glandes de Lieberkûhn, qui existent au nombre de 4 à 5 par villosité, atteignent le chiffre fabuleux de 40 à 50 000 000, le nombre des villosités étant delOOOOOOO (Sappey). Quant aux glandes vésiculeuses agminées, ou plaques de l'eyer, elles varient beaucoup d'un sujet à l'autre, et sont en moyenne de oO à 40. Les glandes vésiculeuses solitaires ou follicules clos sont sujets aussi à de nombreuses variations.

h. Les glandes en tube de la muqueuse du gros intestin sont, toute proportion gardée, plus nombreuses que les glandes de Lieberkûhn de l'intestin grêle, car elles sont bien plus rapprochées qu'elles les unes des autres. Les follicules clos du gros intestin sont sujets à de grandes variations de nombre suivant les sujets.

i. Le pancréas.

j. Le foie qui, par ses portions biliaire et glycogénique, constitue une glande double. Les glandules des conduits biliaires, très-agglomérées jusque vers l'origine du canal cholédoque, lequel n'en possède plus que fort peu. Les glandules de la vésicule biliaire, assez rares, celles du canal cystique assez nombreuses au contraire,

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