II. Caudale absente
a. Pas de dents Rhamphuhthys M. T.
h. Des dents en velours Sternojji/gus M. T.
c. Des dents coniques Campus Cuv.
B. Corps nu, organes électriques Gymuotus Lin.
H.-E. Saovage.
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GYNOCARDIA (botanique\ 875
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eYiVA\'DROPSlS. Genre de plantes Dicotylédones, appartenant à la famille des Gapparidées. Les espèces qui le composent, et qui ne diffèrent du Cléome que par la longue colonne grêle qui porte les étamines au-dessus du réceptacle, ont été signalées dans l'article Cléome {voy. ce mot). Pl.
GYIWÉCAIVTHE. Un des noms donnés à la bruyère par Pline. Pl.
«lfNÉco:viASTE (yuvvj, femme, et ^iiazàç, mamelle). Nom donné à l'homme qui porte des mamelles semblables à celles de la femme. Il en a été parlé à l'article Mamelles. Cette anomalie dont il existe des exemples incontestables, et qui se présente quelquefois cbez plusieurs enfants du même lit, a presque toujours été observée chez des individus lymphatiques dont les organes sexuels étaient peu développés ou doués de peu d'énergie. Dans certains cas la gynécomastie ne s'est montrée qu'à un âge assez avancé. Dans d'autres, elle n'existait que d'un seul côté. L'auteur de l'article Gyxécomaste du Dictionnaire en 60 volumes croit que, dans ces cas, la glande mammaire fait toujours défaut, et que les cas de sécrétion lactée qu'on a cités depuis Aristote doivent être rejetés. Cependant, et tout en accordant que le grand développement des seins chez l'homme, alors même qu'il prenait la forme arrondie ou conique qui appartient aux seins de la femme, dépendait, dans certaines observations, d'une simple accumulation du tissu cellulo-graisseux, comme il n'est pas contestable que la glande mammaire existe à l'élaf rudimentaire chez l'homme, rien ne s'oppose à admettre chez lui, très-exceptionnellement, la possibilité de la lactation {voy. Mamelles). D.
GTIVOCARDIA. (R. Br). § L Botanique. Genre de plantes Dicotylédones, qui a à peu près l'organisation des Pangiiim et qui appartient comme eux à la famille des Bixacées, série des Pangiées. Ses fleurs sont dioiques, à calice cupuliforme, valvaire, 5-denté, parfois irrégulièrement déchiré lors de Tanthèse. Les pétales sont imbriqués ou tordus, et l'androcée est celui des Pangin7n avec des anthères allongées, subbasifîxes, introrses. Il y a dans la fleur femelle de 5 à 15 staminodes. Le gynécée se compose d'un ovaire sessile, surmonté de 5 styles dont l'extrémité stigmatifère est largement capitée. Les placentas, pariétaux, multiovulés, sont au nombre de 5. Le fruit est une grande baie polysperme. La seule espèce du genre est le G. odorata R. Br. ; c'est un arbre à feuilles alternes, à fleurs dioiques, solitaires ou disposées en cymes, axillaires ou nées latéralement sur le bois des tiges. Il croît spontanément dans les forêts de la péninsule Malaise et dans l'Inde orientale jusqu'à l'Assam, au nord, et de là il s'étend le long de la base de la chaîne de l'Himalaya jusqu'au Sikkim, à l'ouest. Sa tige est très-ramifiée et recouverte d'une écorce cendrée. Ses feuilles alternes, plus ou moins pendantes, ont un pétiole court etim limbe ovale-lancéolé, arrondi à sa base, le plus souvent subitement acuminé au sommet, entier, glabre, penninerve, à nervures secondaires arquées, distantes et peu nombreuses. Ses fleurs sont blanches et parfumées. Son fruit, à peu près sphérique, glabre, d'un gris brunâtre, est une baie cortiquée, et ses graines
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irrégulièrement ovoïdes, inégalement déformées par lenr pression mutuelle, sont d'un gris jaunâtre ou brunâtre, terne et terreux, à la surface. Leur tégument extérieur est épais et crustacé ; il en recouvre un second, beaucoup plus mince et souvent noirâtre. Leur embryon a une radicule claviforme, dont le sommet obtus arrive à la surface de l'albumen, et des cotylédons ovales cordés et minces. (Dimensions : pétiole, 1 centimètre environ ; limbe des feuilles, 10-20 centimètres de long, sur 4-6 de large; fleurs, Ô-4 centimètres de largeur; fruit, 8-10 centimètres de diamètre; graine, 2-5 centimètres de long sur l-I 1/4 centimètre de large ; embryon, 1 1/2-2 centimètres. )
On emploie dans la médecine indienne les graines de celte plante. On en retire par expression une huile fixe, odorante, qui se vend communément dans les bazars indiens. Son odeur est, comme celle des semences, assez désagréable. Les graines paraissent avoir été quelquefois confondues avec celles du Slnjchnos Ignatii, mais elles ne contiennent pas de strychnine. Leur nom vulgaire est Chaulmugra, Chauhnoogra, Chawulmoogri, Petarlaira. LeG. odorata a. aussi reçu les noms de Chauhnoogra odorata Roxn. et ChUmoogra decandva Ham.
11 y a en Cochinchine des Gijnocardia dont les graines sont employées parles indigènes comme anthelniinlhicjues. H. B.n.
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{/ II. Emploi médical. Les propriétés du Gynocardia odorata étaient bien connues de Roxburgh; c'est lui qui en donne la première notice; il mentionne simplement les semences écrasées comme employées couramment par les naturels de l'Inde en applications externes dans les maladies cutanées. Dans ces dernières années, ces graines ont attiré l'attention des Européens de l'iliudoustan; O'Shaughne.-sy fit quelques expériences avec elles; on les trouva utiles dans certaines affections de la peau et on les admit dans la pharmacopée de ce pays.
Elles cèdent par expression environ 10 pour 100 d'une huile qui porte le nom d'huile de chauhnoogra ; ce terme est le nom indien de l'arbre et de la substance qu'il produit. Le liquide semble connu depuis longtemps et estimé des indigènes dans le traitement de la lèpre, et peu de faquirs voyagent dans la contrée sans connaître ses propriétés.
C'est une huile fixe, visqueuse, épaisse, d'une odeur et d'une saveur particulière et un peu désagréable, avec un arrière-goiit imperceptible d'amandes amères.
D'après les expériences d'O'Shaughnessy, o grammes 1/2 de cette huile ingérés par un chien causent au bout d'un quart d'heure de violents vomissements. Cette propriété émétique est également notée par Irvine.
Chez l'homme, l'usage interne de l'huile de gynocardia à faible dose détermine une sensation de brûlure du pharynx et de l'estomac avec vomissements; ces accidents cessent au bout de deux ou trois heures. Quelquefois il peut se produire une légère inflammation buccale ou gastrique qui cède à des décoctions d'orge, de graine de lin, à l'eau magnésienne et à l'huile de ricin.
De même les graines prises en grande quantité donnent des nausées et de l'irritabilité de l'estomac.
Nous venons de dire que les semences ont été usées par les naturels de l'Inde
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tlans les maladies de la peau; elles sont spécialement vantées dans les herpès et les teignes. On dépouille ces graines de leurs enveloppes, on les triture avec du beurre clarifié, on en fait une masse molle, et dans cet état on les applique trois fois par jour sur les parties malades.
Pick a essayé l'huile de chaulmoogra, dans le traitement de certaines affections cutanées, chez des sujets notoirement scrofuleux. Placée sur la peau sous forme de pommade ou d'emplùlre, elle provoque un eczéma aigu avec vive rougeur et douleur cuisante. Elle agit donc comme irritant à la manière de l'acide pyrogallique. Employée comme topique dans les vieux eczémas iichcnoïdes, le prurigo, le lupus tuberculeux, elle paraît avoir amené la guérison de ces afleclions après des accidents aigus traités à leur tour par les procédés habituels.
Elle est connue et très-employée à l'intérieur contre la scrofule par les médecins chinois, qui lui attribuent des propriétés toniques et modificatrices sur le sang. Le docteur Hobson résume ainsi le résultat de sa propre expérience : « J'ai vu deux cas certainement guéris, plusieurs autres beaucoup améliorés. Le remède demande à être continué pendant plusieurs mois; en même temps on administre des apéritifs. Le premier signe d'amélioration consiste en ce que l'éruption devient moins proéminente et moins rouge, tandis que des croûtes blanchâtres apparaissent autour des bords et que les parties centrales prennent graduellement l'apparence de la peau saine ». Chuckerbulty a de même réussi dans des circonstances semblables.
C'est surtout dans la lèpre que le chaulmoogra semble être avantageux; c'est un fait connu aussi des Chinois depuis longtemps. En 1854, Monat publia les résultats remarquables qu'il avait obtenus dans cette maladie. Dans la lèpre maculeuse et dans les premières périodes de l'anesthésique, l'huile a une valeur thérapeutique manifeste. Toutefois les semences de gynocardia administrées en poudre ont une action plus prompte que l'huile. Une large administration de lait paraît être un auxiliaire excellent dans le traitement.
La médication mixte employée par Leclerc, à la Réunion, se compose de frictions matin et soir avec la pommade d'Ilelmerich ou le linimcnt oléo-calcaire de gurjun {voy. ce mot), de bains quotidiens savonneux ou alcalins, de cautérisations ou de badigeonnages phéniqués, de pansements glyco-phéniqués et de l'usage interne de l'huile de chaulmoogra; il en prescrit 6à8 gouttes, deux fois par jour, en augmentant progressivement la dose, suivant la tolérance de l'estomac, jusqu'à celle d'une cuillerée à café.'^Vinson emploie l'huile intus et extra.
Chez plusieurs sujets offrant concurremment des affections bronchiques, ces affections furent guéries par l'huile. D'autre part, comme tous les malades engraissèrent, on peut induire que l'huile de chaulmoogra peut être utile dans les maladies de poitrine. On l'a recommandée encore dans le rhumatisme et même contre le ver solitaire.
Les médecins indigènes engagent leurs malades, lorsqu'ils prennent du chaulmoogra, à éviter les viandes salées, les acides, les épices, les mets sucrés; ils favorisent l'action du médicament avec du beurre, de la graisse de buflle et les aliments huileux. Il serait bon de tenir compte de ces recommandations, de s'assurer par l'observation de ce qu'elles ont d'utile et de régler avec soin le régime de tout individu soumis à l'usage de ce remède.
Les graines doivent être dépouillées de leur enveloppe, réduites en poudre et
878 GYI>AhT£S.
administrées à la dose quotidienne de trois semences ou de 40 centigrammes, qu'on peut augmenter graduellement jusqu'à la renouveler trois ou quatre fois par jour. On peut en faire des pilules. Réduites en pâte et mêlées à l'onguent simple, elles consiiiueni Y UnguentujnGynocardix delà pharmacopée indienne, qui est employé aux mêmes usages que l'huile extraite des graines.
L'huile peut se donner à l'intérieur en commençant par 5 à 6 gouttes et augmentant progressivement jusqu'à trente gouttes ; elle est mieux tolérée sous forme de capsules. Les Indiens l'associent parfois dans le traitement de la lèpre à l'extérieur à une autre plante de la famille des Légumineuses, le Psoralea cor y fol ia.
On a dit que les graines de VHydnocarpus Wightiana, arbre de l'Inde Occidentale, et celles de VHydnocarpus venenata de Ceylan, pouvaient être employées, lorsqu'on ne peut se procurer celles du Gynocardia. Les semences de ces deux espèces contiennent une huile grasse employée par les indigènes contre les maladies de la peau. Mais le fruit de ce dernier est toxique et son ingestion a entraîné des accidents.
On importe en Chine une graine nommée Ta-fung-tsze qui vient de Siam, où elle est connue sous le nom de Liikrabo et employée dans une espèce de maladie cutanée. L'arbre qui la produit est peu connu des botanistes, mais ïlanbury pense, d'après la structure de la graisse, qu'il est très-voisin des Gynocardes. Le Lukrabo est appelé en Cochinchine Daï-phong-ttt ; il est employé comme vermifuge par les Annamites. M. Pierre a étudié la plante qui le produit et lui a donné le nom à'Hydnocarpus anthelminthica .
Le bois du Gynocardia odorata présente une coloration blanche et est trèsemployé pour les ouvrages fins et élégants d'ébénisterie. Bazile Féris.
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GïPAÈTES. Les Gypaètes ont été souvent réunis aux Aigles, mais doivent plutôt, en raison de leur organisation, de leur aspect extérieur et de leurs mœurs, constituer, à côté des Aquilidés, une famille particuhère, celle des Gypaétidés [Gypaetidœ), dans l'ordre des Rapaces {voy. le mot Oiseaux de proie). Les Gypaètes en effet ont le bec plus allongé que celui des Aigles, surtout dans la portion qui correspond à la cire et qui est abritée sous des soies roides et couchées dépassant la moitié de la mandibule supérieure. Ces soies cachent complètement les ouvertures des narines, qui sont de forme ovale et dirigées obliquement par rapport à l'axe du bec, et des poils semblables, mais encore plus développés, recouvrent en majeure partie la mandibule inférieure. Les joues, le vertex et la gorge, sont revêtus d'un duvet cotonneux, analogue à