L. Hn
HALFORD (Sir Henry). Médecin anglais, fils aîné de James Yaughan, de Leicester, vint au monde le 2 octobre 1766. 11 fit ses études à Oxford et à Edimbourg et fut reçu docteur à la première de ces deux universités en 1791. 11 devint en 1795 médecin de l'hôpital de Middlesex, à Londres, et en 1794 feilow du Collège royal des médecins. 11 ne larda pas à être l'un des médecins les plus répandus dans le grand monde de la capitale, fut nommé dès 1795 médecin extraordinaire du roi et en 1809 changea son nom de Yaughan en celui de Ilallord et fut créé baronnet. H devint ensuite le médeciu ordinaire du prince de Galles, en 1 812 du roi Georges III, remplit les mêmes fonctions auprès des rois Georges IV, Guillaume IV et la reine Victoria. En 1800 et 1855, il fut chargé de la Harveian Oralion, devint en 1820 président du Collège des médecius et conserva cette charge jusqu'à sa mort arrivée le 9 mars 1844. On cite de ce savant médecin:
I. An Account of what appeared on Opening the Coffin of Ring Charles I, in Saint- George's Chapel at Windsor. London, 1815, in-4''. — II. On the Climateric Disease. In Med. Transact. of the Collège of Physicians in London, t. IV, p. 516, 1815. — III. Necessity of Caution in the Estimation of Symptoms in the hast Steps of some Diseuses. Ibid., t. VI, 1820. — IV. Choiera morbus. London, 1851, in-8°. — V. Papers Relative to the Disease called Choiera spasmodica in India, now Prevailing in the ISorth ofEuropa. London, 1851, in-8°. — VI. Essays and Orations, read and delivered at the Royal Collège of Physicians. etc. London, 1851, in-8°; Z' édit., ibid., 1842, in-12. — VII. On the Treatmenf of the Goût. London, 1833, in-18, etc. L. H.v.
HALI-BEIV-ABBAS. Voy. HalY AbbaS.
HALITUEUX. 65
HALlCACABUM. Un des anciens noms du Phtjsalis aîkekengi L. {voy. Alkékenge).
C'est également le nom spécifique d'une plante de la famille des Sapindacées {voy. Gardiosperme). Ed. Lef.
IIALIM. Nom tamoul du Lepidium salivum L., Crucifère bien connue en Europe sous les noms de riasitort, cresson alénois, cresson de jardin {voy. Pas- SERAGEJ. Ed. Lef.
HAlilMATlA. Belon, dans son Voyage du Levant, pai'le d'un arbrisseau de ce nom, dont les sommités sont mangées en salade ou confites au vinaigre et que l'on croit être VAtriplex halunus L. {voy. Atriplex). Ed. Lef.
HALIOTIDE {Haliotis L.). Genre de Mollusques-Gastéropodes-Cténobranciies, qui a donné son nom à la famille des Ilaliotidés, et dont lei caractères principaux peuvent se résumer ainsi qu'il suit :
Corps ovalaire, très-déprimé, pourvu inférieurement d'un pied épais, channu entouré d'une double rangée de lobes digités, frangés, tenlaculifères. Tête large, déprimée, munie de quatre tentacules, dont deux très-larges, un peu aplatis, et deux beaucoup plus courts, prismatiques, oculés à leur sommet. Radula présentant des dents centrales paires dissemblables et de nombreuses dents marginales. Cavité respiratoire située sur le cùté gauclie, contenant deux longues brancbies inégales, et terminée antérieurement par deux lobes inégaux du manteau. Le rein est double et la glande génitale débouche dans le rein du côté droit comme chez les Dentales.
Coquille plate, auriforme, spiralée, richement nacrée à l'intérieur, le plus souvent encroûtée extérieurement de sels calcaires et couverte de serpules, de balanes, etc. ; spire très-courte, presque postérieure et latérale, le dernier tour montrant au côté gauche une série de perl'orations arrondies ou ovalaires, oblitérées successivement, mais dont les dernières restent toujours ouvertes pour laisser passer des appendices teutaculiformes du bord du manteau ; la dernière perforation est bordée d'une expansion palléalc dans laquelle débouche l'anus.
Les Hahotides sont connues vulgairement sous les noms d'Ormiers ou d'Oreilles de mer, à cause de la grossière ressemblance qu'elles présentent avec la conque auditive de certains animaux. Elles vivent, comme les Patelles, appliquées sur les rochers. L'animal est comestible, mais sa chair est dure et peu estimée; les pécheurs s'en servent surtout comme appât. Leurs coquilles sont très-recherchées à cause de la beauté de la nacre dont elles sont couvertes intérieurement et qui est employée pour les travaux d'incrustations.
Le genre renferme environ 75 espèces répandues dans les mers chaudes et tempérées. La plus anciennement connue est Y H. tuherculata L., qui se rencontre dans les mers de l'Ancien Continent. C'est le livice.;, àpyioi. d'Aristote. Sa coquille est longue de 0",10 à O'^jlS sur environ 0™,08 de large. Les pêcheurs de la Manche l'envoient quelquefois sur les marchés de Paris. Ed. Lefèvre.
HAUTUEUX (de halilus, vapeur). On désigne sous le nom de chaleur halitueuse l'état de la peau lorsqu'elle est chaude et couverte de moiteur ou de sueur, surtout après un accès fébrile; on dit encore peau halitueuse. L. Hn.
64 HALL (Les).
HALIi (Les).
Hall (Map.shall). Célèbre médecin anglais, vint au monde à Bashford (Nottinghamshire), en 1790. Son père possédait une filature; c'est lui qui le premier connut et appliqua en grand le pouvoir décolorant du chlore. Le jeune Hall fit ses premières études à Newark et les termina à Edimbourg où il prit le grade de docteur en 1812 {Diss. de febribusinordinatis, Edinburgi, gr. in-8"). Peu après il fut nommé house-plujsician à l'Infirmerie royale d'Edimbourg. Dès l'année suivante, il fit im cours sur les principes du diagnostic devant un auditoire qui renfermait des célébrités de l'avenir, telles que Robert Lee et Grant. C'est de ce cours que tire son origine le traité On Diagnosis, etc., qu'il publia en 1817 à Londres (2 vol. gr. in-8'').
En 1814, Marshall Hall quitta Edimbourg, après un séjour de cinq ans; pour se perfectionner, il fit un voyage sur le continent et visita particulièrement les Universités de Paris, de Berlin et de Gottingue; dans cette dernière ville, il se lia d'amitié avec Blumcnbach. De retour en Angleterre, en 1815, il se fixa à Nottingham et devint médecin à l'hôpital de cette ville. 11 resta là dix ans et publia dans cette intervalle entre autres un excellent mémoire su7' les suites des hémorrhagies, qu'il lut en 1824 devant la Société royale de médecine et de chirurgie. Ce mémoire et un autre sur le même sujet [Experiments on the Loss of Blood) furent publiés dans les Transactions de la même Société en 1832. Ces recherches firent époque; c'est d'elles que date la première distinction entre l'irritation et l'inflammation ; elles eurent pour résultat de produire une réaction contre l'abus de la méthode antiphlogistique. En 1826, il se fixa définitivement à Londres, continuant ses remarquables travaux. En 1827, il publia ses Commentaries upon Varions Diseases Peculiar toFemales, London, in-8° (3* édit., 1837, in-8°), ouvrage resté classique pendant plus de trente ans. Peu après, il publia une série de recherches sur la circulation du sang dans les petits vaisseaux chez les Batraciens, et démontra que les rameaux vasculaircs, appelés capillaires, se distinguent tant par leur structure que par leurs fonctions des artères et des veines, que c'est à leur niveau que se font les échanges nutritifs de l'économie.
Cependant, ce sont ses recherches et ses découvertes dans le domaine du système nerveux qui constituent son plus beau titre à l'admiration de la postérité. C'est en faisant des expériences sur la queue d'un triton décapité qu'il fit sa grande découverte des mouvements réflexes: il la fit connaître dans deux mémoires publiés en 1833 et en 1837 dans les Mémoires de la Société royale de Londres. Dans le premier, il démontra irréfutablement les fonctions réflexes de la moelle allongée et de la moelle épinière; dans le second, il chercha à démontrer que la moelle est la source de l'irritabilité musculaire et surtout qu'il existe un système nerveux excito-moteur indépendant ; s'il alla trop loin dans ses déductions, il ne faut pas lui en faire un crime, surtout quand on songe à l'obscurité qui régnait alors (et qui règne encore aujourd'hui) sur les fonctions si variées de la moelle.
Au point de vue de la pathologie nerveuse, on lui doit des études remarquables sur les affections convulsives, en particulier sur l'épilepsie; à côté de vues très justes, on se heurte à des erreurs; la science n'avait pas encore fait assez de progrès pour qu'il pût les éviter. Selon lui, la moelle jouerait le rôle principal dans la production des convulsions en général. A ces recherches se
HALL (Les). Ql
rattachent ses travaux sar l'action de la strychnine, qu'il considérait comme un excitant et un tonique de la moelle, sur la picrotoxine, sur la respiration artificielle. Ses travaux, très-nombreux, comprennent tout le domaine de la médecine. Nous indiquerons ci-dessous les principaux.
Marshall Hall présenta en 1855 les premiers symptômes d'une affection grave de l'œsophage. Il renonça à la pratique, fit des voyages en Amérique, en Italie, etc., enfin vint mourir à Londres le 1 1 août 1857. A l'autopsie, on constata l'existence d'un rétrécissement cancéreux de l'œsophage.
Il est étonnant qu'avec tous les succès qu'il eut dans la pratique et la notoriété scientifique dont il jouissait Marschall Hall n'ait été médecin d'aucun des grands hôpitaux de Londres, ni professeur attitré de quelque grande école. Il se présenta une fois à Universily Collège, mais retira sa candidature devant une résistance occulte qu'il rencontra. Il fit cependant quelques cours aux écoles d'Âldergate-street et de Webb-street et à celle de l'hôpital Saint-Thomas.
I. An Essay on the Symptoius and Historij of Diseases, considered Chieflij in their Relation lo Diagnosis. Loiidon, 1S"22, iii-8°. — II. On the Minioses, or a Descriptive Diagnostic and Practical Essaij on the Affections usiiaUy denoniinatcd Dyspeptic, llypochonrfr/flc, etc. London, 1819, in-S"; new Edit. A Descriptive Diagnostic and Practical Essay on Disorders of the Digestive Organs and General Healtli, London, 1821, in-8°. — III. Cases of a Serions iMoibid Affection, C/iie/ly Occurring afler Delivery, Miscarriagc, etc. London, 1820, in-S". — \y. Médical Essays, etc. London, 1825, in-8°. — Y. On a Morbid Affection of bifancy arising from Circumslances of E-rhaustion, but resenibling Ihjdrocephalus. London, 1829, in-8°. — VI. Researches principalty Relative to the Morbid and Curative Effects of Loss of Blood. London, 1830, gr- in-b". Plusieurs éditions à Londres en 1855 et 1856, en Amérique en 1850 et 1855, et une traduction en allemand en 1857. — VII. A Critical and Expérimental Essay on the Circulation of the Blood, especiallij as observed in the Minute and Capillary Vessels of the Batrachia and of Fishes. London, 1832, in-S", Ameiic Edit. Phiiadelpliia, 1855, in-8'. — VIII. An Expérimental Divestigation of the Effects of Loss of Blood. London, 1852, in-8'' (extr. de Lond. Med.-Chir.-Transact.). — IX. On the ReflexFunctlon of the Medulla oblongala and Medulla spinalis. London, 1855. in-4°(ext. du même). — X. The Principles of Diagnosis, 2^ Ed. London, 1854, gr. in-S" (la 2= éd. dutraité On Diagnosis); 5'' Edit. The Principles of the Theory and Praclice of Physic, etc. London, 1857, in -8°. Plus des éditions timéricaines en 1855 et en 1859. — XI. Syllabus of Lectwes on the Diseases of the Neivous System. London, 1855, in-S". — XII. Lectures on thelServous System and ils Diseases, and Memoirs on the Nervous System. London, 185G, in-8°; Americ. Edit. l'hilad., 1857, in-8°. Trad. en allem. Berlin, 185tt, gr. in-8°. — Xlll. Memoirs on the Nervous System. London, 1857, in-4"'. Deux traductions allemandes en 1859 et 1840.
— XIV. Oii the Diseases and Dérangements of the Nervous System, etc. London, 1841, in-S", 8 pL, trad. allemande. Leipzig, 1842, in-8°. — XV. On the Mutual Relations belween Anatomy, Physiolugy, Pathotogy, etc., being the Gulstonian Lectures. London, 1842, in-S", 3 pi.
— XVI. New Mernoir on the Nervous System- London, 1845, in-4'', 5 pL — XVII. Practical Observations and Suggestions in Medicine, London, 1845, in-S". — XVIII. Essays on the Theory of Convulsive Diseases. London, 1848, in-8°. — XIX. On the Neck as a Médical Région and on Trachelismus. London, 1849, in-8°. — XX. Synopsis of the Diastallic Nervous System. London, 1850, in-4°. — XXI. On the Threatenings of Apoplexy and Paj-alysis. London, 1851, in-S". — XXII. Synopsis of Cérébral and Spinal Seiiures of Inorganic Origin, etc. 2'' Edit. London, 1851, in-4''. — XXIU. Prone and Postural Respiration in Drowning, etc. London, 1858, in-S", 2 pi. — XXIV. Eupaedia, or Letters to a Mother, etc. London, s. d., pet. in-S". — XXV. Un nombre considérable d'articles dans les recueils périodiques anglais. L. H.\.
Oall (Hermann-Chritian van). Médecin et botaniste hollandais, né vers la fin du dernier siècle, reçu docteur à Utrecht en 1823 {Dissert, inaug. de stethoscopii in morbis pectoris mu, Traj. ad Rhen., in-B"), se fixa dans cette ville et y devint professeur de botanique. Hall est connu par des travaux importants sur la botanique.
Nous mentionnerons entre autres ;
DICT. E.NC. i" s. XII. '^
66 HALL (Eaux minérales de).
l. Commenlatio de systemalibus botanicis, cum aliorum lum ipsius Linnaei. Traj. ad Rhen., 1821, in-8°. — II- Specim. botanicum, exhibens synopsin graminum indigenoTum Belgii, etc. Ti-aj. ad Rlieu., 1821, iii-8°. — 111. Flor-a Belgii septcntrionalis . . . Amsterdam, 1825-1856, 2 vol. in-8°. — IV. Elementa bolanicœ in usum lectionum academicarum conscripta. Groningae, 1734, in-8°. — V. Revevoeringen over het plantenrijk en ziine natuurlijke afdeelingen.. . Groningen, 1858, in-8°. — VI. Oralio de Neerlandia, Itistoriae naturali cxcoltndae atque ampli ficandae reliqids Europae partibus non minus idonea. Groningae, 18?i4, in-i". — Yll. Hall a publié Caroli Linnaei Epistolae ineditae, etc. Groningae, 1850, in-8°. L. Hn.
HALL (John). Voy. Halle.
IIALL (Eaux mini'rales de) (Basse- Autriche). Athemuiles, chlorurées sadiques fortes, hromo-ioihirées, carboniques faibles. Bourg situé sur l'Enns, dans la petite vallée de Sulzbach, à une demi-heure de Rohr et à 28 kilomètres de Linz, avec lequel il est en communication deux fois par jour, à 354 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le climat de Hall est tempéré. La saison commence au milieu du mois de mai et finit à la fin du mois de septembre. La température moyenne des mois d'été est d'environ 15 degrés centigrade. Quatre sources émergent d'un terrain tertiaire, et leurs eaux sont reçues dans un réservoir commun où aboutit un corps de pompe qui les distribue dans les diverses parties d'un établissement convenablement aménagé. Leur débit est d'environ 5000 mètres cubes en vingt-quatre heures. Les sources de Hall sont désignées par vieilles et nouvelles sources. On les confond sous le nom de Kropfwasser (ea\i du goitre). L'eau de toutes les sources est limpide, claire et transparente, d'un goût amer, salé, assez désagréable. Elle n'a pas d'odeur, et n'est traversée par aucune bulle gazeuse appréciable. Elle bleuit les préparations de tournesol rougies par un acide. Sa température est de 12 à 14 degrés centigrade, celle de l'air atmosphérique étant de 19 degrés centigrade. La densité est aux sources nouvelles de 1,0119, et aux vieilles sources de 1,0148.
Nelwald a f;iit connaître en 1853 l'analyse chimique des quatre sources de Hall : nous ne rapportons que celle de la Hauptquelle (source principale). 1000 c^rammes de cette eau lui ont donné les principes suivants :
Chlorure de sodium 17,538
— potassium 0,075
— ammonium 0,003
— calcium 0,c00
— magnésium 0,403
lodure de sodium 0,010
— mafjnésium 0,030
Bromure de magnésium O.OtO
Phosphate de chaux 0,005
Carbonate de chaux 0,075
— mfl!;ncsie 0,0i0
— fer'^ 0,013
Acide silicique 0,015
Total des matières fixes 18,631
Gaz acide carbonique libre et en partie combiné 0,200
M. le professeur Redteiibacher a fait une analyse postérieure à celle-ci. Ce chimiste a trouvé du rubidium, du lithium et de la strontiane ; mais ces trois corps y sont en si petite quantité que leur présence ne peut modifier en rien les propriétés physiologiques et thérapeutiques de cette eau minérale.
Hall possède un grand établissement pour malades payants et deux autres maisons hospitalières pour adultes et pour enfants, où Ton n'est admis qu'à de
HALL (Eaux minérales de). q-j
certaines conditions déterminées par un règlement, et sur l'avis d'un conseil d'assistance.
Mode d'admiî^istbation et doses. L'eau minérale de Hall est rarement employée en boisson. Son goût est désagréable, et la difficulté qu'elle a à être digérée explique le peu d'empressement qu'ont les malades, et surtout les enfants, à la boire. La petite quantité qu'ont de tout temps conseillée les médecins qui ont exercé à cette station minérale est ainsi justifiée. Ils sont unanimes en effet à la prescrire par cuillerées à soupe et à une distance assez éloignée les unes des autres, une demi-heure, par exemple. La durée des bains dont l'eau est artificiellement chauffée et presque toujours coupée d'un sixième au moins d'eau ordinaire est d'un quart d'heure à vingt minutes. La durée des douches est de cinq à dix minutes.
Effets physiologiques et thérapeutiques. L'eau chlorurée forte, bromoiodurée, de Hall, a une action reconstituante et tonique. Elle est manifestement diurétique, et agit sur les engorgements glandulaires qu'elle résout promptement. Comme toutes les eaux chlorurées fortes prises à petite dose, elle diminue la sécrétion de l'estomac, de l'intestin, du foie et du pancréas; elle est utile dans certaines gastrorrhées et dans les constipations habituelles, (y est en boisson qu'elle donne les meilleurs résultats, mais elle a cependant un effet marqué sur la membrane muqueuse de l'estomac et de l'intestin, lorsqu'elle est prise exclusivement en bains et en douches. Nous avons dit que l'eau de Hall [Kropfwasser) passe pour avoir une utilité marquée dans l'engorgement goitreux. Contre la scrofule, on l'emploie à la fois en boisson, en bains et en topique, au moyen de compresses appliquées sur les engorgements ou les ulcérations. L'eau de Hall, intus et extra, est efficace également contre les accidents consécutifs de la syphilis secondaire et tertiaire. Nous ne pouvons pourtant ne pas donner la préférence aux eaux sulfurées qui, comme celles de Bagnères-de-Luchoii, ont montré leur utilité incontestable dans ces circonstances. L'effet franchement diurétique de l'eau salée de Hall a conduit à essayer son administration dans les maladies des organes urinaires caractérisées principalement par la sécrétion plus abondante de mucus et même par la production de pus ; mais nous avouons encore ici notre préférence pour l'emploi des eaux sulfurées contre ces états pathologiques. On vante enfin l'activité des sources de Hall contre la goutte, quand cette maladie se manifeste par la production de tophus sur les petites articulations du pied ou de la main. Notre expérience personnelle ne nous a point édifié sur les résultats favorables donnés par l'eau de Hall contre la goutte et ses manifestations extérieures, et nous sommes forcément réservé sur des avantages que nous n'avons pas personnellement constatés.
La durée de la cure est de quinze à trente jours.
On exporte peu l'eau des sources de Hall.
Bibliographie. — Consulter principalement : Ksolz. Beobachtungen iïher Wirkung der Soolbàder. In Beobachtungen und Abhandl. ans deni Gebiete der prakt. Heilk. von Oest. .Erzten, 1828, Bd. VI, S. 523. — Osann (E.). Physikalisch-mediciiiische Darstellung der bekannten Heitquellen der vorzûglicksten Lânder Europa's. Berlin, 1832, in-8°, S. 590. — Helfft(H.). Handbuch der Balneotherapie. Berlin, 1857, in-8% S. 495. — SEEGEN(Josef). Compendium der allgemeinen und speciellen Heilquellenlehre. Wien, 1857, in-8'>, S. 181-182.
— ÎSETWALi>(Josei). Heilquellen und Bâder in Ober-Oesterreich. Linz, 1864, in-18, S. 7-9.
— Braun (Julius-. Systematisches Lehrbuch der Balneotherapie. Berlin, 1868, in-8», S. 226-408. ' A. R.
68 HALL (Eaux minérales de).
HALL (Eau minérale de) (Tyrol autrichien). Athemiale, chlorurée sodique forte, non gazeuse. A 6 kilomètres d'Iiisbruck, sur la rivière l'Inn, dans une très-belle vallée, est une station du chemin de fer peuplée de 5000 habitants, à 607 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les eaux de Hall, dont on ne connaît pas l'analyse exacte, mais qu'on sait cependant être très-chargées de chlorure, sont exclusivement employées en bains. Elles n'ont pas besoin pour être très-actives d'être additionnées de l'eau mère extraite à la saline qu'elles alimentent. La maison des bains de Hall n'est pas dans la petite ville de ce nom, mais bien dans le village de Heiligenkreuz, qui est distant de 1 kilomètre seulement de Hall. Cette eau est claire, limpide et transparente; elle n'est traversée par aucune bulle de gaz. Elle a une odeur franchement bitumineuse, et son goût est fortement salé, amer et assez désagréable pour qu'elle ne soit pas acceptée sans protestation par la plupart des buveurs. Elle ramène au bleu les préparations de tournesol préalablement rougies par un acide. Sa température est de 12°, 8 centigrade, celle de l'air étant de 15°, 5 centigrade. On ne connaît pas son poids spécifique. Les matières fixes contenues dans 1 litre d'eau sont de 270 grammes, ce qui donne à l'eau de Hall du Tyrol autrichien une place élevée dans le cadre des eaux chlorurées fortes. Le professeur Seegen, qui lui a consacré un chapitre dans son ouvrage sur les eaux minérales, dit : « Les huiles de naphte et les résines qui, dans quelques pays, se mêlent rarement aux eaux minérales, même en petite quantité, existent cependant dans les sources d'Adelheid, d'Ivonitz et de Hall. On trouve aussi dans cette dernière une petite quantité de gaz acide carbonique à l'état de traces seulement, ainsi qu'une matière résineuse et bitumeuse qui lui communique une odeur particulière. On constate de même dans le dépôt formé par cette eau un précipité calcaire et salin auquel se joint une petite proportion de bitume. Les eaux chlorurées de Hall renferment encore des traces résineuses et des matières organiques fossiles que l'on rencontre rarement dans les eaux minérales autres que les eaux sulfureuses » (J. Seegen, CompencUum, {^'^ part., p. 162). Les eaux de Hall à l'extérieur sont presque exclusivement indiquées eu bains, en douches et en applications locales, qui sont administrés dans un établissement très-bien aménagé et oii les malades trouvent toutes les ressources balnéaires qu'ils peuvent désirer. On les emploie dans toutes les manifestations du lymphatisme et de la scrofule. L'eau des bains artificiellement chauffée est assez concentrée à la source pour qu'il ne soit pas besoin, nous le répétons, d'ajouter à ses vertus l'action plus énergique encore de la Mutterlauge, plus riche en chlorures alcalins que toutes les eaux mères connues. On utilise cette dernière en applications locales. Lorsque le médecin doit traiter des engorgements considérables ou des ulcères atoniques, il est forcé de recourir aux linges imbibés de l'eau mère de Hall.
La du7'ée de la cure est d'un mois en général.
On n exporte pas l'eau de Hall du Tyrol.
HALL (Eau minérale de) (Wurtemberg). Athermale, chlorurée sodique forte, non gazeuse. Sur les bords du Kocher, à 28 kilomètres de Stuttgart, à 221 mètres au-dessus du niveau de la mer, est une ville de 6000 habitants et une station du chemin de fer de Stuttgart à Heilbronn. La vallée est agréable et son climat est très-doux. Deux sources émergent à Hall, l'une est nommée la source Sauvage et l'autre la Vieille source ou source Salée. C'est