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DICT. ESC. 4° S. XVI

514 ISOMÉRIE.

affirmer que l'isolement n'a jamais été nuisible? Je répondrai franchement oui, l'isolement a nui quelquefois, parce qu'il est de la nature des choses que les meilleures ne soient pas toujours exemptes d'inconvénients. Que conclure? Qu'il ne faut point abuser de l'isolement, qu'il ne faut pas en faire une application trop générale et trop exclusive, qu'il n'appartient qu'au médecin expérimenté de le prescrire. » Esquirol, en parlant ainsi, avait surtout en vue les cas de délire fébrile qui donnent parfois lieu à des erreurs regrettables : on ne saurait, en effet, admettre que de tels malades soient enfermés comme aliénés dans les asiles.

Guislain enseignait que la séquestration dans une maison spéciale n'est pas absolument exigée pour le traitement de tous les mélancoliques ; il ajoutait même : « Au contraire, je ne crains pas de le dire, on voit plus d'une fois l'état des malades s'aggraver malgré la bonne organisation de l'établissement. 11 y existe souvent trop de tumulte, on y reucontre trop d'impressions pénibles; le malade, surtout les premiers jours de son admission, s'y sent désagréablement affecté. D'ailleurs, on ne saurait avoir pour lui les soins de tous les instants que lui prodigueraient dans d'autres circonstances une épouse, un époux, un enfant, un ami, à moins que sa fortune ne permît d'attacher à sa personne, dans l'établissement même, un ou plusieurs gardiens chargés de le surveiller continuellement... » Et plus loin : « H est évident que ce que je viens de dire n'est applicable qu'à un nombre de malades très-peu considérable. Le but ne pourra être atteint que par des personnes riches, et alors que la mélancolie se présente sous une forme simple. » Dans tous les cas, comme le dit avec juste raison Guislain, c'est au sens pratique du médecin qu'il appartient de décider quand la séquestration peut convenir et quand elle pourrait être inutile ou nuisible.

Isolement en cellule. S'il est indispensable de soustraire l'aliéné au monde extérieur, en le plaçant dans les établissements spéciaux, il est parfois nécessaire, dans l'asile, de le séparer des autres malades. C'est l'isolement en cellule qui, bien employé, est considéré par certains aliénistes comme un mode de traitement à la fois scientifique et rationnel dans certaines formes de folie.

Cet isolement {seclusion des Anglais) se fait, soit dans des cellules simples, soit dans des cellules capitonnées, maintenues en hiver à une température uniforme et constante, bien ventilées et éclairées par en haut. Un vasistas permet une surveillance constante.

On a proposé de soumettre au régime de l'isolement en cellule les malades atteints de manie aiguë, qui dépensent leurs forces en courses désordonnées et qui s'épuisent par un exercice immodéré. Un médecin anglais, le docteur Rogers, s'est bien trouvé de cette méthode de traitement (voy. Amiales mëdico-psychologiques, 1886, t. XVI, p. 153). On propose encore la mise en cellule des malades qui se rendent redoutables par leurs violences et leur instinct destrucleur, ou encore ceux qui ne veulent conserver sur eux aucun vêtement et qui se déshabillent partout où ils se trouvent, etc. Mais nous croyons qu'il est difficile d'établir sur cette question de l'isolement en cellule des règles générales; il appartient à chaque médecin de considérer chaque cas particulier et de prescrire ce qui lui paraîtra préférable. A^t. Ritti.

ISO.UËRIE. On donne ce nom à l'état des corps qui, tout en présentant la même composition élémentaire, c'est-à-dire renfermant les mêmes éléments

ISOMÉRIE. 515

dans les mêmes rapports de poids, sont cependant doués de propriétés chimiques ou physiques difiérentes. Ou distingue plusieurs variétés de combinaisons isomériques; ce sont : 1« les combinaisons métamériqiies ; 2» les combinaisons polyméricjues; "5° les corps isomér-iques au point de vue physique.

1» Combinaisons métamériques. On désigne sous ce nom les corps présentant la même composition élémentaire et le même poids moléculaire, mais qui sont constitués différemment; ceux, en d'autres termes, dont les atomes sont liés entre eux d'une manière différente. Prenons pour exemple l'éther éthylique de l'acide formique, l'éther méthylique de l'acide acétique et l'acide propionique; ces trois corps ont pour composition GMl^OS mais les atomes y sont groupés différemment. Ainsi dans l'éther éthylique de l'acide formique ils sont groupés d'après la formule GIIO.O.CTP ou en la développant : CHO.O.CIP.CH-', tandis que la formule de l'éther méthylique de l'acide acétique est C^H"'O.O.GH' ou CH^CO.O.CIF, et celle de l'acide propionique C'IRl.OH ou QP.CIP.CO.OH.

Il en serait de même des corps répondant à la formule G*H*«0^ c'est-à-dire des butyrates de butyle, propionate d'amyle, acétate d'hexyle, formiate d'heptyle, valérate de propyle, caproate d'éthyle, œnanthylate de méthyle, acide caprylique. On pourrait multiplier ces exemples.

Les ammoniaques composées présentent des exemples analogues d'isomérie. Soit, par exemple, la triméthylamine, la méthylnmineet lapropylamine, répondant toutes les trois à la formule GMPAz et aux groupements respectifs :

CH^Az,

cir- )

Dans les exemples précédents, nous voyons d'une part l'oxygène joindre des groupes différents, d'autre part l'azote jouer ce rôle à l'égard de groupes d'atomes ou de radicaux différents.

La conception des corps métamériques devient notablement plus difficile quand c'est le carbone qui sert de point d'attache à des groupes ou à des éléments différents; il s'agit alors d'une différence de structure des groupes d'atomes qui forment le noyau même de la molécule. Telles sont les isoméries des carbures d'hydrogène, des aldéliydes et des acétones, des alcools et des isoalcools, des glycols et des isoglycols, des acides, des hydrates de charbon, des bases organiques, etc. Nous ne pouvons entrer dans le détail; ce qui a été dit plus haut suffira pour faire comprendre la nature de ces sortes de faits.

Nous terminerons par l'exemple d'une métamérie, d'un changement intramoléculaire qui se passe sous nos yeux en quelque sorte à la température ordinaire, c'est celui du cyanate d'ammonium, CAz.O.AzU^ et de l'urée, (.^/AzïP *^^\AzïP

2» Combinaisons polymériques . On donne le nom de polymériques aux corps qui possèdent la même composition centésimale, mais un poids moléculaire différent; les corps polymériques renferment les mêmes atomes, mais en nombre différent, de telle sorte que la molécule de la combinaison plus compliquée représente un multiple de la combinaison plus simple. Gette différence du nombre des atomes suffit à expliquer les différences de propriétés des corps polymériques.

G^'ir

GIP Az,

5iG ISOMÉRIE.

Les carbures d'hydrogène offrent dos exemples nombreux de polyme'rie, par exem|ile : racétylène, G'^fP, la benzine, C'^ll^ le slyrol ou cinnamine, C^fP, le métastyrol, C^^II'S puis le lérébenlhène, C^"ll'^ et le ditérébenUiène, G^^H"-^ et^-. Tous les carbures C°H^" peuvent dériver de la polymérisation du méthylène, GIP. C'est ce qui semble résulter d'une réaction observée par Boutlerov; en chauffant de l'iodure de méthylène, CIPP, avec du sodium, ce chimiste a obtenu en effet de l'éthylène, C^HS et du propylène, G^H''.

La classe des aldéhydes fournit également des cas de polymérie.

Les faits de ce genre les plus anciennement connus sont ceux qu'offrent certains corps azotés : ainsi le chlorure de cyanogène liquide, GyCl, se transforme spontanément en chlorure solide, Gy^CP ; l'acide cyanique, GAzOH, en cyaniélide, son polymère; l'élher méthylcyanique, GOAz(GH^), en éther méthylcyanurique, C"'O^Az^(CH'')'' ; le cyanogène en paracyanogène. Inversement, sous l'influence de la chaleur, l'acide cyanurique, G''0\\.z'4r% se transforme en 5 molécules d'acide cyanique, COAzH, et le paracyanogène se convertit en cyanogène.

Souvent ces transformations se font spontanément en quelque sorte, mais, si on les étudie attentivement, on remarque toujours dans la polymérisation de la production de chaleur; colle-ci est lente, si la transformation se fuit lentement; quelquefois la présence d'une petite quantité d'un corps étranger est nécessaire pour provoquer ou hâter la polymérisation. Ainsi la transformation du térébenthène en dilérébène se fait nettement et très-vite en ajoutant une trace de bore (Berthelot) ; il se fait en même temps un fort dégagement de chaleur. De même l'acide sulfurique ou le chlorure de zinc transforment directement l'amyélène en diamylène. Cette sorte d'action de présence est difficile à expliquer; il est probable que les corps étrangers ajoutés prennent part à la réaction en formant soit une combinaison partielle, soit des Combinaisons successives. et passagères. Le fait important à remarquer, c'est que toujours dans la polymérisation il y a dégagement de chaleur; c'est l'indice d'une action chimique intense, semblable à une combinaison proprement dite; il est évident que les molécules qui se polymérisent se combinent en quelque sorte à elles-mêmes, et cette combinaison dégage de la chaleur. Réciproquement, on s'explique ainsi qu'un grand nombre de corps polymériques se dédoublent de nouveau sous l'influence de la chaleur.

11 est à remarquer que tous les corps qui se polymérisent appartiennent à la classe des combinaisons 7ion saturées; les molécules se soudent entre elles par leurs atomicités restées libres et contractent ainsi des combinaisons nouvelles, condensations ou polymérisations du composé primitif.

A côté de cette polymérisation vraie il nous faut signaler encore les faits de polymérisation accidentelle: ainsi l'acide butyrique, C'*H*0% est un polymère de l'aldéhyde acétique, G^H^O, de même l'acide lactique, G5H^0% et le sucre de raisin, CH'^OS sont par leurs formules des polymères de l'acide acétique, G^H^O^; ce sont là de simples cas de composition équivalente, n'impliquant en rien une parenté d'origine entre les corps; la molécule de l'un ne saurait se transformer en la molécule de l'autre.

5° Combinaisons isomériques au point de vue physique. Il existe d'autres phénomènes qui se rapprochent de ceux que nous venons d'analyser, mais qui en diffèrent parce qu'ils se rapportent à un seul et même corps, susceptible de se présenter sous des états différents suivant les circonstances physiques où il est placé. C'est même à l'origine à cet ordre de phénomènes que Berzclius a appliqué le nom d'isomérie. Pour lui, l'iodure rouge de mercure passant sous

ISONANDUA. M7

l'influence de la chaleur à l'état d'iotlure jaune subissait une modification isomérique.

Les combinaisons isomériques au point de vue physique sont celles dont les molécules offrent la même composition chimique et les mêmes propriétés chimiques, mais différent par certaines propriétés physiques (action sur la lumière polarisée, forme cristalline, couleur, etc., et même parfois point de fusion). Il ne s'agit plus ici d'un mode différent de groupement et de liaison des atomes dans la molécule, mais probablement d'un groupement différent des molécules entre elles. La cristallisation, la proportion plus ou moins grande de calorique retenu, etc., peuvent déterminer ces groupements.

Comme exemples, outre l'iodure de mercure déjà mentionné, nous pouvons citer l'anhydride arsénieux amorphe qui ne diffère du vitreux que parce qu'il retient une certaine quantité de la chaleur de fusion; il est trois fois plus soluble dans l'eau que l'anhydride vitreux et, lorsqu'il cristallise de ce liquide, il abandonne sous forme de radiation lumineuse la chaleur qu'il retenait à l'état latent.

Les diverses modifications de l'acide tartrique rentrent dans la même caté-

gorie.

Ces modifications n'étant plus de l'isomérie vraie, on leur a appliqué le nom de polymorphisme, qui est plus exact.

Des faits analogues de polymorphisme peuvent s'observer chez des corps simples, tels que l'oxygène, le soufre, le phosphore, le carbone, le silicium, etc. ; il s'agit ici du passage d'un corps uniqne à tm corps unique. Cerzeiius a proposé de désigner ce genre de phénomènes sous le dom d'allotropie. Nous ne dirons rien de la théorie qu'il imagina pour expliquer l'isomérie vraie des corps composés par l'état allotropique des éléments qu'ils renferment. Cette théorie, qu'il a cherché à appuyer sur une foule de faits, est controuvée.

La science chimique a su mettre à profit les recherches sur les relations isomériques des corps; c'est surtout la métamérie qui a permis de jeter un coup d'œil dans la structure intime de la molécule, k On peut déterminer à priori, dit Fittig, le nombre des composés métamèrcs correspondant à chaque formule empirique, et fixer la structure de chacun d'eux par ce fait qu'on peut, en employant des méthodes convenables, les reconstituer au moyen de combinaisons plus simples dont la constitution est connue : c'est la synthèse. On peut d'autre part, quoique d'une manière en général moins certaine, trouver la structure d'une combinaison déterminée, en la décomposant, par des réactions chimiques précises, en combinaisons plus simples dont la structure est connue : c'est la méthode analytique. » L. Hn.

iSO.HORPHisnE. Voy. Atomique {Théorie), p. 175.

ISoniAlVDRA. C'est le nom d'un genre de Sapotacées auquel on croyait qu'appartenait la première plante connue pour donner de la Gutta-percha, et qu'on avait nommé /. Gutta. On a, depuis lors, reconnu que cette plante appartient au genre Dichopsis, et, plus récemment encore, nous avons vu (Tr. Bot. méd. phanér., 1500) qu'elle doit prendre le nom de Palaquium Gutta H. B-N. Cependant les honandra vrais peuvent aussi fournir de la Gutta, et M. Pierre, dans le travail spécial qu'il a fait sur les plantes auxquelles nous devons cette substance, cite comme tels plusieurs honandra. H. Un.

518 SOPIITALIQUE (Acide).

ISOKAPDTOÏQIJE (Acide). C'est l'acide naphtoïque j5 {voy. Naphtoïques).

ISOIVAPIITOI. ou ISO^APHTALIRJE. C'**hPO. C'est le p-naphtol; il s'obtient, comme le naphtol ordinaire (a-naphtol), au moyen du &-sulfonaphtalinate de potassium ou de la ^-naplitylamine. Il est en petites tables rhombiques, peu solubles dans l'eau bouillante, aisément dans l'alcool ou léther, fusibles à 122 degrés, distillables à 285-290 degrés, aisément sublimables. Ses dérivés s'obtiennent comme ceux de la naphtaline. L. Hn.

iSonilCOTllVIQUE (Acide). ClPAzO^ L'un des trois acides monocarbopyridiques que prévoit la théorie. Il se forme dans la décomposition pyrogénée de l'acide tricarbopyridique, de l'acide lutidique, et par l'oxydation du mélange des lulidines contenues dans l'huile de Dippel.

Il est en faisceaux d'aiguilles solubles dans l'eau chaude et dans l'alcool bouillant, fusibles vers 505 degrés ; il précipite les solutions de nitrate d'argent et d'acétate de cuivre.

L'acide isonicotinique est isomérique avec les acides nicotianique et picolique; il est monobasique. L. ILn.

iSOx\OiVYMQUE (Acide). G"1I*^0^ Cet isomère de l'acide pélargonique s'obtient en traitant le cyanure de l'alcool octylique tertiaire par la potasse alcoolique.

C'est un liquide incolore, insoluble dans l'eau, de poids spécifique 0,905 à 48 degrés, bouillant à 244-246 degrés; il ne se solidifie pas encore à H degrés. L. Hn.

ISOOCTYLIQUE (Acide). C^ll'^0^ Se forme par oxydation de l'alcool primaire diisobutylique au moyen du mélange chromique. 11 constitue un liquide huileux, d'une densité de 0,926 à 0 degré, soluble dans l'alcool et l'éther, presque insoluble dans l'eau; il bout à 118-120 degrés. L. H-\. .

ISOPHLORÉTI!>;e. Voy. Isophloridzine.

ISOPULORÉTIQUE (AciDEJ. C^H*^0^ S'obtient par l'action de la potasse concentrée sur l'isophlorétine ; il fond à 129 degrés et se distingue de l'acide mélilotique, son isomère, en ce qu'il n'a pas d'odeur, et de l'acide phlorétique en ce qu'il n'est pas coloré par le chlorure fernque. L. IIx.

1SOPIILORIDZIIKE. C^*H**0'^ Principe renfermé dans les feuilles du pommier et isomère avec la phloridzine qui se trouve dans l'écorce. Elle est en longues aiguilles fines, d'un éclat argentin, fusible à 105 degrés. L'eau et l'acide sulfurique la dédoublent en glycose et en isophlorétine, C^^ll'^OS distincte de la phlorétine par sa solubilité dans l'éther. L. Hk.

ISOPHLOROGLUCIIVE. CWO^ Principe sucré, qui se forme en même temps que de l'acide acétique, en faisant fondre avec de la potasse le tannin du Prunus Cerasus L. L. Hn.

ISOPIITALIQUE (Acide). C'IFO^ Se produit par oxydation de l'isoxylène ou de l'acide métatoluique au moyen du mélange chromique.

ISOPROPYLAMIÎSE. 519

Il cristallise en longues aiguilles incolores, fusibles à 300 degrés, volatilisables sans décomposition ; il se dissout diflicilement dans l'eau bouillante, mais est soluble dans l'alcool. L. Un.

ISOPHTALOPHÉlVO\'E. G^oH*'0*. Prend naissance en traitant la benzine par le chlorure d'isophtalyle en présence de chlorure d'aluminium. Il cristallise en petites lames fusibles à 100 degrés et bout au-dessus de 260 degrés, se résinifle au contact de la soude et de la potasse alcooliques, enfin par fusion avec la potasse fournit de l'acide benzoïque et des matières résineuses. L. IIn.

ISOPIQUE (Acide). Ce serait, d'après Liechti, le même corps que Y acide hypogalligue {voy. ce mot) tel qu'il résulte de l'action de l'acide iodliydrique sur l'acide hémipinique ; dans cette réaction il se formerait en même temps un isomère, Vacide opinique. La coTiposition de l'acide isopiqne serait C'*H'W + 5H^0, différente de celle assignée à l'acide hypogallique, G'iPO*. L. Hx-

ISOPODES {Isopoda Latr.). Groupe d'Animaux-Arthropodes, de la classe des Crustacés, dont les représentants sont caractérisés par le corps large, aplati, recouvert d'une peau dure et épaisse, parfois incrustée de calcaire. Les jeux, qui manquent totalement chez quelques femelles et chez les espèces vivant dans l'obscurité, sont sessiles. Le thorax est formé de sept anneaux, en général d'égale largeur ou à peu près et portant chacun une paire de pattes toutes semblables, conformées soit pour marcher, soit pour se fixer aux corps étrangers. L'abdomen est plus ou moins raccourci et terminé, tantôt par des appendices cylindriques ou coniques, tantôt par de larges lamelles semblables à des nageoires. Il porte en dessous cinq paires de fausses pattes, sur lesquelles sont insérées des lamelles membraneuses servant d'organes respiratoires. Les sexes sont séparés et, chez les femelles, les pattes thoraciques sont pourvues de lamelles membraneuses disposées pour constituer une cavité incubatrice. Dans quelques espèces, les mâles présentent avec les femelles un dimorphisme marqué.

A l'exception des Oniscides {voy. Cloporte), qui sont essentiellement terrestres, et de quelques espèces, comme VAsellns aqualicus L., qui habitent les eaux douces, tous les Isopodes sont marins. Un certain nombre vivent en liberté, d'autres au contraire vivent en parasites, les uns dans la cavité branchiale de Crustacés-Décapodes-Macroures, les autres sur la peau ou dans la cavité buccale des Poissons; quelques-uns dans la cavité viscérale des Crabes. Ed. Lef.

lSOPRÈ!\E. C^IP. L'un des produits de la distillation du caoutchouc. Chauffé en tube scellé, il se polymérise et donne le carbure G'"H", qui paraît identique avec le terpilène. Il s'unit à l'acide chlorhydri(|ue gazeux pour former un monochlorhydrate liquide, bouillant à 145 degrés, et un dichlorhydrate solide, fusible à 49%5. Il en est de même de l'acide bronihydrique et de l'acide iodhydrique. L. Hn.

ISOPROPYLACÉTIQUE (Acide). L'un des noms de Vacide valérique [voy. ce mot). L. Hx.

ISOPROPYLACÉTÏLÈNE. Voy. Propylacéttlène. ISOPROPYLAMIIVE. Yoy. Propïlamixe.

520 ISOURIQUE (Acide).

ISOPROPïLE OU DIISOPROPTLE. CH\^'\ Prend naissance en traitant l"iodure d'isopropyle mélangé d'éliitr anhydre par le sodium ; il se forme en même temps du propylène et de l'iiydrure de propyle.

Il est liquide, a pour densité 0,6769 à 10 degrés, bout à i2l2 degrés; son odeur rappelle celle de l'hydrure d'hexyle. L. Hn.

ISOPKOPYLIQUE (Alcool). Foî/. PROPYLiQUE(i/coo/).

ISOPL'RPURIIVE ou AiVTBRAPL'RPi'RirvE. C'est un isomère de hpurpurine [voy. ce mot), et par sa constitution chimique une trioxyanthraquinone {voy. Oxyanthraquinone). L. Hn.

ISOPURPURIQUE (Acide). Voy. Picbocyanique [Âcidé).

ISOPTROHUCIQUE (Acibe). CTPO^ Se forme avec l'acide pyromucique dans la distillation sèche de l'acide mucique dont on le sépare à l'aide d'un peu d'eau froide.

11 se sublime en feuilles blanches qui se colorent en jaune à l'air, fond à 82 degrés; il se volatilise déjà au-dessous de 100 degrés; il se dissout trèsbien dans l'eau, l'alcool et l'élher. L. Hk.

ISORCIIVE. C''H'(CH'^)(0H)*. Se forme par la fusion potassique du disulfotoluate de potassium. Elle est en aiguilles incolores, ne s'altérant pas à l'air, très-soluhles dans l'eau, fusibles à 87 degrés, dislillables la variété « à 270 degrés, la variété y à 260 degrés. L. Hn.

ISOSLCCIIVIQL'E (Acide). C^H^O*. S'obtient en chauffant de l'acide «-cyanpropionique avec les alcalis. Zublin en a fait la synthèse en traitant le malonate d'éthjle par le sodium et en faisant réagir l'iodure de roéthyle sur le produit, on obtient l'éther isosuccinique.

L'acide isosuccinique est en cristaux incolores, assez solubles dans l'eau, fusibles à 150 degrés, sublimables au-dessous de 100 degrés, mais il se décompose à 150 degrés en acide carbonique et en acide propionique. L. Hk,

ISOTARTRIQUE (Acide). C'est l'acide tartrélique ou anhydride tartrique soluble. Plus rarement on désigne ainsi l'acide ditartrique ou anhydride tartrique insoluble {voy. Tartriques [Anhydrides^. L. Hn.

'" ISOTËRÉBEIVTHÉIVE. C"H". Se forme en chauffant l'essence de térébenthine en vase clos de 250 à 500 degrés. Ce corps bout à 175 degrés.

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