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ENCYCLOPEDIQUE
DES
LA BARAQUETTE OU DU BEIL (Eaux MhNÉiiALEs de). Cassini les appelle Eadx MiNÉRALKs d'Embelle. — Duiis le département du Cantal, sur le territoire delà commune de Madic, près des hameaux de la Baraquette, du Bail et de Laforest, ces trois sources, sortant des failles de la roche primitive, après avoir servi aux besoins balnéothérapiques d'un pelit étabhssement, se jettent dans un des aifluents de la Dordogne. L'eau des sources de La Baraquette est limpide et inodore ; son goût est manifestement ferrugineux; elle laisse déposer dans les bassins une couche épaisse de rouille. Sa température est de 12" à 15" centigrade; des bulles gazeuses assez grosses et assez nombreuses la traversent et viennent s'épanouir à sa surface. Des perles se fixent promptement aux parois des verres qui la contiennent. Les documents manuscrits anciens, qui parlent des sources de La Baraquette, signalent leur eau comme étant principalement minéralisée par du carbonate de fer et des sels alcalins et terreux qu'ils ne spécifient pas et dont ils n'indiquent pas les proportions exactes.. Le gaz qui s'en dégage est de l'acide carbonique. Ces eaux, d'après M. le docteur Sully (de Bort), ont des propriétés toniques, reconstituantes et emménagogues; elles combattent efficacement les engorgements viscéraux, les gastralgies, les dyspepsies et les suites de fièvres intermittentes communes dans la contrée.
Un examen plus approfondi de la composition chimique des eaux de ces sources, et des expériences multipliées, sont nécessaires pour qu'on puisse leur assigner une place spéciale dans le cadre hydrologique et renseigner avec plus d'autorité sur leurs vertus physiologiques et curatives.
Bibliographie. — Scixt. Notes manuscrites. — Nivet(V.). Eaux minérales du département du Cantal . Clermont-Ferrand, in-S», pages 12 et 13. A. R.
EABARTHE-DE-NESTE (Ead MINÉRALE de) alhennctle , amétallite, ferrugineuse faible, non gazeuse, dans le département des Hautes-Pyrénées, dans l'arrondissement de Bagnères-de-Bigorre, est un village distant de 7 kilomètres de Bagnères-de-Bigorre. Une seule source, dont le débit est de 320,000 litres en 24 heures, émerge à Labarthe-de-Neste ; sa minéralisation est à peine
DICT. ENC. 2° s. L 1
2 LABARTHE-RIVIÈRE (eau minérale de).
différente de celle de l'eau d'une source ordinaire, ainsi que nous l'apprennent ses qualités physiques et l'analyse chimique publiée par MM. Latour de Trie et Rozières. Cette eau est claire, limpide, incolore, inodore, sans saveur marquée ; sa température est de 15» centigrade. Elle a cependant des propriétés physiologiques et curatives qui lui assignent une place spéciale et qui doivent la faire regarder comme une eau médicinale. 1000 grammes ont donné aux chimistes que nous venons de nommer les résultats suivants :
Carbonate de magnésie 0,024
chaux > 0,012
fer 0,004
Sulfate de magnésie 0,022
Chlorure de magnésium 0,018
— so'dium 0,015
Acide silicique 0,004
Glairineou barégine 0,014
Perte 0,005
TOTiL DES MATIÈRES FIXES 0,116
L'eau de la source de Laharthe-de-]Se^t| est employée en boisson et en bains dans un établissement peu confortable et fréquenté seulement par les habilants du pays. L'eau est artificiellement chauffée dans une chaudière ouverte. Les effets physiologiques de l'eau prise à l'intérieur sont de réveiller ou d'activer l'appétit et de produire quelquefois une légère purgation. M. le docteur Montagnan a particubèrement noté cette dernière propriété qui s'observe surtout, lorsque l'eau de Labarthe-de-^este est ingérée à une dose un peu élevée. Faut-il attribuer cette action à la présence des sels de magnésie, et spécialement au chlorure de ma- <ïnésium que cette eau renferme en si petite quantité, il est vrai; ou simplement à une sorte d'indigestion presque généralement déterminée par l'eau des sources peu chargées de principes minéralisateurs, mais que les malades boivent chaque jour en grande abondance? L'action physiologique des bains de Labarthe-de- Neste est caractérisée par une sédalion très-marquée du système nerveux.
Ce que nous venons de dire des effets produits sur l'homme sain, conduit directement aux applications thérapeutiques de ces eaux minérales qui sont employées avec succès dans les dyspepsies occasionnées par un embarras gastrique ou une constipation habituelle. Leur emploi convient aux personnes nerveuses : la barégine qu'elles renferment peut contribuer à l'action hyposthénisante des bains. Cette eau en boisson a encore la réputation dans la contrée de guérir les enfants débiles, les jeunes filles pâles et étiolées, les convalescents affaiblis par une longue maladie. La quantité de bicarbonate de fer qui y est dissous, si minime qu'elle soit, suffit pour comprendre l'effeL analeptique et reconstituant de cette eau minérale
Durée de la cure, un mois en général.
On n'exporte pas les eaux de Labarthe-de-Neste. A. Rotureac.
Bibliographie. — Montagnan. Les eaux îninérales de iMbarthe-de-Neste. — Fontan (Jean-
Pierre-Amédée) . Recherches sur les eaux minérales des Pyrénées, etc. Paris, 1855, page 1C5.
Lambron (Ernest). Les Pyrénées et les eaux thermales de Ludion. Paris, 1854, page 158.
LABARTHE-RIVIÈRE (Eau minémle de) hypothermale, dans le département de la Haute-Garonne, dans l'arrondissement de Saint-Gaudens, est une station minérale peu intéressante, quoiqu'elle ait un établissement assez suivi. On ne con-
LABASSERE (eau minérale de). 5
nait point la composition élémentaire exacte de l'eau de la source de Laharthe- Puvière; on sait seulement que sa température est de 21 °,2 centigrade, ce qui obli^^e à la chauffer artificiellement avant de la faire arriver aux baignoires. Les névropathiques sont surtout les malades qui se rendent à ce poste thermal.
l.AB!kSstilK{Ex\j mmiikhEhE)athennale,suIfuréesodique, azotée. LahâssèTe, dans le département des Hautes-Pyrénées, dans l'arrondissement et dans le canton deBagnères-de-Bigorre, est un village de 672 habitants, bâti au milieu des montagnes, dans la vallée de Trébons, dans un point très-pittoresque sur la rive o-auche de rOussonet, à 8 kilomètres de Bagnères-de-Bigorre et à 560 mètres au°dessus du niveau de la mer.
Une seule source, découverte par le curé de la paroisse au commencement de ce siècle, émerge du schiste de transition carbonifère alternant avec le calcaire pyriteux; elle donne 51,680 litres d'eau en 24 heures, c'est-à-dire qu'elle pourrait alimenler quatre baignoires. Elle est claire, Umpide, transparente et incolore- «on odeur est très-sensiblement sulfureuse, surtout lorsqu'on l'agite ; après cette opération, elle est presque complètement inodore. Cette eau a une saveur manifestement hépatique ; elle est traversée par des bulles de gaz assez nombreuses et assez grosses qui viennent s'épanouir à sa surface. L'eau de Labassère est très-fortement alcahne, elle ramène immédiatement au bleu les préparations de tournesol préalablement rougies par un acide, elle verdit le sirop de violettes. Elle précipite en noir les sels de plomb , d'argent et de cuivre. — Tous les observateurs ne s'accordent pas sur son degré exact de température; il varie de 15», 75 à 11" 6 centigrade, l'air extérieur étant à 9° centigrade, dans le premier cas, et à l^.i centigrade au-dessus de zéro dans le second. Sa densité est de 1 ,0029, l'atmosphère étant à 15° centigrade. L'eau de Labassère se conserve très-longtemps sans aucune altération et sans former aucun dépôt. Mais de la barégine et de la sulfuraire semblable à du savon à moitié dissous, garnissent le fond de son bassin et l'intérieur des canaux qu'elle parcourt. Lorsqu'on chauffe cette eau dans un ballon de verre complètement rempU, en communication avec une éprouvette au moyen d'un tube recourbé, on ne tarde pas à constater qu'elle laisse dégager un gaz qui n'est autre chose qu'un mélange d'azote et d'une proportion minime d'acide sulfhydrique. Lorsqu'on élève à l'air libre la chaleur jusqu'à l'ébullition, l'eau perd une partie de son principe sulfureux ; si ou la laisse reprendre sa température native, l'odorat et les réactifs indiquent que l'eau de Labassère n'est qu'incomplètement désulfurée. 1000 grammes de cette eau ont fourni à M. Poggiale, en 1855, les principes suivants :
Sulfure de sodium 0,0400
— fer, cuivre et manganèse traces.
Carbonate de soude 0,0233
Sulfate de soude >
— potasse > traces.
— chaux )
'Gbloruie de sodium 0,2124
— potassium 0,0019
Silicate de chaux 0,0477
— alumine 0,0004
— magnésie ... 0,(i080
Iode traces. '^^•
Slatière organisée 0,1630
Totjll des matières fixes 0,4967
4 LABàSSÈRE (eao minérale de).
M. J. Lefort a fait, en 1865, des expériences comparatives sur les eaux sulfurées et sulfureuses, afin de connaître celles qui s'altèrent le plus aisément au contact de l'air et de la lumière. Ce chimiste a trouvé que l'eau de Labassère, comme l'eau de Baréges et de la source César de Gauterets, perdait infiniment peu de sa sulfuration première. Ainsi deux expériences successives lui ont montré que :
PREMIÈRE EXPÉRIENCE (pendant quinze jours).
Degrés sulfhydrométriques.
L'eau de Labassère exposée à l'ombre 12,80 par litre.
— à la lumière et au soleil. 12,80 —
DEniiÈMB EiPBRiENCE (pendant douze jours).
Eau exposée à l'ombre 12,4 par litre.
— à la lumière et au soleil 12,4 —
Ces échantillons, essayés par l'acétate de plomb, ont fourni des précipités d'une teinte brune constamment la même, et les propriétés physiques des eaux n'avaient pas subi de modifications, du moins apparentes.
Mode D'ADhn.MSTRATioN ET DOSES. Les eaux de Labassère, toujours employées en boisson , sont rarement prises à la source et plus rarement encore à leur température native. Elles sont tous les matins transportées dans des barils hermétiquement fermés àBagnères-de-Bigorre, où elles sont chauffées au bain-marie et administrées tantôt pures, plus souvent coupées et édulcorées, à l'établissement Théas comme nous l'avons dit en parlant de la station de Bagnères-de-Bigorre. (Voy. ce mot.) Là, on en commence l'emploi par de faibles doses, un huitième ou un quart de verre, suivant l'âge et la constitution des malades. Il est rare qu'on dépasse trois verres par jour, ingérés à un quart d'heure ou à une demi-heure d'intervalle.
Emploi thérapeutique. L'eau de Labassère en boisson stimule, même à trèsfaible dose, les systèmes nerveux et sanguin, elle augmente la calorification, elle active les fonctions digestives, la sécrétion des reins, celle de la peau et celle des membranes muqueuses, elle semble avoir une action élective sur celle qui tapisse les voies aériennes. Ces effets physiologiques s'observent lorsque la cure est sagement conduite, mais un usage intempestif, si commun à présent que les malades peuvent se guider seuls, conduit promptement à la fièvre thermale, à l'embarras gastrique, aux nausées, aux vomissements même, aux congestions ou aux hémorrhagies des organes parenchymateux et à tous les dangers qui en résultent. L'eau de Labassère à la source, et plus souvent à l'établissement Théas de Bagnères-de- Bigorre, est employée dans le catarrhe bronchique et surtout dans celui qui apparaît après une affection cutanée; dans les laryngites et les bronchites chroniques simples accompagnées de toux et d'expectoration abondante. Les médecins ont le bon esprit de ne pas prétendre à Bagnères-sur-l'Adour que l'eau de Labassère guérit la phthisie pulmonaire à toutes ses périodes : ils conviennent même qu'elle est sans influence heureuse sur les tubercules, et qu'elle agit favorablement tout au plus sur les engorgements du tissu du poumon entourant ces produits hétéromorphes, bionécrosiques comme le dit M. le docteur Pidoux. Mais l'efficacité de l'eau de Labassère est incontestable dans le catarrhe, accompagnant le deuxième et quelquefois le troisième degré de cette maladie, lorsque les tuberculeux ne sont pas sujets aux hémoptysies.
Les quelques mots que nous avons dits de l'action physiologique de l'eau de Labassère, suffisent pour montrer que son emploi ne convient pas aux personnes
LA BASTIDE (eau minérale de). 5
plélhoriques ou très-irritables, à celles qui sont encore dans la période inflammatoire de leur affection, aux sujets disposés à la fièvre, aux congestions ou aux hémorrhagies actives, à ceux enfin qui ont une altération organique du coeur ou des gros vaisseaux.
Durée de la cure, de vingt à trente jours.
La fixité des principes sulfureux de l'eau de Labassère, explique le grand débit qui se fait loin de la source. Cette eau supporte parfaitement le voyage, est exportée en quantité considérable. A. Roturead.
BiELioGBAPHiE. — Ganoerax (Charlesj. Thèse de Paris; 1841. — Gintrac (E.). Observations sur les principales eaux sulfureuses des Pyrénées ; 18 il. — Cazalas (Louis). Recherches pour servir à l'histoire ynédicale de l'eau ininérale sulfureuse de Labassère (Hautes-Pyrénées), etc. Paris , 1851. Brochure in-S», 96 pages. — Hen-rt (Ossian). Rapport au sujet d'un appareil servant de buvette portative pour l'eau sulfureuse de la source de Labassère, In Bulletin de l'Académie de médecine, 1852-18.55, tome XVIII, page 404. — Filhol (E.). Eaux minérales des Pyrénées, article Labassère, 458-460. Toulouse, 1853. — Lefort (Jules). Annales de la Société d'hydrologie médicale de Paris, tome IX. 1862-1865, p. 312.
LA BASTIDE (Eau MINÉRALE de), athermale, bicarbonatée ferrugineuse faiblej carbonique moyenne. Dans le département du Cantal, dans la commune deFontanges, près du Bois-Noir, entre le puys Violent et Chavaroche, au pied des montagnes de Salers, sur le bord de la petite rivière d'Aspre, se trouve le hameau de La Bastide. Au nord et à l'est du village, le pays est très-accidenté et la jolie forêt de pins qui couronne les hauteurs voisines, contribue à la salubrité de l'air de la vallée. Au sud et à l'ouest, la vue s'étend sur des prairies qui bordent la rivière. Une des curiosités des environs de La Bastide est assurément la <;rotte dans l'intérieur de laquelle on visite le tronc d'un arbre énorme assez imbibé de carbonate ferreux pour qu'il ne soit plus possible de reconnaitre la coloration première de son tissu ligneux. Sa partie centrale est remplacée par une substance argileuse, l'écorce a comi)létement disparu ; les couches intermédiaires se reconnaissent seules à cause de leur emboîtement concentrique.
Une source unique émerge à La Bastide de la base d'un rocher volcanique formant un promontoire, qui s'avance jusqu'à trois mètres de l'Aspre. Son eau est limpide, inodore, d'une saveur piquante et très-sensiblement aigrelette ; elle abandonne une couche assez épaisse de rouille sur tous les objets qui sont pendant un certain temps en contact avec elle. La source de La Bastide est intermittente; l'écoulement de l'eau dure pendant deux minutes, et cesse pendant un temps égal. Un sifflement produit par le gaz acide carbonique qui s'échappe seul du griffon de la source, se fait entendre, en général pendant les huit secondes qui précèdent la sortie de l'eau dont la température est de IS^S centigrade.
M. Mourguye a trouvé que cette eau contient des carbonates de fer et de magnésie ; mais l'analyse exacte n'a point encore été publiée.
11 n'y a point d'établissement à La Bastide dont l'eau est exclusivement employée à l'intérieur, à la dose de quatre à six verres, pris le matin à jeun et à un quart d'heure d'intervalle ; beaucoup de personnes boivent aussi cette eau ferrugineuse carbonique eu la mêlant au vin pendant les repas. C'est dans les atonies du tube digestif, dans les dyspepsies symptomatiques d'anémie ou de chlorose que les eaiu de La Bastide ont la plus grande efficacité. Plusieurs centaines de malades chaque année viennent faire une cure auprès de cette eau minérale. A. Rotdreau.
Bibliographie. — Moukgl'ye. Notices sur les eaux minérales de Condat (Saute-Veau),
6 LABESTZ-BISGAYE (eadx minérales de).
Trémiseau, Batifoil et Jallexjrac. In Annuaire du ' antal, page 107 et suivantes. Aurillac, 4830, in-8°. — Nivet (V.). Études sur les eaux minérales de V Auvergne et du Bourbonnais. Clermont-Ferrand, 1850, in-8°. A. R.
LA BAIJCIIE. Voy. Badche.
liABDA]«iiiiM. Voy. Ladanum.
LABÉOBARBE (de lobeo, à grosses lèvres, harba, barbe). Genre de poissons malacojitérygiens, famille des Cypriiioïdes, à chair comestible. Ce genre créé par Riippell, a été adopté par Cuvier el Valenciennes {Histoire des Poissons, t XVI, p. 206).
Les caractères des Labéobarbes sont d'avoir le corps allongé, la tête munie de lèvres épaisses ; l'inférieure, très-charnue et dilatée, porte un appendice formant barbillon, il y a, en outre, deux autres bail)illons de chaque côté, l'un maxillaire, l'autre labial; la nageoire anale courte. L'espèce typique du genre est le Lahéobarbe nadgia {Labeoborbus nadgia Rûpp.) qui se ti'ouve dans le Nil; la couleur du dos et de la tète est d'un vert citron, le ventre d'un jaune soufré, les nageoire» vertes. La taille atteint 60 à 65 centimètres ; la chair est dit-on, d'assez bon goiil. {Voy. Poissons.) A. Laboulbène.
LABÉOl\[ (de labeo, pourvu de grosses lèvres). Genre de poissons malacoplérygieiis, de la famille des Cy[irinoïdes, à chair comestible, habitant les eaux de l'ancien monde, principalement du Nil et celles de l'Inde. Ce genre, créé par Cuvier et modifié par Valenciennes {Hist. des poissons, t. XVI, p. 335), a pour caractères : un museau charnu, avancé, recouvrant la bouche d'un triple rang de lèvres ; la lèvre inférieure est elle-même repliée en dessous. Un petit barbillon se détache du maxillaire. Les premiers rayons de la nageoire dorsale sont grêles et simples, les autres rayons sont branchus et très-flexibles.
L'espèce la plus anciennement connue est le Labcon du Nil {Labeo niloticus Cuv. ; Cyprinus niloticus Forskal). C'est le plus commun des poissons du Nil; sa couleur est d'un brun un peu violet avec le bord des écailles verdâtre. (Foî/. Poissons.) A. Laboulbène.
LABES. Le médicament ainsi désigné par Sérapion est, d'après Mérat et Delens {Dict., IV, 1), YAloès. {Voy. ce mot.) H. Bjn.
LABE$»TZ-BisrATE (Eaux MINÉRALES vie) athermales, sulfurées calciques ou ferruginuses faibles, carboniques faibles, est un village du canton de Saint-Palais ,^ de l'arrondissement de Mauléon, du département des Basses-Pyrénées, distant de
7 kilomèlres de Saint-Palais. Deux sources émergent à Labestz-Biscaye ; leurs griffons sont à 10 mètres l'un de l'autre et pourtant la composition chimique de l'eau est très-différente. La première des sources se nomme la source Sulfureuse et la seconde la source Ferrugineuse. Le débit de la source Sulfureuse est de 7,200 litres par jour et celui delà source Ferrugineuse de 400 litres seulement. La température de l'une et l'autre de ces deux sources est de 1 0° centigrade. Leur eau est limpide et transparente, l'odeur et la saveur seules les différencient. La source Sulfureuse laisse déposer quelques fragments de barégine blanc grisâtre ; le fond du bassin de la source Ferrugineuse a une couleur rouillée en rapport avec la minéralisation de l'eau qu'il contient. Des bulles gazeuses traversent l'eau de ces deux sources et viennent s'épanouir à sa surface. 1000 grammes de l'eau de chacune des sources de Labestz-Biscnye ont donné, en 1860, à M. Ossian Henry, les substances dont suivent les noms et la ouautité •