BASSIN
Branche ))orizontale du pulùs.
Ischion.
Cavité cotyloïde Echancrure ischialiquc.
Crète de l'os des iles.
Bord antérieur de l'iléon.
Epine antérieure et supérieure Tubtro>ité de l'ischion, Fo^se iliaque externe.
Fosse iliaque interne.
épalle C'avicule.
Apophyse coracoïde.
Cavité glénoïde.
Echancruie coracoidieanc.
Bord spinal ou interne de l'omoplate.
Bord axillaiie ou externe.
Angle pelvien ou inférieur de l'omoplate. Angle cei-vica! ou supérieur du même os. Fo~se sus-épineuse.
Fosse sous-scapulaire.
La plupart des auteurs que j'ai consultés, Gerdy, Bourgery, Blandin, Flourens Cruvelhier se rangent complètement à l'avis de Vicq-d'.4zyr. Seulement, suivant M. Humpliry, l'apophyse coracoïde répond au pubis et la clavicule à l'ischiontandis que M. Foltz retrouve l'acromion dans l'ischion, le corps du pubis dans l'apophyse corocoïde et la clavicule dans la branche descendante du pubis. Dans l'ornithorhinque et l'échidné, le bassin et l'omoplate se ressemblent tellement, que leur comparaison suffit pour réfuter ces assimilations. L'acromion n'existant pa; dans le cochon, le pécari, le cheval et le pangolin, et la crête même disparaissant dans les mammifères marins et l'ornithorhinque, il ne faut pas les comparer des apophyses osseuses constantes, telles que l'ischion, comme l'a flùtM, Foltz.
Voici comment je conçois que le parallèle doit être étabh. Tout mammifère se compose de deux moitiés latérales symétriques par rapport à un plan vertical passant par la colonne vertébrale et le sternum. Mais si nous imaginons un autre plan perpendiculaire à la colonne vertébrale et placé au-dessous des fausses côtes, nous trouvons que, dans tous les mammifères, les cétacés exceptés, les parties situées au-dessus et au-dessous ne sont pas symétriques de forme, mais symétriques de position. Il y a symétrie bilatérale déposition et de forme dans le sens horizontal ; symétrie de position seulement, dans le sens vertical. La symétrie bilatérale est évidente aux yeux de tous ; pour que la symétrie, ou mieux h répétition des parties du squelette de l'homme de bas en haut le devienne aux yeux des anatomistes, il faut élever verticalement les bras le long de la tête, l'humérus étant détordu; alors les membres supérieurs sont placés symétriqiiement par rapport aux inférieurs, la plante du pied est tournée vers le sol, la paume de la main, fléchie en aiTière, regarde le ciel : la tète correspond au sacrum, l'épaule
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au bassin. Les bras étant élevés verticalement, il faut évidemment les supposer attachés à une épaule également redressée, non pas mécaniquement, mais géométriquement ; en effet, si l'on redresse l'épaule mécaniquement, la losse sousscapulaire devient externe, l'épine et l'acromion internes, ce qui rompt toute similitude et bouleverse toutes les affinités. Il faut donc redresser l'épaule géométriquement. On réalise parfaitement cette conception de l'esprit en plaçant un miroir au-dessous de l'omojilate d'un squelette, l'image réfléchie {Spiegelbild en allemand) est symétrique de l'omoplate réelle. C'est à cette image réfléchie qu'il faut comparer l'os des iles placé au-dessous ; cette image est la représentation d'une omoplate virtuelle, idéale, que la nature n'a point exécuté, mais dont l'omoplate réelle est la réahsation symétrique. Si, en faisant cette expérience, on laisse les bras du squelette pendre le long du corps, le miroir les redresse éga- . lenient et nous les montre dans la position idéale d'un mammifère si/métrique, dont tous les organes se répètent au-dessus et au-dessous d'un plan horizontal. ÎNous voyons maintenant pourquoi la comparaison d'ensemble de Vicq-d'Âzyr est excellente. En effet, l'épaule gauche est symétrique de l'épaule droite ; donc, en comparant l'épaule gauche à l'iléon droit, il comparait, sans le savoir, cet iléon à une omoplate idéalement redressée au-dessus de l'omoplate réelle, dont il est la figiu-e. symétrique.
Je ne crois pas avoir à justifier les rapprochements que j'ai établis entre l'épaule et le bassin : ils frappent pour ainsi dire les yeux quand on place un iléon en face d'une omoplate renversée. Les insertions musculaires les confirment d'ailleurs d'une manière éclatante. La longue portion du triceps fémoral s'insère au-dessus delacuvilé cotyloide, comme la longue portion du triceps brachial s'insère également au-dessus de la cavité glénoïde, Le sous-scapulaire correspond à l'iliaque interne. Le sus-épineux recouvre l'échancrure coracoïdienne, comme le moyen fessier recouvre l'échancrure ischiatique, etc. La seule différence capitale entre les deux os, c'est le déplacement de l'articulation de la clavicule. L'acromion ayant disparu, l'extrémité exten* de cet arc-boutant a été transportée de l'acromion au bord interne de la cavité cotyloide; son épaisseur s'est accrue aux dépens de sa longueur, et elle a constitué la branche horizontale du pubis. Pour la position et la forme, la lubérosité ischiatique reproduit complètement l'apopViysc coraco'idc. L'espace compris entre cette apophyse et la cavité glénoïdale répond au trou sous-pubien ; mais dans le bassin, l'apophyse coracoïde se prolonge jusqu'au pubis sous le nom de branche montante de l'ischion. Le cartilage de la symphyse pubienne est l'analogue du sternum pelvien, avorté dans les mammifères, développé dans le crocodile.
Comparaison des muscles du membre pelvien et du membre thoracique chez l'homme. Chercher à retrouver tous les muscles de la cuisse et de la jambe, dans le bras et dans l'avant-bras, est évidemment chose impossible : leur nombre n'est pas le même ; on en compte vingt et un à la cuisse et treize seulement au bras. Sur des apophyses manifestement homologues, telles que l'apophyse coracoïde et l'ischion, on trouve que la première donne attache à trois muscles, la seconde à sept. Peut-être la myologie comparée parviendra-t-elleun jour à découvrir l'homologue de chacun de ces muscles. Des divisions, des coalescences, des avortements nous masquent probablement bien des analogies. Je ma contenterai d'indiquer les plus évidentes. Vicq-d'Azyr a essayé ce parallèle, mais la préoccupation des fonctions la souvent induit en erreur, comme cela arrivera à tous ceux qui suivront ces guides trompeurs. Les fonctions sont le résultat, non le but ; de
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là l'inégale pedection de la fonction qui s'accomplit plus ou moins bien dans le cercle que les lois de l'évolution organique lui ont tracé. Sur le tableau suivant, j'ai marqué d'une astérisque les muscles homologues, c'est-à-dire ceux qui ayant les mêmes attaches, se répètent pour ainsi dire, au membre pelvien et au membre tlioracique.
TABLEAU DES MUSCLES DU MEJIBBE PELVIEN COMPARES A CEUX DU MEMBRE THOUACIQUE
DE l" HOMME