A PORTO-RICO
ACX PHILIPPINES.
TOIAnX.
Infanterie
Cavalerie
Artillerie
Génie
Guardia civil
Troupes sanitaires
Total de l'armée active . .
Réserve
Milices
Corps d'expédition
Total général. . . .
Confédération helvétique. Les principes fondamentaux sur lequels repose l'organisation militaire de la Confédération helvétique sont inscrits dans la Constitution fédérale du 12 septembre 1848, puis réglés définitivement par la loi du 8 mai 1850, ain:si que par les lois cantonales promulguées la même année et l'année suivante.
D'après l'article XVIII de la Constitution, tout Suisse doit le service militaire depuis l'âge de dix-neuf ans accomplis jusqu'à celui de quarante-quatre révolus^ Le remplacement n'est pas admis, mais la loi admet une assez large répartition du nombre des exemptions absolues (ecclésiastiques, membres de l'enseignement) et des dispenses accordées à titre temporaire.
L'armée ou milice suisse se divise en trois parties : 1° l'élite, composée d'hommes de dix-neuf à vingt-huit ans et susceptibles d'être retenus jusqu'à trente-quatre; 2° la réserve, comprenant les hommes de vingt-huit à trentequatre ans qu'on peut garder jusqu'à quarante; 3° enfin la landwehr, où se trouvent les hommes de trente-quatre à quarante-quatre ans. Dans des circonstances extraordinaires, l'autorité fédérale peut convoquer le landsturm, qui comprend tous les hommes en état de porter les armes.
L'élite et la réserve constituent l'armée active, la landwehr n'est en réalité qu'une réserve du deuxième ban. Le contingent sert à former l'élite et la réserve. Son effectif normal est établi d'après une proportion qui est de 3 pour 100 de la population pour l'élite, de 1,5 pour 100 pour la réserve. Les cantons peuvent incorporer dans l'éUte ou dans la réserve un nombre d'hommes supérieur au contingent fixé, ils sont de même autorisés à former la réserve d'hommes de la même classe d'âge que l'élite, mais ils doivent toujours tenir leur contingent au complet et combler les vides que celui-ci peut éprouver. Or, comme la population tend continuellement à s'accroître, il arrive que, à l'encontie de ce qui se passe partout ailleurs, l'effectif réel est supérieur à l'effectif normal ; ainsi, en 1871 , le nombre des hommes encadrés s'élevait à 150,000, tandis que l'effectif normal n'aurait dû être que 104,920. Cet excédant en hommes est devenu une habitude, car ces hommes ont un nom et une affectation propre, ce sont des surnuméraires ; ils servent à combler les vides du contingent et à constituer au besoin des dépôts.
MILITAIRE (HYGiKXEi
Il est évident qu'un pays aussi peu étendu que la Confédération helvétique ne pourrait entretenir un effectif aussi considérable que celui que la loi lui permet d'établir ; aussi ne conserve-t-on les hommes sous les drapeaux que pendant une période de temps fort restreinte. Dans aucun cas, en elfet, cette période ne peut dépasser quarante-deux jours par an. Ce temps est généralement consacré à de grandes manœuvres auxquelles prennent part les "différentes unités tactiques. La mobilisation peut se faire très-rapidement, ainsi que l'on a pu le constater lorsque les événements de la guerre franco-prussienne forcèrent la Suisse à couvrir sa frontière. Outre les exercices militaires réguliers, les Suisses ne laissent pas que de se perfectionner dans la pratique du tir ; les sociétés spéciales sont nombreuses et rivalisent de zèle, de fréquents concours viennent encore les stimuler, enfin l'éducation militaire commence même avant l'incorporation; dans les collèges et les gymnases, les jeunes garçons sont formés aux manœuvres de l'école de peloton et de bataillon, aux exercices d'artillerie. A certaines époques de l'année, on les réunit en grandes masses pour leur faire exécuter des manœuvres d'ensemble sous l'inspection d'un colonel fédéral.
Les institutions militaires de la Suisse, adaptées à sa neutralité aussi bien qu'à sa configuration géographique, sont entièrement calculées en vue d'un rôle purement défensif. Ce rôle les milices suisses le rempliraient avec honneur. Si quelque grande puissance militaire cherchait un jour à pénétrer sur ce sol essentiellement favorisé de la nature, ce ne serait pas sans de grandes difficultés qu'elle parviendrait à réduire un peuple amoureux de son indépendance et prêt à tous les sacrifices pour la conserver.
TABLEAU XII. — armée de la confédération helvétique (fin de i87l).
Population en 1870 2,669,147 h.
Bapport de l'effecdr de l'armée à celui de la population -— —
Superficie de la Confédération 41,418 kil. car.
Nombre d'habitants par kilom. carré 64 h.
Nombre de soldats par kilom. carré 4,8.
ARHÊE