‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.63Chapitre 43 sur 104 · RAPPORTS DD NOMBRE DES · texte numérisé non relu

RAPPORTS DD NOMBRE DES

AÎNÉS (pris PODR 100) AUX CADETS EN ADTRICHE.

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SOS.i 53!

a On remarquera que le nombre total des naissances en Autriche en 1851 s'élève à 1 458 783; mais il y a à retirer la ville de Vienne, la Serbie, la Dalmatie, la Lombardie et la Vénétie, qui n'ont pas publié à part leur primogéniture ; ensemble 301 473 naissances à retrancher, plus 16 460 mortnés pour les provinces restantes; reste 1 140 860 naissances vivantes.

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absolus. Il y a d'abord lieu de négliger les mort-nés fort irrégulièrement inscrits en Adtriche (leur admission d'ailleurs ne changerait rien à nos conclusions).

En ne considérant donc que les nés vivants, et en les divisant selon qu'ils sont nés dans le mariage ou hors mariage, j'ai relevé les nombres suivants :

52. Rapport des aînés aiix cadets. Je ferai d'abord quelques remarques sur la partie droite du tableau touchant les rapports des aînés aux cadets. Ce rapport doit être nécessairement en raison directe avec la fécondité des mères de famille fécondes, et il montre qu'en Autriche il y a G,«0 enfants par mère, tandis que la méthode ordinairement employée par les statisticiens, et dont j'ai fait la critique (art. Maruge, p. 29-32), n'en trouve que 4 à 5 (5 au plus en Hongrie, voy. art. Autriche, p. 144). Il est vrai que, pour ce dernier rapport, c'est par mariage et non par épouse que cette estimation a été faite, ce qui n'est pas la même chose à cause des secondes noces; mais en diminuant les mariages du nombre connu des veuves (et divorcées) se remariant, il est facile de faire disparaître cette perturbation et (sous ce rapport) de rendre comparables les deux déterminations. En faisant ainsi pour l'Autriche, on trouve environ 5 enfants par épouse. Mais il y a une autre inQuence qui fait différer ces deux estimations : ce dernier rapport (5 enfants par épouse) fait aussi entrer en ligne de compte les épouses stériles ou n'ayant pas de premiers-nés que le premier ne compte pas. 11 résulte de cette dernière remarque, si ces diverses données étaient exactes, un moyen de calculer le nombre de ces épouses sans enfants. Le problème se pose ainsi : si 100 mères ont produit 620 naissances vivantes, combien faut-il leur adjoindre d'épouses sans enfants pour qu'il n'y en ait plus que 500 par 100 ménages? C'est un problème des mélanges. L'arithmétique répond 24; en effet 100. fa-f = 500, ce qui voudrait dire que, sur 124 ménages, il y en aurait 24 de stériles (soit 19,4 pour 100, ou un peu moins du cinquième), nombre sans doute exagéré et prouvant que la méthode en usage pour apprécier la fécondité des familles donne des nombres trop faibles, ainsi que je l'ai établi à l'article Mariage (p. 29-50, g§ 23-24 et note). Quoi qu'il en soit, nous soumettons aux Démographes ce moyen de contrôle, et l'utilité qu'il y aurait à exécuter le facile relevé des premiers-nés.

On remarquera encore sur cette partie droite du tableau qu'il faut interpréter comme il suit les rapports des rapports : 95,5 ; 102,2 ; 96,9. On voit chez le légitimes qu'il existe en fait plus de cadets que de cadettes (dans le rapport 105,3 : 100) ; mais c'est parce qu'il y a aussi bien plus de premiers-nés "arçons que filles (dans le rapport 110,1 : 100); si on suppose égalité de sexe chez les premiers-nés (les autres rapports conservés), il y aurait alors moins de cadets que de cadettes (dans le rapport 95,5 : 100) ; c'est le contraire pour les illégitimes : non-seulement il y a, en fait, plus de puînés garçons que filles, en relation avec la prédominance encore marquée des premiers-nés màles (dans le rapport 103,6 : 100), mais aussi égalité de sexe chez les aînés, les cadets l'emporteraient sur les cadettes dans le rapport 102 : 100.

53. Rapport des sexes suivayit l'ordre de naissance combiné avec l'état civil. D'après ces données, on constate qu'en général il y a eu, cette année-là, en Autriche, 105,9 naissances mâles contre 100 filles. Mais il est facile de voir que ce rapport est une résultante fort complexe qui se décompose d'abord en naissances légitimes 106, et en naissances illégitimes 104,9. Ces trois rapports concordent avec les valeurs de même ordre que nous avons vues dans notre premier tableau, p. 455, donc jusqu'ici, rien que de connu ; mais ce qui ne l'est

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pas, c'est que ce rapport d'ensemble 106 est lui-même une résultante de la proportion très-élevée des mâles chez les premiers-nés légitimes donnant 1 1 0 garçons contre 100 iilles, et tandis que les puînés produisent seulement 105,3 garçons; si même il n'y avait pas plus de cadets que d'aînés, le rapport de l'ensemble des légitimes serait une moyenne arithmétique entre 1 10 et 105,3, ou environ 107,6. Cependant, comme chez les légitimes il y a beaucoup plus de puînés (dans le rapport 5,20 cadets environ contre 1 aîné), le plus grand nombre de ceux-ci font descendre le rapport d'ensemble de masculinité des légitimes à 106, puisque les légitimes ont successivement plus ou moins de mâles suivant qu'ils appartiennent au groupe des aîné? ou bien à celui des puînés; les illégitimes sont de leur côté moins ou plus riches en mâles suivant qu'il s'agit des aînés ou des cadets.

Si, comme nous inclinons à le penser, ces faits peuvent être regardés comme ayant quelque généralité, il en résultera qu'en général, si les documents en bloc donnent plus de garçons aux naissances légitimes, c'est par suite du très-fort rapport de masculinité des aînés ; et si moins de garçons se rencontrent chez les illégitimes, c'est que, par une influence toute contraire, l'illégitimité diminue très-manifestement pour les premiers-nés la chance de naître garçons ; et, de plus, chez les illégitimes, le groupe des aînés fait plus énergiquement sentir son influence déprimante de la masculinité sur l'ensemble, car ce groupe est presque égal à celui des cadets (environ dans le rapport de 100 : 120)-

34. En résumé, ceci met en lumière ce fait tout nouveau : la masculinité l'emporte chez les aînés légitimes et chez les puînés illégitimes, et inversement.

Autrement dit, c'est chez la jeune épouse primipare d'abord, puis chez la lillc pluripare, que les chances de faire des garçons sont au maximum, tandis qu'elle est au minimum chez la matrone déjà mère et chez la fille primipare. Ces résultats, assez inattendus sans doute, seraient-ils dus au hasard d'une série? On ne le croira guère, si on songe qu'ils reposent sur plus d'un million de naissances. Cependant comme l'enquête ne porte que sur une seule année et un seul groupe, s'appliquant à l'Autriche entière, nous avons pensé que c'était le cas d'appliquer la méthode dont nous avons parlé à l'article Moyenne (p. 323, g 68), en étudiant des sous-groupes, et recherchant si les nouvelles valeurs de ces sous-groupes se rapprochent de celles correspondantes dans l'ensemble. Le document officiel cité [nous permet cette épreuve, car, d'une part, il donne les naissances divisées en aînés et cadets, relevées séparément pour onze de ces provinces, et aussi selon que la population habite les villes ou les campagnes.

35. Or, en étudiant à part les provinces assez peuplées pour donner trois à quatre mille naissances dans l'année, tels le duché d'Autriche, la Bohême, la Gallicie, la Hongrie, on trouve partout la prédominance des garçons être bien plus marquée chez les premiers-nés légitimes et l'être moins (à des degrés divers) chez les illégitimes. Ce serait trop allonger cette étude que de rapporter ces épreuves par le détail.

Nous n'en citerons qu'une, parce que, portant sur les naissances des villes capitales des provinces et ayant encore pour base un relevé de plus de 40 600 naissances , les valeurs de chaque rapport auront encore beaucoup de chance de se rapprocher de la vérité. Donc, dans toutes ces capitales, je trouve d'une part : 26177 naissances vivantes légitimes dont 2920 premiers-nés, composés de 1558 garçons et 1562 filles (soit 114,4 garçons contre 100 filles), et 26177

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puînés formés de 13 537 garçons pour 12 640 filles (soit 106,2 garçons pour 100 filles); et, d'autre part, 13 006 naissances vivantes illégitimes, dont 5857 premiers-nés comprenant 1958 garçons et 1899 filles (soit 102 garçons pour 100 filles), et 9179 puînés avec 4746 garçons et 4433 filles (soit 107 garçons contre 100 filles). On peut grouper ces données dans le petit tableau cidessous :

RAPPORT DE SEXUALITE DANS LES CAPITALES DE L AUTRICHE PAR ORDRE DE PRIMOGEXITURE. EN CHAQUE CATÉGORIE, COMBIEN DE NAISSANCES DE GARÇO.^S POUR 100 FILLES ?

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