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Nombre de garçons par 1000 filles en chaque âge
En se rappelant que chez les Danois, dans cette même période, on compte 1 059 garçons contre 1 000 filles, on peut déjà présumer sur cette succession que les jeunes mères, c'est-à-dire principalement les primipares, font plus souvent des garçons que des filles ; car, de tous ces groupes de nouveau-nés produits par les mères de chaque âge, il n'y a que le premier qui doit renfermer une grande proportion de premiers-nés, aussi renferme-t-il une grande proportion de garçons. Le groupe suivant produit par les mères de 20 à 25 ans présente, il est vrai, une forte dépression de masculinité que je ne saurais guère expliquer, car il semble qu'il doit y avoir plus d'aînés que parmi les enfants produits parles mères de 25 à 30 ans? D'ailleurs, la division des naissances en légitimes et illégitimes ne donne pas de différence régulière. Tout ce qu"on peut inférer de la succession précédente, c'est que, sauf l'exception de 20 à 25 ans que nous retrouverons plus loin (p. 472), le nombre des garçons paraît diminuer avec l'âge des mères ; cependant, ce résultat, si faiblement accusé ici, est autrement net dans un document norvégien [Mouvement de population en 1870, publication officielle).
38. Je trouve, en effet, dans la Norvège, une excellente analyse des naissances de chaque sexe, non-seulement selon les âges combinés des mères et des pères, mais aussi, ce qui n'est pas moins probant pour notre objet, selon l'âge ou la durée du mariage, soit considérée exclusivement, soit en combinaison avec l'âge de chacun des époux. Il est vrai que cet intéressant relevé n'a été fait qu'en une seule année ; or sur 45 852 naissances vivantes et légitimes, on a pu, dans cette première enquête, n'avoir ces détails précis que pour 11 666 naissances légitimes. Cependant les résultats si tranchés de cette petite enquête me paraissent corriger en partie la faiblesse des nombres observés. En effet, si l'on fait d'abord abstraction de l'âge des époux, pour ne considérer que celui du mariage, ce document montrera que, dans les premières années du mariage, le nombre de naissances mâles dépasse de beaucoup celui des naissances filles; et cela d'année en année sans exception pour les six premières années de ménage ; si bien que si je fais la somme respective de ces naissances pour ces six ans j'ai un rapport de 116,3 garçons contre 100 filles. Mais c'est le contraire qui s'observe après la 12^ année de ménage; si bien que si je fais la somme des enfants survenus à partir de la 15^ année de ménage, je trouve 94,4 garçons contre 100 filles; enfin, pour les naissances qui ont eu lieu entre la 6^ et la 13^ année de mariage, on a 107 garçons contre 100 filles.
Impossible de trouver un relevé dont la signification soit plus nette que celui-ci, et, ce qui augmente encore sa valeur, c'est que ces naissances divisées en deux groupes, suivant l'habitat, villes et campagnes, donnent des rapports qui se suivent dans le même sens, comme on peut le vérifier sur le tableau ci-après qui réunit tous les éléments de cette étude.
NATALITE (démographie).
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