ONGUENT DE WILKINSON
2i Craie 120 grammes
Soufre
Poix liquide
Savon 1 .. .,^„
j aa aOO —
I ââ 180
Axonge
Dans le traitement de la gale (Bouchardat). E. Bdrcker.
oxciUEiVT lUAGiQUE. Dès la plus haute antiquité on vit les prêtres, le* enchanteurs, les devins, faire usage d'onguents et de breuvages contenant des substances stupéliantes dans le but de provoquer, soit chez ceux qui les consultaient, soit chez eux-mêmes, des hallucinations, des rêves, qui, dans la forte préoccupation de l'objet spécial qu'on s'était proposé, prenaient souvent une forme en rapport avec cet objet. Celui qui voulait entrer en communication avec la divinité, la voyait dans son rêve ; celui qui délirait semblait prophétiser. Mais les onguents magiques appartiennent plus particulièrement au moyen âge. Il y en avait qui procuraient le commerce avec le démon dans les rondes du sabbat ; d'autres qui communiquaient la faculté de découvrir les trésors, etc. Mais ce sujet appartient à l'histoire de la sorcellerie et de la magie.
Voy. SORCELLEUIE. D.
OiKCillEiKTii.iRE. Ungitentaria. Nom donné aux Moringas qui donnent les noix de Ben. Pl-
OlVi;nus (Jean-Étienke). Né le 16 novembre 1801 à Banzenheim (Haut- Rhin) a commencé ses études littéraires à Belfort et les a terminées à Colmar. II se rendit ensuite à Strasbourg pour y étudier la médecine, y passa ses divers examens et après avoir séjourné deux ans à Paris, pour suivre les grandes cliniques de la capitale, il revint à Strasbourg, soutenir sa thèse de doctorat, le 2 avril 1827. Installé quelque temps à Banzenheim, il y fit de la médecine de campagne, mais il se rendit bientôt à Colmar et devint professeur adjoint à l'école d'accouchement de cette ville. Cinq ans après il retournait au pays natal, dont il devenait successivement maire et membre du Conseil général, poste qu'il occupa dix-huit ans, sans cesser de donner des marques de son activité et de ses idées libérales. Il s'est beaucoup occupé d'agriculture et d'hygiène publique et mourut à Banzenheim, le 29 janvier 1869. Nous connaissons de lui :
I. Quelques considérations sur les développements de l'organisme humain. Thèse de doctorat, Strasbourg, 1827, in-8. — II. Mémoire sur l'aliénation et le défrichement de ta forêt et sur les irrigations du territoire de la Harth. Colmar, 1866, in-8. A. D.
oxix, o^m. Noms donnés à une espèce de la famille des Laurinées et du genre Cinnamonium, qui produit l'écorce de Massoy de la Nouvelle-Guinée- Cette écorce est le Cortex oninius de Rumphius {voy. Massoy). Pi..
OiMSCIDES. 429
BicLiOGRAPHiE. — RiiuMPHius, Herbarium Amhoniense, II, 62. — Guibocrt Droaues simules 7«édit.,II,397. ^ j,^/ •
0\IR0DY!WIE. Voy. Cauchemar,
OiVliSCiDES. {Oniscidœ, Milne Edw.). Famille de Crustacés, de l'ordre desisopodes [voy. ce mot).
Les Oniscides sont des animaux essentiellement terrestres qui habitent pour la plupart les régions tempérées du globe, les uns sur les bords de la mer, sous les pierres ou dans les fentes des rochers, les autres dans les endroits humides et obscurs, dans les caves, les celliers, sous les planches pourries, les mousses, les vieilles écorces, dans les interstices des murailles et même dans les fourmilières. Ils périssent très-vite aussi bien lorsqu'ils sont submergés dans l'eau que lorsqu'ils sont exposés à l'air sec ou à l'action du soleil. On les désigne indistinctement sous les noms vulgaires de Cloportes, Clous à porte, Porcelets de Saint- Antoine. Quelques-uns sont remarquables par la faculté qu'ils possèdent de se rouler en boule à la moindre apparence de danger. Certaines espèces cavernicoles sont anopht haïmes.
Tous ont les mâchoires dépourvues de palpes, les pattes-mâchoires aplaties accompagnées de palpes rudimentaires, les antennes internes plus ou moins atrophiées, presque toujours complètement cachées sous le bouclier céphalique, les antennes externes, au contraire, bien développées et formées d'un nombre variable d'articles. Le corps est ovalaire ou elliptique, plat en dessous, plus ou plus ou moins convexe en dessus. Les anneaux thoraciques, au nombre de sept, sont libres et portent chacun une paire de pattes ambulatoires toutes semblables. L'abdomen, formé de six segments bien distincts dont le dernier, trèspetit et quelquefois même rudimenlaire, se termine par des appendices lamelleux ou styliformes, est pourvu de cinq paires de fausses pattes sur lesquelles sont placées de minces lamelles membraneuses disposées sur deux ran^s et servant d'organes respiratoires ; les lamelles internes des trois dernières paires sont de délicates branchies que protègent les lamelles externes transformées en plaques protectrices solides. Dans les Porcellions et les Armadilles, les deux premières paires de fausses pattes abdominales sont parcourues par un systèrrie de cavités remplies d'air, système qui établit le passage à l'appareil de respiration trachéenne pulmonaire des Insectes et des Arachnides {voy. Duvernoy et LerebouUet, Sur la respiration des Crustacés-Isopodes, in Ann. des se. nat. 2«série, t. XV, p. 186).
Les sexes sont séparés. Chez les mâles, les conduits déférents des organes génitaux se réunissent en un canal médian commun situé à la base de l'abdomen. Au moment de l'accouplement, le mâle reste souvent des jours entiers sur le dos de la femelle. Celle-ci possède, à la face ventrale du premier anneau thoracique, une cavité incubatrice circonscrite par des lamelles membraneuses très-minces émanant de la première paire de pattes.
La famille des Oniscides renferme une quinzaine de genres dont les principaux sont : Ligia Fabr., Oniscus L., Porcellio Latr. et Armadillo Latr.
Les higia sont caractérisés par leurs antennes externes très-grandes formées d'un pédoncule de cinq articles, dont les deux derniers sont très-longs, et d'un fouet terminal multiarticulé. Leur corps, peu convexe en dessus, est à peu près ovalaire et le dernier segment de l'abdomen est terminé par un appendice
450 ONOGEROS.
caudal très-allongé avec deux branches styliformcs. Le L. oceanica Fabr., qui en est le type, est extrêmement abondant en Europe sur les bords de la mer ; il court avec rapidité sur les rochers, les pilotis, le long des parapets des jetées, mais toujours au-dessus de la limite des hautes eaux.
Dans les Oniscus, les antennes externes sont formées de huit articles et le dernier segment abdominal, triangulaire et pointu, est pourvu de quatre appendices dont les deux latéraux sont très-forts, coniques et biarticulés. L'espèce principale (0. asellus L.) se rencontre très-communément en Europe dans les caves et les celliers.
Les Porcellio et les Armadillo, dont les espèces assez nombreuses vivent dans les endroits humides, ont pour caractères communs : des antennes externes formées de sept articles et les lamelles des deux premières paires de fausses pattes abdominales pourvues de lacunes aériennes. Mais chez les Porcellio, les appendices du dernier segment de l'abdomen sont styliformes, tandis que chez les Armadillo, ces mêmes appendices sont transformés en lamelles triangulaires à peine saillantes ; de plus, chez ces derniers, le corps, elliptique et fortement convexe en dessus, est susceptible de se rouler en boule.
Plusieurs espèces d'Oniscides, notamment VOniscus asellus L. et V Armadillo officinariim Brdt., ont été pendant longtemps préconisées comme apéritives et diurétiques {voy. Cloporte). Ed. Lefèvrk.
OWITIS ET O:\ITES. Le mot ôvïnç ou oviTYîî est employé par les Grecs et particulièrement par Dioscoride, pour désigner une espèce d'origan, nommée par Linné Origanwn onites. Pl,
Bibliographie. — DnscoRiDE. Materia mcdica, III, 33. — Sprengel. Historia Rei herbariœ I, 130 et 180. Pl.
OX'OBLETOX. D'après Mérat et De Lens.ce nom, dans Ilippocrate, désignerait le Saxifraga Cotylédon L. Cependant Sprengel attribue à cette saxifrage un autre nom, celui de zotu^a'Îwv. Pt.
Bibliographie. — Mérat et De Lens. Dictionnaire de matière médicale, V, 42. — Sprengel. Historia Rei herbariœ, 1, 42. Pl.
o:vOBRTCHIS. Genre de Légumineuses-Papilionacées, dont le type est l'Esparcette [0. saliva Lank.), plante fourragère, jadis vantée comme apéritive, sudorifique, aujourd'hui délaissée comme médicament, mais dont l'usage fortifie dit-on, le bétail, notamment les chevaux. On a nommé aussi Onobrychis le Galega, le Prismatocarpus, etc. (Mér. et Del., Dict. Mat. me'd., V, 42).
H. Bn.
ONOCÉRIXE (C^-H"0). Substance cristalline contenue avec l'ononine dans la racine deVOnonis spinosa L. oubugrane. D.
0^'OCiEROS ou OXOGOROS. Ce nom pourrait s'appliquer à VOnopordon acanthium L. de la famille des Synanthérées-Carduacées. Il est écrit dans Théophraste, d'après Sprengel, ôvôyw/îov. Pi,.
Sprengel. Historia Rei herbariœ, I, p. 100. Pi.