‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales V.73Chapitre 28 sur 112 · SOURCES ET AUTORITES · texte numérisé non relu

SOURCES ET AUTORITES

5 ans.

6 ans.

4 ans.

5 ans.

Évaluation de Colbert.

Sous Louis XV.

Évaluation île Necker.

Slat. de France, 1. 1, p. 277

Census, Recli., t. VI, p. 8.

Évaluation administrative.

1" census par âges.

Census.

2* census par âges.

Census.

Idem.

3' census par âges.

4* idem.

'/j million d'habitants.

5* census par âges.

6* idrm.

7* idem.

8" idem.

Tous les nombres suivis d'un astérisque * sont le résultat d'une estimation des auteurs contemporains.

C'est là d'ailleurs une condition commune à la plupart des autres capitales, mais qui en Europe, sauf à Rome peut-être {voij. art. Rome), n'atteint nulle part un pareil degré.

La majeure partie de la population parisienne est constitue'e par les Français nés en d'autres déparlements ou dans les colonies françaises, et dont la proportion, 56 pour 100, se retrouve identique à dix-huit ans de distance (recensements de 1866 et de 1881).

C'est là une considération dont ne tiennent pas suffisamment compte, suivant nous, les statisticiens qui, sans ajouter le moindre commentaire, déduisent la salubrité de Paris de la comparaison de ses chiffres mortuaires avec ceux des autres villes de France. Nous ne sommes pas, et cet article en fait foi, de ceux qui considèrent notre capitale comme arrivée au terme des réformes hygiéniques; nous avons dit tout ce qu'elle renfermait encore de foyers d'insalubrité à supprimer, et nous dirons plus loin tout ce que ces foyers prêtent d'assistance à l'entretien et à la multiplication des germes des affections les plus redoutables : fièvre typhoïde, diphlhérie et même choléra.

Mais l'énergie de ces foyers est singulièrement multipliée par le caractère exceptionnel de réceptivité d'une population recevant chaque jour tant de nouveaux venus, et parmi ceux-ci tant de jeunes gens, arrivés à l'âge de prédilection pour les aflections transmissibles ; ce concours de nouveaux venus, dont nous avons démontré l'intervention dans la détermination, la durée, la densité de

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toutes les maladies populaires (Léon Colin, Traité des maladies e'pide'miqties), joue ici un rôle capital dont il faut désormais tenir le plus grand compte.

Ce ne sont pas seulement les t'rançais des départements qui abondent à Paris.

Peu de grandes villes en Europe comptent une proportion d'étrangers aussi considérable, et sous ce rapport le département de la Seine n'est dépassé en France que par deux départements : Lagneau {de l'Immigration en France, Paris, 1884) a établi que le département de la Seine, dans sa population présente de 2 762 537 habitants, comprend 193 046 étrangers, soit 69 étrangers pour 1000 habitants, alors que le département des Bouches-du-Rhône, sur 584 962 habitants, comprend 75 758 étrangers, soit 129 étrangers pour 1000 habitants, et que le département du Nord sur 1594080 habitants comprend 277 711 étrangers, soit 174 étrangers pour 1000 habitants. Ainsi, quand la proportion des étrangers dans la France entière est de 27 sur 1000 habitants, cette proportion dans les départements de la Seine, des Bouches-du-Rhône et du Nord, s'élève à 69, 129, 174 pour 1000; conséquemment elle est une fois et demie, trois fois et demie et cinq fois et demie plus forte.

Mais il y a cette différence entre ces trois centres d'attraction que les étrangers du département des Bouches-du-Rhône sont, pour les cinq sixièmes, des Italiens (plus de 61 000 sur 75 000 étrangers), que ceux du département du Nord sont presque exclusivement des Belges (plus de 244 000 sur 277 000 étrangers), tandis que Paris est un centre d'immigration cosmopolite, comme le démontre le tableau ci-contre (p. 280) de la nationalité des divers étrangers résidant à Paris à l'époque du dernier recensement (1881).

Ce sont, on le voit d'après ce tableau, les Allemands, Belges, Italiens et Suisses, qui représentent les chiffres les plus élevés d'immigrants. C'est, d'ailleurs, chez les étrangers de ces quatre nationalités que s'est manifesté l'accroissement le plus rapide en ces dernières années :

De 27,097 en 1866, les Allemands sont en 1881 31,190

22,782 — les Belges — 45,281

6,707 — les Italiens — 21,577

6,622 — les Suisses — 20,810

Les populations italiennes et suisses, à Paris, ont, par conséquent, triplé en dix-sept ans.

Nous empruntons aussi à l'Annuaire statistique Tpour 1881 l'état de répartition, dans les divers quartiers de Paris, des principales nationalités :

Cet état (p. 282) indique nettement l'affinité des diverses nationalités pour des quartiers entièrement différents; ce qu'il indique surtout, c'est la différence, suivant les pays, des catégories fournies à l'immigration. Les Anglais, les Américains, les Russes, qui appartiennent pour la majeure partie aux classes aisées de leurs pays, viennent à Paris occuper soit les arrondissements du centre, ^% VIII^, IX% soit, parmi les arrondissements excentriques, ceux qui ne sont accessibles qu'à la fortune, les XVI* et XVII* (Champs-Elysées, Plaine-Monceaux).

Les immigrants travailleurs ou peu aisés, comme la majorité des Allemands, Belges, Italiens, Suisses, occupent surtout soit les quartiers commerçants du centre (IX% X% XI"), soit les arrondissements industriels (XVIIP et XIX'^) du nord de Paris.

3" Ages. L'étude générale de la composition de la population parisienne, au point de vue de l'âge, démontre qu'en cette ville la proportion des adultes, relativement aux catégories d'âge extrême, dépasse la moyenne, ce qui tient aux

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