ADULTES
Les sourds-muets et les aveugles ont leurs asiles spéciaux et leurs maisons d'éducation. C'est également par la mendicité qu'avait commencé l'installation nosocomiale des aveugles. En réunissant dans l'établissement des Quinze-Vingts les 300 aveugles qui erraient dans les rues de Paris, saint Louis ne leur interdit pas de mendier, comme auparavant, et jusqu'à l'époque oiî de la rue Saint- Honoré le cardinal de Rohan les transféra rue de Charenton, ils avaient continué à se répandre tous les jours en ville, y demandant l'aumône.
Les hôpitaux militaires de Paris (Val-de-Grâce, Saint-Martin, Gros-Caillou) présentent des conditions hygiéniques en général supérieures à celles des hôpitaux civils, bien qu'ils soient ac(ue/?«j»ieni moins excentriques qu'à l'origine, vu l'accroissement de la population qui les entoure et les déborde aujourd'hui; ils recouvrent, relativement au chiffre de leurs malades, une surface eu général plus considérable, renfermant dans leur enceinte des cours et jardins qui, pour l'un d'entre eux, le Yal-de-Grâce, offrent des proportions grandioses.
Les pavillons sont en général mieux disposés, de dimensions plus vastes et d'aération plus facile que celles des anciens hôpitaux civils ; mais l'avantage principal de ces établissements est la proportion relativement restreinte du nombre des occupants qui, contrairement aux malades des hôpitaux civils, n'atteignent à peu près jamais le chiffre des places attribuées à chacun de ces établissements.
De ces hôpitaux militaires, il en est un cependant, celui du Gros-Caillou, dont la salubrité est loin d'égaler celle des deux autres.
Cet bôpital renferme, à côté de pavillons neufs pour malades, d'anciens bâtiments mal aérés, prenant jour sur des cours intérieures, et dont l'imperfection est d'autant plus regrettable que l'établissement est plus à portée que les deux autres des corps de la garnison parmi lesquels la fièvre typhoïde cause le plus d'atteintes : les troupes casernées dans le quartier de l'Ecole militaire. Secours à domicile. D'après le recensement de 1817, sur 713 966 habitants il y en avait 86 415 secourus par l'Assistance publique, 15910 en traitement aux hôpitaux, soit au total le 7' des habitants de l'époque; cette proportion a suivi l'augmentation considérable de la population parisienne, et le nombre des personnes secourues s'élève actuellement à près de 500000, total renfermant les indigents et les nécessiteux.
. Le chiffre officiel de la population indigente de Paris, secourue d'une façon permanente, c'est-à-dire inscrite aux bureaux de bienfaisance, était d'après le dernier recensement (1880) de 46815 ménages, comprenant 125 735 individus, dont les titres à la cbarité publique ne sont que trop justifiés : 25 000 de ces ménages n'occupent qu'une pièce, 5000 sont logés dans des chambres où il n'y a ni poêle ni cheminée, 1500 dans des pièces sans fenêtre qui ne s'ouvi'ent que sur un corridor commun !
Ces 123 735 individus ne comprennent pas tous les pauvres. Ce sont les indigents proprement dits.
En dehors d'eux, il y a cette population impossible à dénombrer parce qu'elle est flottante, comprenant les individus dénommés administrativement : les nécessiteux, qui ne sont secourus que temporairement, leur état de besoin pouvant n'être que passager.
Le nombre des indigents est réparti très -inégalement entre les 20 arrondissements de Paris.
Les arrondissements les plus riches sont le 11^, qui compte 945 indigents inscrits; le IX% qui n'en a pas 1200; les plus pauvres sont le XX% avec 5835 indigents, et le Xl% qui en a 6436.
Des quêtes sont faites dans chaque arrondissement au commencement de l'hiver. L'arroadissement qui produit le plus est le 1X% habité par une. population plus riche ou plus généreuse, il obtient une moyenne de 96 000 francs et peut ainsi donner à ses pauvres 118 francs par unité.
11 cède le pas cependant au VHP, qui obtient une moyenne de 142 francs. Il est vrai que celui-ci possède par lui-même 50 000 francs de rente.
Le W^ arrondissement, qui a un contingent de pauvres cinq fois plus considérable, ne récolte que 29000. francs et n'a que 12 francs par unité indigente.
Le XI", le plus peuplé de Paris, a 6436 indigents, et ne reçoit qu'une moyenne de i9fs42 par unité.
L'écart est donc grand entre certains arrondissements. L'Administration le
diminue par la répartition de ses subventions, de façon que le minimum de secours par unité indigente soit de 55 francs.
Tous les indigents n'ont pas droit à l'inscription. Y ont droit :
Les ménages ayant trois enfants au-dessous de quatorze ans ;
Les veuves ayant deux enfants au-dessous de cet âge ;
Les vieillards au-dessus de soixante-quatre ans;
Les aveugles ;
Les paralytiques ;
Les phthisiques ;
Enfin les individus atteints de maladies chroniques.
Les aveugles et paralytiques ont droit à un secours mensuel en argent de 5 francs, les phthisiques et chroniques ont un secours de 8 francs.
Jusqu'à l'âge de 72 ans, les vieillards reçoivent 5 francs ; de cet âge à 81 ans, 8 francs; de 81 ans à 84 ans, 10 francs; au-dessus de 84 ans, \2 francs.
Ceux qui auraient droit à leur entrée à Bicètre, mais qui, ayant de la famille, préfèrent rester chez eux, reçoivent une allocation annuelle représentative du séjour à l'hospice : 250 francs pour les hommes, 180 francs pour les femmes.
Quant aux autres individus secourus, qui constituent le groupe si difficile à recenser des nécessiteux, ils ne sont assistés que quand, par suite d'une crise, d'un chômage, ils subissent une gêne temporaire, et alors eux aussi reçoivent des secours non-seulement en argent, mais en nature : pain, viande, combustible, vêtements, mais surtout visites médicales, bains et médicaments.
Le traitement médical à domicile, qui est acquis à toute personne qui en fait la demande, a donné lieu, en 1880, à 78 591 inscriptions.
14 178 femmes enceintes sont venues également réclamer dans les 20 bureaux de bienfaisance l'assistance de la sage-femme.
En outre 5126 femmes ont été délivrées par les sages-femmes chez lesquelles elles avaient été placées comme pensionnaires.
453056 consultations ont été données dans les maisons de secours et 51549 vaccinations y ont été pratiquées.
Les dépenses auxquelles a donné lieu le traitement des malades à domicile se sont élevées à la somme de 825225 fr. 05 cent.
Quant aux dépenses occasionnées par les accouchements, elles ont été de 172 704 fr. 24 cent., non compris les 5126 accouchements opérés au domicile (les sages-femmes recevant des pensionnaires, et qui ont coûté la somme de 259 097 fr. 75 cent.
Au résumé, la totalité des dépenses effectuées pendant l'année 1880 pour venir en aide aux indigents des 20 arrondissements, non compris les frais d'administration, s'élève à près de 6 millions.
Mais les indigents ne s'adressent pas uniquement à l'Assistance publique, aux bureaux de bienfaisance, et aux 6 millions de secours officiellement constatés nous estimons que l'on peut ajouter une somme deux ou trois fois plus considérable due à la charité privée.
Dépôts de mendicité. Je me borne à signaler la prochaine inauguration de l'établissement récemment construit à Nanterre, et dont l'occupation permettra de supprimer enfin le dépôt de mendicité de Saint-Denis, terrible foyer d'insalu-
brité dont tant d'hygiénistes ont raconté les résultats néfastes, et qui, depuis longtemps, aurait dû disparaître.
Hospitalité de mût. L'hospitalité de nuit, qui a pris en ces dernières années une certaine extension, était représentée jadis par l'hôpital de la Maison Dieu fondée vers 1216 rue Saint-Denis, où l'on abritait les mendiants la nuit seulement, les renvoyant le lendemain avec un pain et un denier.
La création du service des visites médicales de nuit pour l'ensemble de la population est d'origine tout à fait contemporaine, elle ne date que de 1875 et fait honneur à l'initiative et au zèle de Passant.
Le relevé ci-après résume la progression de ce service depuis sa création :
1876 3616 visites de nuit,
Surveillance des enfants du ■premier âge. Il importe au premier chef, au point de vue du relèvement des chiffres de la population, d'assurer l'existence et le développement des enfants. Un fait grave se présente d'abord : le nombre considérable, à Paris, des abandons d'enfants. Voici à cet égard des chiffres qui sont malheureusement trop exacts :
En 1877, il s'est produit 2320 abandons.
En 18-'8 2760 —
En iS-'0 2774 —
En 1880 2730 —
En 1881 2854 —
En 1882 2716 —
En 1883 3151 —
Et à en juger d'après les trois premiers mois de 1884, le nombre des abandons dépassera 5500 cette année.
11 ne s'agit pas seulement ici d'enfants abandonnés par des filles-mères; une partie de cette augmentation est due à l'abandon d'enfants légitimes; le nombre des abandons d'enfants légitimes, qui était de 457 en 1882, s'est élevé en 1885 à 560. C'est là une preuve de grande misère, d'autant plus grande que ces abandons ne portent pas seulement sur des enfants qui viennent de naître. Ainsi, pour les enfants de un à trois ans, dont la mère la plus indifférente ne se sépare pas sans un déchirement, le nombre des abandons, de 542 en 1882, a atteint 404 en 1885. Pour les enfants de trois à six ans, qui ont grandi dans la famille, les abandons ont été de 166 en 1882 et de 250 en 1885.
Telle est la déposition formulée à l'Enquête parlementaire de 1884 par le directeur de l'Assistance publique.
Ici vient se placer une autre question, tout aussi importante, celle des nourrices. Il arrive en moyenne par jour, à Paris, une cinquantaine de nourrices, soit environ 15000 par an, venant chercher un nourrisson ou se placer comme nourrices sur lieu. Elles sont d'abord l'objet d'une enquête médicale; aux termes de l'article 7 de l'ordonnance de police du l*''' février 1878, toute délivrance de certificat, tout visa ou enregistrement de nourrice à la Préfecture de police n'a lieu qu'après un examen auquel il aura été procédé par un médecin de l'Administration, et alors qu'il aura été établi que la nourrice, quels que
soient les cerlificals apportés de province, remplit les conditions désirables pour élever un nourrisson.
D'après le dernier rapport du Préfet de police en 1882, 15052 personnes ont été reconnues bonnes pour être nourrices, savoir :
Au sein 10.805
Au biberon 4,247
El 21 ont été refusées pour des motifs purement médicaux . 21
Total 15,075
Cette contre-visite médicale a eu pour résultat d'infirmer les cerlificats médicaux qui avaient été délivrés à 322 d'entre elles, savoir :
269 femmes, munies de certificats de nourrice au sein, ont été reconnues insuffisantes et admises seulement comme nourrices au biberon;
52 femmes ont été ajournées pour défaut de vaccination, puis inscrites ultérieurement ;
21 femmes enfin ont été refusées d'une façon absolue pour des motifs médicaux.
11 importe de noter que toutes ces nourrices étaient cependant munies de certificats réguliers constatant qu'elles étaient vaccinées et qu'elles n'étaient atteintes d'aucune infirmité ou maladie contagieuse.
L'article 6 de l'ordonnance de police du l" février 1878 dit que « les personnes, domiciliées ou non dans le déparlement de la Seine, qui auront recours dans ce département à l'entremise des loueurs ou loueuses, logeurs ou logeuses de nourrices, dans le but de s'y placer comme nourrices sur lieu ou d'y recevoir des enfants pour les élever chez elles, devront se présenter à la Préfecture de police pour y faire viser et enregistrer le carnet dont elles sont munies. » L'article 8 ajoute : « S'il nous était de source sûre parvenu sur le compte de nourrices, sevreuses ou gardeiises, des renseignements défavorables ou de nature à inspirer des craintes sérieuses sur la façon dont elles soigneraient les enfants qui leur seraient confiés, elles ne pourraient obtenir la délivrance ou le visa du carnet, et il leur serait fait défense, provisoire ou définitive, selon l'espèce, de se livrer à l'industrie nourricière dans le département de la Seine ou d'en emporter des nourrissons. »
Après avoir subi la contre-visite médicale, chaque nourrice est donc soumise à un nouvel examen qui porte sur ses antécédents, les renseignements contenus à son dossier, quand elle a déjà élevé des nourrissons, les papiers dont elle est munie, etc.
Paris envoie annuellement sur l'ensemble du territoire quinze à dix-huit mille nourrissons, dont la surveillance incombe à un personnel provincial.
L'exécution de la loi relative à la protection des enfants du premier âge, loi s'appliquant dans le département de la Seine aux 4 ou 5000 nourrissons placés dans ce département, est assurée par une cinquantaine de commissions locales dont un certain nombre, d'après le rapport du préfet de police, n'apportent malheureusement pas tout le zèle nécessaire à la sauvegarde des intéressés. Ce sont les communes de la banlieue : Clichy, Saint-Maur, Boulogne, Saint-Denis, Montreu il, qui comptent la population nourricière la plus considérable, puis dans Paris les arrondissements excentriques (Xll^, XIIP, X1V% XV% XIX* et XX°) . Les arrondissements riches et centraux ont à peine trois ou quatre nourrissons chacun, ou même n'en ont pas. ,
Ley a démontre que chez ces nourrissons de Paris et de la banlieue le nombre des maladies des voies digestives est de 4,87 pour 100; des maladies des voies respiratoires 2,54 pour 100; des maladies du système nerveux 1,85 pour 100; des maladies épidémiques 1,48 pour 100 du nombre des enfants surveillés.
Et que, sur 100 décès, il faut en rapporter aux maladies :
Des organes digestifs 50
Des voies respiratoires 2i
Du système nerveux 19
Épidémiques 5
Autres causes 5
Total 100
Ici, bien plus que dans les campagnes, le nombre des décès dus aux maladies des organes digestifs est toujours plus considérable chez les enfants élevés au biberon que chez les enfants au sein ; pour les affections des voies respiratoii'es et les maladies du système nerveux, la proportion est à peu de chose près la même dans chaque mode d'élevage, bien que la proportion des décès ait été moins élevée parmi les enfants au biberon que parmi les enfants au sein.
A Paris, comme ailleurs, c'est pendant les six premières semaines de la vie que la mort atteint son maximum; au total, pour l'ensemble des enfants surveillés, cette mortalité est d'environ 1 dixième; elle est relativement moindre dans Paris que dans les comnmnes suburbaines. Des moyens de la réduire, le plus pratique certainement serait celui que réclame l'administration : quelques centaines de francs, mises à la disposition des commissions locales, et qui permettraient à ces comités de pourvoir à bien des nécessités urgentes et d'améliorer la situation de certains nourrissons.
Des essais de ce genre ont été tentés à Paris et dans quelques communes de la banlieue, grâce à la généreuse initiative de plusieurs commissions et municipalités; de petites sommes de 5 francs, de 10 francs, ont été allouées mensuellement à des nourrices indigentes ou mal payées et ont amené d'excellents résultats.
Gomme on le sait, le taux varie suivant le mode d'élevage, et, par une anomalie singulière, le mode le moins rétribué est précisément celui qui est le plus coûteux. Le salaire des nourrices au sein varie de 40 francs à 60, 70 francs et même davantage; la moyenne est de 50 francs. Le salaire des nourrices au biberon, au contraire, ne dépasse pas 45 francs et est généralement de 35 à 40 francs.
Les rapports démontrent que la nourrice au biberon qui demande moins de 40 francs est insuffisamment rémunérée : cette femme, en effet, contrairement à la nourrice au sein, qui porte en elle-même la nourriture de l'enfant et n'a rien à débourser de ce chef, est astreinte chaque jour à une dépense effective de liquide et de combustible, dépense qui atteint généralement 20 francs par mois. Il lui reste donc, au taux mensuel de 55 francs, 15 francs de bénéfice, soit 50 centimes par jour. Est-ce assez rémunérer les soins mmutieux qu'exige l'enfant soumis à ce mode d'alimentation, soins que rendent encore plus pénibles et plus incessants les indispositions plus fréquentes auxquelles il est exposé? Et cependant, même dans le département de la Seine, on trouve des éleveuses au biberon à 50 francs, à 25 francs par mois ; on se figure aisément DicT. ENc. 2' s, XXr. 22
quelle peut être la qualité du lait donné à l'enfant et en quelle quantité cet aliment lui est dispensé.
Enfants assistés. Nous passons à la protection des enfants à une période plus avancée de leur existence. Les enfants assistés, admis à l'hospice de la rue Denfert-Rochereau, avant l'âge de douze ans, pendant la maladie ou la détention de leurs parents, ne quittent cet hospice que pour être rendus à leur famille ou, par suite du décès de leurs parents, passer dans la catégorie des en/i^/^ifs ahandonnés ou orphelins, et comme tels répartis dans chacune des trente agences de province chargées de leur entretien et de leur instruction. Le chiffre de ces enfants s'est notablement élevé en ces derniers temps et a dépassé 10 000 pendant l'année 1882.
Le service des enfants moralement abandonnés, fondé sous les auspices du Conseil général de la Seine, a fonctionné à dater du 1" janvier 1881. Cette œuvre consiste à sauver du vagabondage et du crime les enfants mis hors le décret de 18 U, par la circulaire ministérielle de 1825, c'est-à-dire ceux qui ne peuvent plus profiter du service des Enfants-Assistés, pour la seule et unique raison qu'ils ont atteint l'âge de douze ans, quelle que soit leur situation d'ailleurs, qu'ils soient réellement abandonnés, ou qu'ils soient orphelins. En la proposant, Michel Môring visait une catégorie d'enfants on ne peut plus intéressante, dont le salut était en même temps une sauvegarde pour la société; et l'on espérait faire ainsi, avec des malheureux individus destinés à la misère et au crime, d'utiles citoyens armés pour la lutte de la vie.
Les enfanls sont d'abord envoyés à l'hospicedépôt de la rue Denfert-Rochereau. C'est là que se fait la sélection, c'est là que l'on élimine ceux qui sont trop déformés d'esprit pour pouvoir être admis sans danger au milieu des autres enfants, et ceux qui ont des infirmités qui les empêchent d'être placés ailleurs que dans un hospice.
Ainsi, sur Mol enfants présentés, 178 ont été éliminés comme vicieux ou atteints de maladies chroniques, du 1'^'' janvier 1881 au oO juin 1882. Les autres sont répartis en divers établissements ou chez des particuliers.
Deux écoles professionnelles ont été fondées pour recevoir quelques-uns de ces apprentis : l'une, située à Villepreux (Seine-et-Oise), est affectée à l'horticulture et aux industries qui s'y rattachent; la deuxième, à Montévrain près Lagny (Seine-et-Marne), doit comprendre 100 élèves ébénistes ou serruriers pour meubles.
En outre, l'administration les confie à des patrons commerçants, industriels, n'écartant aucun métier, pourvu qu'il ne soit pas insalubre.
Si l'on ne craignait pas, dit Thulié, de se faire des illusions et de conclure d'une façon prématurée, on serait lente de croire, en examinant le nombre des arrestations d'enfants faites par la Préfecture de police, et le chiffre des condamnations prononcées par la justice, que l'intluence bienfaisante du service des enfants moralement abandonnés se fait déjà sentir, a Ainsi, je vois qu'en 1880 il y a eu 2001 arrestations d'enfants; en 1881, on n'en constate plus que 1866, et, pendant les six premiers mois de 1882, il n'y en a eu que 818. En 1880, on constate que 1802 enfants ont été déférés à la justice et 340 condamnés; en 1881, le nombre des enfants déférés à la justice s'est abaissé à 1508, et le nombre des condamnations à 272; en 1882, on compte pendant les six premiers mois 521 enfants déférés à la justice et 86 condamnés ».
Malheureusement les derniers renseignements fournis par l'Assistance publique
paraissent beaucoup moins encourageants (voy. Journal off., 1884 [Enquête parlementaire]) .
Plus récemment enfin, et à la suite d'un autre rapport de ThuHé, le Conseil municipal a examiné la question d'un projet de colonie en Algérie pour les enfants abandonnés de la Seine, Le rapporteur s'est appuyé non-seulement sur le bénéfice de l'institution pour ces enfants qui recevraient de l'État la propriété du sol sur lequel ils seraient transportés, mais sur les avantages que pourraient en retirer nos possessions algériennes où il reste encore tant de places à occuper.
« Il serait non-seulement heureux, dit Tlmlié, mais absolument indispensable d'implanter de nos nationaux sur ce sol, des hommes de notre sang, nés dans la mère-patrie et imbus de nos traditions ; pour l'avenir de nos colonies, il faudrait installer à côté des Arabes, des Kabyles, des Italiens et des Espagnols, des Français de France. Et serait-il donc impossible, en donnant des Français à la colonie, de donner en même temps une petite fortune à chacun de nos enfants abandonnés, aux enfants de la patrie? Je ne le crois pas, et le département de la Seine pourrait faire cette bonne action en donnant le bon exemple. »
Et plus loin : « Le jour où le département de la Seine aura décidé l'organisation de cette œuvre nouvelle, l'État, qui cherche des colons et qui achète des terrains pour transplanter des Français en Afrique, mettra nécessairement à la disposition du service des enfants assistés les terrains indispensables à l'exécution de cette entreprise qui cadre si bien avec ses vues, »
« Nos élèves ne doivent pas aller en 7\.frique pour aider les colons ; ils iront coloniser eux-mêmes et créer une famille dans notre colonie. Le premier principe de notre organisation sera donc la propriété. Dès le jour de son départ de France l'enfant aura une concession, et ce sera là une dette de la mère-patrie dont on ne pourra le spolier sous aucun prétexte. »
Nons estimons que c'est avec raison que cette dernière manière de voir a été modifiée dans les délibérations ultérieures du Conseil, et qu'il importera singulièrement au succès de l'œuvre, si l'on doit revenir à ces projets actuellement abandonnés, d'attribuer à ces enfants non pas des terrains encore vierges à défricher et à fertiliser, ce qui nous semblerait pour eux une trop rude épreuve, mais des domaines ayant subi déjà la période initiale d'assainissement.
Surveillance du travail des enfants. Un service composé de 27 personnes fonctionne à Paris, sous la direction d'un inspecteur divisionnaire, pour assurer les prescriptions de la loi de 1874, relative au travail des enfants et des filles mineures employées dans l'indusirie.
Au début de l'application de la loi, les contraventions relatives aux fardeaux traînés ou portés par les enfants sur la voie publique étaient très-nombreuses. Actuellement, elles ont considérablement diminué à Paris, grâce d'ailleurs, dans une certaine mesure, à la collaboration du public, qui est presque toujours le premier à réclamer l'intervention des agents lorsqu'il voit passer un malheureux enfant succombant sous le poids du fardeau qu'il porte. Il reste, cependant, bien des progrès à faire sur ce point; un grand nombre de contraventions sont encore relevées chaque année. Ainsi, il y en a eu 85 en 1878, 61 en 1879, 93 en 1880, 72 en 1881, 75 en 1882, 85 en 1883.
Quant aux ateliers de la petite industrie, ils sont souvent bien loin de présenter à Paris les garanties de salubrité qu'on doit désirer : à cause du prix élevé du loyer, le local où l'on travaille fait presque toujours partie intégrante du logement du patron lui-même : aussi est-il le plus souvent mal approprié.
mal aéré, mal éclairé et trop restreint pour le nombre des ouvriers qui y travaillent. Nous ne saurions trop attirer sur ces installations défectueuses la sollicitude de l'administration supérieure.
Conclusions. Tous les desiderata mentionnés en cet article témoignent de l'importance de la tâche à accomplir pour sauvegarder la vie et la santé de la population parisienne et assurer, à tout venant, la salubrité de la capitale.
Cette tâche sera incessante, car, ainsi que l'a dit Berlillon, à mesure que croissent les villes croissent aussi les conditions fatalement mauvaises des agglomérations humaines, si beaucoup de science, beaucoup d'art et de constants efforts n'interviennent pour neutraliser les effets désastreux de ces entassements.
A côté des réformes d'ordre général ayant pour objectif d'assurer la pureté des eaux, l'irrigation des égouts, l'enlèvement hygiénique des vidanges, il en est une, d'application plus locale, qui s'impose tout aussi impérieusement : c'est l'assainissement de la périphérie de la ville et de la banlieue, oii se sont amoncelés tant de foyers insalubres, au milieu desquels la fièvre typhoïde et ladiphtliérie paraissent trouver des chances spéciales de développement, et où l'épidémie cholérique que vient de subir la capitale semble avoir rencontré, elle aussi, des conditions de réceptivité particulières, bien redoutables pour l'ensemble de la population parisienne. LÉoiN Colin.
PARliS. PARISETTE. La Parisette, Herbe à Paris, Étrangle-loup, Raisin de renard ou Morelle à quatre feuilles, est le seul représentant dans notre pays du genre Paris. Dans ce genre de Liliacées, rapporté suivant les auteurs aux groupes des Asparagées, des Smilacées ou des Médéolées, les verticiUes floraux sont tctramères ou parfois 5-6-mères. Le réceptacle convexe porte un double périanthe, vert ou coloré, et deux verlicillesd'étaniiues, le tout inséré hypogyniquement. Le gynécée est supère. Son ovaire renferme autant de loges multiovulées qu'il y a de sépales extérieurs, et elles leur sont superposées. Le fruit est une baie, et les graines renferment sous leurs téguments un albumen abondant et un petit embryon excentrique. Les Paris sont des herbes vivaces, à rhizome rampant. Leur hampe florale, terminée par une fleur solitaire, porte au-dessous d'elle un verticille de quatre ou d'un plus grand nombre de feuilles, larges, entières, finement trinerves, dont l'ensemble constitue une sorte d'involucre. Il y a des Paris dont le fruit est Cnalement loculicide, et dans la plupart des espèces du genre le périanthe et l'androcée persistent jusqu'au bout audessous du fruit. Les 4-5 espèces connues habitent l'Europe et l'Asie tempérées.
Le p. quadrifolia L. {Spec., 527), commun dans nos bois ombreux et humides, a des rameaux aériens hauts de 1-4 décimètres et un rhizome allongé, noueux, horizontal. Ses fleurs sont verdàtres; leur calice intérieur plus jaune ou légèrement brun; les étamines et le style purpurins. Le fruit est gros comme une petite cerise, un peu déprimé, sillonné, glabre, noirâtre, à suc vineux. Les feuilles de l'involucre, le plus souvent au nombre de quatre, sont grandes, étalées, ovales-aiguës ou acuminées, vertes. C'est YHerba Paridis s. Solani quadrifolii s. Uvœ vernœ des anciennes pharmacopées. C'est, dit Cazin, « une plante énergique que les thérapeutistes ne devraient pas laisser dans l'oubli. » C'était là aussi l'opinion de Linné qui le premier, dit-on, recommanda le rhizome de la Parisette comme succédané de l'ipécacuanha, en employant une dose double de celle qui se donne de ce dernier. Le Paris fut plus tard administré
PARISANO. ôAi
avec succès comme vomitif, seul ou associé au lartie slibie', par Villemet qui le prescrivait à la dose de 1 à 5 grammes euviron. L'odeur de ce rhizome est un peu narcotique, et la saveur presque nulle. A haute dose, le rhizome est vénéneux. Il en est de même du fruit qui, en Angleterre, servait jadis, sous le nom de True love, à préparer des philtres amoureux. C'est, paraît-il, non un uarcotico-âcre, mais un poison cardiaque (Cazin). Les feuilles ont été prescrites comme remède des toux convulsives (Berjus), et cela avec succès, à la dose de lg'",20 par jour. Toutes les parties de la plante ont été vantées contre l'épilepsie, la manie (Boerhaave), l'éclampsie puerpérale, l'empoisonnement par la strychnine et la noix vomique (Gesner) ou l'arsenic et le sublimé (Lobcl, Pena). Le fait est qu'on ne sait rien de bien certain sur cette plante très-active et peutêtre dangereuse; il faut se l'eporter à l'ouvrage de Cazin {PL méd. indig., éd. 5, 755) pour trouver un compte rendu détaillé de tout ce qui a été dit de ses propriétés; il faudrait surtout instituer des expériences sur les effets produits par son rhizome et ses fruits.
Les P. polyphylla Sm. (P. verticillata R. En.) et ohovala Ledeb. ont, dit-on, les mêmes propriétés narcotiques que la Parisette. II, Bn.
Bibliographie, — L., Gcn., n. 500. — K., Emim., V, 115. — IIayse. Arzneigcw., II, t. 7. — Mér. et m L., Dict. Mat. méd., V, 204. — Gren. et Godr., FI. de Fr., III, 227. — Rosenth., Syn.pl. diaphor., 99. H. Dn.
PARIS (P.). Élève de Blandin, de Guéniard, docteur de la Faculté de médecine de Paris (7 août 1829), ce médecin, qui s'est particulièrement occupé de la pathologie externe, et qui mourut à Dijon, sa ville natale, le 14 février 1864-, y a joui d'une grande réputation comme praticien. Aussi fut-il désigné d'une voix unanime pour remplir les fonctions de chirurgien en chef de l'hôpital de Dijon et de professeur d'anatomie à l'École de médecine. Paris avait été aussi chirurgien militaire et avait assisté à la bataille de Waterloo. Sa thèse inaugurale porte ce titre : De l'extirpation simple des os du métacarpe et du métatarse, sans ablation des doigts ondes orteils correspondants. A. C.
PABlSA.I>iO (Emilio). Médecin italien du dix-septième siècle, né à Rome, fit ses études à Padoue, où enseignait alors Fabrice d'Aquapendente. Il s'établit à Venise, où il attira l'attention sur lui par des cures heureuses. Malheureusement il se mêla d'écrire sur l'anatomie, science qu'il connaissait fort mal; il n'avait jamais disséqué. Cela ne l'empêcha pas d'attaquer avec la dernière violence le célèbre Riolan, dont il était l'ennemi juré, ainsi que les meilleurs anatomistes de son temps. Ses ouvrages fourmillent d'erreurs ; l'une de celles qu'il soutint avec le plus d'opiniâtreté est relative aux mouvements du diaphragme, ce muscle, d'après lui, devant s'aplatir pendant l'inspiration et se voûter pendant l'expiration. Parisano mourut à Venise, en 1643, à l'âge de soixante-seize ans. On cite de lui :
I. Nohilium exercitationuni libri duodecim de subtilitate microcosmica. Accessit par et sanius judicium de seminis a toto proventu, ac de stigmatibus. \enetiis, 1623, 1633, in-foL — H. Nobilium exercitationum de subtilitate pars altéra. Lapis Lydius de diaphragmate,ad J. hiolanum juniorem. De seminis a toto proventu ac de stigmatibus, ad Mundinum ; ubi obiter vera Aristotelis vita et gtsta. De calido innato, ad Academicos patavinos . De cordis et sanguinis mofu ad Guilielmum Harveum. Yenetiis, 1635, in-fol. — III. Nobilium exercitationum de subtilitate pars lertia. De seminis a toto proventu. De principiis generalionis, singularis cei'taminis Lapis Lydius ad J. Gallego. De visione, ad Andream Laurentium. Yenetiis, 1638, in-fol. L. Eti.
542 PARISETTE.
PARISATACO. Nom indien donné au Nyctanthes Arbor-tristis L., de la amille des Jasminées. Pl,
PARISET (Etienne). Grand est une toute petite localité du département des Vosges, tout près de Neufchâteau. C'est là qu'est né, le 8 août 1770, ce médecin, qui devait acquérir une grande notoriété beaucoup plus par le côté moral et brillant de la science que par son positivisme. Venu de bonne heure à Paris, il y fit d'excellentes études et fut proclamé docteur le 1^'' aoîit 1805. Dès lors les places et les honneurs ne lui firent pas défaut, et il tut nommé successivement aide-bibliothécaire de la Faculté de médecine de Paris, médecin de Bicêtre et de la Salpêtrière, division des aliénés, membre du Comité de salubrité, médecin des épidémies de l'arrondissement de Sceaux, membre du Conseil général des prisons (1818), membre de l'Académie de médecine, dès la fondation de cette savante compagnie (27 novembre 1820), associé libre de l'Institut, section des sciences morales et politiques, enfin, secrétaire perpétuel de l'Académie de médecine. En 1821, Pariset recevait la mission d'aller observer dans le département de l'Oise une épidémie de fièvre miiiaire, et peu de temps après il se rendait à Barcelone, comme membre de la Commission chargée de faire des recherches sur la nature et le traitement de la fièvre jaune, à laquelle se rattache le cordon sanitaire qui occupe une page importante de l'histoire de la Restauration. En 1838, il fut encore envoyé en Egypte pour rechercher la véritable cause de la peste. Son opinion à cet égard se résume à peu près dans cette idée que, la peste ne remontant qu'à l'époque où l'usage des Égyptiens de conserver les cadavres et les momifiant, a fait place à l'enterrement, il est naturel d'en conclure que les cadavres enterrés, recouverts trois mois de l'année par l'inondation des eaux du Nil, sont décomposés par la chaleur ardente du soleil et deviennent ainsi la cause de la peste. Mais ce qui a le plus contribué à la réputation de Pariset, ce sont ses brillantes qualités d'écrivain, ce sont les Éloges qu'il a prononcés au sein de l'Académie de médecine, en sa qualité de secrétaire perpétuel ; là était le véritable terrain où Pariset a pu déployer une grâce de style qu'il sera difficile de remplacer, et que n'ont pu faire oubUer tous les éloges prononcés depuis dans les assemblées annuelles de la rue des Saint-Pères. Pariset est mort le 5 juillet 1847. 11 a beaucoup écrit; le Moniteur, le Journal de VEmpire, le Journal des Débats, le Journal général de France, le Grand Dictionnaire des sciences médicales, etc., ont été les dépositaires d'un nombre considérable d'articles signés de lui. Comme ouvrages se rapportant plus directement à la médecine, nous citerons les suivants :
1. Histoire des membres de l'Académie royale de médecine, ou Recueil des Eloges lus dans les séances publiques. Édit. de E.-T. Dubois d'Amiens. Paris, 1850, 2 vol. in-8°. —
II. Aphorismes d'Hippocrate. Latin-français, trad. nouv. Paris, 2= édit., 1816, in-16. —
III. Pariset et Mazet. Observations sur la fièvre jaune faites à Cadix, en 181'J. Paris, 1821, in-fol. — lY. Mémoire sur les causes de la peste, et sur les moyens de la détruire. Paris, 1856, in-18. — V. Instructions relatives au choléra-morbus. Paris, 1832, in-S". — VI. I)iss. sur les hémorrhagies utérines. Thèses de Paris, 13 thermidor an XIII, in-4°. — VII. Histoire médicale de la fièvre jaune observée en Espagne, en 1821. Paris, 1825, in-8'' (avec V. Bally et François). — VIII. A. Cornel. Celsi de medicina libri octo. Paris, 1808, in-32. — IX. Pronostics et prorrhétiques d'Hippocrate; latin-français, trad. nouv. Paris, 1817, in-52. — X. Médecine des peuples sauvages. In Journ univ. d. se. méd., mars 1816. — XI. iMtresur l'expédition médicale d'Egypte. In la Clinique, t. I, p. 79-76, 1829. — XII. Discours sur mon voyage en Egypte. In Revue méd., t. III, p. 325, 1831. A. C.
PARISETTE. Voy. Paris.
PARITI. 543
PARISOT (Léon-Ignace). Né à Nancy le 12 mars 1815, a commencé ses études médicales à l'école de cette ville, les a coiitiimées pendant un an à la Faculté de médecine de Strasbourg, et achevées à celle de Paris, où il fut reçu docteur, le 23 juillet 1840. De retour à Nancy, il devint bientôt professeur d'anatomie et de physiologie à l'École de médecine, où il se fit remarquer par la clarté de son enseignement. Il était doué d'une grande aptitude pour le professorat, et ses leçons, fort suivies, le rendirent populaire parmi les élèves. Il fut nommé chirurgien-adjoint des hôpitaux , puis médecin en chef de l'hospice Saint-Stanislas (Enfants-Assistés). On lui doit un bon mémoire sur le volume et la capacité du crâne et de l'encéphale, un autre sur le traitement des enchondromes des phalanges et des métacarpiens, un troisième renfermant des recherches originales sur l'absorption cutanée, question fort controversée ; ce mémoire a servi à Réveil pour son grand travail sur l'osmose. Parisot était un praticien justement estimé et d'une grande honorabilité de caractère. Il est mort à Nancy, le 25 juillet 1872. Nous connaissons de lui :
1. Essai sur la pustule maligne. Th. de doct. Paris, 1840, in-4°. — II. Sur la contagion de la fièvre typhoïde. In Compt. rend, des travaux de la Soc. de méd. de Nancy, 1842- 1843. — III. Histoire d'une fièvre intermittente pernicieuse. Ibid. — IV. Sur la morve et le farcin. Ibid., 1843-1845. — V. Sur l'em/iloi du chlorure de chaux sec dans la stomatite ulcéreuse. Ibid. — VI. Sur le sulfate de quinine. Ibid. — VII. Note sur le rhythme des battements du cœur, à propos d'une fissure sternale ohserve'e chez l'homme. In Mémoires de l'Acad. de Stanislas, 1«54. — Vlll. Considérations sur quelques points de l'histoire de la médecine. Ibid., 1856. — IX. Recherches expérimentales sur l'absorption par le tégument externe. Ibid., 1862, et Compt. rend, des travaux de la Soc. de méd. de Nancy, 1861-1862 et 1868-1869. — X. Luxation unilatérale de la cinquième vertèbre cervicale sur la sixième. Ibid., 1863-1864. — XI. Du traitement des enchondromes des phalanges et des métacarpiens par l'ablation de la tumeur suivie de Vévidement des os, sans cautérisation du canal médullaire. Ibid., 1866-1807. — XI!. Considérations sur les anomalies de l'arlère humérale. Ibid., 1867-1868. — XIII. Relation d'un cas d'oblitération du tiers inférieur de la veine cave inférieure et des veines iliaques primitives chez une femme de soixante-huit ans. — XIV. Recherches sur le volume et la capacité du crâne, sur le volume et lepoids de l'encéphale, comparés chez l'homme et chez la femme. Nancy (sans date), in-8''. A. D.
PARISTYPHXIRJE. C^^H^*0^^ Glycoside extraite par Walz de la racine de Parisette [Paris quadrifolia) . On la prépare en précipitant par le tannin l'eau-mère provenant de la préparation de la paridine, décomposant le précipité par l'oxyde de plomb, puis reprenant par l'eau. On se débarrasse des traces de paridine contenues dans la solution en concentrant la dissolution et faisant cristalliser ; la paridine se dépose et la paristyphnine reste en solution.
C'est une poudre blanc jaunâtre, de saveur amère et nauséeuse, provoquant l'éternument, très-soluble dans l'eau, l'alcool et les alcalis, insoluble dans l'éther. Par ébullition avec l'acide sulfurique étendu, elle se dédouble en glycose et en paridine.
Paristyphnine. Paridine. Glycose.