‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales Volume 91Chapitre 116 sur 145 · POUR 1 KILOMETRE CARRE, COMBIEN ^HABITANTS EM NORVEGE · texte numérisé non relu

POUR 1 KILOMETRE CARRE, COMBIEN ^HABITANTS EM NORVEGE

Accroissement. M. Broch a calcule 1'accroissement moyen annuel entre les differents recensements.

ACCR01SSEJIENT POUR 1000 HABITANTS (itfOTEXNE ANNUELLE)

Accroissement Accroissement

de fait. physiologique.

1815—1825 li,4 14,4

Moyenne (1815- 1877] 11,3 13,5

On voit combien 1'accroissemenl de la population est plus rapide dans ce siecle que dans le precedent et, si Ton se reporte au paragraphs precedent, on verra que les siecles anterieurs n'etaient pas plus favorables an developpement de la population. Gependant, on remarque le faible accroissement de la periode 1805-1875; ce retard est du tout entier a Immigration americaine, qui en Norve'ge plus encore qu'en Suede a pris pendant deux ans un caractere vraiment inquietant.

Ge tableau nous montre qu'en Norvege 1'accroissement pbysiologique (exces des naissances sur les deces) 1'emporte toujours, et surtout depuis quarante ans, sur 1'accroissement de fait. C'est a 1'emigration qu'est du ce resultat fucheux pour ce pays, puisqu'il n'a pas de colonies et que les emigrants sont, en grande partie, perdus pour lui.

L'accroissement actuel de la population norvegienne est un des plus consi derables que 1'on observe en Europe.

Population par habitats. En Norvego. comme ailleurs , la population urbaine augmente plus vite que la population rurale. Toutefois, il faut tenir compte de ce fait que les chiffres donnes pour la population urbaine ne s'accroissent pas seulemeut des immigres qui quittent la campagne pour la ville, mais encore par ce seul fait que certains lieux autrefois qualifies bourgs sont aujourd'bui officiellement qualifies villes, ou plus souvent encore incorpores a des villes. Ainsi avec le fait social bien connu sous le nom « d'e'migration des campagnes vers les villes » on confond un simple changement d'etiquette qui en impose facilement.

Get accroissement artificiel n'est pas a negliger. De 1850 a 1870, on a eleve ainsi au rang de citadins une population qui en 1850 (c'est-a-dire abstraction faite de son accroissement en vingt ans) comptail 20000 habitants (14 100 habi tants das faubourgs annexes all villes et 5900 habitants de 10 bourgs ayant pris le titre de villes). L'accroissement de ces faubourgs et villes a ete de 8700 habitants en vingt ans.

Si Ton comprend ces faubourgs et villes dans la population urbaine de 1850, on trouve que 1'accroissement de la population des villes en vingt nns a ete 614,o pour 1000. Si on ne'gligeait cette distinction importante, le meme nombre deviendrait 810. Ainsi que nous venons de le voir, ce dernier nombre est grossi artificiellem-ent.

II n'y avait pas lieu de tenir compte de cette distinction dans les chiffres suivants :

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