NO.N COMPRIS
Vilh-s
Campagnes. . .
.Virvege . . . .
Les mort-nes etant bien plus souvent garcons que filles, il en resulte que tous ces rapports sont abaisse's quand on ne tient pas comple des morts-ne's en les calculant.
Les resultats de ce tableau sont contraires a ce qu'on aurait pu attendre. II est de regie en effet que les naissances feminines soient plus nombreuses dans les naissances illegitimes que dans les legitimes. C'est pourtant le contraire que nous observons ici, aussi bien a la campagnequ'a la ville; a la ville surtout, et cela est d'autant plus singulier que le se'jour de la ville rarefie les naissances masculines ne'es dans le mariage.
Le rapport des sexes en Norvege a e'te etudie par mon pere avec un soin tout particulier dans son article NATALITE, ou il a compare ses resultats a d'autres obtenus avec des documents suedois, danois, autrichiens et anglais. II est arrive a des conclusions generates qui out un grand interet physiologique. Je ne puis mieux faire que d'y renvoyer le Jccteur. C'est pages 468 et suivantes que se trouvent les chilTres qui concernent la Norvege et leur commentaire.
Natalite suivctnt les mois de Tannee. On trouvera dans 1'arlicle NATALITE, page 478, 1'etudede lanatalite norvegienne suivant les mois del'annee, et leur comparison avec divers pays. L'auteur fait remarquer que les naissances illegitimes sont soumises bien plus que les legitimes a 1'inlluence des saisons. En Norvege, c'est Janvier et fevrier qui sont les plus feconds (conceptions en avril ct mai) ; du moins il en est ainsi pour les legitimes, car la naissance des illegitimes se produit en mars, avril et surtout mai (conceptions en juin, juillet, aout), c'est-a-dire un peu plus tard que chez nous ou la plupart des naissances illegitimes se concoivent en mai. La difference des saisons dans les deux pays explique assez ce retard. Mais ce que le climat n'explique pas, loin de la, c'est un paradoxal maximum de naissances illegitimes en septembre (conceptions en de'cembre). Ce mois est pourtant celui qui en voit nailre le plus grand nombre. An contraire c'est novembre (conceptions en levrier) qui est le moins fecond tant en naissances legitimes qu'en illegitimes. La Suede presente des diflerences ties-analogues a celles que nous venons d'exposer pour la Norvege.
Grossesses gemellaires. Par une exception peut-etre unique, la gemellite de la Norvege s'eloigne notablement de celle des deux peuples avec iesquels elle a le plus de rapports au point de vue etbnique : la Suede et le Danemark. On sail qu'ordinairement la proportion des juaieaux offre une singuliere Constance ethnique (voy. NATALITE, p. -481 ; voy. d'ailleurs FI.VLAXDE, SAXE, FRANCE, etc.).
Le tableau suivant nous montre que la gemellite de Norvege n'est de 12 au
lieu de 14,2 en Danemark et 14,5 en Suede. Les villes norvegiennes offrent moins de jumeaux que les campagnes.