‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales Volume 91Chapitre 19 sur 145 · L. HN · texte numérisé non relu

L. HN

STOtX (MVXIMIUEN). L'un des meilleurs observateurs et 1'un des grands praticiens du dernier sieele. On ne pent mieuxfairequede reproduire 1'excellente notice que Dexeimeris lui a consacree, nolice qu'il a du reste redigee d'apres Vicq-d'Azyr, Gruner, Eyerel et Ernesti. II naquit en 1742, le 12 octobre, a Erzingen, en Sounbe, de Pierre Stoll, habile chirurgien, qui fut son premier maitre dans Tart de guerir. II avail fait ses etudes litteraires au College des jesuites de Notweil et s'etait distingue de maniere a faire de'sirer vivement a ses maitres de ie voir s'engager dans leur ordre. Us 1'y attirerent en effet, et il entra dans la societeen 1761. 11 acheva ses etudes a Ingolstadt, et bienlol apres il fut nomine professeur d'humaniles dans 1'Universite de Hall, en Tyrol. Stoll trouva le moyen de perfectionner et de faciliter 1'enseignenient des langues grecque et laline; ce fut un litre de defaveur pres de ses superieurs, et on le punit de 1'esprit de progres aux suggeslions duquel il avail cede, en le releguant dans un college nioins important, il obeit et se serait resigne; mais un je'suite qui avail de 1'affection pour lui lui revela en mouranl quelques arlicles secrets des constitutions de leur societe, par lesquels il serait oblige de n'y pas resler attache plus longtemps. II en sortil en 1767. Apres avoir suivi pendanl une annee, a Slrashourg, les lecons de la Faculle de medecine, la reputation de Dehaen 1'altira a Vienne, ou il fut recu docteur en 1773. Le gouvernement 1'envoya aussitot en Hougrie, ou des maladies e'pide'miques faisaienl de grands ravages. De retour a Vienne, il fut charge par Stoerch de suppleer Dehaen, auquel il succeda bienlol dans la cliaire de medecine clinique. Ce fut 1'epoque des plus grands eclats de cette celebre ecole. Une mort premaluree enleva Stoll a ses succes; il mourut a I'age de quaranle-qualre ans, le 22 mars 1788. De tous les auteurs qui ont entrepris d'elucider la queslion si obscure des constitulions medicales, soit stationnaires, soil annuelles, Stoll esl celui dont les observalions sont le moins vagues el le plus precises; ce qui n'empeche pas qu'il n'ait Jaisse cette partie de la medecine dans un etat d'enfance dont elle n'est probablement pas pres de sortir encore. Mais des qu'il aborde 1'histo.ire parliculiere d'une maladie determinee et consideree en elle-meme, alors brille dans Stoll 1'espril d'imagination le plus eminent et le talent de presenter au lecteur un tableau de la maladie qui la lui mel veritablement sous les yeux.

I. Diss. Theses inaugurates medicce. Vienne, 1772, in-4°. — II. Pars I rationis medendi in nosocomio practice Vindobonensi. Vienne, 1777. Pars II, 1780, in-S°; 2e edit, augmentee d'une table alpliabetique. Vienne, 1787, in-8"; Leyde, 1787; Paris, 1787, trad, en francais par P.-A.-D. Mahon; Paris, 1809, 2 vol. in-8°. Eyerel, apres la mort de Stoll, mit aujour les parties suivantes : Part. IV-VIl, 1789-1790, 4vol. in-8«. — III. Rede uber die Vorziige der griechischen Sprache; bey der feijerlichen Erosffiiung do- akademischen Vorlesungen. Vienne, 1785, in-8». — IV. Aphorismi de cognoscendis et curandis febribus. Vienne, 1755, in-8% traduit en frangais par Mahon et Corvisart. Paris, 1809, in-8°. — V. Abhandlung vom Krampfhusten. In Mo/irenlieim's Wiener Beijtrage, 2. Bd., 1783. — VI. Geschichte

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eincr Wassersucht des Herzbehallers, Magenentzim.du.ng, samt des Leichenoffnung, Ibid. — VII. Von der Wirkung der dephlogistieirten Luft in einer Engbrusticjkeit, in der Sainmlung auserles. Abhandlungen zuiit Gebrauche praktischer Aerate, Bd. IX, St. 3, S. 478, u. ff.

Stoll a de plus edite Ics deux ouvrages suivants :

VIII. Opera posthuma Antonii de Hacn. Viennc, 1779, in-8°. -- IX. Ger. van Swieten constdutiones epidemicce et morbi potissimitm Lugduni Balavorum observati, t. II.

Enfin, on a public apres la mort de Stoll :

X. Dm. de mater id medicd praclicd. Augsbourg, 1788, in-8°. -- XI. Ueber die Einriclitung der aeffcntlichen Krankcnhwuscr ; ke,rausgegeben von G. Adelbert von Beeckhen. Vienne, 1788, in-8°. — XII. Prceleclioncs in diversos morbos chronicos; edidit et prcefatux est Jos. Eijerel. Vienne, 1788, t. II; ibid.. 1789, in-8°. — XIIL Dissertationes medicce ad morbos chronicos pertinentes in Universitat Vindobonensi habilce. Edidit Jos. Eyerel, vol. 1 et II, Vienne, 1788; vol. Ill et IV, Vienne, 1789, in-8°. - - XIV. Briefe an die Frau von"' iiber Pflicht der Mutter, Hire Kinder zu stillen; lierausgegeben und mil Zusdtien vermehrt von Jos. Eyerel. Vienne, 1788, in-8°. A- G.

STOLLE (GOTTLIEB). Savant historien allemand, ne a Liegnilz, le r> !>•vrier 1675, mort le 4 mars 1744 a lena, ou il fut professeur de sciences politiques, de morale et d'histoire. II a public un grand nombre d'ouvrages sur 1'histoire des sciences et des lettres, et entrc autres, en collaboration aver Kestner, une introduction a 1'bistoire de la medecine :

Anleitung zur Historic der medicinischen Gelahrlheit. Halle, 1731, in-4«. L. HN.

STOLLER (FRIEDRICH-CIIRISTIAN). Naquit a Kotheri, le 28 fevrier 1753, fut recji docteur en medecine a Halle en 1755, puis devint premier medecin de la princcsse de Saxe Querfurt et Weissenfels et Tut medecin pensionne de la ville de Langensalza. II termina sa carriere le 16 septembre 1807. On a de lui plusieurs ecrits renfermant des observations originales :

I. Diss. inaug. de doloribus eor unique causis generatim. Halae, 1755, in-4". — II. Beobachtungen und Erfalirunrjen aus der innern und dusscrn Heilkunst, mit physioolgischen, anatumischen und praktischen Anmerkungen nebst Kupfern. (iotha, 1777, in-8°. — III. Eine merkwilrdige Krankheit der Leber- und Gallengange, mit ganzlichem Verlust derselben und der Gallenblasse. In Hufeland's Journ. der prakt. Arzneyk., Bd. 1, St. 3, 179G. — IV. Von den wirkenden Naturkrdften bey Verlelzungen des menschlichen Korpers und diesmal vorzuglich bey wichtigen Kopfverlelzungen. In Loder's Journal der Cfiirurgie, Bd. I, St. 1, 1797. — V. Schauderliafte Geschichte einer Nachgeburts-Operation. lena, 1800, in-8°. — VI. Von dem Diabetes und dessen, wo nicht einzigen, dock geiuiss in den mehrsten Fallen ersten Ursacke. In Hufeland's Journal der prakt. Arzneyk., Bd. VI, St. 1, 1798. — VIII. Ueber die He/lung grosser Verletzungen der Knochen ohne Amputation. In Loder's Journal fur die Chirurgie, Bd. IV, St. 1, 1802. — VIII. D'autres articles dans divers recueils periodiques. L. UN.

STOLTERFOOT (JoHANN-JACQB). Medecin allemand, fils d'un pharmacien,

naquit le 1(J octobre 166.J. II etudia d'abord la theologie a Lubeck, a Wittemberg et a Rostock, mais cliangea d'avis ensuite et s'adonna a la medecine ; il fut recu docteur a Greifswald en 1692, puis en 1693 fut nomme professeur a 1'Universite de cette ville, enfin se retira, en 1708, a Lubeck, ou il fut charge des fonctions de medecin pensionne et mourut le ler avril 1718. Outre des articles publies dans les Nova literaria marts ballici et septentrionis, il a laisse :

I. Diss. de idea errante in extasi s. enthusiasmo. Gripswald., 1692, in-4°. — II. Pro-

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