‹ Dictionnaire encyclopedique des sciences medicales Volume 91Chapitre 49 sur 145 · L. HN · texte numérisé non relu

L. HN

STYX (MARTIN-ERNST). Medecin allemand ne a Riga, le 19 decembre 1759, fit ses eludes medicales a lena et y fut recu docteur en medecine et en chirurgie en 1782. 11 visita ensuite Gottingue et Strasbourg, puis passa en Russie. Apres avoir subi des examens, il fut nomine medecin pensionne de la ville et du cercle de Gdon, puis au bout de six mois medecin pensionne de Saint- Petersbourg, 1'annee suivante, medecin directeur des hopitaux d'Oremburg, et six ans apres medecin en chef des hopitaux de Riga. II donna sa demission pour rester fixe dans cette ville en 1795. Quand 1'Universite de Dorpat fut creee en 1800, Styx y fut nomme professeur d'hygiene, de matiere medicale, d'histoire de la medecine et de bibliographic medicale. II devint professeur emerite en 1820, et mourut le 15 mars 1829.

I. Descriptio anatomica nervi cruralis et obturatorii, icmie illustrata. lens, 1782, in-8°. — II. Ueber den Missbrauch des Aderlassens in den nordlichen Provinzen Russlands. Riga, 1793, in-8°. — III. Programma de Russarum balnea calidis et frigidis. Pars I. Dorpat, 1802, in-4°. — IV. Ideen ilber populare Arzneykunde, nebst Inhallsanzeige der popularen medicinischen Vorlesungen fiir die Zuhorer derselben. Dorpat, 1802, in-8°. — V. Handbuch der popularen Arzneywissenschaft. Riga, 1803, in-8°. — VI. Oratio de medic i nae popularis necessitate et utilitate. In Jaeschen's Geschichte der Feyerlichkeiten bey Eroffn. der Univ. zu Dorpat, S. 53-65 (1803). — VII. Rede uber den geselliycn Verkehr der Studirendm mit den gebildeten Slanden, geltaltcn bey dem feyerlichen Recloratswechsel am 15. Sept. 1814. Dorpatj in-8°. — VIII. Ueber die Heilkrafle der Wandflechte, als neu entdecktes, inlandisc/ies Substitut der Chinarinde. Dorpat, 1817, in-8°. L. Hx.

SUAREZ (ALONSO). Sle'decin espagnol du seizieme siecle, mentionne par Morejon, vivait a Talavera. II est connu par la traduction en espagnol de tons les auteurs grecs et latins qui ont ecrit sur Tart ve'terinaire.

Eecopilation de los mas famosos autores griegos y latinos que trataron de la exislencia y generacion de los caballos, y de como se lian de doclrinar y curar sus enfermedades, tambien de las mulas y su generacion. Toledo, 1564. L. H.x.

Cuvier a de'signe sous le nom de Malacopte'rygiens

SUBBRACH1ENS. 477

subbracliiens ties poissons chez lesquels les nageoires ventrales sont attachees sous les pectorales, lebassin etant immcdiatementsuspendii aux os de 1'epaule ; dans cet ordre rentraient les Gadoides, les Poissons plats ou Pleuronectes, les Discoboles ou Porte-Ecuelles et 1'Echeneis ou Remora.

L'Echeneis (voy. ce mot) est aujourd'hui place parmi les Scomberoi'des ; les Discoboles, malgre leur apparence exterieure, ne peuvent etre separes des Acanthopte'rygiens. Les Gadoides, auxquels il faut ajouter quelques poissons que Cuvier placait a tort parmi les Apodes, tels que les Lancons, les Fieraster et les Pleuronectes (voy. ce mot), composent 1'ordre des Anacanlhini de Miiller. Les Anacanthini se distinguent des Malacopterygiens proprement dits (voy. Pois- SOJNS), auxquels ils ressemblent par 1'absence de dorsale epineuse, non-seuleinent par la position tres-avancee des nageoires ventrales, mais encore par 1'absence du canal pneumatophore a la vessie natatoire.

Deux groupes peuvent etre etablis parmi les Anacanthini : tantot la tete est asymetrique, ainsi qu'ou le voit chez les Pleuronectes, tantot elle est symetrique, comme chez tous les autres Poissons: tel est le cas pour les animaux du groupe des Gades.

Ge dernier groupe comprend les families des Gadopsidees, des Lycodiclees, des Gadidees, des Ophididees, des Macruridees, des Ateleopodide'es.

La famille des Gadopsidees ne renferme qu'une seule espece habitant les eaux douces du sud de 1' Australia et la Tasmanie ; on ne place egalement parmi les Ateleopodidees qu'une espece du Japon. Les Lycodidees, qui rappellent parmi les Anacanthini certains Blennioides, habilent le Groenland, les Falkland, 1'archipel des Chiloe, la baie de Baffin et les cotes d'Anrrleterre. Les Macruridees comprennent les singuliers poissons connus sous les noms de Macrurus ou de Grenadiers, dont deux especes, les Macrurus ctelo~ rhynchits et Macrurus trachyrrhynchus, se trouvent le long de nos cotes mediterraneennes ; les autres especes, fort pen nombreuses du reste, qui com posent la famille, sont de Made-re, du Groenland, de Scaudinavie, du Japon et d'Australie.

Chez les Ophidide'es, tantot les ventrales existent et sont, dans ce cas, atta chees a Varc humeral, comme chez les vrais Subbrachiens de Cuvier : tels sont les Brotules de la mer des Antilles et de la mer des hides, les Lucifu^es qui ne se trouvent que dans des cavernes obscures a Cuba, les Pterydiums dc la Mediterranee; tantot ces ventrales sont remplacees par un barbillon bifide place sous la gorge: tel est le cas pour les Donzelles (voy. ce mot). D'autres fois, les ventrales font absolument defaut; lanlot alors, le tube intestinal etant trescourt, 1'anus vient s'ouvrir a la gorge, ainsi qu'on le voit chez les Fierasfers (vcy. DON/KLLES), tanlol au contraire 1'anus est recule, comme chez lesAmmodytes ou Lancons et che/ les Bleekeries qui representent, sur Jes cotes de 1'Inde nos Ammodytes d'Europo et des Etats-Uuis.

Sur 130 especes que Ton peut faire rentrer dans le groupe des Anacanthini Gade'iformes, 58 font partie de la famille des Gadidees. Les poissons qui com posent cette famille ont le corps gene'ralement allonge, reconvert de petites ecailles ; le dos est occupe par une, deux ou trois dorsales; il existe une ou deux anales ; les rayons de la dorsale posterieure sont tres-developpe's ; la membrane branchiostege n'est pas atlachee a 1'isthme ; la fente branchiale est large. Certaines especes donnent lieu a des peches fort importantes, et nous n'avons qu'a citer la morue (voy. ce mot), 1'eglefm ou merlan jaune, le char-

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bonnier ou merlan noir, la lingue ou morue barbue, le merlan (voy. ce mot). H.-E. SAUVAGE.

BIBLIOGRAPHIE. — CuviER. Eegnc animal, 2e edit., t. II, p. 330, 1829. — RICHARDSON. Proc. Zool. Soc., 1839. — MULLER. Berl. Abhandl., 1844, p. 174. — KAIP. \Yiegm. Arch., 1858. — A. GUNTHEU. Cat. Fish. Brit. Mus., t. IV, 1862. — Du MEME. Int. Study ofFiskes, p. 537. 1880. — E. MOUEAU. Hist, nat.poiss. France, t. IV, 1881. E. S.

SUBDEMRIL'M. Delire douoc, peu accentue, tranquille, dans lequel les malades prononcent ordinairement a voix basse, quelquefois calme, le plus souvent brusque, des mots sans suite, poursuivent avec des paroles incoherentes une idee fixe, entretiennent une conversation avec un etre imaginaire, font des gestes, se decouvrent, se recouvrent, se retournent dans leur lit, essaient d'en sortir, cherchent quelque chose dans leurs draps ou sous 1'oreiller; tout cela sans avoir tellement perdu le sentiment de la realite qu'ils ne puissent repond re justement aux questions qu'on leur adresse et fixer leur attention sur 1'nbjet dont on les entretient souvent; meme il suffit d'un mot pour les rappeler a eux, et il leur arrive de demander s'ils out dit quelque chose de deraisonnable. Le subdelirium est quelquefois 1'avant-coureur du delire aigu. II est commun dans la lievre typho'ide, dans 1'uie'mie aux approches du coma, et pcut appartenir d'ailleurs a un grand nombre d'affections aigues ou chroniques (voy. DELIRE). I).

si itrit. Norn specifique du chene liege (Quercus Suber L.) (voy. CHESE).

PL

(AciDE). C16HI408. Get acide a c'te' oblenu pour la premiere fois par 1'action de 1'acide azotique sur le liege (suber).

On introtluit dans une cornue une partie de liege rape avec 6 parties d'acide azotique d'une densite de 1,25, on fait bouillir le melange tant qu'il se produit des vapeurs nitreuses, en ayant soin de cohober de temps en temps 1'acide azo tique distille ; quand la matiere s'est dissoute, on verse la liqueur dans une capsule de porcelaine, et on 1'evapore en consistance sirupeuse. On ajoute de 1'eau bouillante au residu, onfiltre, jusqu'ace que, refroidie, elle laisse deposer de 1'acide suberique blanc et pulverulent.

Le procede que nous venons d'exposer n'a plus aujourd'hui qu'uu interet historique; il est beaucoup plus avantageux de trailer par 1'acide azotique certaines matieres Brasses telles que les acides stearique et oleique, 1'huilede ricin, etc. Presque toutes les matieres grasses traitees par cet acide donnent de Tacide suberique par leur oxydation, en meme temps qu'il se forme d'autres acides tels que les acides sebaciqne, az-elaique, adipique, succinique, etc.

Dans une grande cornue on fait bouillir uue partie d'acide oleique avec o parties d'acide azotique a 1,25 de densite ; au bout d'une demi-heure environ 1'action devient extremement vive, et la masse finirait par deborder, si on ne prenait pas ses precautions. Quand le degagement des gaz a cesse, et vers la fin, 1'actiou devient tres-lente. On cohobe de temps en temps 1'acide azolique distille et on continue 1'operation jusqu'a ce que tout soil dissous. On distille ensuite la moitie du liquide, et on laisse refroidir le residu. L'acide suberique se depose et 1'eau-mere renferme de 1'acide azotique et les acides plus solubles

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