‹ Dictionnaire étymologique de la langue française (volume 2)Chapitre 12 sur 169 · Balle (d'avoine), v. bla- Ballet, v. bal · texte numérisé non relu

Balle (d'avoine), v. bla- Ballet, v. bal

gue. Balnéaire, v. bain.

Balourd, venu d'Italie (cf. lourd), a formé, outre balourdise, le verbe abalourdir qui a disparu, mais sur le modèle duquel, avec l'adjectif sourd, on a fabriqué un autre verbe qui existe encore : abasourdir, synonyme d'assourdir employé au figuré.

Balsamine, balsamique, v. baume.

Balustrade, balustre, inots d'origine italienne, qui se rattachent au grec balauslion, grenade [balauste, mot fran-

48 DfCTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUK [Banalité

çais de la langue botanique) : les piliers de la balustrade sont ordinairement renflés comme une grenade.

Balzan, forme italienne du vieux français baucent, se rattache au latin balleum, ceinturon (le cheval balzan a une bordure blanche au-dessus des sabots). Le même mot latin semble nous avoir donné baudrier par l'intermédiaire d'une forme germanique.

Bambin, de l'italien bambino, diminutif à côté duquel existe la forme péjorative bamboccio (personnage contrefait, marionnette), d'où bambocher, mener une vie de pantin, se débaucher, dérivé bambocheur.

Bambocher, bambocheur, v. bambin.

Bambou, mot malais.

Bamboula, mot africain.

Ban, mot d'origine germanique. Un ban, c'est proprement une proclamation (francique bannjan, proclamer). Bans de mariage, proclamation, devenue aujourd'hui simple affichage, des promesses de mariage. Une batterie de tambours, dans les revues militaires, ouvre et ferme le ban, c'est-à-dire la proclamation des nouveaux décorés, et cette batterie s'appelle aussi un ban. Les seigneurs usaient du « ban » dans bien des circonstances, notamment pour condamner solennellement (d'où l'expression actuelle : être au ban de l'opinion), pour proscrire, d'où le verbe bannir actuel (dérivé : bannissement) et l'expression a en rupture de ban » appliquée au condamné revenu sur un territoire qui lui est interdit. On appelait aussi ban et arrière-ban l'ensemble des vassaux que le seigneur avait le droit de convoquer par un ban de guerre. La banlieue, c'était proprt la « lieue du ban », la lieue au delà et tout autour de la ville, où les bans avaient force de loi comme dans la ville. Le four banal était le four désigné par le ban du seigneur pour l'usage commun des habitants d'un village, d'où le sens actuel du mot banal (dérivé : banalité) : qui sert à tout le monde, qui manque d'originalité. Le mot bandit, d'où banditisme, proprt hors la loi, dérive de la forme italienne du participe passé banni. Contrebande (d'où contrebandier), également d'origine italienne, désigne des opérations contre le ban, contre la loi. Un forban est hors \e ban, hors la loi.

Banal, banalité, v. ban.

Baragouin] du français. 49

Banane, d'où bananier, nous vient de l'Inde, comme l'arbre.

Banc, du germanique bank. Bancal = qui a les jambes divergentes, comme beaucoup de bancs. Une banque, — le mot nous vient dltalie, — est originairement un banc de changeur; dérivé : banquier; la banqueroute {v. rompre) est la rupture du banc du changeur failli. Banquet et banquette signifient proprt petit banc; on s'assoit sur un banc ou un (( iDanquet )> pour un repas de corps, et le mot banquet, par connexion, a désigné le repas, doù banqueter. Banquise, banc de glace, angl. ice, glace, cf. iceberg. Banquiste, forain qui a un banc sur la place. Saltimbanque, v. saillir.

Bandet Un certain nombre de mots commençant par ban- ou band-, comme ceux qui sont groupés sous le mot ban, et qui sont aussi d'origine germanique, n'appartiennent pas à la famille de 5a/i-proclamation. Ce sont tous ceux qui expriment l'idée de bande d"étofîe (cf. ail. mod. binden, lier), d'objet tendu, de drapeau, de troupe réunie sous un même drapeau, et, par extension, de troupe quelconque : bande d'étoffe, les diminutifs bandeau et bandelette, le verbe bander (d'où bandage), le mot d'origine espagnole bandoulière, bande pour soutenir un sabre, etc.; bannière, doù banneret, et bandière (d'où front de bandière, alignement des drapeaux), banderole, bande flottante; bande de soldats. Le verbe débander a les trois sens : enlever une bande d'étoffe, détendre un arc, et détacher d'une troupe, d'où débandade.

Bandit, u. ban. Banlieue, v. ban.

Bandoulière, u. bande.

Banne, benne dans certaines régions, origine gauloise.

Banneret, bannière, u. Banque, banqueroute, ban-

bande. queroutier, banquet, banque-

Bannir, bannissement, v. ter, banquette, banquier,

ban, banquise, banquiste, v. banc.

Baptême, baptiser, baptismal, baptiste, baptistère,

du grec baptizein, tremper. Anabaptiste {v. ana-), qui se fait baptiser une seconde fois. Baquet, v. bac.

Baragouin, proprt langue bretonne, d'où langage peu intelligible : bara, pain, et gwin, vin, en bas breton ; dérivé : baragouiner. Comparez charabia.

DIGT. ÉTYM. FRANC. «

50 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Barque

Baraque, baraquement, italien baracca.

Baratte, origine inconnue.

Barbacane, espèce de rempart; ce mot, d'origine arabe, a été rapporté par les Croisés.

Barbare, proprt étranger, vient du grec par l'intermédiaire du latin barbaram. Dérivés : barbarie, barbarisme; rhubarbe, proprt racine barbare; v. aussi brave.

Barbe, latin barba; dérivés : barbiche; barbu; barbet, petit chien à barbe; barbeau, barbillon, petit poisson à barbe ; barbelé, garni de barbes ; barbon, it. barbone, proprt grande barbe; barbier, barbifier v. faire'^. Composés : imberbe; ébarber; joubarde, u, dieu^; rébarbatif se dit de la mine de quelqu'un qui « se rebarbe », qui se retourne contre les gens; cf. se rebéquer, au mot bec.

Barbeau, barbelé, barbet, barbillon, barbon, u. barbe, barbiche, barbier, barbifier,

Barboter, origine inconnue.

Barbouiller, d'où barbouilleur, barbouillage, origine inconnue. Composés : débarbouiller, embarbouiller.

Barbu, v. barbe. Barcelonnette, v. bercer.

BarcaroUe, v. barque.

Barde, poète gaulois, mot d'origine celtique.

Bardé, mot d'origine arabe, signifie proprt couvert d'une armure (en parlant d'un cheval, puis d'un chevalier) et, par comparaison, entouré comme d'une armure : un chevalier bardé de fer, une alouette bardée de lard.

Barège, Barème, v. noms Barguigner, origine incon-

propres (Mots tirés de). nue.

Baril, barillet, origine inconnue ; même racine que dans barrique et dans barricade, retranchement fait de barriques et autres obstacles, d'où barricader.

Bariolage, barioler, origine Barlong, u. long.

inconnue. Baromètre, v. grief.

Baron, latin populaire baronem, d'origine incertaine, dérivés : baronnet, baronnie, baronnage.

Baroque, espagnol barrueco, perle de forme bizarre, d'où, par extension, l'idée générale de bizarrerie.

Barque, d'origine égyptienne parrintermôdiaire du grec, du latin et de l'italien. Composés : embarquer d'où embarca-

Bastille] du français. 5i

tion, embarquement; débarquer, d'où débarquement; débarcadère, embarcadère, mots à désinence espagnole; dérivé: barcarolle, mot d'origine italienne, qui signifie proprt chant de gondolier.

Barre, origine inconnue. Dérivés : barreau, barrière, barrer, d'où barrage. Sur barre d'une part et, dautre part, sur un dérivé italien de ce substantif, ont été faits : embarrer (enfoncer, en vieux français), d'où rembarrer ; et embarrasser (entraver), débarrasser, doù embarras, débarras. Embargo est un mot espagnol qui parait être de la même famille.

Barrette (de cardinal) et béret se rattachent à birrum, adjectif latin, qui serait lui-même dérivé du grec pur [v.feii) et qui signifierait proprt couleur de feu. Le premier de ces mots nous vient de l'italien, l'autre du provençal.

Barricade, v. baril. Barrique, v. baril.

Barrière, v. barre. Baryte, baryton, v. grief.

Bas, du latin bassum, surtout usité en latin comme surnom. Cet adjectif s'emploie substantivement au masculin, pour désigner la partie basse d'un objet quelconque (le bas, pièce du vêtement, est l'ancien bas de chausses) et au féminin, comme terme musical, notamment pour désigner la voix ou un instrument à cordes qui donne les notes basses et que la contrebasse complète; dérivé basson, comparez hautbois. Le diminutif basset s'emploie comme nom d'un chien bas sur pattes. Autres dérivés : bassesse; baisser, d'où abaisser, rabaisser et rabais (action de remettre bas), surbaissé; soubassement. Locution adverbiale composée : en contre-bas.

Basalte, basaltique, latin basalien, d'origine africaine.

Basane, d'où basané, vient de l'arabe par le provençal.

Bascule, basculer, v. cul. Base, v. venir.

Basilic, basilique, se rattachent au mot grec basilea, qui signifie roi. Le basilic-serpent est proprt un petit roi, le basilic-fleur est la fleur royale. Une basilique est d'abord un palais royal, un tribunal. La forme populaire de basilique est basoche (d'où basochien), corps des clercs du palais.

Basoche, v. basilic. Bassin, bassiner, bassinet.

Basque, basquine, v. noms bassinoire, v. bac. propres (Mots tirés de). Basson, v. bas.

Basse, V. bas. Bastide, bastille, v. bât.

52 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Battre

Bastingage^ origine italienne.

Bastion, bastonnade, v. bât.

Bât semble se rattacher à la racine du verbe grec bastazeiii, qui signifie porter. Verbes : bâter et débâter. Dérivé : bâtard, dont le sens propre serait : engendré sur le bât par quelque muletier. On a voulu voir aussi dans ce mot une racine basl- qui aurait le sens de « pousse », et dès lors bâtard (suffixe péjoratif -ard) signifierait sauvageon et bâton tige (cf. canne).

— L'idée de porter, supporter, peut cependant expliquer aussi, comme sens primitif, un sens encore fréquent du mot bâton. Dérivés : bâtonnet, bâtonnier (proprt : qui tient le bâton de la bannière, comme chef de la confrérie), bâtonner, bastonnade emprunté à l'espagnol. « Mener une vie de bâton de chaise », cest être toujours en mouvement comme les bâtons de chaise à porteurs, cf. patachon.

— Élever une construction sur le support du sol, c'est bâtir. Dérivés et composés : bâtiment, bâtisse, débâtir, rebâtir. Dérivés de forme et d'origine méridionale, comportant l'idée spéciale de construction militaire : bastide, bastille, bastion.

Bataille, batailler, batail- Bâtard, bâtardise, bâté,

leur, bataillon, v. battre. v. bât.

Bateau, germanique bat. Dérivés : batelier, batellerie ; V. paquebot au mot paquet.

Bateleur, origine inconnue. Batelier, batellerie, v. ba-

teau.

Batifoler, proprt jouer sur les remparts, se rattache à l'italien baitifolle, boulevard.

Bâtiment et 1. Bâtir (construire), u. bât. 2. Bâtir, coudre, origine germanique.

Batiste, v. noms propres Battage, batte, batterie,

(Mots tirés de). battoir, v. le suivant.

Bâton, bâtonnier, v. bât.

Battre, latin battuere. Comme le dit très justement Guizot, on n'est jamais battu qu'on ne soit frappé, mais on peut être frappé sans être battu; battre suppose des coups, répétés.

1. Du sens de « frapper de coups répétés », on a passé, par connexion, à ceux de « produire ou subir des mouvements de va et vient » et de « produire des sons répétés ». Battre

BaUj DU FRANÇAIS. 53

en retraite, c'est proprt exécuter la batterie de tambour qui commande le mouvement de retraite, d'où exécuter ce mouvement. Se battre, c'est proprt lutter ensemble en parlant de deux adversaires; de là on passe à l'idée pure et simple de « lutter », par suppression de l'idée de réciprocité, et on peut dire : « se battre contre ou ai'ec quelqu'un ». Substantif verbal de battre : batte, instrument de blanchisseuse, sabre de bois d'Arlequin, etc. Substantifs participaux : battue, spécialement action de battre les bois; battant, partie battante de certains objets. Dérivés : battement du cœur, d'ailes, etc.; battaisons, action débattre le blé; batterie, action de se battre (aimer les batteries), action de battre les métaux et produits de cette action (batterie de cuisine), action de battre une position ennemie et instrument de cette action [batterie d'artillerie et, par comparaison, batterie électrique), sons produits par l'action de battre [batterie de tambour), etc. ; bataille (d'où batailler, batailleur^ ensemble de combats, ordre de combat (en bataille rangée^ et aussi, jadis, corps de troupe, d'où le dérivé bataillon : battoir, instrument pour battre le linge; batteur (batteur d'estrade, proprt batteur de routes, v. estrade\ batteuse, machine pour battre le blé.

2. Composés : abattre, proprt faire tomber en battant, et rabattre, abattre en ramenant à l'état primitif, d'où : abattement, qui ne s'emploie plus qu'au figuré, abatage. abatis (parties abattues d'une volaille qu'on pare\ abatteur et rabatteur, abattoir; rabat, action de rabattre et résultat de cette action (pièce du col rabattue"* : mots composés commençant par abat- ou rabat-, abat-jour, rabat-joie, etc. ; débattre, agiter une question, et se débattre, s'agiter fortement, débat, action de débattre, s'ébattre, proprt s'agiter en dehors, et, par connexion, se divertir en s'agilant, d'où ébats, ébattement: combattre, proprt battre avec, par conséquent lutter, doù combat, combattant, combatif, combativité: rebattre, battre à nouveau et fréquemment {rebattre les oreilles).

3. Sur basculer, qui contient le verbe battre, v. cul. Courbatu (d'où courbature) signifie proprt battu à bras raccourcis, d'où : ressentant une grande lassitude dans tous les membres; sur courbature a été fait courbaturé, qui remplace courbatu.

Bau, V. balcon.

64 DICTIOiNNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Béat

Baudet, diminutif du vieux français baud, germanique bald, auquel se rattachent Tarchaïque s'ébaudir et son dérivé ébaudissement. Baudet signifie donc proprt animal guilleret (Il ne semble pas possible de le tirer, comme on l'a fait, de l'anglais bald, chauve). Cf. ribaud.

Baudrier, v. balzan. Baudruche, Bauge, mots

d'origine inconnue.

Baume (composé embaumer) nous vient de l'hébreu par l'intermédiaire du grec et du latin balsamam. Dérivés savants : balsamine, nom de fleur, et balsamique.

Bavard, bavardage, bavar- Bavaroise, v. noms propres

der, V. bave. (Mots tirés de).

Bave, onomatopée, exprimant à la fois une idée de salive et de babil. A l'idée de babil se rattachent les dérivés bavard, bavarder, bavardage ; à l'idée de salive écumeuse : bavette, baveux, baver, bavure.

Bavolet, v. voler '^. Bayadère, u. bal.

Bavure, v. bave.

Bayei*» Le verbe du latin populaire *batare, d'origine inconnue, et son fréquentatif *bataculare ont produit : 1° baer, d'où béer et bayer; 2» baailler, bâiller, d'où bâillement, bâillon (qui empêche de fermer la bouche), entrebâiller. Béant est le participe présent et bée (jadis béée), dans « bouche bée », le participe passé féminin de la forme béer, ce dernier employé substantivement avec l'orthographe baie, pour désigner une ouverture béante. Sur bégueule, V. gueule.

— A la racine de * batare, par l'intermédiaire de formes méridionales, se rattachent badaud, badin, proprt celui qui va bouche bée; mais badin, par l'intermédiaire de « qui fait rire », a passé au sens favorable de « qui plaisante agréablement », dérivé badiner, d'où badinage.

— A la même racine parait se rattacher aboyer, jadis abaier, ouvrir la bouche, d'où crier.

Bazar, mot persan.

Béant, v. bayer.

Béat, emprunté du latin beatum, bienheureux; s'est à peu près restreint à la langue religieuse, particulièrement dans les dérivés béatitude, béatifier, mettre au rang des

Bélître] du français. 55

bienheureux, des saints. Béat a pris une acception péjorative.

Beau, V. bon. Beaucoup, v. coup.

Beaupré, altération de l'anglais bowsprit.

Beauté, V. bon. Bébé, u. baby.

Bec, mot celtique. Dérivés : bécasse, bécassine, oiseaux au long- bec; béquille, canne à traverse en forme de bec; béquée, béqueter; bec-figue, pour bèque-figue; bec de corbin (de corbeau); béjaane, pour bec jaune, oiseau qui a encore le bec jaune, d'où niais (niais lui-même implique une figure semblable, v. nid) ; se rebequer, proprt retourner son bec contre quelqu'un, comparez rébarbatif au mot barbe.

Bécarre, emprunté à l'italien, signifie b carré, comme bémol signifie b mol (arrondi).

Bécasse, bécassine, bec- de- Bêche, origine incertaine;

corbin, bec-figue, v. bec. dérivé bêcher.

Béchamel, v. noms propres Bedaine, bedon, origine

(Mots tirés de). inconnue.

Bedeau, d'abord « huissier », origine germanique.

Bedon, y. bedaine. Bée, u. bayer.

Beffroi, origine germanique.

Bégaiement, bégayer, v. Bégueule, v. gueule,

bègue. Béguin, béguinage, v. noms

Bégonia, y. acacia. propres (Mois tirés de).

Bègue, origine inconnue ; Beige, u. bis 1. dérivé bégayer, d'où bégaiement. Cf. balbutier.

Beignet, pâtisserie soufflée, se rattache à un mot germanique qui signifie tumeur.

Béjaune, y. bec. Bel, y. bon.

Bêler, d'où bêlement, latin balare et onomatopée.

Belette, u, bon.

Bélier, belin, désignent proprt le mouton à la clochette, du flamand bell, clochetle; ce mot a produit aussi bélière, dont le sens primitif est : anneau portant le battant d'une cloche.

Bélître, allemand bettler, mendiant, sens primitif du mot français.

56 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Besaiguë

Belladone? de ritalien bella donna, belle femme, plante qui fournit une eau de toilette.

Bellâtre, u. bon. Belvédère, v. voir^.

Belligérant, belliqueux, v. Bémol, v. bécarre.

deux '■',

Bénédicité, proprt bénissez, impératif du verbe latin doù vient bénir, v. dire'^.

Bénédictin, u. noms propres Bénévole, v. vouloir.

(Mots tirés de). Bengali, u. noms propres

Bénédiction, v. dire^. (Mots tirés de).

Bénéfice, bénéficiaire, bé- Bénin, bénigne, bénignité,

néficier, v. faire"'. v. génital^.

Benêt, v. dire^. Bénir, bénitier, v. dire"^.

Benjoin, benzine viennent d'une expression arabe qui signifie essence de Java.

Benne, u. banne. Bercail, v. brebis,

Béquée, béqueter, béquille, V. bec.

Berceau et bercer, d'où berceuse, du vieux français bers, d'origine inconnue; dérivé bercelonnette, que l'Académie écrit à tort barcelonnette.

Béret, v. barette.

Bergamote nous vient, par l'intermédiaire de l'italien, d'une expression turque qui signifie : poire du seigneur.

Berge, origine inconnue. Berline, v. noms propres

Berger, bergerie, berge- (Mots tirés de), ronnette, v. brebis.

Berlingot, italien berlingozzo.

Berlue, v. luire. Berne (pavillon en), ori-

gine inconnue.

Berner, proprt faire sauter sur une couverture, origine espagnole.

Béryl» grec bêrallon, émeraude transparente. Le mot a eu la forme béricle et le sens de verre de lunette, qui est resté à besicles pour béricles. A béryl se rattache l'italien brillare, proprt avoir un éclat de béryl, dont nous avons fait briller, d'où brillant, brillantine.

Besace, besacier, v. sac.

Besaiguë, outil à deux tranchants [aigu et préfixe bes-, V. bis 2).

Bifurquer] du français. 57

Besant, v. noms propres Besogne, besogneux, ?;.

(Mots tirés de). besoin.

Besoin, forme masculine de besogne, d'origine inconnue. La besogne est ce qu'on a à faire, et le besoin est ce qui pousse à le faire. Dérivé de besoin, besogneux; dérivé de besogne, besogner.

Bestiaire, bestial, bestiole, bêta, bétail, u. bête.

Bête se rattache au latin bestia. Dérivés et composés : bétail, bêta, bêtise, bêtifier, abêtir, embêter (abêtir à force d'ennui), et, avec le maintien de \'s latine, bestiole, bestiaire, bestial, bestiaux.

Béton (dérivé : bétonner), forme ancienne de bitume, latin bitumen, génitif bituminis. Dérivés : bitumer, bitumineux.

Bette, latin beta ; betterave = bette-rave.

Beugler, v. bœuf.

Beurre, latin butyrum, d'origine grecque, d'où beurrier, beurrer.

Bévue, V, voir i. Biais, origine douteuse,

Bi-, préfixe, V. bis 2. dérivé biaiser.

Bibelot a été beubelot et parait venir de bel répété, comparez bonbon; le mot a eu aussi la forme bimbeloth laquelle se rattache bimbeloterie.

Biberon, v. boire. Biceps, v. cap^.

Bible et les mots com- Biche, origine douteuse,

raençants par biblio-, v. livre masc.

Bicoque, italien bicocca.

Bicorne, v. cor. Bicyclette, v. cycle.

Bidet, italien bidetto.

Bidon, origine inconnue.

Bief, germanique bed, proprt lit.

Bielle, origine inconnue. par), v. le second élément du

Bien, v. bon (sur bien que, mot composé {vouloir pour

y. combien). bienveillant).

Bien- (mots commençant Biennal, v. an.

i» Bière, cercueil, germanique bêra.

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