V. cagot. Bihebdomadaire, v. sept
Bigoudi, origine inconnue.
Bijou, du bas breton bizou^ anneau; dérivés : bijoutier, bijouterie.
Bilan, v. balance.
Bilboquet. Le premier élément du mot est bille 1 ; le second est probablement une forme dialectale de bouche au sens figuré de « ouverture qui reçoit la boule »; la désinence est le suffixe diminutif -e^
Bile, du mot latin bilem. Dérivés : bilieux, biliaire; atrabilaire (à bile noire), cf. mélancolique.
Bilingue, v. langue. Billard, v. le suivant.
Bill, V. boule.
i . Bille, boule, mot d'origine incertaine (cf. boule), qui a formé billard. Le billard est à l'origine la queue destinée à pousser les billes, puis le jeu, enfin la table sur laquelle on joue. Autre dérivé : gobille, dont la première syllabe n'est pas expliquée.
2. Bille, bas breton bill, tronc d'arbre (dérivé : billot) ; signifie aussi lingot de métal (or en bille), d'où billon, désignant un alliage spécial. Autre sens figuré : bâtonnet de chocolat.
Billet, V. boule.
Billevesée se rattache au vieux français billevèze, cornemuse, d'origine incertaine.
Billion, formé par la substitution du préfixe bi- [v. bis 2) à la syllabe initiale de million; sur billion on a fait de même trillion.
Billon, billot, v. bille 2. Binage, binaire, biner, v.
Binabeloterie, v. bibelot. bis 2.
Bimensuel, i;. bis 2 et mois.
Bistre] du français. 59
Binette, u. noms propres Biographe, biographie,
(Mots tirés de). biologie, y. vivrez.
Binocle, y. bis 2. Bipède, v. pied i.
Bique, biquet, u. bouc.
1. Bis, adjectif, et beige, mots qui paraissent appartenir à la même famille, mais dont l'origine est inconnue.
2. Bis, adverbe, interjection et préfixe, de la même famille que deux (v. ce mot), qui signifie « deux fois » (dérivé : bisser, crier bis), et qui peut avoir aussi une valeur péjorative. Le préfixe est souvent réduit à bi- ; sa forme populaire est besibesaiguë), devenu bé- devant une consonne {bévue); on trouve aussi ber- {berlue), bar- {barlong), ba- {balance, bajoue), be- {besace) et même b- {brouette). — Sur bis ont été formés : l'adjectif binaire ; le verbe biner, faire deux fois la même chose, d'où binage; binocle, à deux yeux; binôme, v. autonome. Combiner, d'où combinaison, c'est proprt arranger ensemble (préfixe com-) deux choses.
— On a passé de la valeur propre du préfixe à sa valeur péjorative par l'idée de redoublement anormal : voir double expose aux erreurs, d'où la signification de bévue.
— Le préfixe bis- ou bi- a une valeur équivoque devant un radical exprimant une durée. Il peut signifier : qui revient après cette durée doublée (bisannuel dans l'un de ses sens) ou qui a cette durée en double (bisannuel dans l'autre sens), ou qui revient deux fois pendant cette durée (bihebdomadaire, bimensuel).
— La forme grecque de bis, bi- est dis, di- : dicotylédone.
Bisannuel, v. le précédent.
Bisbille, onomatopée, qui nous vient de l'italien bisbiglio.
Biscaïen, y. noms propres Biscornu, y. cor.
(Mots tirés de). Biscuit, y. cuire.
Bise, peut-être onomatopée, plutôt féminin de bis 1 employé substantivement, cf. aquilon, le vent noir.
Biseau, biseauter, origine inconnue.
Bismuth, mot anglais d'origine inconnue.
Bison, mot latin d'origine grecque.
Bisque et Bisquer, mots Bistouri, origine inconnue,
d'origine inconnue. Bistoumer, y. tour.
Bissac, u. sac. Bistre, origine inconnue. Bissextile, y. six.
60 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Blet
Bitter, d'un mot hollandais qui signifie amer. Bitume, bitumineux, v. béton.
Bivouac, bivouaquer, allemand beiwache.
Bizarre, espagnol bizarro, d'abord brave, puis emporté, puis : singulier. Dérivé : bizarrerie.
Blackbouler, proprt donner une boule noire, de l'anglais black et du français boule.
Blafard, origine germanique.
Blague, petit sac, allemand balg, sur lequel aurait été fait aussi le mot balle de « balle d'avoine ». Blague, plaisanterie, d'où blaguer, blagueur, est d'origine douteuse.
Blaireau a été rattaché hypothétiquement à blé; le nom anglais de Tanimal signifie marchand de blé. Par connexion, on appelle blaireau un pinceau en poils de blaireau.
Blâmer, doublet de blasphémer, latin blasphemare, d'origine grecque. C'est la syllabe initiale qui exprime l'idée défavorable, comme le préfixe dis- dans dijfanier. Les éléments (( -phème » et « -famer » contiennent la racine gréco latine signalée au mot affable. Un blasphème est un blâme, une injure, contre la divinité. Dérivés : blâmable, blasphémateur, blasphématoire.
Blanc, origine germanique. Dérivés : blanchâtre (sur le suffixe -âtrsy v. acariâtre)^ blanquette, blancheur, blanchir, blanchissage, blanchiment, blanchisseur, blanchisserie. Cf. aube.
Blanquette, v. blanc. Blasphémateur, blasphé-
Blaser, origine inconnue. mer, u. blâmer. Blason, d'où blasonner, origine douteuse.
Blé, d'après Diez, signifierait proprt « récolte » et viendrait du latin ablalam, auquel se rattache ablation [v. offrir ^). Étymologie très .peu sûre. Déblayer, d'où déblai, c'est proprt enlever le blé, puis enlever des matériaux; remblayer, remettre des matériaux; emblaver, ensemencer en blé.
Blême, blêmir, origine inconnue.
Bléser, du latin blaesum, bègue.
Blesser, blessure, origine incertaine.
Blet, germanique blet, livide.
Bohème] du français. 61
Bleu, germanique blau. Dérivés : bluet, bleuâtre (sur le suffixe -âtre, v. acariâtre), bleuir, bleuté.
Blindage, blindé, blinder, de lall. blenden, aveugler, boucher.
Bloc, germanique bloch. Dérivés : bloquer au sens de mettre en bloc, d'où blocage; blocaille; débloquer, au sens d'enlever une lettre bloquée.
Blocus. L'allemand blockhaus signifie maison en bois, fortin. Blocus, qui en est une déformation, a eu d'abord le même sens, avant d'arriver, par connexion, à signifier investissement. Dérivé : bloquer au sens d'investir, d'où débloquer.
Blond, d'où blondin, blondir et le substantif blonde, origine inconnue.
Bloquer, u. bloc et blocus. Blottir (se), origine incer-
taine.
Blouse de billard et blouse-vêtement sont l'un et l'autre d'origine inconnue. Au premier se rattache blouser, faire tomber dans la blouse, d'où se blouser au sens figuré.
Bluet, V. bleu. Bluteau, bluter, v. bure.
Bluette, i'. luire.
Boa, mot latin.
Bobèche, origine inconnue.
Bobine, d'où bobiner, débobiner, embobiner (même sens figuré q\ï entortiller), n'est pas encore expliqué. Bocage, v. bois.
Bocal nous vient du grec baukalion par le latin et
l'italien.
Bock, V. bouc.
Bœuf, latin bovem. Dérivés : bouvier, d'où bouvreuil, pour bouvereuil, le petit bouvier; bovine (race), bovidés. On a le mot bœuf sous sa forme anglo-normande dans bifteck et rosbif, anglais becfsteak, tranche de bœuf, et roastbeef, bœuf rôti. A bœuf se rattachent aussi : le verbe beugler, dont meugler est une altération imitative; boulimie, proprt faim de bœuf, hécatombe [v. cent) et bucolique, pastoral, ces trois derniers d'origine grecque. Buffle nous vient du grec boubalon par le latin et litalien; dérivé : buffleterie, proprt bandes de buffle dans le costume militaire. Bohème, v. noms propres (Mots tirés de).
62 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Bombe
Boire, latin bibere. La forme latine se retrouve dans biberon et dans le composé imbiber (doublet emboire), qui a pris le sens de « faire boire » au figuré, par confusion avec un verbe latin d'une tout autre origine, imbuere; imbu, pénétré de. Sur boire on a fabriqué, outre pourboire, le verbe composé déboire, qu'on a tout de suite employé substantivement avec le sens de : arrière goût désagréable, d'où la valeur figurée actuelle. Le latin populaire avait aussi fait un dérivé, au sens de faire boire, d'où viennent breuvage et abreuver. Un animal fourbu est proprt un animal qui a bu hors de propos [v. fors). Cf. poison.
— Sur le radical du participe présent, on a fait buveur, buvard, buvable, buvette. Quant à boisson, ce mot est à boire ce que leçon est à lire, etc.
Bois, bas latin *boscum, d'origine inconnue, cf. ligneux. Dérivés : bosquet; bouquet, d'abord bouquet d'arbres; bocage pour boscage; boquillon, pour bosquillon, bûcheron; boiser (et reboiser, déboiser), d'où boisement, boiserie, boisage; peut-être aussi déboucher, au sens de sortir d'un défilé, le mot aurait d'abord signifié « sortir d'un bois », cf. embuscade au mot bûche.
Boisseau, u. boîte. Boisson, v. boire.
Boîte (dont boisseau est une sorte de diminutif) vient du grec pnxida par l'intermédiaire du latin. Dérivés : boîtier, boiteux (qui souffre de la boite, de l'articulation), doù boiter ; boussole, it. bussola, petite boîte. Composés : emboîter, déboîter, d'où emboîtage, emboîtement, déboîtement.
Boiter, boiteux, v. boîte.
i. Bol, coupe, de l'anglais bowl.
2. Bol (alimentaire), du grec bôlon. Bol d'Arménie, corrompu en brouillamini {v. brouillon), remède venant d'Arménie.
Bolet, champignon, latin boletum, d'origine grecque.
Bolide, V. parole'^. Bombance (jadis bobance),
origine inconnue.
Bombe se rattache peut-être au latin bonibum, bruit, d'où projectile bruyant (de forme arrondie). Dérivés : bomber (comparez ballonner fait sur ballon), bombarde, d'où bombarder, bombardement; bombonne, d'origine provençale.
Bonde] du français. 63
Un dérivé de bombum, *bombitire, a produit bondir (d'où bond, rebondir), qui a d'abord signifié résonner, se répercuter, en parlant d'un son, puis, par figure, sauter en parlant d'un animal.
Bon vient du latin bonum, dont la forme adverbiale est bene (français bien, adverbe et substantif), qu'on retrouve comme première partie composante dans bénédiction, bénin et autres mots semblables. Notre adjectif bel, beau, vient du latin bellam, que l'on considère comme provenant d'un *benlam, dérivé de bene, auquel se serait attachée l'idée du bien esthétique (une bonne peinture est une belle peinture).
— Dérivés de bon : bonace, désignant le calme de la mer, trop ancien pour être rattaché à l'italien bonacia, et bonasse adjectif; bonnet, d'abord bonne petite étoiïe dont on faisait des coiffures, puis la coiffure elle-même (dérivés : bonnetier, bonneterie, le vieux verbe bonneter, prodiguer les coups de bonnet, d'où bonneteur, filou obséquieux, et bonneteau, jeu de bonneteur); boniment, formé sur le modèle de compliment, propos destinés à mettre les gens en bonnes dispositions; bonbon, d'où bonbonnière, mot de la langue enfantine formé par le redoublement de bon; bonté; bonifier, d'où bonification, v. faire ^ : bonheur, v. heur ; boni, forme toute latine = du bon; débonnaire (de bonne nature; l'origine de aire est douteuse).
— A bel, beau, se rattachent : beauté; belette, la belle petite bête; bellâtre {v. acariâtre); embellir, doù embellie, embellissement. La locution avoir beau a signifié d'abord avoir une belle occasion, pouvoir trop facilement faire une chose, d'où la faire vainement : « a beau mentir qui vient de loin ». Beau, terme daffection devant les mots père, mère, fils, frère, sœur, est arrivé à marquer un mode particulier de parenté. Sur les dérivés du mot grec qui signifie beauté, v. calligraphie.
Bonace, bonasse, bonbon, Bond, v. bombe.
bonbonnière, u. bon.
Bonde, origine germanique, ail. spund\ (le mot, en raison d'une de ses valeurs anciennes, a été expliqué aussi comme un doublet de borne). Dérivés : bondé, proprt rempli jusqu'à la bonde; bondon, bonde d'un tonneau et fromage en forme de bonde. Composé débonder.
64 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Bottîne
Bondir, v. bombe. bonneteau, bonneterie, bon-
Bondon, v. bonde. neteur, bonnetier, bonté, v.
Bonheur, bonification, bo- bon.
nifier, boniment, bonnet, Boquillon, v. bois.
Borax, mot d'origine arabe.
Bord (d'où rebord), mot germanique, dont le sens propre est « revêtement en planches d'un navire », d'où, par comparaison, rive de la mer, d'un cours d"eau, extrémité d'un objet. Dérivés : bordée, décharge des canons du bord, et, dans la locution « courir des bordées », mouvements de flanc du navire gêné par le vent; bordereau, proprt relevé sur le bord d'un compte; border, d'où bordure; aborder (et abord, abordage, inabordable) ; déborder (et débordement); transborder (et transbordement). Bâbord, c'est le bord du château d'arrière et tribord le bord du gouvernail; les mots composants sont germaniques; on ne sait d'où vient la première syllabe de sabord.
Bordée, border, bordereau. Borgne, d'où éborgner, cri-
bordure, V. bord. gine inconnue.
Boréal, V. arctique.
Borne, d'où borner, bas latin bodina, d'origine incertaine. Une autre forme du mot en vie-ix français est bonne, d'où abonner, abonnement, dont le sens propre est : « limitation » du prix et de la durée dune jouissance. Au point de vue du sens, borne est à rapprocher de limite. La limite, latin limitem (qui veut dire aussi sentier, chemin de traverse) est la ligne transversale qui forme l'extrémité d'un domaine, la borne est ce qui marque la limite; v. lice 3.
Bosquet V. bois. Bossage, v. le suivant.
Bosse, origine inconnue. Dérivés : bossu, d'où bossuer, et le populaire bosser, rire comme un bossu; bossette, petit ornement en bosse; bossage, saillie en bosse; bosselé, déformé par des bosses, comme cabossé (particule péjorative ca-, d'origine inconnue).
Bot (pied), origine germanique.
Botanique, botaniste, v. botter, bottier, bottine, dé-
herbe. botter, origine inconnue.
1. Botte (d'asperges, etc.), 3. Botte d'escrime, u.6oufer. d'où botteler, origine dou- Botteler, v. botte 1. teuse. Botter, bottier, bottine, v.