V. estuaire
Ethnique, ethnographie, ethnologie se rattachent au
mot grec ethnos, peuple, race, v. logique ^ *=' ^.
Éttage, v. estuaire.
Étincelle, latin scintilla, doù scintiller, scintillement. Par métathèse du c et du t, comme dans l'espagnol mosquito devenu moustique {v. mouche], scintilla était devenu *slincilla, ce qui explique estincelle, étincelle. Dérivé : étinceler, d'où Tadjectif participial étincelant.
Étioler, origine inconnue.
Étiologie se rattache au mot grec ai^ion, cause, v. logique ^.
Étique, V. avoir 2.
Étiquette, origine germanique. Dérivé : étiqueter. L'anglais ticket vient du français, v. stimuler.
Étirer, v. tirer. Étoffe, d'où étoffer, origine
Étisie, V. avoir 2. inconnue.
Étoile, latin stella, d'où le mot savant stellaire. Dérivés d'étoile : étoile, étoiler. Composés : constellation, ensemble d'étoiles, constellé. Cf. astre.
Étole, grec stolê.
Étonnement, étonner, v. tonner.
Étouffer, origine inconnue. Dérivés : étouffement, étouffoir. Le mot étouffée, dans la locution u cuit à Yétoujfée », est la transcription française de l'italien stufata, dont nous avons d'autre part l'équivalent exact dans étuvée, V. étuve.
Étoupe, d'où étouper, latin stuppa, d'origine grecque. Stopper (d'où stoppeur, stoppage), boucher un trou, refaire une partie détoiïe, est la forme wallonne d'étouper, dont les Anglais ont fait leur verbe stop^ que nous avons repris avec un sens spécial sous la forme de notre autre verbe stopper , proprt arrêter le fonctionnement d'une machine.
Étourdir, origine incertaine. Adjectifs participiaux : étourdi d'où étourderie, et étourdissant. Dérivé : étourdissement.
Étourneau, diminutif du latin starnum, même sens.
Étrange, étranger, etrangeté, u. é-, préfixe >*.
DICT. ÉTYM. FRANC. 15
226 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Étrécir
Étrangler, d'où étranglement, étrangleur, latin strangulare, d'origine grecque. Dérivé savant : strangulation. Cf. étreindre.
Être, jadis estre, latin classique esse, latin populaire *essere.
1. Le véritable radical de ce verbe est es-; le t s'est introduit comme son de transition entre Vs du radical et Vr de la désinence. Sur ce radical es- s'est formé le substantif essence, qui signifie proprt manière d'être, véritable nature, d'où principe fondamental, etc. La quintessence, c'était la cinquième essence, le cinquième élément et le plus subtil de la matière, les quatre autres étant l'eau, la terre, l'air et le feu. — Sur le substantif pluriel êtres, au sens de « disposition des lieux », v. é-, préfixe 2.
— La forme latine du participe présent du verbe être s'est conservée dans présent et absent, qui signiiîent proprt « étant devant, étant éloigné » et sans doute aussi dans néant, ce qui n'existe pas. Composés de néant : néanmoins, anéantir, anéantissement, fainéant, fainéantise; l'équivalent italien de néant estniente de farniente, v. faire ^ Dérivés d'absent : absence, s'absenter. Dérivés de présent : présence; présenter, rendre une chose présente, d'où le substantif verbal présent (chose présentée et, par restriction, donnée), et les dérivés présentation, présentable ; le composé représenter signifie présenter à nouveau ou sous une autre forme, et manifester extérieurement l'autorité dont on est revêtu ; dérivés : représentant, représentatif, représentation.
— Sur un participe présent *entem (au lieu de -seniem) s'est formé le substantif entité, de la langue philosophique.
2. Un composé latin du verbe esse, interesse, signifie « être au milieu de, participer à », d'où pour notre substantif intérêt, tiré de l'indicatif présent, le sens de <( part prise à un fait dommageable ou profitable » (ce qui explique la synonymie avec dommage dans la locution archaïque u dommages et intérêts »), puis profit, avantage, et aussi : part sympathique qu'on prend à un événement réel ou fictif. Dérivé : intéresser, faire participer, au propre ou au figuré; l'adjectif participial intéressé a pris le sens de « qui ne songe qu'à ses intérêts ». Composé désintéresser, d'où désintéressé, désintéressement.
Étrécir, v. Iç svjivant.
Étui] DU FRANÇAIS. 227
Étreindre, du latin slringere, supin strictum, signifie proprt serrer. La racine est peut-être la même que dans le mot grec doù dérive étrangler.
1. Substantif participial étreinte. Le participe passé latin de ce verbe a été conservé dans le mot savant strict, dont la forme populaire est étroit (dérivés : étroitesse, étrécir. rétrécir, rétrécissement). Les rapports de sens entre strict et étroit sont faciles à voir; un devoir strict lie étroitement. Un dérivé de stringere, strigitem, a produit le substantif étrille (idée de frottement), espèce de brosse pour les ani maux, d'où étriller; un autre a produit strie, cannelure (produite par pression), d'où strié.
2. Nous n'avons pas le verbe composé * détreindre, mais nous avons le substantif participial détroit (espace resserré, cf. isthme), dont la forme savante est district, territoire resserré. Dérivé : détresse, « serrement )> de cœur. — Astreindre, c'est serrer à, lier à, d'où le sens figuré de « obliger ». Le participe présent latin a donné le mot savant astringent = qui resserre. — Restreindre, c'est ramener à un état plus serré, dérivés : restriction, restrictif. — Contraindre, écrit à tort contraindre, d'où contrainte, c'est proprt serrer ou lier ensemble, d'où un sens voisin de celui d'astreindre; le boa constrictor est ainsi appelé parce qu'il serre sa proie dans ses anneaux.
— Le composé latin prœstringere, effleurer, avait le sens figuré déblouir, il nous a donné prestige, d'où prestigieux. Étrenne, d'où étrenner, latin strena.
Êtres, V. é- préflxe 2.
Etrier, origine germanique. Dérivé : étrivière, proprt courroie de l'étrier. Cf. estafdade.
Étrille, étriller, v. étrein- Étriper, v. tripe,
dre 1.
Etriqué, origine germanique.
Étrivière, v. étrier. Étroit, étroitesse, v. étrein-
dre 1.
Étron, origine germanique.
Étude, latin stadium^ d'où studieux. Dérivé : étudier, d'où étudiant.
Étui, origine inconnue,
228 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Examiner
Étuve, latin populaire stupa, d'origine inconnue. Dérivé : étuver, d'où étuvée (cf. étouffée).
Étymologie, étymologique, étymologiste, v. logique 2.
Eu-, préfixe grec qui signifie « bien ». Il a la forme évdans évangile, v. ange.
Eucalyptus, v. apocalypse.
Eucharistie, proprt action de grâces {eu-, biei?, et kharis, grâce).
Eunuque, proprt gardien du lit {eunê, lit, et ekhein, tenir, V. avoir ^).
Euphémique, euphémisme, Euphonie, euphonique, v.