‹ Dictionnaire étymologique de la langue française (volume 2)Chapitre 68 sur 169 · Faille, coupure dans une couche de terrain, v. le mot · texte numérisé non relu

Faille, coupure dans une couche de terrain, v. le mot

suivant.

Faillir et falloir se rattachent au même verbe latin fallere, supin falsum, qui signifie tromper. 11 n'y a eu à l'origine qu'un seul verbe avec deux formes d'infinitif (comme courir et courre), puis les acceptions de ce verbe se sont réparties entre les deux formes d'infinitif, le reste de la conjugaison demeurant uniforme, enfin une conjugaison spéciale a été attribuée à chacun des infinitifs, d'où les deux verbes actuels. Il est facile de comprendre qu'on ait pu passer du sens de tromper à celui de faire défaut, manquer, et du sens de manquer, qui est encore celui de /a//oir dans « il s'en faut )>, au sens ordinaire de ce verbe, être nécessaire.

1. Se rattachent particulièrement à faillir : faille, défaut de continuité dans une couche de terrain; les termes commerciaux faillite et failli; faillible et infaillible, infaillibilité ; défaillir, proprt faire défaut, et défaillance. Autres dérivés : faute et fautif; défaut; fallacieux, trompeur.

2. L'adjectif /a/s«m, qui nest autre que le participe passé passif de fallere, a donné en formation savante : falsifier, falsification, falsificateur, v. faire '', et en formation populaire faux, doù fausset (voix qui ne semble pas vraie), fausseté, faussaire, fausser.

— Dans un bon nombre de mots qui commençaient par le vieil adverbe fors (= hors), où l'r avait cessé de se prononcer, cet adverbe, par fausse étymologie, a été confondu avec l'adjectif/aux ; de là faubourg, jadis /ors6o«r^, faufiler, jadis /orsy?/'er {v. fil^); faux-fuyant, iadis forsfuyant, proprt moyen de fuir dehors, de s'échapper.

Faim, latin famcm. Dérivés : famine, malefaim, famélique; affamer; fringale, altération inexpliquée de faimvalle, mot dont le second élément nest pas expliqué non plus.

Faîne, u. fouet. Fainéant, fainéantise, v.

faire ^ et èlre i.

Faire vient du latin/acere, supin/ac/u/n {-ficere et -fectixm

Faire] du français. 23y

dans les composés). Faire et les mots en -fire, fais-, fis-, fait-, fit-, sont les formes populaires de cette famille; les mots en fac-, fact-, fie-, fect-, tous ceux où le c est maintenu, sont des formes savantes.

1. Le substantif fait n'est autre chose que le participe passé du verbe faire employé substantivement (tout à fait = entièrement à l'état fait, accompli). La forme latine de ce participe, au neutre, est factum, entré tel quel en français au sens de « exposé d'un fait », puis exposé tendancieux. L'infinitif, précédé de la préposition à, a formé notre substantif affaire, — d'où affairé, — aux acceptions si variées. Le mot factotum est une locution toute latine, dont le sens propre est : qui fait tout. Un fac-similé (c fait le semblable », reproduit exactement. Un fainéant, d'où fainéantise, ne fait rien, et le farniente, mot italien, c'est proprt le « ne rien faire », sur niente, v. être ^.

2. Pour exprimer substantivement l'action de faire, on a les doublets façon et faction, et aussi facture, factage. Le mot faction s'est spécialisé dans les sens de 1° action politique, d'où parti politique et factieux, homme de parti; 2° action de guerre (comparez le mot action lui-même au sens d'action militaire), dans la locution « être en faction », proprt être en guerre, occuper un poste de combat, et, par restriction, monter la garde, dérivé factionnaire. Faire, c'est agir, d'où les sens ci-dessus de faction, mais c'est aussi fabriquer un objet, d'où les sens généraux des mois façon et facture (dérivés : manuf^iCture, manufacturer, manufacturier) ; la façon d'un objet s'oppose à la matière de cet objet, d'où le sens du dérivé façonner, mettre en œuvre une matière, fabriquer. Du sens d'action de faire, façon a passé à ceux de manière de faire (dérivés : façonnier et le mot anglais fashionable) et de forme donnée à un objet. Le mot facture, au sens de fabrication, est arrivé à s'appliquer spécialement aux instruments de musique, aux œuvres d'art; mais il reste quelque chose de sa signification générale dans l'acception de « relevé des prix de fabrication, et, par extension, des prix de vente », en parlant d'objets quelconques (dérivé : facturer), acception dont il n'y a pas lieu de faire un mot à part. Quant k factage, il a été fait sur le modèle de colportage, magasinage, et il se rattache à l'acception spéciale qui a fait du facteur un agent de transport, v. le paragraphe suivant.

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3. Pour exprimer l'agent de l'action défaire, on a le mot faiseur, de formation française, et facteur dont le doublet populaire est -faiteur dans bienfaiteur (qui fait du bien), et dans malfaiteur (qui fait le mal ; remarquez que le premier de ces deux mots est le seul à se construire avec un complément, parce que bien y signifie non pas action louable, mais action généreuse envers quelqu'un). Facteur signifie proprt : 1° qui fait, dans facteur de pianos, facteur d'un produit (en arithmétique), 2° qui agit, agent des postes (chargé de remettre les lettres), agent de transport (d'où le sens de factage, signalé plus haut), jadis agent d'affaires (dérivé : factorerie).

4. L'adjectif facile (d'où difficile) signifie : qui fait ou qui se fait sans peine, comme agile =qui agit sans peine. Faisable (d'où infaisable), de formation française, signifie : qui peut être fait. Facilité, d'où le verbe faciliter, et faculté, d'où facultatif, sont deux formes savantes très voisines, qui à l'origine expriment la même idée : facilité à..., ou pouvoir de..., on passe aisément d'une idée à l'autre ; les facultés de l'âme sont ses principales fonctions, et les facultés d'une université sont les principales fonctions que remplit l'université, les grandes divisions de l'enseignement. Difficulté s'oppose par la forme h faculté et par le sens h facilité.

— L'adjectif factice signifie proprt : qui provient d'une fabrication, qui n'est pas naturel; fétiche (dieu fabriqué), d'où fétichisme, en est la forme portugaise. On a donné arbitrairement en grammaire au mot factitif le sens de « qui fait faire l'action », alors que le fréquentatif latin /actilare signifie « faire souvent ».

5. Il y a des composés latins de facere qui n'ont pas passé en français, mais dont nous avons des dérivés.

— Le composé avec ad- signifie « agir près de, faire impression sur ». Substantif dérivé affection, impression faite sur l'âme (passion, amitié vive) ou sur le corps (état maladif). Adjectif correspondant affectif. Un autre adjectif, affectueux, et le substantif désaffection ne se réfèrent qu'à l'idée d'amitié vive. A ce composé se rattache un nouveau verbe, passé en français, affecter, qui a le sens du premier, faire impression sur, et qui signifie aussi : A, façonner pour, appliquer à; B, se faire une apparence contraire à sa nature (comparez ci-dessus, § 4, le sens de /acfice) ; G, agir pour, viser à, rechercher, sens tombé en désuétude. Le substantif

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affectation a les sens A et B [offectaiion et désaffectation d'un édifice, ojjectalion de familiarité), et a eu le sens C. D'affectation au sens B il faut rapprocher le mot de formation populaire afféterie. Le verbe affectionner a eu des acceptions correspondant à plusieurs des sens d'alfeciion, mais il n"a conservé que la valeur de : être attaché par le cœur à. L'adjectif affectionné, dans la formule « votre affectionné )>, est le participe passé de l'ancienne forme pronominale s'affectionner à.

— Le composé avec le préfixe com- a passé en français, c'est confire, qui a le sens propre de : faire dans son ensemble, d'où achever, et, spécialement, faire subir à une chose, susceptible de se corrompre, une préparation qui l'imprègne et la conserve indéfiniment. Dérivés : confiseur, confiserie; confiture, fait sur le participe passé, qui a d'abord signifié action de confire des fruits ou d'embaumer, et qui désigne aujourd'hui le produit d'une préparation particulière des fruits. — Le mot savant confection exprime l'action de c( confire » au sens général et primitif d'achever; ce substantif et le verbe dérivé confectionner se sont spécialisés dans une autre direction que confire, en s'appliquant plus particulièrement aux vêtements. Il aurait pu se faire que la spécialisation fût inverse, que confiture reçût les sens qu'a conjection, et vice versa. — En ajoutant le préfixe dé- à confire, on obtient déconfire, qui signifie démolir, au propre et au figuré, spécialement défaire les ennemis; adjectif participial déconfit, sur lequel a été formé le substantif déconfiture.

— Le composé avec le préfixe de- marquant éloignement avait le sens de « faire défaut ». Nous avons conservé comme substantif la troisième personne de l'indicatif présent de ce verbe latin, déficit; en outre deux adjectifs se rattachant au supin, défectif et défectueux d'où défectuosité (comparez affectif et affectueux ci-dessus), le substantif d'action défection, et le surcomposé indéfectible, « qui ne peut faire défaut )>.

— Le mol effet, d'abord effect, se rattache à un composéoù le préfixe ex- introduit l'idée de « résultat tiré de l'action », c'est un fait qui résulte d'un autre. Sur ce substantif ont été formés le nouveau verbe effectuer, mettre à eiïet, et l'adjectif et le substantif effectif = qui a été mis à elfet, qui existe réellement; V effectif d'une armée^ c'est le nombre

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effectif, réel, des soldats qui la composent. Au même verbe latin se rattachent : efficient, qui produit réellement, coefficient, qui contribue à produire (c'est une espèce particulière de fadeur arithmétique), Fadjectif efficace, d'où efficacité, inefficace, inefficacité, et le vieux substantif efficace, qui avait le sens attribué aujourd'hui à efficacité.

— Le composé avec le préfixe in- avait le sens de « agir dans, pénétrer, imprégner, corrompre ». Au supin de ce verbe se rattachent infection, d'où infectieux, et infect, d'où infecter, désinfecter, désinfection.

— Le composé avec prœ-, au sens de « faire ou mettre devant », nous a laissé préfet, proprt placé à la tête, d'où prélecture, préfectoraL

— Le composé avec pro-, au sens de » faire en avant, faire des progrès, réaliser un gain », nous a laissé profit, sur lequel a été fait profiter, qui retrouve la valeur du composé primitif, recueillir ou procurer un profit : au second sens se rattache l'adjectif profitable.

— Le composé avec le préfixe sub- a passé en français, c'est suffire, dont le sens propre est : faire ou mettre sous, d'où fournir ce dont on a besoin, être en quantité satisfaisante en parlant des choses. Un homme suffisant est à l'origine un homme qui suffit à sa besogne, mais qui en tire vanité : « Le suffisant, dit La Bruyère, est celui en qui la pratique de certains détails, que l'on honore du nom d'affaires, se trouve jointe à une très grande médiocrité d'esprit ». Surcomposé insuffisant, d'où insuffisance, se référant au sens ordinaire de suffisant.

6. D'autres composés nous offrent sans altération la forme du simple faire. Nous allons les examiner successivement, en laissant de côté satisfaire^ dont nous avons parlé au mot assez.

— Avec l'adverbe bien avait été formé l'ancien composé bienfaire, dont il nous reste bienfait, bienfaiteur, et bienfaisant d'où bienfaisance.

— Préfixe contre : contrefaire, c'est proprt faire une chose en face d'une autre (par restriction, semblable à l'autre), d'où reproduire artificiellement. Le participe passé contrefait s'applique à la chose faite ou déformée par imitation de l'autre : une signature contrefaite. D'ailleurs, avec ' certains compléments, contrefaire a le sen^ non plus d'imiter, mais de modifier (pour qu'on ne reconnaisse pas) ;

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contrefaire sa voix. Comme une chose modifiée pour en imiter une autre est généralement enlaidie, contrefait a pris de bonne heure le sens de «. difforme », sans aucune idée d'imitation. Dérivés : contrefaçon, contrefacteur.

— Préfixe dé- : le sens ordinaire de défaire, au propre et au figuré, se passe d'explication. Se défaire a pris le sens de (c défaire ses vêtements », puis, par extension, se débarrasser de n'importe quoi. Le substantif défaite se rapporte tantôt à défaire, la défaite de l'ennemi, tantôt à se défaire, c'est alors un prétexte pour se défaire d'un importun, pour sortir d'embarras. Sur défectif, défection, etc., v. § 5.

— Avec le préfixe entre, il n'y a pas de composé de /aire; on a seulement formé un participe passé employé substantivement dans la locution « sur ces entrefaites », locution qui équivaut à : « dans cet intervalle », à ce moment.

— Préfixe /or- : forfaire, c'est faire quelque chose hors de ce qu'on doit, d'où la locution « forfaire à l'honneur ». Le substantif participial forfait a aujourd'hui plus de force que le verbe : un forfait est un grand crime. En revanche, le mot a reçu en anglais, et nous l'avons repris aux Anglais avec cette valeur, le sens de « refus de faire courir un cheval engagé ». Il y a un autre substantif /or/ai/, qui n'a aucun rapport avec le verbe forfaire, et qui signifie « prix fait », V. for, substantif.

— Préfixes mé- et mal-. Méfaire, mal agir (sur le préfixe mé-, V. moindre ^), aujourd'hui inusité, a formé le substantif méfait. A rapprocher de malfaire, qui n'est plus usité qu'à l'infinitif, mais dont le participe présent malfaisant est employé adjectivement, et qui a produit le nom d'agent malfaiteur, signalé plus haut § 3, Quant à malfaçon, ce n'est pas l'action de malfaire, c'est une « maie façon », V. mal 1.

— Préfixes par- et per-. Parfaire, c'est faire complètetement, achever de faire. Adjectif participial parfait. Dérivés savants du supin perfectum : perfection, d'où imperfection; perfectible, « que l'on peut parfaire, améliorer », d'où imperfectible, perfectibilité. Sur perfection a été fait le nouveau verbe perfectionner (d'où perfectionnement), qui, moins fort que parfaire, signijîe seulement : rapprocher de la perfection.

— Préfixe re- : refaire. Dérivés savants du supin refeetum : réfection; réfectoire, salle où l'on se refait.

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— Préfixe sur- : surfaire, c'est faire un objet, — au sens de « en indiquer le prix », — au-dessus de sa valeur.

7. A Jacere se rattachaient aussi des substantifs en -ficium, -ficentia, des adjectifs en -ficum, des verbes en -ficare.

— Le mot office, latin offwium pour opificiuni [v. œuvre)^ signifie : ce qu'on fait d'utile, d'où les deux sens d'emploi que l'on exeice, particulièrement au nom de l'autorité, et de service que Ton rend (bons offices). Au sens d'emploi exercé au nom de l'autorité se rattache le dérivé officiel, et au sens de service rendu le dérivé officieux; l'usage a ainsi spécialisé chacun de ces mots, sans que la difïerence de valeur tienne à la différence des suffixes. Un officier exerce une charge officielle, civile ou militaire; l'officier de santé (d'où officiât) avait à l'origine une charge officielle; lofficial (d'où officialité) était un officier de justice ecclésiastique. Parmi les emplois non officiels que peut désigner le mot office, figure le service de table, d'où l'usage du mot (dans ce cas il est féminin), pour désigner le lieu où se prépare ce service; le mot s'applique aussi au service divin, doù le verbe officier et le substantif participial officiant. Maléfice signifie proprt dommage, et bénéfice bienfait, avantage, d"où charge avantageuse (bénéfice ecclésiastique) et profit; dérivés : bénéficier et bénéficiaire. Un composé en -fice peut avoir à peu près la môme signilication que le premier élément à lui tout seul, si c'est un substantif : art et artifice étaient synonymes en latin ; v. orifice au mot oral.

— Le mot officine, latin officina pour opificina, d'où officinal, signifie proprt fabrique, et contient le substantif opw^*, V. œuvre; usine, d'où usinier, en est le doublet populaire.

— Le second élément des mots en-fique signifie proprement « qui fait)) (honorifique, magnifique, horrifique), mais peut marquer une relation quelconque avec 1 idée exprimée par le premier élément : pacifique, scientifique, etc ... Dérivés en -ficence : la munificence est la qualité de celui qui fait des présents, v. commun, et la magnificence {v. magne ^) la qualité de celui qui fait grandement les choses, qui est « magnifique )> ; en formation française, c'est -faisance qui correspond à la forme savante -ficence : bienfaisance.

— Un pontife, du latin po/t/(^cem, d'où pontifical, pontificat, est proprt un faiseur de ponts ; la construction des ponts était une œuvre religieuse. Pontifier est formé avec

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pontife et le suffixe verbal -ier. Mais en général, dans les verbes en -fier, tels que amplifier, sacrifier, etc., -fier vient de -ficare, qui dérive de facere; ce sont dailleurs des mots de formation savante; amplifier^ c'est rendre ample, sacrifier, c'est proprt rendre sacré Le sacrificateur est celui qui sacrifie; le sacrifice est l'action de sacrifier, mais en général les noms d'action tirés de ces verbes sont en -fication parfois en -faction : stupéfaction , comme les noms d'agenlsont en -ficatear : amplification, fortification, etc., etc. Xous retrouverons ces mots à chacun des mots composants qui en forment la première partie. Crucifier devrait être cracifiger et n'a aucune parenté avec faire [v. ficher).

Faisan, faisandeau, faisan- Faiseur, v. faire '.

der, faisanderie, v. nomi pro- Faisselle, v. fisc,

près (Mots lires de). Fait. v. faire ^.

Faisceau, v. faix.

Faîte, origin-^ germanique, cf. aU.first. Dérivés : faitage, faitière tuile .

Faix, latin fascem, d'où faisceau, fascine et le diminutif savant fascicule. Composés : portefaix : affaisser, proprt courber sous le faix, d'où affaissement.

Falaise, origine germanique, cf. ail. felsen.

Falbala, origine inconnue. Fallacieux, falloir, r./tu7h>.

1. Falot, <c effacé et un peu ridicule », a eu le sens de coquin, drôle. Rabelais écrit : k II est un goud fallot », jeu de mots qui n'indique nullement qu'il faille tirer falot de l'anglais /e//ou; {good felloiv, bon compagnon).

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