‹ Dictionnaire étymologique de la langue franc̜aiseChapitre 105 sur 169 · Marche, v. marcher · texte numérisé non relu

Marche, v. marcher

Marché est le latin mereatunif dérivé de mercem, marchandise.

1. Le participe présent du verbe latin mercari a produit ritalien mercante, d'où mercantile et mercantilisme. Un autre verbe, formé sur mercatum, a produit le français marchand, jadis marchêdant, marcheant, d'où marchandise ' et le verbe marchander (discuter un prix comme un mar- ' chand), qui a engendré marchandeur et marchandage. '

2. Dérivés de mercem : mercier, — d'où mercerie. - I spécialisé dans le sens de marchand de menus objets pour | le vêtement; mercenaire, lat. mereenarium, celui qui vend | son travail ; merci^ transformation régulière du latin mer- \ cedem, dont le sens propre est rétribution d'un travail, au | figuré reconnaissance (d'où remercier, manifester sa recon- j naissance, et remerciment), ou simplement faveur, grâce. comparez gratitude et grâce, au mot gré; Mercure, dieu du commerce (qui a donné son nom au mercredi, v.jour), d'où mercuriale, plante dite a herbe de Mercure », tableau des prix des denrées, réunion du Parlement le mercredi pour entendre les remontrances du président, puis remontraace: le vif-argent est appelé mercure en raison de sa mobilité dérivé : mercuriel.

3. Composé avec mercem : commerce, 1. commerciam^ dou commercial, commercer, commerçant, où le préfixe comaccentue l'idée d'échange déjà contenue dans la racine.

NapchePy origine probablement germanique. Substantif? verbaux : marc, ce qu'on foule aux pieds, et marche, action

Mari] DU français. 403

de marcher (d'où démarche et contremarche] et place disposée pour le pied (d'où marchepied, où le second élément ne fait que préciser l'idée). Dérivé : marcheur.

Marcotte» d*où marcotter, semble apparenté au latin mergunif marcotte de vigne.

Mardi, v. jour, Mar9, marécage, moréoa*

geux, V. marais,

Maréchal, d'orig. germanique, signifie proprt serviteur (v, sénéchal) chargé des chevaux, d'où parallèlement; i° ferreur de chevaux (dérivé : maréchalerie) ; 2° sous-officier de cavalerie; 3° dignitaire chargé des écuries royales, général en chef. La maréchaussée est une troupe de maréchaux, une troupe de cavalerie chargée de la police ; comparez sergent de viZZe, le sergent ayant dans rinfanterie le grade correspon-» dant à celui de maréchal des logis dans la cavalerie.

Marée, v, mer. Marelle, palet, origine in-

connue.

Narengo, préparation culinaire qui fut, dit-on. servie à Bonaparte le jour de la bataille de Marengo. Cf. mayonnaise. Appliqué à un nom de couleur, le mot signifie : parsemé de points blancs. ,

Margarine, v, marguerite.

Marge, d'où margelle, émarger (proprt signer dans la marge), est le latin marginem, sur lequel on a fait marginal.

Margot, znargotin, v, mar- Margoulette, v. gueulé,

guérite. Margrave, v. marche i.

MargottiUer, d'où margouillis, origiDe douteuse.

Marguerite, du latin margarita, qui vient d'un mot grec d'origine orientale, et qui signifie proprt perle. C'est par assimilation de couleur que la pâquerette a été nommée marguerite et qu'un certain acide a été qualifié de margarique, d'où margarine, nom d'un beurre artificiel, dans la composition duquel entre l'acide margarique. Marguerite est aussi devenu un prénom, dont la forme familière, Margot, se retrouve dans margotin, proprt petite Margot, poupée, nom donné à de petits fagots; comparez marotte. Sur margot, nom de la pie, voy. pierrot,

ICarguillier, v. mère^ Mari, mariable, mariage,

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marier, marienr, v . mâle . M ariste, v. jésuite.

Marin, marinade, mariner. Marital, v. mâle.

marinier, v. mer. Maritime^ v. mer.

Marionnette, v. marotte,

Maritomef fille mal tournée, comme la Mari tome da Don Quichotte,

NariyaudePy raffiner snr Tamour comme les personnages de MarivaAix.

Marjolaine, origine ineon- Marmentean, v. matière.

Due. Marmite, d*où marmiteoz,

Marmaille, v, marmotter, marmiton, origine inconnue. Marmelade, v. miel. Mannoréen, v. marbre.

Narmottep parait être une onomatopée, et marmot et marmotte peuvent être deux formes du substantif verbal de ce verbe : l'une et Fautre ont eu le sens de singe, et les singes ont pu être ainsi nommés en raison d'une de lears grimaces qui leur donne l'air de marmotter entre leurs dents. 11 n'est pas extraordinaire que les enfants et les <c rats des Alpes » aient été appelés « petits singes », marmots et marmottes. Sur marmot on a fait marmaille, et marmooset semble se rattacher au même radical. A côté de marmotter, on a dit aussi marmonner^ qui a peut-être engendré maronner, éprouver du dépit. On a vu aussi dans la racine marmle vieux français merme, doublet populaire de minime,

Napne» d'où mameox, marnidre, est le mot latin *margula, d'origine celtique.

Maronner, v. marmotter,

Mapoquin, d'où maroquinier, maroquinerie, peau apprêtée à la mode du Maroc.

Mapotte a été une forme familière du prénom Marie, ' comme Marion et son diminutif marionnette. Ces deux noms, marotte et marionnette^ ont été donnés à des poupées, le premier à la poupée de la Folie, d'où le sens subséquent de <( toquade ». Comparez margotin^ au mot marguerite,

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