Patiner, et patineur, v. patte
Pâti^» du latin pati, souifrir, participe passé passam.
4. Dérivés : patient, l.paiientem, celui qui soufffe, et celui qui supporte sans se plaindre, d'où patience, patienter, impatient, impatience, impatienter; passif, >assivum, qui supporte sans réagir, d*où passivité; passible, *passibilemj proprt qui peut souffrir (puis : qui peut être frappé d'une peiné), d'où impassible^ qui ne peut pas souifrir, insensible à la douleur et à l'émotion; passion, souffrance (sens du latin passionem)^ supplice (la Passion, dans TiliVangile), et mouvement de Fàme, d'où passionnel, passionner.
— Il faut rattacher aussi à paii l'un des deux verbes passer qiii est le latin *passare^ formé sur le supin passant de pati (l'autre se rattache kpasy v. ce mot). Ce verbe signifie subir, dans « passer un examen », tolérer, accepter, permettre, dans « passer une faute h quelqu^un, se passer une fantaisie », et aussi, intransitivement, être accepté, dans « passe encor de bâtir, passer pour compétent », d'où passable ; forme pronominale se pasâer de, tolérer une privation. ^
2. Composés depdUr . cdmpatir, 1. compatU proprt souffrir avec, d'où compatissant^ •compassion, — et aussi compatible
^(d'où incompatible, incompatibilité), dont le sens propre est : « qui peut être toléré, accepté, en même temps qu'autre chose », conciliable.
3. Le mot grec pathoi^, auquel nous avons donné le sens péjoratif der « pathétique affecté » (cf. ithos au mot mœars), mais qui avait la double signification de souffrance et de passion, est à rapprocher du latin pati, au moins pour le sens; compassion et sympathie, compatir et sympathiser sont étymologiquement synonymes, le préfixe latin corn- et le préfixe grec sym- ayant la même' valeur. Dérivés de pathos au sens de passion, émotion : pathétique (muscle pai/ié^iVyue, qui sert grandement à l'expression de l'œil); apathie, absence d'émotion, d'où apathique; sympathie et sympathique; antipathie et antipathique; télépathie [v. télé-)^ émotion à distance. Dérivés de pathos au sens de souffrance, maladie,
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pathologie, d*où pathologique, v: logique^; homéopathie proprt traitement des maladies par le semblable, v. homéo-^ d'où homéopathe, homéopathique; allopathie (d'où allopathe), traitement par le contraire, v. autre ^; pathogène, V. génital^.
\ Pâtisserie, p&tissier^v.pdte. cien, patrie, patrimoine, pa-
Patois, V. père et patt^. trimonial, patriote, patrioti-
Patouiller, v. patte. que, patriotisme, patrologie,
Patraque, origine incon- patron, patronage, patronal,
nue. patronat, patronner, patron-
PAtre, ». paifr«i. nesse, patronymique, u. père.
Patres (ad), patriarcal, pa- Patrouille, patrouiller, v.
triarcat, patriarche^ patri- le suivant.
Patte, origine douteuse, à rapprocher de Tallemand pfote. Dérivés : pattu; pataud, proprt lourd de pattes, d'où patauger; aussi patois, d'après certains, au sens de langage lourd, grossier (cf. père); patouiller, patrouiller, patauger, d'où patrouille, ronde de nuit, où Ton patauge, et tripatouiller (l'usion de tripoter et de patouiller)^ tripatouillage, action de remanier un texte en l'altérant; patin, proprt chaussure, d'où patiner, patinage, patineur. Composé : épater, proprt aplatir en faisant fléchir les pattes, d'où écraser au figuré (nez épaté), renverser au sens moral, dérivés : épatant, épatement.
Patte-pelu, v. poil. ^ Fmune, v. palme^ Pâturage, pâture, pâturer, .Paupérisme, v. parent*.
paturon, V. paître^. Paupière, v. palper.
Paulovi^nia, v. acacia.
Pause, tiré du latin pansa, cessation, d'origine grecque. Sur paasuj le latin avait fait *paasare, devenu notre verbe poser. Ce verbe signifie proprt faire une pause, cesser d'aller, s'arrêter, se tenir immobile. Dans reposer intransitif; se reposer, et dans le substantif repos, le préfixe re-, marquant réaction sur l'état antérieur, a introduit l'idée de délassement. Le substantif verbal de poser, pose, a encore son sens primitif, arrêt de mouveïïient, quand on l'appli^u® à une danseuse ; on comprend fort bien que poser et poi^ aient pu s'appliquer aussi à l'immobilité d'un modèle, puis à une attitude affectée.
— Mais la ressemblance de poser avec position^ tiré d'un dérivé de ponere^ placer {v. si7e*), a feit attribuer en outre à
Peau] DU FRANÇAIS. 483
poser le sens de « placer », d'abord par la langue littéraire, suivie ensuite par la langue commune; des acceptions correspondantes ont été aussi ajoutées, pourf)pse, poseur, reposer (la pose d'une pierre, etc.), à celles que ces mots tenaient de leur étymologie vrai^. Tous les composés déposer, sur lesquels voy. l'article ii7e *, ont été formés en pensant à la signification de ponere et de ses composés, et point du tout au sens étymologique du yerbe français poser. ,
— A la rigueur, on pourrait admettre que poser a passé normalement de l'idée de « arrêter son propre mouvement » à celle de « arrêter le mouvement d'un objet qu'on déplace », mais cette évolution de sens aurait été à tout le moins favorisée par la comparaison avec ponere.
Pauvre, pauvret, pan- Pavane, pavaner, u. paon.
vreté, V, parent^.
PavePt d'où pavé, pavement, pavage, paveur, dépaver, atin classique pavire.
Pavillon, V. papillon,
PavoiSy de l'italien pavese (de Pavie?), signifie d'abord bouclier, puis décoration avec écusson, dérivé pavoiser, d'où pavolsement.
Pavot a été expliqué par une ïorme populaire du latin papauer (d'où papavéracées).
Payable, payant, paye, payer, payeur, v. pacte ^.
Payst d*où paysage, paysagiste, paysan (proprt homme du pays), payse, dépayser, est "pagensem, dérivé du latin* paguniy village et territoire, proprt association (le mot est de la famille de pacte). Sur pagum a été fait aussi paganum^ — devenu le français païen, — qui signifie proprt paysan, le culte des dieux s'était particulièrement conservé dans . les campagnes; dérivé savant : paganisme.
Péage, péager, v. pied^.
PeaU) d'où peaussier, peausserie, déplanter, est le latin pellem (allemand /eU) sur lequel ont été faits : pelletier, d'où pelleterie; pelisse, qui est l'adjectif latin *pellicea; surplis, jadis êurpelis ; le diminutif pelliculaj pellicule. Composés : oripeau, voy. or 2; pellagre, proprt qui s'empare |ie la peau, mot formé avec le composant grec qu'on a dans podayre, voy. jned *. Le mot dialectal peiUe, chiffon, parait être une forme
484 DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE [Peigne
*pellea. Sur les autres mots, d'origine latine ou greeqoe, qui ont le sens de peau, voy. couenne et écorce. A la racine germanique qui correspond au latin pellem se rattache Fanglais fUni, pellicule. f
PeooadiUe, peooant, v. pécher.
i« Péohe est le latin *persica (d'où persicaire, plante à feuilles de pêcher), fruit de Perse; — perse, toile des Indes, qu'on croyait venir de Perse ; — persienne, contrevent à la mode de Perse.