Primer, v. pour » . Printâinier , printemps
a. Primer, donner une priori (â), priorité, v* pour^»
prime, V. exêmpi^. Prise, et 1. Priser (du
Primerose, v. rose. tabac), v. prendre, ■
Primesftutier, primeur, 2. Priser, estimer^ priseur
primevère, prlmloier, pri- (commissaire), v, prix.
Ppiame, d'où prismatique, du grec prisma, génitif priSrmatas, propri objet soie; les couleurs du prisme sont les couleurs produites par un prisme de cristal.
Prison, prisonnier, v. prendre,
Privel» est le latin privare, qui se rattache à Tadjectif prU vum, particulier (privilège, d'où privilégié, proprt loi partioulière, voy. lo»). Le sens primitif de priver, c'est « mettre à part, séparer », d'où 1*» séparer des autres, particulariser (domestiquer en parlant des animaux sauvages), 2^ séparer quelqu'un d'un objet, l'empêcher d'en user, d'où privation, privatif* A la première signifioation se rattachent les sens de l'adjectif privé dans <( vie privée », du dérivé privattté, du composé apprivoiser, et du substantif c les privés » pour désigner les cabinets d'aisance.
Prix^ d'où priser et commissaire prisétir, est le latin pretium, sur lequel ont été faits : précieux, pretiosam, d'où préciosité, les composés : apprécier, bas 1. appretiare, d'où appréciation, apprécinteur, appréciable, inappréciable; déprécier, d'où dépréciation. Composé de priser *. mépriser, d'où mépris, méprisable, préfixe mé*^ voy. moindre^.
^^ Le sens primitif de pretiam est « prix de vente », ôt on
CLÉDAT. — DICT. ÉTYM. FRANC. ^-
528 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOGIQUE [Probe
considère le mot comme apparenté au grec pornê, « femme qui se vend », d'où pornographie. A pretium se rattache encore le substantif latin interpretem, proprt courtier, intermédiaire^ français interprète (où toute idée de prix disparait), dérivé : interpréter, 1. interpretariy qui a formé luimôme interprétation et interprétatif.
Pro-, préûxe, v. pour. tlqii% v. le sùiyant.
Probable, probant, proba-
Ppobet d'où les substantifs probité, improbité, est tiré de
Tadj actif latin probum^ sur lequel s'est formé le verbe probarey qui est devenu le verbe français pronyer, avec des composés fort divers. Il paraît d'abord difficile de trouver une signification commune à probCy prouver y éprouver y approuver; mais le latin probumy qui avait les sens de « bon, honnête, exact », s'appliquait aux choses aussi bien qu'aux personnes. Or, un Terbe formé sur un adjectif peut logiquement exprimer une action quelconque se rapportant h la qualité mar-^ quée par l'adjectif. Parmi les actions qui peuvent se rapporter à une qualité figurent celles de chercher cette qualité, de rétablir ou de la constater, et le verbe latin probare avait ces trois sens : a, vériQer si une chose est bonne ou exacte; 6, montrer qu'elle est telle; c, la trouver telle. En français, prouver et les deux composés éprouver et approuver se sont réparti les trois sens, prouver se restreignant à b, éprouver h a, et approuver à c. Noue reprendrons chaeon de ces trois verbes.
— Le verbe prouver, qui se conjuguait il preuve^ nous prouvons^ d'où le substantif preuve, signifie : montrer qu'une chose est vraie. La forme du verbe ^latin se retrouve dans probant et dans l'adjectif probable, « qui peut être approuvé » (sens c), d'où : qu'on peut considérer comme vrai. Dérivés : probabilité, improbable. Quant à probatique, ce mot n'a aucun rapport avec probarey il se rattache à un mot grec qui signifie « bétail » (v. venir), la piscine probatique est la piscine du bétail, celle où on lavait les animaux avant le sacrifice.
— Le verbe éprouver y formé sur prouver (substantif verbal épreuve), signifie tirer de l'expérience des indications sur la valeur d'une chose ou d'une personne, et aussi sur la réalité d'un fait, d'où le sens de : ressentir une impression, bonne ou mauvaise, subir une infortune. On peut être éprouMiU
Proémtneiice] du français. 529
dans un sens, et éprouvé dans Tautre : quand on « éprouve » un malheur, on est considéré comme « éprouvé » par la divinité ou le sort. Le participe * passé éproa^é, employé adjectivement, peut aussi avoir par restriction le sens de « qui a subi victorieusement l'épreuve ». Mettre à Vépreuve, c'est soumettre à Texpérience. Fait'e Vépreuve de peut avoir le même sens ou signifier : expérimenter à son corps défendant. Composé du épreuve : contre-épreuYe, v. contre. — Une , éproQTGtte est proprt un petit instrument pour éprouver, pour faire certaines expériences.
— Approuver y qui est le latin appf*obare (dérivés savants : approbateur, approbation, approbatif), et ses contraires, improuYer (dérivé : improbation), réprouvar (dérivé : réprobation) et désapprouver (dérivés : désapprobateur, désapprobation], se rattachent «u sens c. Le préfixe a- marque acquiescement^ dans le premier verbe; dans les autres, le préfixe in- marque négation, le préfixe ré- réaction, et le préfixe dé$' éloignement.
Problématique, problème, cession, processionnel, pro-